[Isère] sous le signe de l’eau au Jardin des Fontaines Pétrifiantes

Nous étions déjà allés deux ou trois fois au Jardin des Fontaines Pétrifiantes en famille. Cette fois, je n’étais accompagnée que de Melle 3e, et c’est la chaleur des jours précédents qui nous avait donné envie d’y retourner. L’endroit est en effet parcouru par de nombreuses sources et il y a de l’eau partout, ce qui apporte une fraîcheur appréciable par forte chaleur.

Nous avons choisi d’y aller un matin presque à l’ouverture afin d’éviter la foule. (Nous avions d’ailleurs également pris nos billets à l’avance par internet pour éviter d’avoir à attendre à la caisse.) Les parkings les plus proches étant petits, nous avons malgré tout eu un peu de mal à trouver une place (après, il faut aller se stationner plus loin, dans le village, ce qui peut aussi donner l’occasion d’une petite balade sur le chemin au bord de l’Isère). Dès l’arrivée sur le site, on est entourés d’eau : rivière en contrebas, ruisseau qui coule le long de la route, et des cascades de tuf un peu partout.

Après avoir passé le pavillon d’entrée, ce sont les grenouilles qui nous ont accueillies. A cette saison, elles chantent bruyamment et il est impossible de ne pas les entendre autour du premier bassin. Avec un peu de patience, et un bon oeil, nous avons même réussi à les apercevoir cachées dans la végétation.

A partir de là, nous avons (plus ou moins) suivi le circuit de visite. Nous traversons et retraversons des ruisseaux. Plantes et fleurs attirent le regard, ainsi que quelques installations plus originales, comme une baignoire végétalisée dans laquelle « nagent » des canards de bain en plastique.

Nous arrivons à ce qui est, pour moi, le clou de la visite : la grande cascade de tuf. Pourtant, elle est discrète et ses formes naturelles ne sont guère mises en valeur. Pour le visiteur qui n’y prête garde, elle ressemble finalement à un mur de mousse suintant d’eau… Un discret escalier sous les figuiers conduit à une petite anfractuosité dans laquelle l’eau s’écoule, apportant une fraîcheur remarquable.

Mais l’œil est plutôt attiré par la cascade canalisée derrière laquelle on peut passer et d’où on accède la grotte qui abrite le cristallisoir (où sont déposés de petits objets qui en quelques semaines ou mois se couvriront d’une fine pellicule de calcaire, donnant l’illusion qu’ils sont devenus de pierre). La chute d’eau a été travaillée et elle a ainsi permis de donner vie et forme à des bassins à ses pieds.

En continuant à longer la paroi de la falaise qui domine le site, nous nous sommes laissées aller à la contemplation du cheminement de l’eau dans deux structures. L’une faite de vases se déversant les uns dans les autres anime un carillon par un jeu de seau et de poulies tandis que l’autre, simple succession de tuiles, permet un moment un peu plus zen, au seul son de l’écoulement de l’eau.

Dans le bas du jardin, que nous avons ensuite gagné, ce sont surtout les fleurs de nénuphar et les plantes carnivores qui nous ont émerveillées. Nous avons d’ailleurs passé un bon moment à les admirer.

Puis, nous sommes remontées vers la sortie. En échangeant, nous nous sommes rendues compte que nous avions toutes les deux un avis assez mitigé sur cette visite. Nous avons trouvé que le jardin s’était artificialisé depuis notre précédente visite. Ainsi, les cheminements ont été refaits de façon récente et là où dans notre souvenir, ils étaient couleur terre, ils sont maintenant en stabilisé blanc. De même, je crois que nous avons été toutes les deux choquées de voir un jardinier passer la balayette sur des mousses afin d’en enlever les petits pétales qui auraient pu tomber de l’arbre voisin… A trop vouloir rendre le jardin parfait, nous avons eu l’impression qu’il perdait de sa magie !

Malgré tout, nous n’avons pas passé un mauvais moment et cela reste un site à voir au moins une fois…

Les iris sont vraiment parmi mes fleurs préférées
Table de jardinage
Entre jardin et installation artistique conceptuelle…
Baignoire végétalisée et canards de bain
La cascade canalisée
A l’ombre des figuiers
Regarder l’eau s’écouler..
Regarder l’eau s’écouler (bis)..
Tandis que l’eau réelle transforme peu à peu la végétation en pierre, un miroir joue à imiter les reflets d’une eau cristalline
Sarracenias (Plantes carnivores)
Plante carnivore
Fleur de nénuphar

Jardin des Fontaines Pétrifiantes – La Sône – Isère – mai 2022

(*) Les horaires et conditions de visite sont détaillés sur le site internet du jardin où il est également possible d’acheter ses billets en avance.

12 réflexions sur « [Isère] sous le signe de l’eau au Jardin des Fontaines Pétrifiantes »

  1. Quand il fait chaud, aller dans un endroit où il y a de l’eau, c’est une bonne idée. En plus ce jardin est superbe. J’aime la table de jardinage. Bonne soirée. Bisous

  2. de très beaux clichés, dommage que les lieux perdent de leur naturel, cela reviendra peut-être si d’autres comme vous se montrent déçus…

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