[projet 52-2022] semaine 42 – au fil des générations

Avec le thème Au fil des générations, cette semaine dans le projet 52, j’ai envie de vous parler de transmission. Il pourrait s’agir de ces habitudes que nous avons héritées de nos ancêtres, des passions que nous partageons avec nos aïeux (pour moi, ce serait sans doute les voyages, les promenades dans la nature, la cuisine et la photo), des objets que nous conservons précieusement même s’ils peuvent quelquefois sembler insignifiants… Je crois que je ne manquais pas de petites choses à photographier : accessoires, objets du quotidien, photos d’un autre temps… Mais une visite faite le week-end dernier m’a donné une autre idée.

En effet, je suis allée visiter les Tanneries Roux à Romans. Ces tanneries, spécialisées dans le cuir de veau, ont été fondées il y a plus de deux siècles, en 1803. Elles sont restées dans la famille Roux, de génération en génération, puis ont été rachetées par un groupe de luxe français il y a 10 ans (depuis une vingtaine d’années, les maisons de luxe françaises ont racheté certains de leurs sous-traitants qui menaçaient de mettre la clé sous la porte, afin que les savoir-faire artisanaux de ces spécialistes d’excellence ne se perdent pas et restent en France). Chaque année, le temps d’un week-end, le groupe LVMH ouvre les portes de ses différentes entreprises dans le cadre de Journées Particulières. C’est à cette occasion que j’ai pu découvrir le processus de transformation des peaux en cuir de qualité, voir les différentes étapes, constater l’expertise des personnes qui travaillent aux tanneries, mais aussi échanger autour des problématiques de la limitation des pertes et déchets, ou de l’attention portée à l’optimisation des processus pour la consommation d’eau et d’électricité. En discutant avec les personnes présentes, je me suis aussi rendue compte que beaucoup avaient un ou plusieurs membres de leur famille qui travaillait ou avait travaillé aux tanneries : grand-père, père, oncle… de génération en génération là encore !

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Pour voir ce qu’il se passe au fil des générations chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

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81 réflexions sur « [projet 52-2022] semaine 42 – au fil des générations »

  1. Hello Ma’
    Un billet fort intéressant. A Romans, hélas, les « vieilles » Maisons sont peu nombreuses. La ville est-elle un peu plus vivante et dynamique ? De mes rares visites avant l’ouverture du Village de marques à Villefontaine, j’avais pu constater que le centre ville était bien mort et bien tristounet.
    Bon we
    Gros bisous d’O.

    1. Il n’y a pas qu’à Romans que c’est le cas… Les industries ont souvent été regroupées et/ou délocalisées au cours de la 2e moitié du XXe siècle…
      Le dynamisme d’un centre ville est intimement lié au dynamisme économique global d’un territoire : quand les industries partent, les salariés aussi, et les commerces perdent leurs clients… Mettre un immense centre commercial à 500 mètres d’un centre ville n’est pas non plus forcément une bonne idée car les visiteurs du centre commercial, après plusieurs heures à dépenser ont trop rarement envie de continuer en centre ville. Le challenge en cours est donc de réussir à faire en sorte que les visiteurs de Marques Avenue fassent ces 500 mètres pour se rendre dans les boutiques du centre ville, qui sont de plus en plus nombreuses et offrent d’intéressantes alternatives à une consommation de masse, tout en créant une nouvelle dynamique urbaine.

      1. Quand j’y allais encore, on faisait toujours un tour dans la ville et dans les magasins et on mangeait des ravioles à La Charrette qui n’est plus un restaurant.
        C’est vrai que le Village s’est beaucoup étendu.
        J’espère que le centre ville pourra revivre de façon pérenne.
        Bisous

      2. A ma connaissance, la Charrette fait toujours restaurant 😉 même si l’activité de café-théâtre prend parfois un peu le dessus… L’un des propriétaires avait été tué dans l’attentat d’avril 2020 et ça a eu pas mal de répercussions sur l’établissement…

      3. Je ne savais pas tout ça, Ma’
        La dernière fois que nous y sommes allées avec ma fille, c’était avant 2019, on n’avait pas retrouvé les belles grosses assiettes de ravioles, il me semble ce qui nous avait déçues…
        Bises

  2. Je vis dans une ville Chaumont en Haute Marne où la ganterie a persisté jusqu’en 1975 date à laquelle la dernière fabrique a fermé. Tous les villages environnant comptaient des ouvrières à domiciles au moins une par famille. Il y a d’ailleurs un musée de la ganterie à Chaumont très intéressant avec un film et des témoignages passionnant.
    Pour cette semaine j’ai choisi une photo très émouvante et vous me pardonnerez d’avoir un peu triché.

    Du Coté de chez Ma’ -42/22 – au fil des générations


    merci à vous
    Avec le sourire

    1. Il y avait une quinzaine de tanneries à Romans il y a 150 ans… et une seule aujourd’hui. L’industrie du cuir (de la transformation des peaux jusqu’aux chaussures) y a été florissante jusques dans les années 1960 avant de décliner rapidement.
      Bon dimanche !

  3. Belle illustration du thème, bravo à toi ! J’aurais pu penser à nos plaques de rues signalant les anciens métiers présents dans le village… 😉
    Je n’ai pas cela en stock et ne sais plus depuis quand subsiste (à grands coups de subventions) la dernière industrie locale fonctionnant avec de la matière première venant d’ailleurs, j’ai dû ruser pour ce thème et ma participation est ici => https://agatheb2k.wordpress.com/2022/10/22/projet-52-2022-42-au-fil-des-generations/
    Bon WE à tous ! ♥

  4. Bonjour à tous, c’est beau ces entreprises de savoir faire qui restent au fil des générations. Chez moi , ce sont les vacances qui se passent de générations en générations…
    Bonne semaine tout le monde !
    https://ribambelledhistoires.over-blog.com/2022/10/projet-52-de-trouville-sur-mer-a-honfleur-42-au-fil-des-generations.html
    Ma : mon 1er commentaire est en modération je me suis trompée d’identifiant, tu peux le supprimer, merci.

  5. C’est un sujet qui m’est très très cher : au travail, l’envie acharnée de faire mettre un pied à l’étrier (😉) aux petits jeunes qui cherchent des stages/alternances/jobs été et les aider à tenir en selle (😉😉) et côté perso, transmettre la folie des travaux d’aiguilles parce que je me dis qu’avec cet atout dans son jeu, non seulement on développe sa créativité mais aussi le lien social mais également : on ne s’ennuie jamais, jamais, jamais…..

  6. Cette visite devait être bien instructive ! C’est en arpentant les rues des villes que l’on se rend compte que le métier de tanneur avait son importance capitale. A Strasbourg, il y a la Maison des Tanneurs et la Rue du Fossé des Tanneurs ; à Metz, il y a la Rue des Tanneurs.
    Pour illustrer ton thème, j’ai pensé à mon papa en particulier (mais la famille de ma maman a aussi subi son lot d’horreurs pendant la guerre…) et à une visite que je tenais absolument à faire lorsque nous avons réservé nos vacances estivales limousines : https://blogoth67.wordpress.com/2022/10/22/projet-52-2022-42-au-fil-des-generations/
    Bises à tous et bon WE !

    1. Même dans mon village, plusieurs noms de rues font référence aux métiers du cuir ! Et je te confirme que la visite était hyper intéressante et instructive. Et en presque 2h30, on n’a pas fait que « survoler » les différentes étapes, donc c’était vraiment chouette ! Je vais surveiller la date de l’an prochain pour essayer d’y aller avec Melle 3e !

    1. Mon commentaire n’a pas l’air de se publier… à moins qu’il arrive plus tard :
      Les DNA, c’est sacré, mais je le lis sur internet !
      Chez mes parents, c’était bien sûr le Républicain Lorrain qui était étalé sur la table de la cuisine. Je crois qu’il n’y a pas que mon père et moi qui le lisions… Il terminait pas les mots croisés, et moi par les petites bandes dessinées (Hagar Dunor entre autres) 🙂
      Bisous dominicaux !

      1. J’ai bien reçu ton commentaire,il fallait que je l’approuve☹️J’ai supprimer la fonction approuver. J’espère que ça va fonctionner!
        Bizzzz

  7. Oui, le savoir faire de ces artisans est un bien précieux qu’il faut sauvegarder au maximum. Un de mes petits fils, interessé par l’ébénisterie, vient de trouver un stage chez un artisan pour apprendre justement tous ces petits gestes spécifiques qui font qu’une simple sculpture peut devenir une « oeuvre d’art » !!!

  8. Autrefois, quand il y avait une usine ou autre dans son village, on y travaillait même si cela ne nous enchantait pas ! Dans mon village il y a toujours une usine de crin (avec de vieux métiers à tisser) et il y avait une tannerie qui a disparu ! A l’époque, cela sentait tellement mauvais que nous étions moqués par cette odeur si tenace et que je m’étais juré de ne jamais y travailler !!! Tout a disparu aujourd’hui ! Je n’étais pas inspirée, du moins je n’avais pas de photos alors j’ai failli renoncer ! Ma participation est ici : https://feesmainsdefilenaiguille.blogspot.com/2022/10/les-defis-de-la-semaine-42.html?sc=1666423787430#c6387798788495153488
    Bon weekend encore sous le signe de la douceur…

  9. Bonjour Ma’,
    Belle illustration. J’ai toujours aimé aller à Romans mais il y a quelques années la ville était malheureusement un peu déserte avec tous les magasins de chaussures fermés. C’est triste de voir un savoir-faire s’éteindre. Il semblerait que l’artisanat retrouve sa place ces dernières années et c’est tant mieux ! Et puis quel plaisir de venir déguster de bonnes ravioles et une pogne moelleuse.

    Je ne me sentais pas de fouiller dans les vieilles photos. Qui plus est, la majorité se trouve chez mes parents. J’ai fait une pirouette pour illustrer le thème de cette semaine : https://mamanlyonnaise.wordpress.com/2022/10/22/projet-52-2022-semaine-42-au-fil-des-generations/

    Bon week-end !

    1. Les magasins de chaussures ont fermé au rythme des fermetures/délocalisations des usines. Depuis quelques années, les boutiques et ateliers du centre ville reprennent vie et c’est de plus en plus sympa d’y aller :

      1. Je prévois d’y aller prochainement. Depuis l’arrivée de Petite Boulette les trajets sont limités mais maintenant qu’elle est un peu plus grande on peut envisager quelques sorties.

  10. C’est très bien vu. J’avais pensé à la confiserie des bonbons des Vosges ou des bêtises, de Cambrai.
    Bonne journée
    Gros bisous

      1. Je suis né à Grenoble un mois après j’étais en Gironde à saint Ferme en 1949 venu en Ardèche dans mon couffin avec mon oncle et tante à La Voulte sur Rhône Mes grands – parents maternels ont suivi s’installèrent à Saint Laurent du Pape, j’ai habité chez eux , j’avais un frère . en 1950-51 les aïeux sont repartis chez eux . La Voulte devait être définitif père s’occupant de l’athlétisme dans la bourgade , mère ex institutrice dans le 33 s’occupait de nous dans la maison , garderie de la Tase puis à six ans école primaire des cités père s’est expatrié à Paris ministère de la jeunesse et des sports Voilà pourquoi j’ai entendu parler de Romans sur Isère j’avais alors l’accent Nous avons suivi en 1956 habité à Pantin au temps où les premiers hlm sortaient de terre parmi les bâtiments de XVIII et XIX ème siècles puis quelques décades passées la Sologne ouf je suis enfin posé .

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