[Drôme] Mirmande & Cliousclat, villages perchés

Cela faisait un moment que j’avais envie de retourner me balader à Cliousclat, un village perché plein de charme. Aussi, un dimanche matin, je suis partie pour m’y promener… Mais le hasard est parfois un peu farceur et une erreur à une bifurcation sur la route m’a fait arriver au pied de Mirmande, un autre village perché. Qu’à cela ne tienne, j’ai d’abord fait le tour de Mirmande avant de rejoindre Cliousclat, les deux villages n’étant distants que de quelques kilomètres.

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Mirmande, tôt le matin…

Mirmande est un village classé parmi l’un des plus beaux villages de France. Cette classification, amplement méritée, a pour conséquence que les visiteurs s’y pressent nombreux à la belle saison. Pour éviter une trop importante foule, j’y vais généralement en arrière saison ou tôt le matin. Comme j’étais partie tôt de chez moi le matin afin d’éviter la chaleur lors de ma balade, il était encore tôt quand je suis arrivée à Mirmande.

J’ai donc emprunté les petites ruelles pour monter vers l’église (où une exposition sur Boncompain, un artiste drômois est présentée cet été jusqu’au 30 septembre, mais j’étais trop tôt pour pouvoir la visiter… on ne peut pas avoir que des avantages à être matinal dans les lieux touristiques !). C’est chaque fois un vrai plaisir que de flâner sans plan, passant d’une calade à un escalier, d’un point de vue sur la vallée à une vue sur les toits…

Je n’ai croisé presque personne, mais j’ai pu faire connaissance avec plusieurs chats, plus ou moins curieux de ma présence. Et j’ai terminé cette balade par un café en terrasse… Comme un goût de vacances avant que celles-ci n’aient commencé !

A l’heure où les commerces commencent à peine à ouvrir…
French touch
Sous la treille
Croiser quelques chats…
Le café en terrasse, un goût de vacances !

Mirmande – Drôme – juillet 2022

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Cliousclat, village de potiers

Je n’étais venue qu’une seule fois à Cliousclat, il y a déjà plusieurs années. Plus petit que Mirmande, le village n’en est pas moins charmant.

Je me suis promenée dans les petites rues du village, allant d’une place ombragée à une autre. J’ai fait un arrêt rafraichissant au bord du lavoir-fontaine où de petites plantes avaient été déposées dans des pots de terre brisés. J’ai laissé mon regard s’attarder sur les rebords de fenêtre garnis de pots de fleurs.

Il faut dire que Cliousclat est un village renommé de potiers. Plusieurs ateliers y sont installés, faisant perdurer une tradition séculière. En effet, le travail de la terre vernissée se fait depuis le XIXe siècle dans le village qui dispose d’une carrière d’argile. Au début du XXe siècle, la fabrique de poterie de Cliousclat est construite, permettant de réunir en un même lieu l’ensemble des étapes du travail du potier. La fabrication s’industrialise, et la production se diversifie, passant des récipients nécessaires au travail de la ferme à ceux de la table familiale. Les familles Anjelaras puis Sourdive assurent la direction de l’établissement qui emploie de nombreux ouvriers.

En 2012, la production industrielle s’arrête sur le site. Une SCIC est alors créée sous l’égide de la mairie afin de racheter la poterie et relancer une fabrication dans le lieu classé Monument Historique depuis 1997. Aujourd’hui, la Poterie de Cliousclat produit des jarres et pots pour le jardin ainsi que de la poterie culinaire. Un petit musée a également été installé dans le bâtiment… et il est très difficile de repartir les mains vides de la boutique (je n’ai pas réussi en tous cas !).

Charmantes ruelles du village
Sous la fontaine du lavoir…
Reflet dans le lavoir
Pause fraicheur au bord du lavoir
Bord de fenêtre fleuri
impossible de ne pas faire un tour à la Poterie !
plat vernissé ancien avec un décor « au clou »
Poterie culinaire à la boutique…

Cliousclat – Drôme – juillet 2022

[petits moments] entre Bretagne & Normandie – été 2022

Les vacances en famille se sont achevées en fin de semaine et je vais reprendre le chemin du bureau mardi matin. J’ai cette année encore fait de jolies balades et visité de beaux endroits. J’ai bien entendu fait de (très) nombreuses photos. J’ai pas mal d’articles à écrire pour tout vous raconter, tout vous montrer… Cela me prendra sans doute un peu temps (je mettrai à jour les liens dans le bas de cet article au fur et à mesure des parutions).

J’ai aussi quelques images qui ne trouveront pas de place dans un article sur un lieu en particulier, aussi les voici en mode fourre-tout

Peu de photos d’hortensias cette année en raison de la sécheresse. Ceux de la cour de ma maison d’enfance étaient en effet tous secs, et j’espère qu’ils réussiront à repartir pour l’année prochaine… Celui-ci poussait dans un vallon ombragé, au pied d’une source qui n’était pas tarie, ce qui explique sa bonne forme !

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Après avoir accompagné Mr 2e à la gare de Rennes, je suis allée en ville avec Melle 3e pour quelques achats. Nous en avons profité pour aller (re)voir les Portes Mordelaises où les fouilles archéologiques et les travaux ont pris fin. Vestiges des anciens remparts de la ville, je les ai toujours trouvées très impressionnantes. Nous avons également fait le tour de l’imposante cathédrale qui se trouve à proximité des portes.

La rue des Portes Mordelaises est bordée de maisons à pans de bois
Façade à pans de bois du XVIIe siècle (On a construit très tardivement des maisons à pans de bois dans Rennes en raison du manque de pierre de construction à disposition sur place)
Les Portes Mordelaises
La cathédrale de Rennes, de style classique

Rennes – Ille-et-Vilaine – août 2022

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En faisant le marché, j’ai trouvé un stand d’épices et le Kari Breizh a attiré mon œil. Il est inspiré du Kari Gosse, le mélange d’épices lorientais. En effet, Lorient était un port d’importation des épices, fondé pour servir de port de base à la Compagnie des Indes au XVIIe siècle.

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Liste des articles relatifs à ce séjour :

  • Une promenade sur le bord de mer à Dinard (à venir)
  • Une journée autour du Mont Saint Michel (à venir)
  • Cancale & Granville, aux deux extrémités de la Baie du Mont Saint Michel (à venir)
  • Une journée à Saint Malo (à venir)
  • Remonter le temps à Fougères (à venir)
  • Un après-midi à Chantore (à venir)

[projet 52-2022] semaine 32 – été

Cette semaine, le projet 52 nous invite à illustrer l’été… Alors que nous sommes au milieu du mois d’août, on peut dire que c’est de saison !

Cette année, l’été est particulièrement chaud et, tout comme l’hiver et le printemps qui l’ont précédé, extrêmement sec… J’avais pensé descendre un peu le lit de la rivière qui traverse mon village afin de trouver l’assec, même pas 2 kilomètres plus bas. Je n’avais encore jamais vu le niveau de celle-ci aussi bas et il est possible de la traverser à pied sec au cœur même du village. Mais je n’en ai pas eu le temps avant de partir en Bretagne (dont je reviens normalement ce samedi ! – cet article est programmé).

L’été, ce sont aussi les glaces, les terrasses, les soirées qui se prolongent… et les balades dans les vieux villages tôt le matin afin de profiter de la relative fraicheur et du peu de monde déjà sur place !

Voici donc le paysage tel qu’on peut le découvrir depuis les hauteurs de Mirmande, un village perché à une trentaine de kilomètres de chez moi mais où le dépaysement est déjà présent, où tout chante encore plus le Sud que chez moi, où la Provence se profile réellement…

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Pour voir ce que l’été a inspiré aux autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires..

NB : vous l’avez sans doute compris : je suis sur la route du retour de Bretagne. Je ne sais donc pas à quelle heure je vais arriver (puisqu’à l’heure où j’écris, je ne sais pas à quelle heure je serai partie…). Et à mon arrivée, j’aurai encore pas mal de choses à faire à la maison .Toutefois, pas d’inquiétude, je passerai valider les commentaires qui seraient en modération dès que possible !

[petits moments] chercher la fraîcheur au Parc des Trinitaires

Après plusieurs jours de canicule, c’est au parc des Trinitaires que Melle 3e et moi sommes allées chercher un peu de fraîcheur. C’est un parc valentinois que nous connaissons bien (Melle 3e y pratique parfois la course d’orientation) : plus sauvage que le parc Jouvet voisin, il présente l’avantage d’être non seulement parcouru par un ruisseau et de nombreux canaux mais aussi celui d’être en sous-bois. Nous y étions d’ailleurs allés en famille l’été dernier dans un but similaire…

Si nous avons bien trouvé l’ombre attendue, et une relative fraîcheur, nous avons été surprises du faible niveau d’eau dans le ruisseau de l’Epervière. De même, certains canaux étaient asséchés, le débit de la source ne permettant pas de tous les alimenter… Cette année est vraiment catastrophique et il faut vraiment fermer les yeux pour ne pas se rendre compte de la sécheresse que nous vivons (pour mémoire, la Drôme est en vigilance sécheresse depuis avril. Cela a été remonté d’un niveau fin mai pour finalement être placée en alerte maximale sécheresse mi-juillet).

Quoi qu’il en soit, nous étions contentes d’avoir eu cette idée (nous devions être à Valence vers 13.00 pour déposer Mr 2e au train, et cherchions donc une promenade à faire pas trop loin de la gare et qui ne serait pas trop pénible en début d’après-midi). Cette promenade s’est révélée une fois de plus fort agréable malgré la (très) forte chaleur de ce jour-là.

Depuis le quartier de la Comète, rejoindre le parc des Trinitaires en longeant le ruisseau de l’Epervière
A l’ombre des arbres…
Plongée au cœur d’un monde de verdure
Comme une envie de mettre les pieds dans l’eau !
Se contenter de plonger les mains dans l’eau fraîche d’un canal

Parc des Trinitaires – Valence – Drôme – juillet 2022

(*) Différents accès sont possibles pour le Parc des Trinitaires : depuis le parc Jouvet et le quartier de la Comète via la 2e impasse de la Comète (suivre le fléchage Jouvet-Epervière), depuis l’avenue Maurice Faure située en surplomb du parc, depuis le quartier de Valensolles par l’allée de l’Epervière…
Le tour complet du parc fait environ 1.5 km

[projet 52-2022] semaine 31 – succès

Cette semaine, il est question de succès dans le projet 52.

J’ai bien pensé à une photo de gâteau : le succès est en effet un classique de la pâtisserie française, popularisé par Gaston Lenôtre au milieu de XXe siècle. La recette classique se compose de deux biscuits dacquoise (dits aussi biscuits succès) garnis d’une crème au beurre pralinée. On trouve souvent sa variante avec une ganache au chocolat.

Mais j’ai choisi de vous parler d’un succès de l’été. Il ne s’agit pas pour moi d’un tube à la mode comme ceux que les chaines de télévision sponsorisaient largement dans les années 1990, mais d’un évènement théâtral. Chaque été, la cour du château de Grignan se transforme en salle de spectacle à ciel ouvert et une pièce de théâtre y est montée et jouée toute la saison.

Cette année, c’est Molière qui est à l’honneur, avec la pièce Les Fâcheux. Ce n’est pas la plus connue du répertoire de l’auteur mais elle n’est pas dénuée d’intérêt. Déjà, il s’agit de la première comédie-ballet que Molière a écrite en collaboration avec Jean-Baptiste Lully. Ensuite, elle a été très peu jouée, y compris du temps de Molière. En effet, elle avait été créée lors de la fête inaugurale de Vaulx-le-Vicomte… et quand on sait ce qu’il est advenu de Nicolas Fouquet à la suite de cette fête qui avait eu tendance à éclipser l’aura naissante du Roi Soleil…

C’est donc cette pièce qui été choisie dans le cadre de l’année Molière (on fête les 400 de la naissance de l’homme de théâtre). Elle a été montée dans une proposition aussi proche que possible de celle jouée par Molière et ses comédiens. Et c’est Thomas Cousseau (Lancelot dans Kaamelott, il jouait aussi Fracasse l’été dernier à Grignan) qui a repris le rôle de tous les fâcheux, comme le fit Molière autrefois.

Nous avons beaucoup apprécié cette pièce de théâtre, classique mais peu connue. Et c’est bel et bien un succès puisqu’elle se joue chaque soir à guichet fermé ou presque !

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Pour voir de quel succès les participants vont nous parler, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : c’est l’été et les vacances sont en cours pour moi. Je vais donc être nettement moins disponibles ce week-end et les prochains. Toutefois, pas d’inquiétude, je passerai au moins valider les commentaires qui seraient en modération !

[petits moments] juillet 2022 en vrac

Ce mois de juillet aura été pour moi une alternance de jours de travail et de jours de congés. Le soleil a été de la partie, cependant parfois accompagné d’orages… et la chaleur aura été bien présente !

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J’ai encore pas mal couru après le temps, que ce soit professionnellement ou personnellement. Aussi, les vacances qui débutent sont plus que nécessaires. Par conséquent, le blog aussi va passer en mode vacances. Quelques articles sont d’ores et déjà programmés, en particulier pour le projet 52, mais je n’en écrirai pas de nouveau avant au plus tôt la mi-août. De même, je ne garantis pas de venir lire les commentaires au fur et à mesure (mais je viendrai les lire ultérieurement, aussi n’hésitez pas à en laisser ! ).

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J’ai parfois profité de la douceur des soirées pour des promenades dans la campagne. En début de mois, il restait encore des champs à moissonner.

La Baume Cornillane – Drôme

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Je suis retournée dans le Vieux Lyon. Cela faisait longtemps que je n’y étais pas allée et encore plus longtemps que je n’avais pas pris le temps d’y flâner un peu. J’avais découvert ce quartier et ses traboules en 1996 lors de mon premier séjour dans la ville, alors que je faisais un stage dans une ville de la proche banlieue lyonnaise. Depuis, c’est avec un plaisir toujours renouvelé que j’emprunte ces traboules et admire les cours intérieures.

Galeries et tour d’escalier – le charme des cours intérieures des riches demeures de la Renaissance
La place de la Basoche était autrefois un ensemble de maisons Renaissance. Celles-ci ont été détruites à la fin des années 1960 à cause de leur insalubrité. C’est devenu un square qui offre une vue sur les anciennes cours intérieures des bâtiments voisins, leurs cages d’escaliers et leurs galeries couvertes.

Vieux Lyon – Rhône

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J’ai profité d’achats à faire à Grenoble pour retourner au Neko Café, le bar à chats où j’allais quand Mr 1er était étudiant dans la ville. J’y ai retrouvé avec plaisir Madeleine et ses camarades.

Madeleine ne semble pas dérangée par notre présence à la table voisine !

J’ai également fait un saut à la librairie Arthaud, une institution grenobloise installée dans deux hôtels particuliers des XVe et XVIe siècles, agencés autour d’une cour (maintenant couverte d’une verrière).

L’escalier monumental de la librairie Arthaud

(*) Neko Café, rue Jean Jacques Rousseau, Grenoble (38)
(**) Librairie Arthaud, à l’angle de la Grande Rue et de la rue Jean Jacques Rousseau, Grenoble (38)

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[projet 52-2022] semaine 30 – ville ou campagne

Cette semaine, le projet 52 nous invite à choisir entre ville et campagne… Une phrase attribuée à Alphonse Allais dit qu’il faudrait installer les villes à la campagne.

J’ai grandi dans un village de la campagne bretonne. J’ai ensuite été citadine durant mes études puis mes premières années de vie professionnelle (au point que j’avais le métro parisien au bout de ma rue) avant de choisir de m’éloigner un peu de mon lieu de travail pour habiter une petite ville au milieu de la forêt. En arrivant dans la Drôme, j’ai habité une maison isolée au milieu des champs. Et finalement, j’ai fait le choix d’une maison en cœur de village, au pied du Vercors, d’où je peux gagner les champs et la campagne en quelques minutes à pied, et où la ville reste facilement accessible. C’est, pour moi, la meilleure situation !

Et puis, cela me permet de profiter quotidiennement de ce paysage… J’ai pris la photo depuis le parking de mon producteur de fruits et légumes, à moins de 3 kilomètres de la maison.

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Pour voir si les autres participants ont choisi la ville ou la campagne, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : c’est l’été et les vacances ont (vraiment) commencé pour moi. Je vais donc être nettement moins disponibles ce week-end et les prochains. Toutefois, pas d’inquiétude, je passerai au moins valider les commentaires qui seraient en modération !

[Isère] sous le charme des cristaux au Muséum d’Histoire Naturelle de Grenoble

C’est pour faire des achats que nous sommes allées, Melle 3e et moi, à Grenoble. Mais nous avons souhaité en profiter pour visiter un musée. Le hic, c’est que nous y étions un mardi, seul jour de « libre » dans notre planning, et que beaucoup de musées sont fermés ce jour-là. Nous avons donc choisi le Muséum d’Histoire Naturelle parmi les musées ouverts le mardi… et cela a été une très bonne idée qui nous a permis de découvrir des dizaines de cristaux !

Nous avons rejoint le Muséum à pied depuis le centre historique de Grenoble où nous étions juste avant. En même pas dix minutes, nous étions devant la grille du Jardin des Plantes (où nous aurions pu aller découvrir les serres botaniques, mais la forte chaleur ambiante nous en a dissuadées : nous les avons notées pour une prochaine fois). Après avoir traversé le jardin, c’est un éléphant qui nous a accueillies sous le péristyle puis une girafe dans le hall d’accueil. Impossible de se tromper : nous sommes bien dans un muséum d’histoire naturelle aux collections anciennes !

D’ailleurs, en entrant nous dirigeant vers les salles d’exposition, nous sommes frappées par l’architecture du bâtiment. Ouvert en 1855, il porte les marqueurs typiques de son époque. Au premier étage, la salle principale, toute en longueur et ornées de boiseries, est entourée par une mezzanine. L’ensemble a un charme désuet, mélange de cabinet de curiosité et de science façon XIXe siècle.

La muséographie, par contre, est très contemporaine. Plusieurs espaces se succèdent : la faune alpine dans la salle principale, les espèces en voie de disparition, l’entomologie, et surtout les cristaux et fossiles, des Alpes et d’ailleurs.

Si la partie sur la faune attire les enfants qui y découvrent de près de nombreuses espèces animales locales (il s’agit d’animaux empaillés datant pour la plupart des jeunes années du Muséum), ce sont les cristaux, roches et fossiles qui nous ont le plus émerveillées.

Dans la salle nommée Cristal Symphonie, des cristaux du monde entier sont mis en valeur par un éclairage adéquat, faisant même appel aux UV pour faire ressortir la luminescence de certains spécimens. Chaque fois que j’ai l’occasion d’admirer des cristaux, je suis stupéfaite de la façon dont la nature a pu créer des formes géométriques si parfaites : cubes, prismes, faisceaux se sont formés naturellement ! Bien qu’elle soit de taille réduite, nous avons passé un long moment dans cette salle.

Puis, nous nous sommes dirigées vers la mezzanine. Celle-ci présente une exposition chronologique sur la formation géologique des Alpes, expliquant les différentes roches que l’on peut y trouver ainsi que les nombreux fossiles qui y sont enfermés (j’ai d’ailleurs noté plusieurs sites pas très loin de chez moi que j’aimerais bien pouvoir découvrir in situ). Puis, nous sommes de nouveau plongés dans l’univers des cristaux et en particulier des quartz, nombreux dans les Alpes (et cela m’a donné envie de retourner à Chamonix visiter le musée regroupant les cristaux si particuliers du massif du Mont Blanc).

Je n’avais pas emporté mon appareil photo (puisque nous allions à Grenoble essentiellement pour des achats), et je l’ai un peu regretté ! Heureusement que j’avais mon téléphone pour me sauver la mise et emporter un peu de la magie des cristaux avec moi (j’ai quand même dû faire pas loin de 70 photos !)….

En repartant, nous nous sommes dit que ce muséum d’histoire naturelle (comme beaucoup d’autres en France) mériterait d’être un peu plus connu car il nous a permis de nous émerveiller sur la nature qui nous entoure… Et c’est là sans doute le premier pas pour chercher à la protéger !

La salle principale et sa mezzanine au charme très XIXe siècle
Cristal Symphonie
Et soudain, la nature s’est dit « tiens si je fabriquais des formes géométriques colorées »…
Faisceaux
Sous une lampe UV, certains cristaux deviennent luminescents
Cristallisations de quartz
Quartz fumé alpin
Quartz des Alpes

Muséum d’Histoire Naturelle – Grenoble – Isère – juillet 2022

(*) Le Muséum est situé au 1 rue Dolomieu à Grenoble. Les horaires, conditions de visite et d’accès sont à retrouver sur le site internet. L’accès au Jardin des Plantes est libre (et a priori celui aux serres botaniques également).

[petits moments] à la confluence de l’Isère et du Rhône

C’est le hasard qui m’a conduite vers la confluence du Rhône et de l’Isère (ou tout du moins une course à faire pas très loin…). La journée était bien chaude et l’idée d’une balade au bord de l’eau était séduisante.

Après avoir laissé ma voiture sur un parking desservant la Via Rhôna, j’ai emprunté un bout de la Vélo Route Voie Verte de la Vallée de l’Isère pour rejoindre la Via Rhôna au niveau de la confluence.

J’ai longé des vergers de pêchers et abricotiers qui m’ont rappelé que je devais m’arrêter chez « mon » producteur de fruits sur le trajet de retour à la maison. Puis après être passée sous la voie ferrée, j’ai commencé à longer lônes et canaux de délestage du Rhône.

Assez vite, j’ai rejoint la rive gauche de l’Isère. De là, une passerelle permet à la Via Rhôna de franchir la rivière. Cette passerelle est située juste à côté du pont ferroviaire de la ligne TER Valence/Grenoble, et pas très loin de l’ancien pont routier, aujourd’hui abandonné. J’ai été surprise de constater à quel point ces différentes structures sont aujourd’hui proche du niveau des eaux de la rivière, dont le débit est largement régulé par la présence de nombreux barrages entre Grenoble et la confluence avec le Rhône.

Après avoir traversé la rivière, je suis allée jusqu’au point de confluence, là où l’Isère rencontre le Rhône. J’ai été frappée par la différence de couleurs entre les eaux des deux cours d’eau, et j’ai passé un moment à regarder les eaux de l’Isère se diluer dans le courant du Rhône.

Le vent soufflait un peu, apportant une fraicheur bienvenue. La montagne de Crussol donnait l’impression d’être une île au milieu d’une mer légèrement agitée.

Doucement, une péniche s’est approchée, descendant le cours du Rhône, chargée de grumes. Elle a manœuvré pour prendre le léger virage après que l’Isère ait rejoint le fleuve. Je me suis laissée captiver par ce spectacle, attendant que le navire s’éloigne avant de reprendre mon chemin…

Espace vert…
Au bord de l’Isère
A la confluence… On devine le Rhône à sa couleur plus bleue que l’Isère
Au dessus de l’Isère
L’ancien pont routier, aujourd’hui abandonné (et totalement fermé). Construit en 1827, il a été fragilisé lors de la 2e guerre mondiale puis par la montée des eaux générée par la construction du barrage et a été remplacé par un nouveau pont sur la Nationale 7
Transport de grumes
Le paysage semble dominé par la montagne de Crussol

Pont de l’Isère – Drôme – juin 2022

[projet 52-2022] semaine 29 – en vrac

Cette semaine, pour le projet 52, le thème est « en vrac ».

J’achète un certain nombre de mes produits alimentaires en vrac, que ce soit des produits frais ou des produits secs. Je stocke ensuite les produits secs dans des bocaux de récupération, apportant un petit côté disparate dans mes placards. Mais pour que cela soit photogénique, il aurait fallu que soit j’ai le temps de me rendre sur le marché prendre en photo l’étalage du marchand d’olives et de fruits secs qui me met chaque fois l’eau à la bouche, soit que je trouve une épicerie aux jolis bocaux (ce sont le plus souvent des distributeurs en plastique…).

Si les enfants avaient été plus jeunes, j’aurais sans souci pu photographier des briques Lego ou des bonhommes Playmobil éparpillés en vrac alors qu’ils se préparaient pour jouer avec.

Mais, finalement, l’inspiration est venue sur un marché artisanal comme il s’en tient dans les villes et villages autour de chez moi les soirs d’été. Il y a toujours au moins un savonnier qui vend ses produits en vrac, sans emballage, et l’étal de celui-ci apportait son lot de couleurs (dont on peut se demander si elles sont naturelles, j’avoue ne pas avoir posé la question car j’étais certaine de ne pas acheter, ayant déjà plusieurs pains de savon en réserve à la maison).

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Pour découvrir ce que les autres participants ont trouvé en vrac, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : avec l’été, mes week-ends sont bien remplis. Je ne sais donc pas à l’avance à quels moments j’aurai le temps de passer, mais je ne manquerai pas de venir valider les commentaires qui seraient partis en modération dès que possible.