[Drôme] autour du château de Pellafol

J’avais repéré les ruines du château de Pellafol à Barbières depuis un moment sans jamais prendre le temps d’y aller. Au printemps, j’avais découvert le sentier des Pellafols qui permet de parcourir l’ensemble du village. Je n’avais toutefois pas poussé jusqu’au bout de celui-ci une fois la cluse dépassée. J’ai donc décidé de retourner à Barbières avec un double but : terminer de parcourir le chemin des Pellafols et monter aux ruines du château.

J’ai commencé par le chemin des Pellafols, en partant du pont sur la Barberolle. Il m’a emmenée sur un sentier en direction du col de la Sambie. Les points de vue sur les Monts du Matin sont superbes et le chemin permet une agréable ballade en campagne.

Revenant sur mes pas là depuis l’endroit où le chemin des Pellafols s’arrête, j’ai assez vite bifurqué en montée afin de rejoindre les ruines du château. J’avais vaguement regardé la carte avant de partir de chez moi mais j’ai suivi les chemins « à la direction » afin de contourner la combe qui me séparait de l’endroit où est bâti le château.

J’ai ainsi rejoint la ligne de crête dominant la plaine de Valence. Et je l’ai plus ou moins suivie sur de petites sentes à peine marquées pour revenir en direction du château. Peu visible et un peu chaotique, le chemin m’a fait me demander si je n’allais pas devoir renoncer à un moment où l’autre face à un obstacle infranchissable !

Finalement, progressivement, j’ai vu les ruines du château se rapprocher, et je suis arrivée au pied de l’ancien donjon. Compte tenu de la vue depuis cet endroit, il est aisé de comprendre le choix d’y installer une forteresse : le paysage permet de surveiller l’accès au col de Tourniol et au Vercors d’un côté, et toute la plaine de Valence et le débouché de la vallée de l’Isère de l’autre.

Après cette petite pause, j’ai pris le chemin du retour, empruntant cette fois le sentier direct en direction du village…

en direction du col de la Sambie
Au pied des Monts du Matin
Vue sur les Monts du Matin, avec le col de la Sambie à droite
Le relief donne une fausse impression de proximité : une combe me sépare encore du château
Le château domine la cluse de Barbières
Avancer en forêt et attraper quelques vues dégagées sur la montagne
Arrivée sur la crête, au dessus du château de Pellafol et de la cluse de Barbières
Les Monts du Matin et le col de la Sambie
Au pied du donjon
En redescendant vers le village, dominer celui-ci

Barbières – Drôme – janvier 2021

(*) Le sentier de découvertes des Pellafols permet d’aborder l’ensemble des points d’intérêt du village. Son point de départ se situe au cœur du village. Par contre, il ne monte pas au château.
L’accès « direct » au château se fait en empruntant le chemin du château (c’est le nom de la petite ruelle qui débouche sur la rue principale) depuis le centre du village.
J’ai pour ma part pris des chemins détournés, pas forcément balisés ni même répertoriés sur les cartes IGN. Ce genre de pratique demande d’avoir un sens de l’orientation correct, de connaître un minimum le secteur dans lequel on évolue (a minima une reconnaissance préalable sur une carte) et de savoir se mettre une limite (par exemple, un horaire auquel il est impératif de faire demi-tour si on n’est pas parvenu à un point de repère permettant de s’assurer de terminer la sortie dans de bonnes conditions).

[Drôme] sur les sentiers enneigés jusqu’à Château Rompu

Un samedi en tout début d’après-midi, alors que nous cherchions une idée pour aller marcher un peu pas trop loin de la maison, Mr 2e m’a rappelé qu’il ne connaissait pas Châteaudouble. Nous avons donc décidé de partir jusqu’aux ruines de Château Rompu… Et en arrivant au village de Châteaudouble, une jolie surprise nous attendait : la neige était venue saupoudrer les environs !

La montée jusqu’à Château Rompu commence au cœur du village, à deux pas de la fontaine. Très vite, le chemin s’élève entre les branches des petits chênes qui ont gardé quelques feuilles aux teintes automnales. La neige qui a blanchi le paysage apporte une petite touche de magie.

En nous enfonçant dans le bois, nous repérons plusieurs traces animales : chevreuil, sanglier, chiens…. C’est un vrai jeu de piste que nous suivons et qui nous conduit aux vestiges de l’ancien château-fort.

Nous nous faufilons le long d’un ancien pan de mur. La vue se dégage vers le col des Limouches et les piémonts du Vercors. Nous continuons jusqu’à la table d’orientation au bout du promontoire rocheux. La plaine de Valence s’étale sous nos yeux tandis que le village est blotti à nos pieds.

Après avoir longuement profité du paysage, nous repartons sur nos pas pour redescendre vers le village… et rentrer à la maison prendre une boisson chaude bien méritée !

Avancer sur les sentiers enneigés….
Rejoindre la ligne de crête au cœur de la forêt…
Arriver au pied des ruines de Château Rompu
Se faufiler entre un pan de mur et la végétation…
Jeter un oeil au paysage (et imaginer de futures sorties…)
Admirer le panorama depuis la table d’orientation…
Surplomber le village de Châteaudouble
Jouer avec le soleil sur les piémonts du Vercors

Châteaudouble – Drôme – janvier 2021

(*) Plusieurs places de stationnement sont disponibles au cœur du village, autour de l’école. Le départ de la randonnée vers Château Rompu se fait depuis la place de la mairie (où se trouve la fontaine), en empruntant la petite ruelle nommée Chemin de Château Rompu… Attention, après avoir monté le long du coteau, il faut à un moment tourner à gauche sur un sentier de crête au cœur de la forêt en partant quasiment dans la direction opposée et le balisage à la bifurcation n’est pas forcément très visible (en particulier si le petit panneau est couvert de neige !) quand on arrive du village.

[Drôme] balade d’hiver à La Baume Cornillane

En janvier, après quelques journées très froides, je suis de nouveau allée à la cascade du Rif à La Baume Cornillane. Le chemin d’accès était gelé, et finalement bien moins glissant que lors de mon précédent passage.

Arrivée au pied de la cascade, j’ai trouvé, comme je m’y attendais, quelques stalactites de glace qui ajoutaient une touche de féérie. Après un long moment à observer le ballet de l’eau qui tombe dans cet environnement glacé, j’ai eu envie d’aller voir le haut de la cascade.

Je suis donc partie en direction de la grotte de la Dame d’où j’ai jeté un coup d’oeil au château des Cornillans à travers les branches, puis j’ai contourné le rocher où se trouve la grotte pour monter à l’arrière de celui-ci. Un petit sentier, pas toujours bien marqué et parfois envahi par la végétation, permet d’accéder au ruisseau qui se déverse dans la cascade. Il suffit alors de suivre le ruisseau pour surplomber la cascade.

Là, le ruisseau s’est frayé un chemin en creusant la roche au fil des millénaires. Je me suis avancée avec prudence (une glissade m’aurait valu une chute de plusieurs dizaines de mètres, je préférais ne pas essayer !) jusqu’au saut du ruisseau. Assise sur le rocher, j’ai pris le temps d’admirer le paysage à travers l’échancrure creusée par l’eau.

En revenant sur mes pas, j’ai pu admirer les points de vue sur la Raye enneigée. Les nuages qui passaient permettaient au soleil de jouer à cache-cache et d’éclairer différents lieux les uns après les autres, créant d’éphémères ambiances de contes de fées.

Enfin, en retournant sur la route qui me ramenait à la voiture, c’est le château des Cornillans, majestueux, que j’avais en point de mire… Une fin parfaite pour cette randonnée… une fin qui ne pouvait que me donner envie de revenir, encore !

Stalactites de glace autour de la cascade
Vue sur le château des Cornillans à travers les arbres depuis la Grotte de la Dame
Le ruisseau a creusé son lit dans le rocher…
Vue sur les environs depuis le haut de la cascade
Le saut du ruisseau du Rif
Montagnes enneigées…
Magie de l’hiver…
Paysages fantasmagoriques…
Vue sur la Raye
En se retournant, admirer le château des Cornillans…
Invitation à revenir randonner par ici…

La Baume Cornillane – Drôme – janvier 2021

(*) L’accès au haut de la cascade est dangereux. Le chemin d’accès au ruisseau demande de « mettre les mains » par endroits, et est très peu marqué. Les rochers aux abords du saut du ruisseau peuvent être très glissants en fonction des conditions météo. La cascade fait plusieurs dizaines de mètres de haut ! Il convient donc d’y aller avec la plus extrême prudence…

[Drôme] marée basse à Saint Nazaire en Royans

J’avais vu passer sur les réseaux sociaux que le plan d’eau du barrage sur l’Isère de Saint Hilaire du Rosier était en train d’être purgé. Hier, j’ai eu l’occasion de faire un saut à Saint Nazaire en Royans afin de voir cela.

Le lac de la Bourne est ainsi essentiellement vidé en dehors du lit de la Bourne et de celui de la résurgence de Thaïs (qui compte-tenu des dernières pluies ont un bon débit). Le bateau à roues est posé à même la vase, fortement accumulée à cet endroit.

Dans la vase, on devine un ancien petit pont sur le ruisseau provenant de la grotte. Les parois rocheuses en face du débarcadère (et en aval) témoignent de la hauteur d’eau qu’il y a habituellement à cet endroit.

En amont de Saint Nazaire, la Bourne s’étale également moins, coulant selon son lit naturel. Et en aval de Saint Nazaire, on constate le même phénomène également sur l’Isère.

L’aqueduc était fermé mais j’aurais été curieuse de voir d’en haut ce paysage si différent de celui auquel nous sommes accoutumés !

La Bourne continue à s’écouler alors que le niveau du lac a été baissé
Le bateau à roues repose à plat sur la vase
En amont de Saint Nazaire aussi le niveau de l’eau a diminué
Depuis le pont de Saint Hilaire du Rosier, la confluence de l’Isère et de la Bourne
La Bourne en aval de Saint Nazaire

Saint Nazaire en Royans – Drôme – 3 février 2021

[Drôme] retour à la chapelle Sainte Marguerite

Si j’aime bien aller à la Chapelle Sainte Marguerite, au dessus de Combovin, nous nous sommes aperçus que nous n’y étions jamais montés en famille ! Il était donc impératif de remédier à cela… Entre les fêtes, c’était la sortie parfaite pour prendre l’air sans avoir à hâter le pas au retour : l’après-midi était en effet déjà bien engagé quand nous nous sommes décidés.

Après les pluies des jours précédents, la Véore était bien gonflée et si le passage à gué était possible sans se mouiller les pieds, cela ne devait pas être le cas quelques jours auparavant. A partir de là, nous avons suivi le chemin habituel : la montée le long des prés, les vues dégagées sur le Vercors derrière nous, le village qui s’éloigne peu à peu, puis la montée dans les bois à la végétation quasi méditerranéenne avant d’apercevoir la croix du sommet puis la petite chapelle blottie à ses pieds.

Comme nous n’avons pas tous le même rythme (et encore, j’étais contente de mettre 30% de temps en moins cette fois par rapport à la fois précédente où je reprenais tout juste la randonnée), nous nous attendons régulièrement, histoire de s’assurer que nous partons bien tous dans la même direction.

Au pied de la chapelle, nous avons pris le temps d’admirer le paysage de tous les côtés. Le ciel était clair et la vue bien dégagée, en particulier sur la plaine de Valence. Au loin, les sommets ardéchois se devinaient enneigés. De l’autre côté, le soleil éclairait encore les petites vallées, et nous avons regardé un troupeau de vaches (qui nous semblaient minuscules) se déplacer dans un champ.

Après un passage dans la chapelle et un petit crochet pour admirer le point de vue sur la Tour de Barcelonne, tandis que le soleil déclinait et que l’ombre gagnait notre versant de la montagne, nous avons pris le chemin du retour à la maison…. et d’un bon goûter bien mérité.

S’éloigner du village après avoir traversé le gué (que l’on aperçoit au bout du chemin)
Monter dans la lumière de l’après-midi
Profiter des points de vue sur le Vercors
En arrivant au sommet…
Vue sur la plaine de Valence et la montagne ardéchoise
Paysage agricole en fond de vallon…
Quand le soleil descend derrière la montagne…

Combovin – Drôme – décembre 2020

[Drôme] dans le cirque de Peyrus, sur le chemin des Moines

Je crois que le chemin des Moines, dans le cirque de Peyrus, au pied du Vercors, aura été une de mes grandes découvertes de la fin d’année 2020 ! Je l’avais approché lors des premières chutes de neige de la saison alors que nous avions des restrictions de temps et de distance pour nos sorties, et j’avais alors fait une balade entre automne et hiver. J’y suis retournée lorsque nous avons eu des chutes de neige un peu plus marquées et surtout à plus basse altitude pour profiter des paysages bien blancs.

Si ces deux fois, je ne suis pas montée très haut, j’avais noté lors de mon premier passage qu’il faudrait que j’aille voir en direction du Pas du Touet. C’est ce que j’ai fait le dernier dimanche de décembre dernier.

J’avais envie de voir de la neige de près. Compte tenu du nombre de voitures en direction du Col des Limouches, je me suis dit qu’il y aurait sans doute foule sur les quelques parkings permettant d’accéder aux champs de neige et que j’allais plutôt tenter de monter voir chercher la neige à pied !

Je me suis donc stationnée sur la route des Chichats, juste avant le petit pont et surtout la première montée. Arrivée à l’intersection des routes de Drogue et des Chichats, j’ai emprunté le GR93 en direction du Pas du Touet.

Le chemin est assez étroit, et surtout il monte bien en permanence (un rapide calcul mental me donne une pente moyenne autour de 20% sur la montée entre les Chichats et le Pas du Touet). Comme je manque un peu d’entrainement (entre blessures et confinements…), c’est sans doute un peu optimiste de ma part mais c’est bien trop tentant d’approcher la neige ! Je me fais d’ailleurs plus souvent dépasser que je ne dépasse d’autres randonneurs… La montée est raide mais la neige se rapproche : cela me motive (tout comme le « Courage !  » que me lance un traileur alors que je reprends mon souffle au bord du chemin).

Le sol du sous bois blanchit de plus en plus à mesure que je monte. Le vent fait virevolter les flocons qui s’étaient déposés sur les arbres. Et soudain, alors que le chemin offre une vue un peu plus dégagée sur la plaine de Valence, les abords du sentier sont couverts d’une jolie couche de neige. Me voilà immédiatement projetée dans la magie de l’hiver !

A mesure que j’approche du col, la pente se raidit. Avec la neige tassée par les passages des marcheurs, le sol devient aussi plus glissant. Après une petite hésitation à continuer, je me décide finalement à faire demi-tour un peu avant le Pas du Touet : le genou auquel je m’étais fait une entorse tire beaucoup, et je commence à avoir mal dans la cuisse à force de compenser… Si je veux m’assurer de rentrer chez moi, il est raisonnable d’entamer la descente !

Comme pour insister sur la sagesse de ma décision, je m’aperçois aussi que le soleil commence à décliner. Je profite toutefois de la descente pour jeter un oeil dans les trouées d’arbre et admirer le paysage. Je quitte peu à peu la neige…

Lorsque je retrouve ma voiture, je suis certes fatiguée mais surtout heureuse de cette belle sortie sur le chemin des Moines, de cette balade au cœur du cirque de Peyrus. Et puis, je pourrai toujours revenir une nouvelle fois pour aller jusqu’au Pas du Touet et longer un peu ensuite la crête pour admirer la vue sur la plaine de Valence….

C’est parti !
Au bout du champ, les premières traces de neige…
Gravir la montagne !
La neige a glacé sur la végétation..
La majeure partie de la randonnée se fait en sous-bois
Le plaisir de marcher dans la neige…
La neige a recouvert le paysage…
Un coup d’oeil sur la plaine dans les trouées d’arbres…
Apercevoir la montagne ardéchoise à l’horizon
Regarder à travers les branches dégarnies
Winter wonderland

Chemin des Moines (GR93) – Peyrus – Drôme – décembre 2020

(*) Pour partir sur le chemin des Moines depuis Peyrus, il est possible de laisser sa voiture à la sortie du village en direction du Col des Limouches auprès des bacs de tri sélectif de la route des Chichats ou d’emprunter cette route sur environ 1 km où du stationnement est possible le long de la rivière.
Le balisage est celui du GR93 (blanc/rouge). Depuis le hameau des Chichats jusqu’au Pas du Touet, il y a environ 2.5km pour 575 mètres de dénivelé positif : plus que la distance, c’est la pente qui rend le chemin difficile.

[Drôme] aller voir la cascade après les pluies

Après plusieurs jours de pluie en décembre, je suis retournée voir la cascade du Rif à La Baume Cornillane. En effet, compte-tenu de la nature des sols, les niveaux des ruisseaux et rivières sont très sensibles aux fortes pluies.

Dès que je me suis engagée sur le petit chemin dans la forêt qui mène à la cascade, j’ai entendu le bruit du ruisseau, nettement plus fort que lors de mes précédentes visites.

En allant y jeter un coup d’oeil, l’impression s’est confirmée : son débit était bien plus important que d’autres fois.

A l’approche de la cascade, en longeant le ruisseau, j’ai commencé à l’entendre d’assez loin. Et dès que je l’ai aperçue, plus aucun doute n’était possible : la cascade du Rif coulait avec un fort débit…

Après l’avoir admirée de loin, je me suis approchée de la mare qui se trouve à sa base, en essayant de ne pas glisser sur la pente saturée en eau (spoiler : je n’ai pas réussi et j’ai dévalé de façon peu contrôlée une partie de la pente… heureusement, l’eau fraîche de la cascade m’a permis de me laver les mains afin de pouvoir continuer à utiliser l’appareil photo).

J’ai passé un long moment à regarder l’eau dévaler le flanc de la montagne, à me laisser hypnotiser par le mouvement de l’eau et le bruit de la cascade (tout en essayant de ne pas trop me mouiller les pieds)….

C’est d’ailleurs un peu à regret que j’ai rebroussé chemin pour retourner à la voiture et rentrer me sécher à la maison…

Au bord du chemin en sous-bois, s’attarder sur les dessins de champignons de souches….

Cascade du Rif – La Baume Cornillane – Drôme – décembre 2020

(*) Vous l’aurez compris : après les fortes pluies, l’accès à la cascade est fortement glissant, non seulement aux abords même de celle-ci mais également tout le long du chemin. Si le sentier ne présente pas de difficulté particulière en temps normal, il convient donc d’être un peu plus prudent après un épisode pluvieux.

(**) Pour prolonger la balade, vous pouvez continuer jusqu’à la grotte de la Dame, située à proximité immédiate (le chemin pour accéder à la grotte passe par la cascade). Les escaliers menant à la grotte peuvent être glissants par temps humide.

[Drôme] prendre l’air à la Baume Cornillane

Il y a du vent, mais aussi un peu de ciel bleu. Après deux jours de pluies et juste après avoir fêté Noël, l’appel de l’extérieur est trop fort pour lui résister. Je pars donc pour La Baume Cornillane (ce n’est pas loin et s’il fait trop froid, la balade pourra facilement être écourtée).

Du village, je pars en direction du site médiéval. Je traverse l’ancien village dominé par les ruines du château des Cornillans. Au delà, le sommet de la Raye a pris une teinte blanche avec les chutes de neige de la veille.

Finalement, le vent n’est pas aussi intense une fois sur la crête que ce que j’aurais craint au départ. Je m’avance donc vers les roches de la Pangée. Le panorama sur la plaine de Valence est toujours aussi époustouflant.

Mais cette fois, j’ai surtout envie d’explorer les ruines. Je retourne donc vers le château, et je m’aventure au pied d’un mur dont je n’avais jamais remarqué qu’il était accessible côté « intérieur ». Là, une ouverture permet d’admirer le paysage de la Raye. Je ne me lasse pas de la vue sur les sommets légèrement enneigés.

Malgré tout, la température est fraîche… Je vais donc me mettre à l’abri dans les ruines de l’ancien donjon. Ainsi, face à la vue sur la plaine, l’endroit est parfait pour sortir mon thermos de café et profiter d’une pause. Je m’amuse à retrouver les lieux connus dans le panorama qui s’offre à mes yeux….

Le temps passe tranquillement, mais il est temps de prendre le chemin du retour… doucement.

Dans les ruines du vieux village
Au pied du donjon
Deviner la Raye enneigée derrière le château
Saupoudrage hivernal
Vers les Roches de la Pangée
Les montagnes au pied de la montagne….
Nature vs Man
Retour dans les ruines…
Au pied du mur…
Jeter un oeil sur le paysage..

La Baume Cornillane – Drôme – décembre 2020

[Drôme] les pieds dans la neige

Les derniers jours de décembre 2020 nous ont gratifiés de quelques flocons à basse altitude. Après avoir aperçu par la fenêtre qu’elle était si proche, impossible de résister : nous sommes partis voir la neige de près !

Pour cela, nous sommes allés à Peyrus, là où je m’étais déjà promenée lors des toutes premières neiges. Cette fois, les champs aux abords immédiats de la sortie du village sont blanchis. Nous n’aurons aucun mal à trouver la neige !

Nous avons laissé la voiture juste à la sortie de Peyrus et sommes partis sur la route en direction des Chichats. Plus nous montons, plus la neige est présente. Nous croisons plusieurs groupes de personnes avec des luges qui rentrent ou partent en direction des champs pentus situés dans les environs.

Les falaises des Rancs du Touet et des Roches de Treillaras dominent majestueusement le paysage. La température, plutôt douce (environ 3°C), fait fondre doucement la neige et l’on entend le plic-ploc des gouttes sur les feuilles. Le soleil brille et la balade est vraiment agréable.

Nous délaissons le GR qui monte droit dans la pente pour passer par le chemin carrossable, plus large, moins abrupt (et moins glissant afin de ménager un genou qui a un peu trop travaillé les jours précédents). Cela me permet de découvrir de nouveau points de vue sur la montagne, entre les branches des sapins. Nous allons jusqu’à l’intersection avec le chemin de Drogue afin de jeter un oeil à la vue en direction de la plaine de Valence.

Après avoir bien profité et alors que le soleil commence doucement à se cacher derrière les collines, nous rebroussons chemin, heureux de cette sortie improvisée les pieds dans la neige !

Depuis la route, vue sur les falaises enneigées
En montant, trouver progressivement la neige.
Paysages hivernaux….
Piste de luge improvisée
Dans les champs enneigés….
Magie de l’hiver…

Peyrus – Drôme – 30 décembre 2020

(*) Il est possible de se stationner à la sortie du village au bout de la route des Chichats, au niveau des containers à tri sélectif. C’est là que nous avions laissé la voiture.

[Drôme] monter à la chapelle Sainte Marguerite

Lorsque la limite de déplacement a été augmentée à 20 km/3 h pour les sorties de loisir, j’en ai profité pour retourner faire un tour au pied du Vercors. Mon choix s’est porté sur Combovin, et plus spécialement la montée à la chapelle Sainte Marguerite. C’est en effet une randonnée que j’avais déjà faite plusieurs fois et dont je savais qu’elle était réalisable sans aucune difficulté dans les temps impartis (même pour une reprise où le manque d’entrainement peut se faire sentir…).

Comme chaque fois, la balade commence par la traversée de la Véore au niveau du gué situé au bord du village avant d’attaquer la montée rapide. Le chemin se faufile entre les champs et devient de plus en plus caillouteux, mais les points de vue sont splendides sur la campagne environnante et la montagne.

Bien vite, on surplombe l’ensemble du village que l’on découvre blotti au creux de ses collines. Le sentier continue à monter entre les arbres. Je ne me lasse pas de regarder les jeux d’ombre et de lumière sur les paysages verdoyants qui m’entourent.

Au carrefour du Gros Chêne, je file à droite en direction de la chapelle. La pente s’adoucit, la piste est plus large. La croix marquant le sommet est bientôt en vue. De là, la vue se déploie à 360° : le Vercors d’un côté, la plaine de Valence de l’autre. Les nuages ont pris peu à peu possession du ciel et le ciel est maintenant plus couvert.

Je continue jusqu’à la chapelle, située sur une esplanade légèrement en contrebas. Je tourne la poignée et pousse la porte. Celle-ci accroche un peu mais la chapelle est toujours ouverte.

Après une petite pause, je prends le chemin de la descente. Un coup d’oeil à ma montre m’indique que j’ai encore assez de temps devant moi pour aller jeter un regard à la Tour de Barcelonne. Au croisement du Gros Chêne, je pars donc en direction de la tour jusqu’à traverser une prairie du bout de laquelle on a un joli point de vue.

J’aurais bien continué jusqu’à la tour qui n’est finalement plus très loin, mais je n’en ai pas le temps si je veux pouvoir descendre tranquillement, et pouvoir rentrer chez moi avant l’expiration de mon autorisation de sortie. Il ne m’aurait sans doute pas manqué beaucoup de temps mais je n’ai pas eu envie de prendre le risque. Et puis, cela me donnera une bonne raison de revenir par là !

Traverser la Véore…

Le village blotti au pied des montagnes

L’automne n’a pas dit son dernier mot !

En montée, dans les cailloux…

Jeux d’ombre et de lumière

Au pied du Vercors, la plaine de Valence…

La chapelle Saint Marguerite et la croix de sommet

Vue sur la tour de Barcelonne

Au milieu de la pinède, la tour de Barcelonne

Combovin – Drôme – novembre 2020

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La chapelle Sainte Marguerite est toujours ouverte. Il ne faut pas hésiter à tourner la poignée de la porte et pousser un peu cette dernière pour y entrer le temps d’une pause, d’un moment de recueillement ou de méditation… ou juste pour se mettre à l’abri si la météo se dégradait !

A l’intérieur de la chapelle Sainte Marguerite