[Drôme] se croire en Terre du Milieu

Quand je vais marcher au dessus de la Baume Cornillane en automne, j’ai vite fait de me sentir transportée dans un autre monde, et je ne serais guère surprise d’y croiser quelque créature légendaire. Je m’attends presque à voir surgir hobbits, elfes ou nains lancés dans une quête aux confins de cette Terre du Milieu.

Il faut dire qu’entre les chemins tracés à travers les bois, les ruines du château des Cornillans et les roches de la Pangée, le site a quelque chose de magique. Situé sur les contreforts du Vercors, il domine la plaine de Valence d’un côté et se fait surplomber par les crêtes de la Raye de l’autre. Au loin, la montagne ardéchoise dessine sa silhouette. Tandis qu’à nos pieds, les ruisseaux ont creusé quelques cluses dans la roche dure.

J’aime aller marcher sur la crête au pied des roches verticales. Le chemin est souvent battu par le vent. Les points de vue sont superbes de chaque côté, entre paysages agricoles et forestiers.

Je ne manque pas non plus de pousser jusqu’aux ruines du château qui dominent le village. Quelques pans de murs, un reste de donjon…. et l’imagination fait le reste ! Que d’histoires à inventer à partir de ces lieux !

Proche de chez moi, c’est un secteur où je vais régulièrement randonner et dont je ne me lasse pas. C’est également un bel endroit pour venir admirer le coucher du soleil au dessus de l’horizon ardéchois….

Paysages agricoles
Sous le vent…
Contreforts du Vercors
Sur la crête, se faufiler entre les arbres…
Couleurs d’automne sur la Raye
Entre roches dures et tendres…
Les roches verticales « de la Pangée »
Au pied de la Raye
En arrivant au château…
Le donjon des Cornillans

La Baume Cornillane – Drôme – octobre 2020

(*) Partant des roches de la Pangée, j’ai suivi la crête jusqu’à retrouver le route départementale à peu de distance du Pas du Pont. J’ai ensuite rebroussé chemin pour revenir vers le château. Je suis descendue en direction du Pont d’Ourches avant de retourner en longeant la route là où j’avais laissé ma voiture. La sortie devait faire entre 3 et 4 km.

(**) Si vous ne connaissez pas les lieux, il existe un sentier de découverte qui permet de faire le tour du site de la Pangée et du château. Balisé par de petits panneaux directionnels et agrémenté de panneaux explicatifs, il permet de voir l’ensemble des éléments remarquables.

Sur le sentier de découverte du site de la Baume Cornillane

[Drôme] couleurs d’automne au Col de la Bataille

Profitant d’une journée de vacances, nous sommes allés marcher dans le Vercors, du côté du Col de la Bataille. Aux confins de deux vallées, celle d’Omblèze et celle de Bouvante, le col donne l’impression d’être sur un pont de pierre permettant de passer d’une montagne à l’autre. La vue y est magnifique quelle que soit la direction dans laquelle le regard se porte.

Ayant pour une fois trouvé à laisser la voiture après le tunnel en arrivant du Grand Echaillon, et après avoir observé les prémices de l’hiver sur les crêtes de Font d’Urle, nous sommes partis au pied du roc de Toulau en direction de la Croix d’Ambel.

A nos pieds, la hêtraie se déployait en des couleurs chatoyantes. De l’autre côté de la vallée d’Omblèze, les rochers de la Sausse dominaient le paysage automnal.

Nous avons profité des couleurs d’automne tout en marchant, et discutant mais sans trop nous éloigner (Mr 2e avait une entorse à un gros orteil qui l’empêchait de trop forcer…). Peu importe la distance, nous en prenons plein les yeux et apprécions le calme. En effet, arrivés tôt en début d’après-midi, nous n’avons croisé personne avant de revenir au parking.

Prémices d’hiver…
Vue sur la Combe de Bouvante
Au coeur de la hêtraie
Vue sur les rochers de Sausse
Dominer la vallée d’Omblèze
Marcher au coeur de l’automne
Couleurs chatoyantes de l’automne
Dernières baies
Au col de la Bataille, dominé par le Roc de Toulau

Col de la Bataille – Vercors – Drôme – octobre 2020

(*) L’accès à la croix d’Ambel (où nous ne sommes pas allés cette fois) se fait en longeant le pied du Roc de Toulau, par un chemin assez large et facile sur lequel passe le GR. C’est ce chemin que nous avons emprunté. Il permet d’avoir de jolies vues sur la montagne de la Sausse en face et sur la vallée d’Omblèze en contrebas.

[petits moments] les couleurs de l’automne

Parmi les plaisirs des randonnées et balades automnales, il y a celui d’admirer les couleurs changeantes de la nature. Petit à petit, les arbres prennent leurs teintes ocres, jaunes, rouges tandis que les baies colorées égayent des branches parfois déjà dénudées.

La Baume Cornillane – Drôme – octobre 2020

[Drôme] au pied de la cascade blanche

Fin août, alors que le week-end était pluvieux, j’ai profité d’une accalmie entre deux averses pour aller (enfin !) découvrir la cascade blanche.

Située à Sainte Eulalie en Royans, elle tire son nom du rideau d’eau qui la compose. Depuis le village, elle est très facile d’accès, ce qui en fait un coin de pique-nique et de baignade particulièrement apprécié en été.

Avec la pluie des jours précédents, la Vernaison avait un débit assez important, et la cascade était bien formée. J’ai passé un bon moment à l’admirer et la photographier (les pieds dans l’eau). La météo incertaine m’a permis de profiter du site quasi vide, donnant à l’ensemble une impression de bout du monde

Cascade blanche – Sainte Eulalie en Royans – Vercors
Drôme – août 2020

(*) L’accès à la cascade blanche se fait depuis le village de Sainte Eulalie. Elle est bien fléchée depuis la sortie du village en direction des Petits (et Grands) Goulets.

(**) J’avais initialement envisagé d’aller aussi voir la cascade verte située un peu en amont sur la Vernaison, mais la météo très changeante et l’arrivé de la pluie m’en ont dissuadée. Ce sera pour une prochaine fois !

[Isère] émerveillement souterrain à la grotte de Choranche

les falaises de Presles

Ma dernière visite de la grotte de Choranche remontait à 2013…. J’avais pourtant depuis régulièrement envisagé d’y retourner mais sans jamais vraiment trouver le moment. En juillet, alors qu’il faisait chaud et que le soleil brillait, j’ai demandé aux enfants quels étaient leurs souhaits en vue d’une balade le jour même. Les éléments de réponse qui sont arrivés étaient : Vercors, de la fraîcheur et pas trop de soleil…. Et la première idée qui m’est venue à l’esprit en retour est « la grotte de Choranche ». Ni une, ni deux, un tour sur internet pour vérifier horaires et conditions de visite, et nous étions partis.

Sur le trajet déjà, il est difficile de ne pas se laisser impressionner par les paysages du Vercors. Après avoir traversé Pont en Royans (où il faut vous arrêter si vous ne connaissez pas afin d’admirer les maisons suspendues), on remonte le cours de la Bourne jusqu’à l’entrée des gorges. Là, les majestueuses falaises de Presles surplombent le cirque de Choranche.

Une fois arrivés sur le parking des grottes, et le bâtiment d’accueil passé, un sentier monte jusqu’au porche de Coufin où l’on pénètre dans le monde souterrain de la grotte.

La grotte a été explorée pour la première fois en 1897 par Oscar Decombaz. Il a mené son exploration jusqu’à ce que le niveau de l’eau l’empêche de progresser dans chacune des deux cavités Coufin et Chevaline, qui en fait se rejoignent et ne sont que des développements d’un même réseau souterrain, aujourd’hui exploré sur un peu plus de 33 kilomètres.

La grotte de Choranche a été façonnée par le travail de l’eau, entre creusement par une rivière souterraine et modelage par le ruissellement des eaux infiltrées sur le plateau des Coulmes, environ 300 mètres plus haut. La visite se fait en longeant la rivière souterraine et permet d’admirer les fistuleuses, fines stalactites de faible diamètre et dont la plus longue mesure plus de 3 mètres…. Si des stalactites de ce type sont présentes dans toutes les grottes karstiques, celles de Choranche présentent la particularité d’être extrêmement nombreuses (et longues…) créant des plafonds entiers de fistuleuses dans plusieurs salles.

Dans la salle dite de la Cathédrale en raison de son volume et sa hauteur, un spectacle son et lumière anime les concrétions. La grotte abrite également un conservatoire de protées, ces salamandres cavernicoles slovènes actuellement en voie d’extinction.

Après une heure sous terre (où l’on perd toute notion du temps...), c’est le moment de retourner à la surface. La sortie s’effectue par l’entrée naturelle de la grotte, là où la rivière s’écoule.

En redescendant, nous profitons encore largement du paysage alentour… et nous prenons un rafraîchissement au bar du site, dont la terrasse offre une vue magnifique sur les falaises voisines.

Paysages grandioses du Vercors, à l’entrée des gorges de la Bourne
Sous le porche de Coufin
les premières concrétions de la visite
la grande salle, son lac souterrain et l’ouverture naturelle de la grotte au fond
Plafond de fistuleuses
son et lumières souterrain
fistuleuses en pagaille….
terrasse avec vue !

Grotte de Choranche – Isère – juillet 2020

(*) La grotte de Choranche est normalement ouverte toute l’année, mais les conditions météorologiques en particulier peuvent imposer des limitations. Il convient donc de se renseigner au préalable. De même, surtout dans le contexte sanitaire actuel, il est conseillé de réserver sa visite sur internet avant de venir…. et de ne pas oublier de se présenter à l’accueil une vingtaine de minutes avant l’horaire de la visite, pour avoir le temps de monter tranquillement jusqu’à l’entrée de la grotte.

[projet 52-2020] semaine 29 – vers le haut

Il y a des hasards amusants : alors que j’ai choisi de mettre ce thème « vers le haut » cette semaine dans le projet 52 depuis décembre dernier, c’était également le thème choisi pour le flash challenge de IgersFrance sur Instagram dimanche dernier ! La photo que je vous propose est la même que celle que j’ai publiée dimanche sur mon compte Instagram donc.

En effet, samedi, en balade dans le Vercors, j’avais pris (entre autres photos de paysages) celle-ci depuis le porche de Coufin. C’est un angle sous lequel j’aime bien photographier les porches et autres entrées de grottes, en me positionnant au bord et en prenant la photo en direction du ciel, de façon à avoir un aperçu de la masse rocheuse au-dessus de nos têtes.

Pour les plus curieux, le porche de Coufin est facilement accessible car il se situe à l’entrée de la grotte de Choranche (dont je vous reparlerai) et le chemin d’accès est très bien aménagé.

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Pour jeter un oeil à ce que les autres participants voient vers le haut, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

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PS : ce samedi, je ne sais pas si j’aurai l’occasion de me connecter. Donc, si par hasard votre commentaire ne s’affichait pas, ne paniquez pas : il est très certainement parti en modération et je le validerai dès que possible….

[petits moments] entre le 27 juin et le 3 juillet 2020

SAMEDI 27 JUIN. J’ai eu besoin d’aller en ville (une semaine que la pile de ma montre était arrêtée, cela devenait pénible de ne pas avoir l’heure au poignet !). J’en ai profité pour acheter deux bricoles en plus… et comme il faisait chaud, je suis allée prendre un bubble-tea chez Tamper & Yummy !

Bubble tea sapin/perles à la cerise

(*) Tamper & Yummy, rue Dauphine, 26000 Valence (entre le théâtre et la mairie)

En fin de journée, alors que les températures baissaient tout doucement, j’ai pu profiter du point de vue sur la Raye depuis Montvendre….

Point de vue sur la Raye depuis Montvendre – Drôme

DIMANCHE 28 JUIN. Il continue à faire très chaud : c’est donc le temps idéal pour déguster une excellente glace. Pour cela, direction la Fabrique Givrée à Tournon….

Sorbets Fraise Mara des Bois et Basilic-Menthe fraîche

(*) La Fabrique Givrée, 55 Impasse Burgunder, ZAE Champagne, 07300 Tournon-sur-Rhône (terrasse éphémère sur le parking de l’unité de production)

MERCREDI 1er JUILLET. Le challenge de la fin de journée était de réussir à passer entre les gouttes pour aller prendre le train. Mission réussie : j’étais sur le quai (à l’abri du auvent) quelques minutes à peine avant les premières gouttes d’un orage plutôt violent !

VENDREDI 3 JUILLET. J’ai choisi des tournesols pour mettre un peu de couleur dans la maison.

[Drôme] paysages champêtres

Parmi mes petits plaisirs quotidiens retrouvés, il y a celui de traverser la campagne pour aller ou revenir de la gare, pour aller faire les courses, et bien sûr pour aller me promener…

Extraits photographiques….

Rayures drômoises (Chabeuil)

Champ de coquelicots (Chabeuil)

Au pied des roches de la Pangée (La Baume Cornillane)

dans les blés mûrs (Etoile sur Rhône)

Drôme – juin 2020

[petits moments] du 23 au 29 mai 2020

Comme je l’ai évoqué, les semaines reprennent des cours moins confinés. Je n’ai donc plus envie de continuer mon Journal de Confinement. Toutefois, je n’ai pas non plus envie de reprendre le fourre-tout tel qu’il était avant… Je crois que ce qui me convient dorénavant est un mix entre les deux, quelque part entre le journal de bord et le fourre-tout de photos. Voici donc les « petits moments », des photos prises au fil de la semaine qui n’ont pas de place dans un billet sur un sujet précis, quelques éléments contextuels…. et quelques réflexions plus personnelles parfois.

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bouquet champêtre

SAMEDI 23 MAI. Un petit bouquet champêtre de reines-marguerites est venu mettre un peu de couleur dans un jour d’orages où la pluie est tombée à plusieurs reprises….

par la fenêtre….

LUNDI 25 MAI. Tomber en panne de voiture, et devoir rentrer à pied (plus rapide que d’accompagner la voiture chez le dépanneur et d’y attendre le taxi payé par l’assistance pour rentrer…) tout en admirant le paysage…. et après avoir acheté un kilo d’abricots à la baraque à fruits (puisque c’est juste devant que la voiture s’est arrêtée !)

Vue sur le Vercors depuis Montélier – Drôme

[Drôme] chercher les orchidées sauvages autour du col Jérôme Cavalli

Orchis tridenté (?)

Les environs du col Jérôme Cavalli, au-dessus du Combovin, font partie de ces endroits où j’ai plaisir à aller chaque année pour pister les orchidées au mois de mai. On y trouve en effet de nombreuses variétés, dans un paysage assez brut, entre pelouses sèches, buissons et pierriers.

Assez logiquement, je m’y suis rendue juste après la fin du confinement. La floraison était déjà bien avancée et certaines orchidées commençaient à montrer des signes de fin de floraison. J’ai malgré cela pu faire une jolie récolte photographique, riche de diversité.

Le soleil ne brillait guère mais le vent n’était pas trop présent dans le secteur où je me suis promenée. Cela m’a (enfin !) permis de prendre une photo correcte de l’orchis de Provence à la douce couleur jaune.

Il est intéressant de voir que d’une année à l’autre, les individus ne semblent pas forcément avoir la même répartition entre les espèces. J’ai noté cette année beaucoup d’orchis hommes pendus, et peu d’orchis brûlés. Je n’ai pas vu d’orchis singes ni d’orchis bouffons. C’est peut-être parce que je n’y vais pas chaque fois pile au même stade de floraison, mais je ne sais pas dans quelle mesure cela pourrait être lié aux conditions climatiques ou autres variations annuelles.

Quoi qu’il en soit, il est possible que je ne puisse pas faire beaucoup d’autres sorties « orchidées » ce printemps… qui est déjà bien avancé ! J’étais donc ravie de pouvoir malgré tout profiter de ces fleurs délicates et colorées…

Orchis tridenté (?)
Orchis mâle
Orchis de Provence
Orchis tridenté (?)
Orchis militaires
Orchis militaires
Orchis homme pendu
Orchis brûlé

environs du col Jérôme Cavalli – Combovin – Vercors – Drôme – mai 2020

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Photo bonus : une vue d’ensemble des lieux.

Ce paysage donne une impression d’immensité, de liberté. La rudesse globale est contre-balancée par les détails : les fleurs, le chant des oiseaux, le son des insectes….

entre Combovin et Lozeron – Vercors – Drôme – mai 2020