[Drôme] de l’automne à l’hiver, balades dans les paysages de saison

Cette année, la transition de l’automne à l’hiver me semble se faire plus doucement que d’autres années. Nous sommes fin novembre et les températures restent douces dans la plaine alors qu’habituellement, nous avons déjà eu des gelées matinales et bien souvent quelques flocons de neige, parfois même un peu trop comme en novembre 2019 ! Par conséquent, nous sommes allés chercher les paysages blancs un peu plus haut dans le Vercors. Mais avant de vous emmener dans la montagne, je vous propose d’aller faire un tour dans les vignes aux couleurs de l’automne.

Vignes aux couleurs automnales

L’automne dans les vignes

Les arbres tardent à perdre leurs feuillages mordorés cet automne, et les paysages restent encore très colorés. Fin octobre, j’ai voulu profiter d’une très belle journée pour aller randonner autour du belvédère de Pierre Aiguille, au dessus de Tain l’Hermitage. Malheureusement, une chasse était en cours sur le coteau, et il aurait dangereux de s’y risquer. Puisque j’étais déjà quasiment arrivée au parking lorsque je l’ai vu, j’ai décidé de plutôt partir à pied dans l’autre sens, sur la colline de l’Hermitage.

Depuis la colline de l’Hermitage, avoir un coup d’œil pour Pierre Aiguille

L’endroit a l’avantage d’être facile d’accès, ce qui fait que j’y vais finalement assez souvent, juste pour prendre un peu l’air. Cette fois, les couleurs d’automne des vignes resplendissaient dans le soleil. Je n’ai finalement pas beaucoup marché, préférant m’attarder au pied de la chapelle pour photographier les vignes et le paysage.

Perspectives dans le vignoble

Le temps s’écoule en douceur. Une personne joue de la guitare un peu plus loin. L’été semble vouloir se prolonger en dépit du changement des couleurs. Je m’assoie au soleil. Je contemple le Rhône qui déroule son ruban entre les vignes de l’Hermitage et celles de Saint Joseph face à moi. Je le suis des yeux partant vers la montagne de Crussol. Je me demande s’il est possible de se lasser d’un tel paysage.. et je finis par conclure que ce n’est pas près de m’arriver quoi qu’il en soit !

Regarder le Rhône se faufiler dans le paysage, avec la montagne de Crussol au fond
Entre Hermitage et Saint Joseph…
Vignoble avec vue !
La passerelle Seguin relier Tain et Tournon par dessus le Rhône
Au pied de la chapelle de l’Hermitage

C’est bien parce que j’ai une contrainte horaire à respecter en fin d’après-midi et que je souhaite profiter de mon passage pour quelques achats à la Cave de Tain que je quitte mon belvédère… jusqu’à une prochaine fois !

Un dernier regard avant de quitter les vignes de l’Hermitage..

Colline de l’Hermitage – Tain l’Hermitage – Drôme – octobre 2022

L’hiver au dessus du Grand Echaillon

L’avant-dernier week-end de novembre, Mr 2e (dont l’anniversaire était proche) était un peu frustré de constater que cette année, nul flocon n’était attendu autour de la maison dans les jours suivants, contrairement aux autres années depuis que nous sommes arrivés dans la Drôme. Ce matin-là, j’avais vu passer sur Instagram des stories d’autres Eclaireurs Partir Ici montrant de la neige sur le sommet du Puy de Dôme. J’ai donc eu la curiosité d’aller voir la webcam de Font d’Urle… Et bingo ! La neige était aussi tombée sur le Vercors !

En début d’après-midi, nous avons donc pris la route vers Font d’Urle. Nous ne nous attendions pas à ce qu’elle soit tombée plus près dans le Vercors compte-tenu du grand soleil dans la plaine de Valence. Aussi, nous avions choisi de passer par la route du Col de la Bataille (qui ferme aux premières neiges). En montant par le col des Limouches et sur le plateau de Léoncel, le soleil brillait, les couleurs des arbres étaient lumineuses : l’automne se déployait dans toute sa splendeur (et après coup, je regrette un peu de ne pas avoir pris le temps de faire un arrêt photo mais nous devions avoir encore un peu de route à faire..).

En montant vers la station du Grand Echaillon, au détour d’un virage, la route nous a fait changer de versant de la montagne… mais surtout, nous basculions d’un coup dans l’hiver ! Le paysage s’est dénudé. Le ciel est passé de bleu à gris. Nous entrions dans une ambiance nuageuse. Toutefois, la neige n’était pas encore là. Alors, nous avons continué à avancer. C’est peu après la station que nous avons commencé à apercevoir les petites touches de blanc sur les bas-côtés, puis de plus en plus. On a également commencé à trouver de la neige sur la route.

A la première possibilité, j’ai arrêté la voiture sur une zone de stationnement. Autour de nous, la forêt était couverte de neige et de givre. J’aime beaucoup l’effet des premières neiges de la saison. Elles me ramènent en enfance (à l’époque où même en Bretagne, nous avions chaque hiver au moins un jour ou deux de neige… et ces jours-là, nous en profitions largement !).

La route commence à être enneigée

Dans un paysage enneigé, tout m’émerveille. Chaque détail me fait sourire. (et bien que je n’aime pas conduire lorsqu’il y a de la neige, je suis prête à braver les conditions météo rien que pour le plaisir de m’émerveiller !) J’ai perdu la notion du temps à force d’enthousiasme enfantin. Il semblerait qu’il se soit écoulé pas loin d’1 heure entre le moment où nous sommes arrivés et celui où nous sommes repartis. Pourtant, nous ne sommes pas partis dans la forêt car nous étions un peu trop légèrement équipés. C’était une première fois dans la neige pour cette saison. Nous avions trouvé ce que nous venions chercher : la magie de l’hiver !

Fleur de givre
Dans le sous-bois…
Fleur de givre (bis)
Fleur de givre (ter)
Touches de couleur
Entre givre et neige, l’hiver s’est installé sur la montagne

Le Grand Echaillon – Léoncel – Drôme – novembre 2022

(*) Du 1er novembre au 31 mars, les équipements neige sont obligatoires sur les routes de certaines communes. Ne les oubliez pas avant de partir à la montagne !
J’ai pour ma part toujours une paire de chaines dans le coffre car de nombreuses communes autour de chez moi sont concernées.

[Drôme] Bouvante-le-Haut, village de montagne

Il y a des hasards heureux et celui qui m’a conduit à Bouvante-le-Haut en est un. Au milieu du mois de septembre, alors que l’été commençait déjà à montrer les signes de son départ, j’ai du déposer un objet chez un ami à Saint Jean en Royans. Comme il connait mieux le secteur que moi, je lui ai demandé de me suggérer un endroit où aller me promener. Il m’a alors conseillé d’aller faire un tour du côté de Bouvante, dans le village du haut, puis d’aller me balader vers le lac. C’est lorsqu’il a évoqué le lac que je me suis souvenue être passée non loin il y quelques années en descendant du plateau d’Ambel par le col du Pionnier et celui de la Croix et que j’avais alors pensé qu’il faudrait que je revienne par là.

Sur la route vers le col du Pionnier

Le vieux village de Bouvante-le-Haut

Le village ne se devine pas immédiatement quand on s’enfonce dans la combe de Bouvante. En effet, la route serpente pas mal et ce n’est qu’au détour d’un des derniers virages que l’on aperçoit le clocher. Organisé autour d’une petite place où fontaine et lavoir sont alimentés par des sources, Bouvante-le-Haut a un charme un peu désuet. Blotti au pied de la montagne, sous le Roc de Toulau et les rochers de la Truite, il a cette allure des villages de montagne, à la fois chaleureuse et un peu brute. Le bâti en pierre a du caractère. Les tas de bois sont empilés le long des façades, sous les fenêtres, prêts à affronter la rigueur hivernale.

Sur la place du village…
Un village blotti au pied de la montagne
Plaque de cocher et fenêtre colorée… un charme un peu désuet
Au cœur du village, la fontaine…

Je fais assez rapidement le tour du village, qui n’est pas très grand. Je croise quelques poules qui traversent tranquillement une rue. Puis, je me rends sur les bord de la Lyonne, la rivière qui longe le village. Il a pas mal plu quelques jours avant, et on entend le chant de l’eau qui se faufile entre les rochers. Pourtant, après la sécheresse de cet été, le niveau de la rivière reste bas.

La Lyonne continue son chemin après la sortie du village en direction des gorges qu’elle a creusées. Depuis bientôt 100 ans, elle est cependant stoppée dans sa course par un barrage. En effet, en 1925, la construction d’un barrage a permis la création d’une retenue d’eau d’une vingtaine d’hectares alimentant une usine hydro-électrique située plusieurs kilomètres en aval via une conduite forcée. Cette retenue, connue sous le nom de lac de Bouvante, est située en milieu karstique et constitue le plus grand lac du Vercors. Toutefois, le niveau de l’eau y est très sensible aux saisons et après un été trop sec, il était au plus bas.

La Lyonne à la sortie du village de Bouvante-le-Haut
Rivière de montagne

Le lac de Bouvante

Souhaitant faire une petite randonnée, je suis partie donc en direction du lac après avoir laissé ma voiture sur une petite aire de stationnement en bordure de route au niveau du lieu-dit les Jacines. Un chemin carrossable se glisse à flanc de coteau en direction du plan d’eau (ou tout au moins de ce qui est le plan d’eau en temps normal, car là il est complètement à l’assec). Le ciel est couvert, et la température est automnale (à peine 10°C alors que c’est le plein milieu de l’après-midi). On aperçoit vaguement le barrage et la « tulipe » qui permet d’écouler le trop plein quand c’est nécessaire.

Le lac de Bouvante est normalement situé au fond du vallon, là où les herbes sont rouges..

Je suis entourée par les montagnes. Je retrouve avec un réel plaisir les paysages du Vercors que je n’ai pas parcourus depuis un moment. Toutefois, je n’irai pas jusqu’au barrage. En effet, d’une part la météo devient de plus en plus incertaine et d’autre part, une douleur à la cheville me contraint à rester raisonnable et à faire demi-tour avant de ne plus pouvoir poser le pied par terre. Je regrette un peu car j’aurais bien aimé apercevoir les installations de plus près et jeter un œil à la conduite forcée s’engageant dans les gorges de la Lyonne. Je reviendrai, c’est certain !

Le chemin se faufile au pied des montagnes
Vue sur le Roc de Toulau et les rochers de la Truite

Mais finalement, je compense en observant des vaches qui paissent dans un pré au bord du chemin. Au son de la cloche de la cheffe du troupeau, les autres membres, de tous âges, suivent à la queue leu leu pour passer d’un côté de la prairie à l’autre. On dirait qu’elles défilent rien que pour moi ! Et je dois avouer que le spectacle m’amuse un bon moment.

Pâturage dans la montagne
Un des veaux du troupeau
La vache en chef !
Le paysage dans la combe est très vallonné….

Sur le chemin du retour

Après avoir profité de ma courte randonnée, il est temps de rentrer. Je jette encore un coup d’œil aux montagnes alentour avant de reprendre la voiture. La route pour descendre sur Saint Jean en Royans offre de jolies perspectives et des points de vue sur les environs, mais il n’y a pas beaucoup d’endroits où s’arrêter pour une pause photo. Cependant au niveau d’un hameau, un lavoir-fontaine attire mon regard. Il y a une place pour se stationner un peu plus bas et j’en profite. La vallée disparait un peu dans les nuages mais la fontaine est pittoresque. Ce sera mon dernier arrêt avant de regagner la vallée de l’Isère, et je le fais durer un peu plus longtemps que nécessaire… Je ne suis pas si pressée de retourner dans le flot du quotidien !

Au bord du chemin…
Le charmant lavoir-fontaine du hameau de Maillet

Bouvante – Drôme – septembre 2022

[Drôme] à la grotte de Thaïs, plonger dans le monde souterrain

Alors qu’une n-ième vague de chaleur s’était abattue sur la région l’été dernier, nous avons, avec Melle 3e, cherché où nous pourrions bien aller nous mettre un peu au frais. Très vite, l’idée d’une grotte a émergé. Comme nous étions allées à la grotte de Choranche il n’y a pas si longtemps (et dans des circonstances similaires), nous avons opté pour aller redécouvrir la grotte de Thaïs à Saint Nazaire en Royans.

La grotte de Thaïs présente un paysage souterrain typique de karst

De la préhistoire… à nos jours

L’occupation de la grotte de Thaïs remonte à la préhistoire. En effet, de nombreuses découvertes archéologiques ont permis d’établir avec certitude qu’homo sapiens venait ici à la belle saison et s’y installait pour passer quelques mois en chassant. La première partie de la visite porte donc sur cette occupation préhistorique de la grotte et sur le mode de vie de nos ancêtres nomades, leurs outils, mais aussi leur art. En effet, si aucune paroi de Thaïs n’a servi de support artistique, on y a trouvé plusieurs os sculptés, dont le fameux os coché, visible au musée de Valence, et qui pourrait bien être le tout premier calendrier de l’histoire de l’humanité.

Fermée par les éboulements, ses entrées masquées par les maisons du village, la grotte ne verra plus d’humain pendant plusieurs siècles. Elle n’est pourtant pas complètement cachée, puisqu’une rivière sort de la grotte pour se jeter dans la Bourne, au pied de l’aqueduc. C’est finalement dans les années 1970 que la grotte sera vraiment aménagée pour la visite.

Ainsi, toute la partie émergée de la grotte est aujourd’hui accessible aux visiteurs pour une découverte à la fois préhistorique et géologique. La visite à pied s’achève là où commence le monde de la rivière souterraine. Plus d’un kilomètre de galeries noyées ont toutefois été explorées par des plongeurs spéléologues, et on ne sait pas dire combien il en reste à explorer. Ces plongées profondes sont rares car les expéditions sont couteuses et nécessitent beaucoup de préparation.

L’autre grand mystère de la grotte, c’est la provenance de cette rivière. Malgré plusieurs études, et expérimentations, la source n’a pas été trouvée. Il semblerait que la rivière arrive de sous la montagne de Musan compte-tenu de l’orientation des galeries, mais à ce jour, il n’y a aucune certitude.

Concrétions colorées

Merveilles souterraines

L’intérêt de la visite de la grotte de Thaïs (outre les 13°C constants qui nous ont permis de passer un bon moment au frais) réside dans sa géologie. Les salles de la grotte ont été creusées au fil des millénaires par la rivière souterraine. Puis, quand le niveau de l’eau a baissé, ce sont les infiltrations qui ont pris le relais, produisant des stalactites et stalagmites, mais surtout des draperies et autres concrétions aux formes originales.

Et ces concrétions se sont parées de nombreuses couleurs. Le monde de la grotte de Thaïs n’est absolument pas monochrome. On croise de l’ocre, du noir, du rouge. Ce sont les résultats de l’oxydation des minéraux présents dans le sol au dessus de la grotte (en particulier le fer), qui, transportés par l’eau, se déposent avec le calcaire.

Se promener dans la grotte de Thaïs, c’est véritablement s’aventurer dans un monde onirique, inattendu et merveilleux !

La grotte de Thaïs a de nombreuses couleurs et ce noir est du à une oxydation tout à fait naturelle
S’aventurer dans les entrailles de la terre
Concrétions « en chou-fleur »
La salle rouge doit sa couleur à l’oxydation du fer présent au dessus de la grotte
Draperies….
Draperies (bis)

Grotte de Thaïs – Saint Nazaire en Royans – Vercors – Drôme – août 2022

(*) Si vous souhaitez visiter la grotte de Thaïs, les conditions d’accès sont détaillées sur le site internet de Visites Nature en Vercors. Il y a du stationnement à proximité de la grotte.

[projet 52-2022] semaine 30 – ville ou campagne

Cette semaine, le projet 52 nous invite à choisir entre ville et campagne… Une phrase attribuée à Alphonse Allais dit qu’il faudrait installer les villes à la campagne.

J’ai grandi dans un village de la campagne bretonne. J’ai ensuite été citadine durant mes études puis mes premières années de vie professionnelle (au point que j’avais le métro parisien au bout de ma rue) avant de choisir de m’éloigner un peu de mon lieu de travail pour habiter une petite ville au milieu de la forêt. En arrivant dans la Drôme, j’ai habité une maison isolée au milieu des champs. Et finalement, j’ai fait le choix d’une maison en cœur de village, au pied du Vercors, d’où je peux gagner les champs et la campagne en quelques minutes à pied, et où la ville reste facilement accessible. C’est, pour moi, la meilleure situation !

Et puis, cela me permet de profiter quotidiennement de ce paysage… J’ai pris la photo depuis le parking de mon producteur de fruits et légumes, à moins de 3 kilomètres de la maison.

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Pour voir si les autres participants ont choisi la ville ou la campagne, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : c’est l’été et les vacances ont (vraiment) commencé pour moi. Je vais donc être nettement moins disponibles ce week-end et les prochains. Toutefois, pas d’inquiétude, je passerai au moins valider les commentaires qui seraient en modération !

[Isère] le Couvent des Carmes, entre nature et culture aux portes du Vercors

J’étais déjà allée sur le site médiéval du Couvent des Carmes à Beauvoir en Royans il y a quelques années. Je n’avais alors pas pu visiter le musée qui n’était pas ouvert. Depuis, j’avais complètement « oublié » d’y retourner. A l’occasion d’un jour férié de mai, alors que je cherchais une promenade en complément d’une visite au Jardin des Fontaines Pétrifiantes (je vous en reparle bientôt !), et que je regardais une carte, le nom de Beauvoir en Royans m’a sauté aux yeux. Notre sortie allierait donc culture et nature…


Le Couvent des Carmes

Le site du Couvent des Carmes est situé au pied du Vercors, dans la vallée de l’Isère qu’il surplombe. Avant le couvent, le lieu était celui du château des Dauphins, seigneurs du Dauphiné avant l’achat de celui-ci par le Royaume de France. Du château médiéval, il reste un pan de mur d’enceinte, une porte d’accès au fossé extérieur, un donjon à flanc de colline, et l’arche gothique qui portait le vitrail majestueux de la chapelle. C’est Humbert II qui, au XIVe siècle, créé le couvent au pied de son château de Beauvoir où il a pris résidence habituelle.

Le bâtiment du couvent est reconstruit au XVIIe siècle. Il abritait les salles communes et la chapelle au rez-de-chaussée et les cellules des moines au premier étage. L’escalier à 2 volées dessert via un palier la tribune de la chapelle. Il se distingue par sa superbe rambarde en fer forgé.

Aujourd’hui, le couvent héberge un musée d’histoire locale ainsi qu’une exposition semi-permanente (les oeuvres tournent au fil des années afin de garantir leur bonne conservation dans le temps) consacrée au peintre contemporain Bob ten Hoope. Cet artiste hollandais a en effet vécu une cinquantaine d’années au pied du Vercors et a légué une partie de ses œuvres au département de l’Isère. Parmi celles-ci, on retrouve des paysages du Vercors ou encore des portraits croqués sur le vif dans les cafés et restaurants des environs.

Durant la saison 2022, le musée accueille également une exposition temporaire Forest Art Project autour du thème de la forêt où art et science se mêlent pour montrer la beauté des grandes forêts de la planète et sensibiliser aux menaces qui pèsent sur leur avenir. J’ai particulièrement aimé l’œuvre de Claude Como installée sur le grand mur de la chapelle.

Après cela, nous continuons notre découverte en faisant le tour du bâtiment pour admirer l’ancienne cour du couvent et profiter du jardin médiéval dont les carrés sont plantés d’herbes médicinales et de plantes potagères.

Escalier en fer forgé et tomettes sur le sol – le charme d’un bâtiment du XVIIe siècle
L’oeuvre de Claude Como installée dans la chapelle pour l’exposition Forest Art Project
Traverser la forêt stylisée du Forest Art Project pour rejoindre l’exposition Bob ten Hoope
Paysage du Vercors par Bob ten Hoope
Barbières par Bob ten Hoope
Exposition Bob ten Hoope
Exposition Forest Art Project – peindre le vivant
Exposition Forest Art Project – contraste entre la délicatesse du dessin et la toile de jute brute
Iris dans le jardin médiéval
La chapelle du Couvent des Carmes vue de la cour
Un verger conservatoire a également été aménagé sur le site, au pied du Vercors


Les orchidées de la pelouse

Le site médiéval de l’ancien château est maintenant un espace de verdure public où il est possible de venir pique-niquer ou passer un moment en famille ou entre amis. Après avoir nous-même profité de l’endroit pour déjeuner, nous sommes allées voir les ruines de plus près. Mais finalement, ce qui m’a le plus attiré, ce sont des petites fleurs plus ou moins discrètes disséminées sur les vastes pelouse. L’endroit s’est avéré être plein d’orchidées sauvages !

C’est ainsi que je me suis retrouvée rapidement agenouillée dans l’herbe à photographier les orchis boucs, les ophrys abeille et les anacamptis pyramidaux qui peuplaient les lieux !

Ophrys abeille
Ophrys abeille
Ophrys abeille
Anacamptis pyramidalis
Orchis bouc
Anacamptis pyramidalis
Ophrys abeille
Ophrys abeille

Le charme d’un vieux village

Enfin, nous avons terminé notre découverte de Beauvoir en Royans par un petit tour dans le vieux village. Nous y avons trouvé une église de poche et une place du village pleine de charme bordée de façades parées de vignes entourant un lavoir-fontaine rafraichissant (ce qui était bienvenu dans cette journée quasi-estivale).

Beauvoir en Royans – Isère – mai 2022

(*) Les extérieurs du couvent des Carmes sont librement accessibles sans restrictions horaires. L’entrée du musée est gratuite. Les horaires d’ouvertures sont à retrouver sur le site internet de la communauté de communes Saint Marcellin Vercors Isère, propriétaire des lieux.

Rappel : les orchidées sauvages sont fragiles, et nombre d’entre elles, protégées. Il ne faut en aucun cas les cueillir. Il convient également de faire attention à ne pas piétiner les jeunes pousses et donc d’être très prudent de là où on pose les pieds quand on se trouve dans un lieu où les orchidées poussent.

[Drôme] le retour de la neige

En fin de semaine dernière, une vague de froid a succédé aux journées quasi-estivales que l’on avait connues la semaine précédente, et la neige a fait son grand retour. Vendredi matin, elle tombait légèrement lorsque je suis partie travailler mais ne semblait pas vraiment tenir autour de chez moi. Cependant, en rentrant de Lyon, vendredi soir, j’ai vu que le Vercors était bien blanc jusqu’à des altitudes basses. Dans la nuit de vendredi à samedi, la neige est de nouveau tombée, et en rentrant tardivement d’une séance au cinéma, j’avais pu constater qu’elle tenait même dans mon village de la plaine de Valence. Samedi matin, les toits étaient effectivement blanchis mais le mistral avait tendance à balayer rapidement les flocons. Toutefois, par la fenêtre, je pouvais apercevoir que le Vercors avait gardé sa couche de neige.

Aussi, en emmenant Mr 1er et Melle 3e au centre équestre, j’ai pris mon sac à dos et mes chaussures de randonnée. Je savais par expérience que la neige y tient souvent bien… et je n’ai pas été déçue ! Environ 1 kilomètre avant d’arriver, la neige était bien présente dans les champs, et en se rapprochant, il devenait manifeste qu’il avait fallu dégager la route avec une lame chasse-neige. Plus haut, le paysage était tout blanc.

Partant du parking du centre équestre, j’ai vite été surprise par les rafales de vent très fortes. Mais l’appel de la neige était trop fort. Alors, j’ai enfilé mes gants, fermé mon blouson et remonté la capuche de ma veste polaire (j’avais assez stupidement oublié mon bonnet !). Puis, j’ai pris la direction du pied de la montagne.

Pour le début de cette sortie, j’ai suivi le même itinéraire que lors d’une promenade faite au printemps dernier. Dans les prés, les chevaux et poneys ne semblent pas perturbés par la couche blanche qui a recouvert leur environnement. Ils me regardent avec curiosité lorsque je passe avant de bien vite trouver leur foin plus intéressant. La piste monte en se faufilant dans le paysage complètement blanc. La couche de neige fait entre 15 et 20 cm si j’en crois mes estimations, mais j’arrive à avancer là où elle a déjà été tassée ou n’a pas tenu. Le mistral balaie régulièrement le paysage, soulevant les derniers flocons tombés et secouant les branches des arbres. Les rafales de vent font tomber des petits paquets de neige (je suis encore plus contente d’avoir ma capuche…), et je m’efforce chaque fois que c’est possible de me mettre dos au vent.

Arrivée au moment où la piste suivie l’an dernier bifurque plein nord, je choisis d’emprunter une sente à peine marquée partant à l’est. Le but est de m’éviter de devoir marcher face au vent. Et, très vite, je m’aperçois que je suis en plus abritée du mistral par la colline. Après un petit passage en sous-bois, je me retrouve à flanc de coteau, sur le chemin qui monte toujours. La neige a laissé le sentier partiellement dégagée et, fort heureusement, je repère des traces de pas là où elle a tenu. Il ne s’agirait pas de poser le pied n’importe où et risquer de faire une mauvaise chute : l’endroit n’est pas vraiment passant et je ne suis pas certaine que le téléphone capte correctement !

Le paysage est magique. Les arbres et arbustes sont couverts de neige, donnant une dimension si spéciale au lieu. Quelques fleurs contrastent avec la neige, comme si l’hiver voulait livrer un dernier combat avant de s’incliner face au printemps.

Sur le versant me faisant face, je vois les arbres osciller sous l’effet du vent. Je l’entends également. Alors qu’habituellement, la neige tend à rendre les paysages silencieux, cette offensive hivernale est particulièrement bruyante. Les piémonts du Vercors semblent s’être transformés en une lointaine contrée inhospitalière. J’ai l’impression d’être bien loin de chez moi, tant le dépaysement est total.

Mais, la météo semble vouloir se dégrader et le ciel commence à s’obscurcir. Il est temps de rebrousser chemin et de redescendre vers les écuries. Je fais alors demi-tour, tout en prenant le temps d’admirer encore le paysage qui m’entoure et de jeter un œil à la plaine de Valence que l’on devine dans le lointain avec ses couleurs printanières.

De retour sur la piste qui longe les prés à chevaux, je retrouve les bourrasques de vent et je regrette un peu le sentier abrité. Alors, je presse le pas pour regagner plus vite l’abri des écuries. Là, je retrouve Mr 1er qui m’attend pour rentrer à la maison. Nous avons bien mérité le bon chocolat chaud que je m’apprête à préparer en arrivant !

Depuis le parking du domaine équestre des Pialoux
La neige donne une dimension différente aux paysages connus
Vieilles pierres et sapins enneigés
Les prés des chevaux sont recouverts de neige
Le Roi des Forêts ?
Sur la piste, en direction de la montagne
Régulièrement, le vent soulève la neige…
Printemps vs hiver
Magie des paysages enneigés
La neige redessine les silhouettes des arbres encore nus
Au cœur de la montagne enneigée
Printemps vs hiver (bis)
Dans le lointain, les couleurs printanières de la plaine
Redescendre de la montagne
Le long des prés des chevaux…

Montvendre / La Baume Cornillane – Drôme – 2 avril 2022

(*) une partie des pistes et chemins empruntés sont privés et appartiennent au domaine équestre des Pialoux. Il n’est pas autorisé d’y circuler autrement qu’à pied. Il convient également de ne pas aller perturber les chevaux qui sont au pré.

[Drôme] une randonnée de fin d’hiver autour du Grand Echaillon

Juste avant l’arrivée du printemps, j’ai eu envie de profiter encore un peu de la neige… Comme je ne souhaitais pas passer trop de temps sur la route, j’ai choisi d’aller à la station du Grand Echaillon (après avoir jeté un oeil à la webcam et constaté qu’il restait un tout petit peu de neige). C’est la station de ski de fond la plus proche de Valence. De chez moi, il faut à peine plus de 30 minutes pour s’y rendre, et son enneigement étant moins important (et plus aléatoire) que dans les stations situées plus au cœur du Vercors et ne disposant que de peu de pistes (28 km au Grand Echaillon contre 130 km à Font d’Urle ou 153 km à Herbouilly), elle est aussi moins fréquentée.

En montant jusqu’à la station, je me suis rapidement rendue compte qu’en effet, en cette toute fin du mois de février, la neige n’était plus présente que par plaques, et compte-tenu des températures, que les pistes seraient sans doute de véritables patinoires. De toutes façons, mon but n’était pas de faire du ski de fond, mais de faire une petite randonnée, où même les raquettes ne seraient pas nécessaires.

Arrivée assez tôt le matin, le parking était encore désert. J’ai laissé la voiture devant l’auberge, et je suis partie sur une boucle accessible uniquement en hiver : la piste raquettes de la Bergerie de l’Echaillon. Quand il y a de la neige, le circuit, bien balisé, est damé et permet une balade facile quel que soit son niveau en randonnée en raquettes (il y a quelques années, je l’avais fait avec ma fille âgée de 6 ou 7 ans). Quand il n’y a pas de neige, on peut tout de même profiter des splendides paysages…

Assez vite, le bâtiment de la bergerie se profile, blotti dans un léger creux, à proximité d’une source. Je fais un petit crochet pour aller voir le paysage depuis la crête. Je devine les 3 Becs dans le fond. Je domine le plateau de la Vacherie. J’aperçois le rocher du Vellan. Toute une géographie se déploie à mes pieds.

La suite de la boucle s’enfonce un peu dans les bois. Les plaques de neige y sont plus présentes, et les quelques fois où il faut croiser ou longer une piste de ski de fond sont périlleuses car la neige damée est devenue glace.

Une heure après être partie, je suis de retour au niveau de l’auberge. Entre temps, elle a ouvert, et j’en profite pour prendre un café au soleil… A l’abri du vent sur la terrasse, il fait presque chaud et même le pull m’est superflu (mais il faut dire que je ne suis pas très frileuse). Je laisse le temps s’étirer tout en faisant le plein de vitamine D avant de reprendre la voiture et redescendre dans la plaine.

Quelques plaques de neige persistent…
La Bergerie de l’Echaillon
Il est possible de rejoindre le GR93 (dont le point de départ se trouve à Peyrus)
Le long du GR93
En hiver, les pâturages de l’Echaillon sont ouverts et il est possible d’y accéder via le circuit balisé de la Bergerie. Attention, en été, ils sont clos et il ne faut pas y pénétrer pour ne pas perturber les troupeaux à l’alpage (les troupeaux sont en outre souvent gardés par de vigoureux chiens patous qui vous considèreraient comme une menace…).
L’hiver va doucement céder sa place au printemps.
De la crête, on surplombe le plateau agricole de La Vacherie.
L’endroit permet de s’amuser à reconnaître les sommets environnants….
Plusieurs pistes de ski de fond passent à proximité de la maison forestière.
Le plaisir d’un café au soleil….

Le Grand Echaillon – Léoncel – Drôme – février 2022

(*) Lorsque l’enneigement le permet, et que les pistes sont ouvertes, il est possible de louer des skis de fond ou des raquettes à neige au rez-de-chaussée de l’auberge. Les forfaits de fond sont à acheter au même endroit. L’auberge propose un service de bar et de restauration (sur place ou à emporter) pour le déjeuner et le goûter.

[Drôme] aller à la Grotte de la Dame

Un samedi après-midi d’hiver, après avoir déposé Mr 1er et Melle 3e au centre équestre, nous avons décidé d’aller faire un tour du côté de la Grotte de la Dame avec Mr 2e.

Le soleil brille, et à travers la frondaison des arbres, le ciel est bien bleu. Nous prenons le petit chemin en direction de la cascade du Rif. Elle porte encore quelques traces des gelées des jours précédents. Cette fois encore, la lumière arrive pile sur l’eau, créant une ambiance particulièrement magique. Nous restons un long moment au bord de la mare à admirer l’effet des rayons du soleil filtrés par les branches des arbres sur l’eau qui s’écoule. Le lieu est tellement paisible que c’est chaque fois un bonheur de pouvoir profiter de ces instants.

Nous décidons de poursuivre notre chemin, en prenant le sentier qui monte vers la grotte de la Dame, puis de monter l’escalier métallique (attention, les marches ne sont pas très pratiques, et par temps humide, elles glissent !) afin de gagner la cavité. L’histoire de cette grotte est fortement liée au protestantisme. En effet, la Dame en question est Catherine de Cornillan, seigneur des lieux, qui a rejoint la Réforme, et entrainé avec elle l’ensemble du village. La grotte sert alors de lieu de repli pour les réformés lors des attaques durant les guerres de religion. Puis, lorsque l’édit de Nantes sera révoqué par Louis XIV, la grotte sera utilisée pour le culte au désert. (Aujourd’hui encore, le village de la Baume Cornillane est resté attaché au protestantisme et il ne comporte pas d’église, seulement un temple.) La grotte est de grande dimension, et offre depuis son porche une très belle vue sur les environs et la plaine de Valence.

Après une petite pause pour admirer la vue, nous reprenons le chemin en sens inverse pour regagner la voiture que nous avions laissée au bord de la route.

Le ciel est bleu et la température fraîche… une belle journée d’hiver !
Au pied de la cascade du Rif
Les rayons du soleil viennent éclairer la cascade
Magie d’un instant
Depuis le porche de la Grotte de la Dame, vue sur la plaine de Valence

La Baume Cornillane – Drôme – janvier 2022

[Drôme] monter au sommet de la Croix de Chabreille

Alors qu’au début de l’hiver, je n’avais pas eu le temps d’aller profiter de la neige en montagne avant qu’elle ne fonde, j’ai pu y aller mi-janvier après de nouvelles chutes. Je n’ai pas eu besoin d’aller très loin et je me suis arrêtée avant le Col des Limouches en montant dans le Vercors depuis la plaine de Valence.

J’avais repéré il y a quelques années une petite randonnée en direction de la croix de Chabreille, mais n’avais alors pas pu la faire en raison d’une entorse au genou encore trop récente. Cette fois, aucune blessure ne viendrait m’en empêcher !

Un peu avant le Col des Limouches (quand on y monte depuis Valence donc), on trouve sur la gauche de la route un petit parking faisant face à un grand champ. Lorsqu’il a neigé, il est impossible de louper l’endroit, surtout les jours sans école, car le champ se transforme alors en immense piste de luge pour le plaisir des petits et des grands… et le parking est vite complet (J’ai eu de la chance car une place venait de se libérer quand je suis arrivée). Le sommet portant la Croix de Chabreille est sur la droite du champ, et ses pentes servent aux glissades.

Toutefois, pour gagner la Croix, il faut faire le tour de la butte. Pour cela, j’ai commencé par traverser tout le champ de glisse en laissant la butte sur ma droite. Une fois arrivée au bout du champ (littéralement), un chemin sur la droite monte doucement vers un autre pré qu’il faut également traverser.

Au bout de ce pré, toujours sur la droite, on devine un sentier qui monte à flanc de colline. C’est par là qu’il faut passer. La pente est raide (et c’est ce qui m’avait fait rebrousser chemin la fois précédente). Mais à l’approche du sommet, on voit se profiler la croix.

Une fois en haut, le panorama est grandiose avec d’un côté la plaine de Valence (hélas un peu cachée par la pollution ce jour-là) bordée par les falaises du Vercors et de l’autre les sommets du Vercors et les flancs du plateau de Font d’Urle. La présence de la neige ajoute un peu de magie supplémentaire au tableau.

Je décide de continuer un peu à travers les buis, pour prolonger le plaisir de marcher dans la neige en admirant le paysage de tous les côtés. J’hésite à continuer sur le chemin afin de rejoindre la route en contre-bas, mais je choisis finalement de faire demi-tour afin d’éviter d’avoir à marcher au bord de la route trop longtemps.

De retour dans le grand champ, je constate que le soleil a décliné et plongé une grande partie des lieux dans l’ombre. Il fait plus frais et les familles commencent aussi à prendre le chemin du départ.

La neige est suffisamment glacée pour rendre l’utilisation des raquettes superflue
Au bord de la forêt
Il y a beaucoup de familles venues faire de la luge
En direction du petit pré
C’est parti pour l’ascension vers la Croix de Chabreille
Au sommet, profiter de la vue
Au sommet, profiter de la vue (bis)
La Croix de Chabreille (qu’on ne voit d’ailleurs pas depuis le bas de la butte !)
Marcher dans la neige…

Croix de Chabreille – Châteaudouble – Drôme – janvier 2022

[Drôme] dans les ruines du château de Rochefort-Samson

J’avais repéré les ruines du château de Rochefort Samson lors de précédentes sorties dans la combe d’Oyans. Depuis, les circonstances ne m’avaient pas permis d’y aller. Ce début d’après-midi, j’étais initialement partie pour faire un tour dans les ruines du château de Pellafol à Barbières. Puis, j’ai aperçu l’éperon rocheux de Rochefort Samson et j’ai trouvé que c’était la journée idéale pour ajouter son château ruiné à ceux que j’ai déjà exploré sur les contreforts du Vercors !

J’ai laissé ma voiture sur le parking du site d’escalade et j’ai suivi les balisages indiquant la direction du château. Après une première montée le long du pré conduisant aux gorges, j’ai rejoint la route sur quelques dizaines de mètres. Puis, le chemin est parti à l’assaut de la montée vers le château. Bien raide (j’ai calculé ensuite que la pente moyenne était au-delà de 20%), très humide des neiges et des pluies des jours précédents, souvent à flanc de coteau, le sentier met à l’épreuve les genoux et le cardio ! Heureusement la montée n’est pas trop longue (environ 1 km entre mon point de départ et l’esplanade au pied de la butte sur laquelle se trouve le château). Et le paysage d’un côté sur la plaine de Valence, de l’autre sur le vallon de Saint Genis et le Vercors vaut largement l’effort !

Je continue mon ascension vers les ruines en passant à côté des deux petits dômes de l’observatoire du club d’astronomie Alpha-Centaure. Du château à proprement parler, il ne reste qu’un pan de mur percé de quelques fenêtres par lesquelles on peut apercevoir les montagnes de Musan et de l’Epenet parées d’une fine couche de neige. Il faut toutefois continuer un peu au-delà des ruines pour arriver jusqu’à une table d’orientation sur un paysage à 360°, située juste au-dessus du col de Saint Genis. Le ciel bien dégagé me permet de m’amuser un long moment à retrouver les points remarquables indiqués sur la plaque émaillée. Toutefois, le vent souffle sur le promontoire et m’incite finalement à redescendre.

Pour regagner ma voiture, je décide de faire le tour par le col de Saint Genis. Si le trajet est un (tout petit) peu plus long par là, il est aussi en pente plus douce… et il me permet de voir le château sous un autre angle.

Vue sur la plaine de Valence
Dans la montée vers le château depuis les Ducs
On aperçoit l’observatoire astronomique sur la gauche
Les montagnes de Musan et de l’Epenet sont légèrement enneigées
Vue le vallon Saint Genis (qui a la réputation d’être un excellent spot à orchidées au printemps)
Dans les ruines du château
Entre les montagnes, les gorges de la Combe d’Oyans
Sur le chemin du col Saint Genis depuis le château
Un coup d’oeil à la « Momie » du Vercors
Un dernier regard au château

Rochefort Samson – Drôme – janvier 2022