[Isère] le Couvent des Carmes, entre nature et culture aux portes du Vercors

J’étais déjà allée sur le site médiéval du Couvent des Carmes à Beauvoir en Royans il y a quelques années. Je n’avais alors pas pu visiter le musée qui n’était pas ouvert. Depuis, j’avais complètement « oublié » d’y retourner. A l’occasion d’un jour férié de mai, alors que je cherchais une promenade en complément d’une visite au Jardin des Fontaines Pétrifiantes (je vous en reparle bientôt !), et que je regardais une carte, le nom de Beauvoir en Royans m’a sauté aux yeux. Notre sortie allierait donc culture et nature…

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Le Couvent des Carmes

Le site du Couvent des Carmes est situé au pied du Vercors, dans la vallée de l’Isère qu’il surplombe. Avant le couvent, le lieu était celui du château des Dauphins, seigneurs du Dauphiné avant l’achat de celui-ci par le Royaume de France. Du château médiéval, il reste un pan de mur d’enceinte, une porte d’accès au fossé extérieur, un donjon à flanc de colline, et l’arche gothique qui portait le vitrail majestueux de la chapelle. C’est Humbert II qui, au XIVe siècle, créé le couvent au pied de son château de Beauvoir où il a pris résidence habituelle.

Le bâtiment du couvent est reconstruit au XVIIe siècle. Il abritait les salles communes et la chapelle au rez-de-chaussée et les cellules des moines au premier étage. L’escalier à 2 volées dessert via un palier la tribune de la chapelle. Il se distingue par sa superbe rambarde en fer forgé.

Aujourd’hui, le couvent héberge un musée d’histoire locale ainsi qu’une exposition semi-permanente (les oeuvres tournent au fil des années afin de garantir leur bonne conservation dans le temps) consacrée au peintre contemporain Bob ten Hoope. Cet artiste hollandais a en effet vécu une cinquantaine d’années au pied du Vercors et a légué une partie de ses œuvres au département de l’Isère. Parmi celles-ci, on retrouve des paysages du Vercors ou encore des portraits croqués sur le vif dans les cafés et restaurants des environs.

Durant la saison 2022, le musée accueille également une exposition temporaire Forest Art Project autour du thème de la forêt où art et science se mêlent pour montrer la beauté des grandes forêts de la planète et sensibiliser aux menaces qui pèsent sur leur avenir. J’ai particulièrement aimé l’œuvre de Claude Como installée sur le grand mur de la chapelle.

Après cela, nous continuons notre découverte en faisant le tour du bâtiment pour admirer l’ancienne cour du couvent et profiter du jardin médiéval dont les carrés sont plantés d’herbes médicinales et de plantes potagères.

Escalier en fer forgé et tomettes sur le sol – le charme d’un bâtiment du XVIIe siècle
L’oeuvre de Claude Como installée dans la chapelle pour l’exposition Forest Art Project
Traverser la forêt stylisée du Forest Art Project pour rejoindre l’exposition Bob ten Hoope
Paysage du Vercors par Bob ten Hoope
Barbières par Bob ten Hoope
Exposition Bob ten Hoope
Exposition Forest Art Project – peindre le vivant
Exposition Forest Art Project – contraste entre la délicatesse du dessin et la toile de jute brute
Iris dans le jardin médiéval
La chapelle du Couvent des Carmes vue de la cour
Un verger conservatoire a également été aménagé sur le site, au pied du Vercors

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Les orchidées de la pelouse

Le site médiéval de l’ancien château est maintenant un espace de verdure public où il est possible de venir pique-niquer ou passer un moment en famille ou entre amis. Après avoir nous-même profité de l’endroit pour déjeuner, nous sommes allées voir les ruines de plus près. Mais finalement, ce qui m’a le plus attiré, ce sont des petites fleurs plus ou moins discrètes disséminées sur les vastes pelouse. L’endroit s’est avéré être plein d’orchidées sauvages !

C’est ainsi que je me suis retrouvée rapidement agenouillée dans l’herbe à photographier les orchis boucs, les ophrys abeille et les anacamptis pyramidaux qui peuplaient les lieux !

Ophrys abeille
Ophrys abeille
Ophrys abeille
Anacamptis pyramidalis
Orchis bouc
Anacamptis pyramidalis
Ophrys abeille
Ophrys abeille

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Le charme d’un vieux village

Enfin, nous avons terminé notre découverte de Beauvoir en Royans par un petit tour dans le vieux village. Nous y avons trouvé une église de poche et une place du village pleine de charme bordée de façades parées de vignes entourant un lavoir-fontaine rafraichissant (ce qui était bienvenu dans cette journée quasi-estivale).

Beauvoir en Royans – Isère – mai 2022

(*) Les extérieurs du couvent des Carmes sont librement accessibles sans restrictions horaires. L’entrée du musée est gratuite. Les horaires d’ouvertures sont à retrouver sur le site internet de la communauté de communes Saint Marcellin Vercors Isère, propriétaire des lieux.

Rappel : les orchidées sauvages sont fragiles, et nombre d’entre elles, protégées. Il ne faut en aucun cas les cueillir. Il convient également de faire attention à ne pas piétiner les jeunes pousses et donc d’être très prudent de là où on pose les pieds quand on se trouve dans un lieu où les orchidées poussent.

[Drôme] le retour de la neige

En fin de semaine dernière, une vague de froid a succédé aux journées quasi-estivales que l’on avait connues la semaine précédente, et la neige a fait son grand retour. Vendredi matin, elle tombait légèrement lorsque je suis partie travailler mais ne semblait pas vraiment tenir autour de chez moi. Cependant, en rentrant de Lyon, vendredi soir, j’ai vu que le Vercors était bien blanc jusqu’à des altitudes basses. Dans la nuit de vendredi à samedi, la neige est de nouveau tombée, et en rentrant tardivement d’une séance au cinéma, j’avais pu constater qu’elle tenait même dans mon village de la plaine de Valence. Samedi matin, les toits étaient effectivement blanchis mais le mistral avait tendance à balayer rapidement les flocons. Toutefois, par la fenêtre, je pouvais apercevoir que le Vercors avait gardé sa couche de neige.

Aussi, en emmenant Mr 1er et Melle 3e au centre équestre, j’ai pris mon sac à dos et mes chaussures de randonnée. Je savais par expérience que la neige y tient souvent bien… et je n’ai pas été déçue ! Environ 1 kilomètre avant d’arriver, la neige était bien présente dans les champs, et en se rapprochant, il devenait manifeste qu’il avait fallu dégager la route avec une lame chasse-neige. Plus haut, le paysage était tout blanc.

Partant du parking du centre équestre, j’ai vite été surprise par les rafales de vent très fortes. Mais l’appel de la neige était trop fort. Alors, j’ai enfilé mes gants, fermé mon blouson et remonté la capuche de ma veste polaire (j’avais assez stupidement oublié mon bonnet !). Puis, j’ai pris la direction du pied de la montagne.

Pour le début de cette sortie, j’ai suivi le même itinéraire que lors d’une promenade faite au printemps dernier. Dans les prés, les chevaux et poneys ne semblent pas perturbés par la couche blanche qui a recouvert leur environnement. Ils me regardent avec curiosité lorsque je passe avant de bien vite trouver leur foin plus intéressant. La piste monte en se faufilant dans le paysage complètement blanc. La couche de neige fait entre 15 et 20 cm si j’en crois mes estimations, mais j’arrive à avancer là où elle a déjà été tassée ou n’a pas tenu. Le mistral balaie régulièrement le paysage, soulevant les derniers flocons tombés et secouant les branches des arbres. Les rafales de vent font tomber des petits paquets de neige (je suis encore plus contente d’avoir ma capuche…), et je m’efforce chaque fois que c’est possible de me mettre dos au vent.

Arrivée au moment où la piste suivie l’an dernier bifurque plein nord, je choisis d’emprunter une sente à peine marquée partant à l’est. Le but est de m’éviter de devoir marcher face au vent. Et, très vite, je m’aperçois que je suis en plus abritée du mistral par la colline. Après un petit passage en sous-bois, je me retrouve à flanc de coteau, sur le chemin qui monte toujours. La neige a laissé le sentier partiellement dégagée et, fort heureusement, je repère des traces de pas là où elle a tenu. Il ne s’agirait pas de poser le pied n’importe où et risquer de faire une mauvaise chute : l’endroit n’est pas vraiment passant et je ne suis pas certaine que le téléphone capte correctement !

Le paysage est magique. Les arbres et arbustes sont couverts de neige, donnant une dimension si spéciale au lieu. Quelques fleurs contrastent avec la neige, comme si l’hiver voulait livrer un dernier combat avant de s’incliner face au printemps.

Sur le versant me faisant face, je vois les arbres osciller sous l’effet du vent. Je l’entends également. Alors qu’habituellement, la neige tend à rendre les paysages silencieux, cette offensive hivernale est particulièrement bruyante. Les piémonts du Vercors semblent s’être transformés en une lointaine contrée inhospitalière. J’ai l’impression d’être bien loin de chez moi, tant le dépaysement est total.

Mais, la météo semble vouloir se dégrader et le ciel commence à s’obscurcir. Il est temps de rebrousser chemin et de redescendre vers les écuries. Je fais alors demi-tour, tout en prenant le temps d’admirer encore le paysage qui m’entoure et de jeter un œil à la plaine de Valence que l’on devine dans le lointain avec ses couleurs printanières.

De retour sur la piste qui longe les prés à chevaux, je retrouve les bourrasques de vent et je regrette un peu le sentier abrité. Alors, je presse le pas pour regagner plus vite l’abri des écuries. Là, je retrouve Mr 1er qui m’attend pour rentrer à la maison. Nous avons bien mérité le bon chocolat chaud que je m’apprête à préparer en arrivant !

Depuis le parking du domaine équestre des Pialoux
La neige donne une dimension différente aux paysages connus
Vieilles pierres et sapins enneigés
Les prés des chevaux sont recouverts de neige
Le Roi des Forêts ?
Sur la piste, en direction de la montagne
Régulièrement, le vent soulève la neige…
Printemps vs hiver
Magie des paysages enneigés
La neige redessine les silhouettes des arbres encore nus
Au cœur de la montagne enneigée
Printemps vs hiver (bis)
Dans le lointain, les couleurs printanières de la plaine
Redescendre de la montagne
Le long des prés des chevaux…

Montvendre / La Baume Cornillane – Drôme – 2 avril 2022

(*) une partie des pistes et chemins empruntés sont privés et appartiennent au domaine équestre des Pialoux. Il n’est pas autorisé d’y circuler autrement qu’à pied. Il convient également de ne pas aller perturber les chevaux qui sont au pré.

[Drôme] une randonnée de fin d’hiver autour du Grand Echaillon

Juste avant l’arrivée du printemps, j’ai eu envie de profiter encore un peu de la neige… Comme je ne souhaitais pas passer trop de temps sur la route, j’ai choisi d’aller à la station du Grand Echaillon (après avoir jeté un oeil à la webcam et constaté qu’il restait un tout petit peu de neige). C’est la station de ski de fond la plus proche de Valence. De chez moi, il faut à peine plus de 30 minutes pour s’y rendre, et son enneigement étant moins important (et plus aléatoire) que dans les stations situées plus au cœur du Vercors et ne disposant que de peu de pistes (28 km au Grand Echaillon contre 130 km à Font d’Urle ou 153 km à Herbouilly), elle est aussi moins fréquentée.

En montant jusqu’à la station, je me suis rapidement rendue compte qu’en effet, en cette toute fin du mois de février, la neige n’était plus présente que par plaques, et compte-tenu des températures, que les pistes seraient sans doute de véritables patinoires. De toutes façons, mon but n’était pas de faire du ski de fond, mais de faire une petite randonnée, où même les raquettes ne seraient pas nécessaires.

Arrivée assez tôt le matin, le parking était encore désert. J’ai laissé la voiture devant l’auberge, et je suis partie sur une boucle accessible uniquement en hiver : la piste raquettes de la Bergerie de l’Echaillon. Quand il y a de la neige, le circuit, bien balisé, est damé et permet une balade facile quel que soit son niveau en randonnée en raquettes (il y a quelques années, je l’avais fait avec ma fille âgée de 6 ou 7 ans). Quand il n’y a pas de neige, on peut tout de même profiter des splendides paysages…

Assez vite, le bâtiment de la bergerie se profile, blotti dans un léger creux, à proximité d’une source. Je fais un petit crochet pour aller voir le paysage depuis la crête. Je devine les 3 Becs dans le fond. Je domine le plateau de la Vacherie. J’aperçois le rocher du Vellan. Toute une géographie se déploie à mes pieds.

La suite de la boucle s’enfonce un peu dans les bois. Les plaques de neige y sont plus présentes, et les quelques fois où il faut croiser ou longer une piste de ski de fond sont périlleuses car la neige damée est devenue glace.

Une heure après être partie, je suis de retour au niveau de l’auberge. Entre temps, elle a ouvert, et j’en profite pour prendre un café au soleil… A l’abri du vent sur la terrasse, il fait presque chaud et même le pull m’est superflu (mais il faut dire que je ne suis pas très frileuse). Je laisse le temps s’étirer tout en faisant le plein de vitamine D avant de reprendre la voiture et redescendre dans la plaine.

Quelques plaques de neige persistent…
La Bergerie de l’Echaillon
Il est possible de rejoindre le GR93 (dont le point de départ se trouve à Peyrus)
Le long du GR93
En hiver, les pâturages de l’Echaillon sont ouverts et il est possible d’y accéder via le circuit balisé de la Bergerie. Attention, en été, ils sont clos et il ne faut pas y pénétrer pour ne pas perturber les troupeaux à l’alpage (les troupeaux sont en outre souvent gardés par de vigoureux chiens patous qui vous considèreraient comme une menace…).
L’hiver va doucement céder sa place au printemps.
De la crête, on surplombe le plateau agricole de La Vacherie.
L’endroit permet de s’amuser à reconnaître les sommets environnants….
Plusieurs pistes de ski de fond passent à proximité de la maison forestière.
Le plaisir d’un café au soleil….

Le Grand Echaillon – Léoncel – Drôme – février 2022

(*) Lorsque l’enneigement le permet, et que les pistes sont ouvertes, il est possible de louer des skis de fond ou des raquettes à neige au rez-de-chaussée de l’auberge. Les forfaits de fond sont à acheter au même endroit. L’auberge propose un service de bar et de restauration (sur place ou à emporter) pour le déjeuner et le goûter.

[Drôme] aller à la Grotte de la Dame

Un samedi après-midi d’hiver, après avoir déposé Mr 1er et Melle 3e au centre équestre, nous avons décidé d’aller faire un tour du côté de la Grotte de la Dame avec Mr 2e.

Le soleil brille, et à travers la frondaison des arbres, le ciel est bien bleu. Nous prenons le petit chemin en direction de la cascade du Rif. Elle porte encore quelques traces des gelées des jours précédents. Cette fois encore, la lumière arrive pile sur l’eau, créant une ambiance particulièrement magique. Nous restons un long moment au bord de la mare à admirer l’effet des rayons du soleil filtrés par les branches des arbres sur l’eau qui s’écoule. Le lieu est tellement paisible que c’est chaque fois un bonheur de pouvoir profiter de ces instants.

Nous décidons de poursuivre notre chemin, en prenant le sentier qui monte vers la grotte de la Dame, puis de monter l’escalier métallique (attention, les marches ne sont pas très pratiques, et par temps humide, elles glissent !) afin de gagner la cavité. L’histoire de cette grotte est fortement liée au protestantisme. En effet, la Dame en question est Catherine de Cornillan, seigneur des lieux, qui a rejoint la Réforme, et entrainé avec elle l’ensemble du village. La grotte sert alors de lieu de repli pour les réformés lors des attaques durant les guerres de religion. Puis, lorsque l’édit de Nantes sera révoqué par Louis XIV, la grotte sera utilisée pour le culte au désert. (Aujourd’hui encore, le village de la Baume Cornillane est resté attaché au protestantisme et il ne comporte pas d’église, seulement un temple.) La grotte est de grande dimension, et offre depuis son porche une très belle vue sur les environs et la plaine de Valence.

Après une petite pause pour admirer la vue, nous reprenons le chemin en sens inverse pour regagner la voiture que nous avions laissée au bord de la route.

Le ciel est bleu et la température fraîche… une belle journée d’hiver !
Au pied de la cascade du Rif
Les rayons du soleil viennent éclairer la cascade
Magie d’un instant
Depuis le porche de la Grotte de la Dame, vue sur la plaine de Valence

La Baume Cornillane – Drôme – janvier 2022

[Drôme] monter au sommet de la Croix de Chabreille

Alors qu’au début de l’hiver, je n’avais pas eu le temps d’aller profiter de la neige en montagne avant qu’elle ne fonde, j’ai pu y aller mi-janvier après de nouvelles chutes. Je n’ai pas eu besoin d’aller très loin et je me suis arrêtée avant le Col des Limouches en montant dans le Vercors depuis la plaine de Valence.

J’avais repéré il y a quelques années une petite randonnée en direction de la croix de Chabreille, mais n’avais alors pas pu la faire en raison d’une entorse au genou encore trop récente. Cette fois, aucune blessure ne viendrait m’en empêcher !

Un peu avant le Col des Limouches (quand on y monte depuis Valence donc), on trouve sur la gauche de la route un petit parking faisant face à un grand champ. Lorsqu’il a neigé, il est impossible de louper l’endroit, surtout les jours sans école, car le champ se transforme alors en immense piste de luge pour le plaisir des petits et des grands… et le parking est vite complet (J’ai eu de la chance car une place venait de se libérer quand je suis arrivée). Le sommet portant la Croix de Chabreille est sur la droite du champ, et ses pentes servent aux glissades.

Toutefois, pour gagner la Croix, il faut faire le tour de la butte. Pour cela, j’ai commencé par traverser tout le champ de glisse en laissant la butte sur ma droite. Une fois arrivée au bout du champ (littéralement), un chemin sur la droite monte doucement vers un autre pré qu’il faut également traverser.

Au bout de ce pré, toujours sur la droite, on devine un sentier qui monte à flanc de colline. C’est par là qu’il faut passer. La pente est raide (et c’est ce qui m’avait fait rebrousser chemin la fois précédente). Mais à l’approche du sommet, on voit se profiler la croix.

Une fois en haut, le panorama est grandiose avec d’un côté la plaine de Valence (hélas un peu cachée par la pollution ce jour-là) bordée par les falaises du Vercors et de l’autre les sommets du Vercors et les flancs du plateau de Font d’Urle. La présence de la neige ajoute un peu de magie supplémentaire au tableau.

Je décide de continuer un peu à travers les buis, pour prolonger le plaisir de marcher dans la neige en admirant le paysage de tous les côtés. J’hésite à continuer sur le chemin afin de rejoindre la route en contre-bas, mais je choisis finalement de faire demi-tour afin d’éviter d’avoir à marcher au bord de la route trop longtemps.

De retour dans le grand champ, je constate que le soleil a décliné et plongé une grande partie des lieux dans l’ombre. Il fait plus frais et les familles commencent aussi à prendre le chemin du départ.

La neige est suffisamment glacée pour rendre l’utilisation des raquettes superflue
Au bord de la forêt
Il y a beaucoup de familles venues faire de la luge
En direction du petit pré
C’est parti pour l’ascension vers la Croix de Chabreille
Au sommet, profiter de la vue
Au sommet, profiter de la vue (bis)
La Croix de Chabreille (qu’on ne voit d’ailleurs pas depuis le bas de la butte !)
Marcher dans la neige…

Croix de Chabreille – Châteaudouble – Drôme – janvier 2022

[Drôme] dans les ruines du château de Rochefort-Samson

J’avais repéré les ruines du château de Rochefort Samson lors de précédentes sorties dans la combe d’Oyans. Depuis, les circonstances ne m’avaient pas permis d’y aller. Ce début d’après-midi, j’étais initialement partie pour faire un tour dans les ruines du château de Pellafol à Barbières. Puis, j’ai aperçu l’éperon rocheux de Rochefort Samson et j’ai trouvé que c’était la journée idéale pour ajouter son château ruiné à ceux que j’ai déjà exploré sur les contreforts du Vercors !

J’ai laissé ma voiture sur le parking du site d’escalade et j’ai suivi les balisages indiquant la direction du château. Après une première montée le long du pré conduisant aux gorges, j’ai rejoint la route sur quelques dizaines de mètres. Puis, le chemin est parti à l’assaut de la montée vers le château. Bien raide (j’ai calculé ensuite que la pente moyenne était au-delà de 20%), très humide des neiges et des pluies des jours précédents, souvent à flanc de coteau, le sentier met à l’épreuve les genoux et le cardio ! Heureusement la montée n’est pas trop longue (environ 1 km entre mon point de départ et l’esplanade au pied de la butte sur laquelle se trouve le château). Et le paysage d’un côté sur la plaine de Valence, de l’autre sur le vallon de Saint Genis et le Vercors vaut largement l’effort !

Je continue mon ascension vers les ruines en passant à côté des deux petits dômes de l’observatoire du club d’astronomie Alpha-Centaure. Du château à proprement parler, il ne reste qu’un pan de mur percé de quelques fenêtres par lesquelles on peut apercevoir les montagnes de Musan et de l’Epenet parées d’une fine couche de neige. Il faut toutefois continuer un peu au-delà des ruines pour arriver jusqu’à une table d’orientation sur un paysage à 360°, située juste au-dessus du col de Saint Genis. Le ciel bien dégagé me permet de m’amuser un long moment à retrouver les points remarquables indiqués sur la plaque émaillée. Toutefois, le vent souffle sur le promontoire et m’incite finalement à redescendre.

Pour regagner ma voiture, je décide de faire le tour par le col de Saint Genis. Si le trajet est un (tout petit) peu plus long par là, il est aussi en pente plus douce… et il me permet de voir le château sous un autre angle.

Vue sur la plaine de Valence
Dans la montée vers le château depuis les Ducs
On aperçoit l’observatoire astronomique sur la gauche
Les montagnes de Musan et de l’Epenet sont légèrement enneigées
Vue le vallon Saint Genis (qui a la réputation d’être un excellent spot à orchidées au printemps)
Dans les ruines du château
Entre les montagnes, les gorges de la Combe d’Oyans
Sur le chemin du col Saint Genis depuis le château
Un coup d’oeil à la « Momie » du Vercors
Un dernier regard au château

Rochefort Samson – Drôme – janvier 2022

[Drôme] débuter l’année à la Tour de Barcelonne

1er janvier 2022 – réveillé assez tôt, je constate que le soleil brille malgré la fraicheur laissée par la nuit. Alors, après avoir terminé 2021 par une randonnée, je décide de commencer 2022 de la même façon. Et pour cela, direction la Tour de Barcelonne.

Je choisis d’y accéder en partant de Combovin. L’heure est encore matinale quand je pars. L’herbe et la terre sont couvertes de givre que les rayons du soleil viennent évaporer dans un phénomène de sublimation si photogénique !

Après un moment d’émerveillement, je me lance dans la montée vers la Tour. Je suis seule sur le chemin. La nature environnante est calme, apaisante. Arrivée sur la crête aux Terres Blanches, j’aperçois des bandes de nuages qui se faufilent entre les sommets des collines environnantes. Encore lointaine, j’aperçois la Tour avant de la perdre de vue, cachée par la végétation persistante.

J’approche du but de ma randonnée entourée par le seul bruit des arbres bruissant dans le vent léger. Le soleil, bien présent, a maintenant réchauffé l’atmosphère. A un détour du chemin, je me retrouve juste sous la Tour, dressée sur sa colline.

Je passé à côté de quelques pans de murs ébranlés. Puis, je traverse le pont qui permet d’accéder au pied de la Tour, dans les ruines de l’ancien château. Le paysage de la plaine de Valence se déploie à mes pieds. En me retournant, je peux contempler les piémonts du Vercors dominés par la Raye. Je reste un long moment à profiter de l’endroit que j’ai pour moi toute seule.

Mais le temps passe, et il va falloir songer à redescendre. Je fais donc demi-tour et je croise d’autres randonneurs avec lesquels j’échange sourires et bons vœux… Ces premières heures en 2022 sont plutôt sympathiques !

Sublimation du givre
En montant vers les Terres Blanches
A l’approche de la Tour de Barcelonne
Au pied de la Tour
Au delà des ruines de l’ancien château fort, les piémonts du Vercors, dominés par la Raye
Profiter d’être seule au pied de la Tour…

Tour de Barcelonne – Drôme – 1er janvier 2022

(*) L’accès à la Tour de Barcelonne depuis Combovin se fait au départ du cimetière, en passant par les Terres Blanches. Le chemin est large et facile, ne présentant aucune difficulté particulière et est donc accessible même avec des enfants.

[petits moments] pause déjeuner à Peyrus

Quand la journée de télétravail a déjà un peu trop duré à l’approche de l’heure du déjeuner (j’ai tendance à commencer à travailler très tôt quand je le fais depuis chez moi), et que j’ai besoin d’une vraie pause, il est fréquent que je me rende à Peyrus.

En effet, ce n’est pas très loin de chez moi, le stationnement y est facile (au niveau du cimetière, il y a un très grand parking) et plusieurs chemins de randonnée partent de là pour des balades qui n’ont pas nécessairement à être très longues.

Ce jour-là, le ciel était plutôt couvert et les sentiers boueux mais la température était clémente. Alors après avoir mangé mon sandwich, j’ai marché un bon moment avec la vue sur les montagnes…. De quoi recharger les batteries et revenir en pleine forme pour un après-midi de travail !

Peyrus – Drôme – décembre 2021

[projet 52-2022] semaine 2 – hiver

Hors de question de me laisser prendre par le temps deux semaines de suite dès le début du projet 52 ! Alors pour ce thème Hiver, j’ai profité d’une sortie dans la nature sur les contreforts du Vercors samedi dernier pour prendre ma photo (j’aurai l’occasion de revenir en détail sur cette jolie randonnée un peu sportive).

En effet, la neige était tombée dans la matinée sur les hauteurs et avait déposé un petit voilà blanc sur les rochers. Cumulé avec les branches nues des arbres, j’avais de quoi illustrer la saison hivernale !

Dans les ruines du château de Rochefort-Samson (Drôme)

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Pour voir à quoi ressemble l’hiver chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : Parfois, certains commentaires sont envoyés dans la pile de modération par la plateforme du blog. Je ne suis pas connectée non stop sur celle-ci, mais je vais passer plusieurs fois dessus dans la journée pour vérifier et valider les commentaires concernés. Aussi il peut se passer un petit délai avant que votre commentaire n’apparaisse.

[petits moments] automne/hiver au pied du Vercors

Une pause déjeuner un jour de télétravail, la nécessité de déplacer la voiture, et la décision de partir avec un pique-nique léger quelques kilomètres plus loin pour profiter d’une balade en pleine nature… C’était jeudi midi. Il restait encore un peu de la neige tombée le week-end précédent. Depuis mon précédent passage, les feuilles étaient quasiment toutes tombées des arbres. Seuls les fruits éclos des fusains apportaient une petite touche colorée.

Les arbres sont maintenant dégarnis et la neige a fait son apparition au pied du Vercors
Traces de neige au pied de la Vierge du Voeu
La couleur rose éclatante des fruits du fusain
Automne/hiver
Sur les troncs, les mousses sont gorgées de l’eau issue de la fonte de la neige des jours précédents
Vue sur la plaine de Valence, le massif de Crussol et la montagne ardéchoise
Automne/hiver (bis)
Automne/hiver (ter)

Peyrus – Drôme – décembre 2021

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Bonus : un aperçu de la neige dimanche 29 novembre au matin par la fenêtre