[Drôme] Autichamp, village-château

C’est un peu le hasard qui m’a conduit à Autichamp ce jour-là, sur le retour d’une balade en forêt de Saoû. Cela faisait un moment que les panneaux sur le bord de la route me faisaient de l’œil chaque fois que je passais devant, mais faute de temps, je n’avais jamais fait le crochet… Puis, au printemps, il y a eu les photos publiées sur les réseaux sociaux par les copains du Caillou aux Hiboux. C’est alors devenu une évidence : il fallait que je prenne le temps d’aller à Autichamp !

Je suis arrivée par le haut du village, et j’ai été frappée par l’allure de l’ensemble : un vrai château-village qui émergeait des champs de céréales encore verts. Après avoir laissé la voiture à l’entrée du village, place à l’exploration !

Autichamp est un village perché assez typique du Val de Drôme, situé non loin de La Roche sur Grâne. Le bâti date essentiellement de la Renaissance, même si quelques éléments plus anciens subsistent, en particulier le clocher de l’ancienne église. Après avoir admiré la vue sur les Trois Becs depuis la place au pied du clocher, les ruelles en calade me conduisent jusqu’au bas du village.

Là, je m’attarde au niveau des sources qui se déversent dans des lavoirs construits au pied du rocher. Ces petites grottes sont de véritables havres de fraicheur et celle-ci se diffuse aux environs, de façon particulièrement notable lors de la chaude journée où j’y étais. Petit à petit, la végétation qui pousse là se transforme en tuf avec le ruissellement des eaux. Je me laisse bercer par le plic-ploc des gouttes tombant des feuilles.

Soudain, un chat me tire de ma rêverie et alors qu’il remonte vers le haut du village, je le suis, passant de ruelle en placette. Sur un mur, je remarque une plaque de cocher, avant de reprendre la route vers Crest à mon tour !

L’église Saint Jean Baptiste, du XVIIIe siècle
Au pied du clocher de l’ancienne église
Vue sur le synclinal de Saoû
Se laisser bercer par le ruissellement de l’eau dans le lavoir…
Au fil des calades…
Plaque de cocher

Autichamp – Drôme – juin 2021

[Drôme] au cœur de la forêt de Saoû

Chaque jour, j’aperçois le synclinal de Saoû qui se détache à l’horizon… et pourtant, je n’étais allée qu’une seule fois en son cœur ! Aussi, j’ai profité d’un samedi ensoleillé pour aller faire un tour dans la forêt de Saoû.

Arrivée depuis la vallée de la Drôme par le pas de Lauzun, j’ai continué jusqu’au carrefour du Pertuis pour emprunter la si bien nommée Route Touristique. Celle-ci se faufile en effet au fond de la cuvette du synclinal et permet d’appréhender l’ensemble des montagnes alentour.

En effet, un synclinal est en effet la conséquence d’un plissement du terrain, au centre duquel les couches géologiques les plus récentes se retrouvent « pincées ». La particularité de celui de Saoû est qu’il est « perché » car l’érosion a dégagé les terrains alentours, et il est ainsi l’un des plus hauts synclinaux perchés d’Europe. Il donne l’impression d’être une coque de bateau posée au milieu de la vallée de la Drôme.

En son centre, la forêt est un espace naturel sensible, véritable repaire de biodiversité, protégé par les hautes murailles du synclinal. Au début du XXe siècle, les prémices d’un tourisme vert se mettent en place au cœur du synclinal de Saoû. Le propriétaire des lieux, Maurice Burrus, plante de nombreuses espèces végétales et y fait construire des aménagements : la route d’accès dite Route Touristique, un chemin de randonnée qui fait le tour de la forêt et l’auberge des Dauphins, un restaurant dont le plan est inspiré du Petit Trianon de Versailles et qui sera bien vite récompensé par deux étoiles dans le jeune Guide Michelin. Longtemps fermée, l’auberge des Dauphins est en travaux pour être mise aux normes et devenir la maison de site de la Forêt de Saoû.

De très nombreux sentiers de randonnées (pédestres, équestres et à VTT) jalonnent le site, surveillé par des éco-gardes à cheval. De difficultés différentes, allant de la simple balade à la randonnée en montagne, ils permettent à chacun de profiter de la forêt de Saoû et ses richesses.

Je ne disposais pas de beaucoup de temps le jour où j’y suis allée, aussi, je me suis contentée d’une jolie balade le long des anciennes allées desservant l’auberge des Dauphins. A l’ombre des grands sapins, le long d’un ruisseau canalisé, j’ai profité d’une fraicheur bienvenue en ce jour d’été (j’ai toutefois résisté à la tentation de mettre les pieds dans l’eau… mais il s’en est fallu de peu !). Les lieux sont calmes. Bercée par le léger vent dans les arbres, le glouglou du ruisseau et le chant des oiseaux, j’en suis repartie apaisée.

Forêt de Saoû – Drôme – juin 2021

(*) La forêt est librement accessible. Plusieurs parkings sont disponibles sur le site. Il est interdit de se stationner en dehors de ceux-ci. Vous trouverez les renseignements pratiques (accès, circuits de randonnée, réglementation applicable, jours de chasse…. ) sur le site internet de l’office de tourisme de la vallée de la Drôme ou au bureau des écogardes, à côté de l’auberge des Dauphins.

L’ouverture complète de la maison de site dans l’auberge des Dauphins est prévue d’ici le printemps 2022 (et ce sera une bonne raison pour moi d’y retourner ! ). Le salon doré de l’auberge a ouvert au public le week-end dernier.

[Drôme] de la vallée de la Drôme à la Drôme Provençale

J’avais un jour de congé à solder avant fin mai. Alors j’ai décidé d’en profiter pour un petit road-trip solo en direction de la Drôme Provençale. J’avais voulu le faire un peu plus tôt dans le mois mais la météo incertaine m’avait fait rentrer chez moi après avoir découvert Le Poët Célard.

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Cette fois, j’ai commencé mon expédition par un arrêt à La Roche sur Grâne. J’étais plusieurs fois passée auprès du village sans jamais prendre le temps de m’y arrêter. Il était temps d’y remédier.

La Roche sur Grâne est un village perché de la vallée de la Drôme. Du village, la vue sur le synclinal de Saoû est impressionnante. La silhouette de ses différents sommets se détachait particulièrement bien en ce début de journée.

Partant du pied du village, j’ai remonté les ruelles en escaliers et les calades pour arriver au niveau des anciennes fortifications dont il reste plusieurs tours. L’ensemble est charmant, et les rosiers en fleurs apportent une petite touche de délicatesse à cet univers très minéral.

Mais il ne faut pas s’éloigner beaucoup pour se retrouver au milieu des champs, parsemés de coquelicots à cette période de l’année.

La Roche sur Grâne – Drôme – mai 2021

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J’ai ensuite repris la route avec dans l’idée de rejoindre Rochebaudin que j’avais aperçu lors d’un précédent passage en Drôme Provençale et que j’avais très envie de découvrir plus en détail.

Sur le trajet, j’ai fait une première pause à Roynac, attirée par le lavoir et sa fontaine.

Roynac – Drôme – mai 2021

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Puis, je me suis arrêtée à Manas, un village botanique de la plaine de la Valdaine. De nombreux massifs jalonnent en effet les petites rues du village. J’ai particulièrement remarqué un passage sous les habitations, nommé Trou du Loup !

Manas – Drôme – mai 2021

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Enfin, je suis arrivée à Rochebaudin. Je fait un arrêt photo au niveau du cimetière où se trouve l’église de l’ancienne abbaye Notre Dame de Sénisse. J’en ai profité pour admirer la vue sur la montagne.

Puis, j’ai rejoint le village en lui-même. Niché au creux d’un ravin sur la Malle, un affluent de la Rimandoule, Rochebaudin est un village surprenant. L’actuelle route passe sur un pont qui domine le bourg originel et s’engage dans un court tunnel creusé dans la montagne à la fin du XIXe siècle. Auparavant le passage de la rivière s’effectuait via deux ponts, le premier situé nettement en contrebas et habité et le second à l’autre bout du village, débouchant au pied des anciennes fortifications.

La vue sur le village depuis le pont principal mérite de prendre le temps de s’y attarder. Les maisons semblent accrochées aux flancs du ravin de la Malle, serrées les unes contre les autres, avec au premier plan les habitations situées sur le vieux pont.

La chapelle Notre Dame surplombe le village et son clocher se dresse largement au dessus de sa toiture lui confère une silhouette que l’on ne peut pas manquer de remarquer en passant par Rochebaudin. Il est possible d’emprunter des escaliers en pierres sèches pour, de terrasse en terrasse, accéder à l’entrée de la chapelle. En cette fin du mois de mai, les genêts fleuris coloraient la scène et surtout apportait une note de suavité sucrée dans l’air.

Je prends mon temps pour flâner dans le village. J’aperçois un chat à une fenêtre qui semble surveiller les passages dans la rue. J’ai bien fait de revenir voir Rochebaudin de plus près : c’est une petite pépite !

Rochebaudin – Drôme – mai 2021

[Drôme] Le Poët Célard, entre Drôme Provençale et vallée de la Drôme

Initialement, j’avais prévu une randonnée en forêt de Saoû mais la météo était très incertaine, et les averses avaient tendance à se succéder. Comme j’étais déjà dans le secteur de Saoû, j’ai cherché une alternative… C’est ainsi que je me suis retrouvée sur les petites routes entre Drôme Provençale et vallée de la Drôme, et que j’ai fait un arrêt pour visiter le village du Poët Célard.

Le Poët Célard est un village perché, dominé par son château médiéval. Celui-ci après avoir failli disparaître a été racheté par un groupe d’habitants du village qui y ont installé un hôtel restaurant. Une bonne partie des espaces extérieurs est restée libre d’accès et permet d’avoir un panorama impressionnant d’où l’on découvre par delà la vallée du Roubion le bord méridional du synclinal de Saoû.

Pour y accéder, il suffit de monter par les calades et escaliers qui jalonnent le vieux village. Cette courte balade permet de s’imprégner de l’ambiance mi-médiévale mi-provençale du village. Une fois la porte du château passée, il est possible de se rendre dans différents jardins suspendus, petits havres de calme invitant au repos et à la contemplation. Je fais également le tour du bâtiment pour profiter de la terrasse panoramique (et je me dis que j’y aurais bien pris un café si la situation avait permis que le bar soit ouvert… )

Après avoir largement profité des différents points de vue, il me faut me résoudre à redescendre. Je passe alors par une des anciennes portes fortifiées du village, et je remarque deux vieilles plaques de cocher situées là. Un plan de la ville indique un lavoir-fontaine un peu plus loin. Effectivement à quelques dizaines de mètres de là, je découvre un charmant petit lavoir, bordé d’un talus fleuri et dont la fontaine coule activement.

Si le village du Poët Célard n’est pas très grand, il mérite à coup sûr un arrêt !

Dans le vieux village
L’ancienne église du village
Prendre le temps au cœur des jardins suspendus
Vue depuis la terrasse panoramique du château
En redescendant du château
La fontaine-lavoir
Plaques de cocher
Point de situation géographique

Le Poët Célard – Drôme – mai 2021

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Lors de mon petit road-trip, j’ai également fait un arrêt au bord du Roubion à Bourdeaux… (et l’on y constate bien le côté menaçant de certains nuages…)

Bourdeaux – Drôme – mai 2021

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Je voulais aussi passer par Rochebaudin que j’avais aperçu lors d’un précédent passage dans le secteur, mais des travaux sur la route m’auraient contraint à un gros détour… alors j’ai fait demi-tour à Félines-sur-Rimandoule (dont j’aime beaucoup le nom) pour retourner vers Crest.

Félines-sur-Rimandoule – Drôme – mai 2021

[Drôme] à la découverte du site médiéval de Soyans

Lorsque nous étions passés à Soyans il y a un moment déjà maintenant lors d’un petit tour en Drôme Provençale, j’avais noté qu’il faudrait que je revienne pour monter jusqu’en haut du site médiéval. Début avril, le soleil brillait et j’ai (enfin) pris le temps d’y retourner.

J’ai laissé ma voiture au parking à l’entrée du village, et j’ai commencé par profiter de l’incroyable vue sur la forêt de Saoû que l’on a depuis le site. Puis, je me suis dirigée vers la rue unique du village, bordée de maisons en pierre pleines de charme. Elle conduit à une porte figurant celle des anciens remparts du château. Elle a en fait été aménagée au début du XXe siècle par Joseph Rivière, un sculpteur habitant le village. A cette époque, le village menace ruine et des travaux de reconstruction sont entrepris dans un style médiéval fantasmé.

Après avoir passé l’arche, un petit chemin verdoyant invite à emprunter un escalier menant vers le haut du village. Marche après marche, je me rapproche de l’église Saint Marcel. Construite au XIIe siècle à l’extrémité d’un promontoire rocheux dominant la vallée du Roubion, la petite église est de style roman, très régulier. Pourtant, deux chapelles latérales ont été ajoutées au XVIIIe siècle, bien après la construction primitive. En contournant l’église, je découvre de nouveaux points de vue sur le Roubion, et sur le synclinal de Saoû.

Le mistral souffle fort ce jour là et a tendance à vouloir me pousser vers le bord de la falaise, aussi je me méfie. Cela ne m’empêche toutefois pas d’avancer un peu en direction des ruines du château qui dominent majestueusement l’ensemble. Construit comme une forteresse entre le IXe et le Xe siècle, il est endommagé à la fin du XIVe siècle. Il est reconstruit un siècle plus tard dans le style Renaissance italienne avec un plan en U, des terrasses et des jardins, très éloigné de l’image de château-fort qu’il renvoie aujourd’hui. En effet, quasiment aucun élément médiéval n’est pas alors conservé. A la fin du XVIIIe siècle, le château est victime d’un incendie et il restera alors ruiné plus d’un siècle. Des reconstructions seront effectuées au cours du XXe siècle. Ce sont elles qui feront ressortir des caractéristiques médiévales qui avaient disparues des siècles auparavant !

Je m’assoie un moment au soleil, face aux ruines que je contemple : perché au dessus d’une falaise, le site est splendide et invite à la rêverie… S’il n’y avait eu le mistral, j’y serais sans doute restée plus longtemps mais les rafales m’invitent à redescendre me mettre à l’abri du vent !

L’unique rue du village médiéval
En direction de l’église Saint Marcel
Depuis le promontoire où se trouve l’église, vue sur la Drôme Provençale
L’abside de l’église et les ruines du château
Vue sur le château et le synclinal de Saoû
La charmante église perchée Saint Marcel
Vue plongeante sur le Roubion
Une ancienne plaque de cocher dans la rue du village

Soyans – Drôme – avril 2021

(*) L’accès au village et au site médiéval de Soyans est libre. Le parking est obligatoire à l’entrée du village. Il n’est par contre pas autorisé d’accéder à l’intérieur des ruines du château pour des raisons de sécurité.
Au niveau de l’église et du château, côté vallée du Roubion, le site se trouve au dessus d’une falaise avec un à-pic important. Il convient donc d’être prudent !

[Drôme] dans les ruelles de Mirmande

Cela faisait plusieurs années que je n’étais pas allée à Mirmande. Classé parmi Les Plus Beaux Villages de France, sélectionné en 2018 pour le village préféré des français, on ne peut pas dire que les lieux manquent de charme !

Installé sur un promontoire rocheux depuis le XIIe siècle, Mirmande s’est développée autour de celui-ci au cours du Moyen-Âge, puis a connu une forte activité liée à la sériciculture (l’élevage des vers à soie). Lorsque cette activité a décliné, le village aussi.

Dans les années 1920, le peintre cubiste André Lhote découvre Mirmande, y installe son académie d’été, et fait renaître le village. De nombreux artistes viendront depuis lors séjourner à Mirmande. De façon plus récente, le volcanologue Haroun Tazieff, maire du village dans les années 1980, oeuvrera pour la préservation du patrimoine et le classement de celui-ci.

Mirmande est un village qui se mérite ! Déjà, il est très fréquenté et la situation géographique ne permet pas d’avoir de grands parkings. Il ne faut donc pas avoir peur de devoir chercher un peu un stationnement, et de devoir marcher pour rejoindre le village. Ensuite, puisqu’il est perché, Mirmande est un village escarpé, aux ruelles pavées de galets ou aux sentiers de terre battue.

Mais cela vaut la peine de rejoindre le haut du village et le parvis de l’ancienne église Sainte Foy (devenue centre d’art). De là-haut, le panorama sur l’Ardèche et la vallée du Rhône est splendide. Plusieurs chemins sont possibles pour monter jusques là.

Comme à mon habitude, je n’ai pas suivi de plan, mais j’ai déambulé au fil des ruelles et des escaliers, j’ai fait des tours et des détours… et surtout, je n’ai pas pris le même chemin pour monter et pour redescendre ! Cela permet de découvrir divers points de vue sur le village et ses alentours, de prêter attention aux détails des vieilles maisons, de croiser quelques chats..

Le village comporte plusieurs boutiques de créateurs et ateliers d’artistes auxquels il peut être intéressant de jeter un oeil. Enfin, j’ai terminé par un café en terrasse, pour le plaisir de profiter de l’instant….. et quelques achats au petit marché présent sur la place de l’église en bas du village le samedi matin !

L’ancienne crémerie du village a conservé son enseigne (et abrite maintenant un magasin de souvenirs/salon de thé)

Passer la porte de la deuxième enceinte et commencer à monter dans le village

Vieille porte et ruelle escarpée

Faire attention aux détails

Ambiance provençale

Vue sur la vallée du Rhône et l’Ardèche

rencontre timide du jour…

Mirmande – Drôme – juillet 2020

(*) Mirmande étant très fréquentée, je vous conseille d’y aller assez tôt le matin : il sera plus facile de se stationner, il y aura moins de monde dans les ruelles… et en été, il y fera beaucoup moins chaud que plus tard dans la journée. Par exemple, cette fois, j’y suis allée vers 9.00 du matin un samedi, et j’ai croisé peu de monde jusques vers 10.30/11.00.
La plupart des bars et restaurants sont situés dans le bas du village. Il est sans doute recommandé de réserver si vous souhaitez déjeuner (lors d’une précédente visite, je n’avais pas trouvé de place à l’heure du déjeuner..)

(**) Pour les cinéphiles, vous retrouverez à Mirmande les lieux de tournage du film L’Incroyable Histoire du Facteur Cheval de Nils Tavernier avec Jacques Gamblin et Laetitia Casta. D’ailleurs, souvenez-vous, cela m’avait perturbé de ne pas retrouver l’architecture de la Drôme des Collines et ses maisons de galets en arêtes de poisson lorsque j’avais regardé le film !

[Drôme] dans la réserve naturelle des Ramières

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Pour profiter d’un bel après-midi hivernal, je suis allée me promener dans la Réserve Naturelle des Ramières de la Drôme.

Au départ de la gare des Ramières, j’ai pris le sentier qui longe la rivière en la remontant. Avec les pluies des jours précédents, le débit est relativement important et le bruit de l’eau m’accompagnera tout au long de la balade. En dehors de quelques oiseaux, je n’entendrai d’ailleurs pas grand chose d’autre….

Au bord du chemin, quelques arbustes portent encore quelques fruits qui apportent une petite touche de couleur dans un paysage qui a largement subi les dégâts occasionnés par les chutes de neige de novembre. En effet, de nombreuses branches et quelques troncs fragiles ont cédé sous le poids de la neige. C’est surtout net dans le lit de la rivière, là où les arbres, soumis aux crues, ont rarement le temps de devenir robustes….

Un passage dans la végétation me permet de descendre dans le lit de la Drôme, sur une petite île de galets. C’est l’occasion pour moi d’avoir un autre point de vue sur le paysage, avec les Trois Becs en ligne de mire à l’horizon.

Je vais jusqu’au coude de la rivière, là où elle est bien large et où l’on voit nettement son dessin en tresses. Un rayon de soleil un peu plus vif fait son apparition, faisant ressortir les couleurs douces des jeunes branches. Je m’arrête là un long moment à contempler la nature tranquille. J’ai l’impression d’être ailleurs, dans un lointain paysage….

Puis, le jour commençant à décliner, il faut se résoudre à faire demi-tour. Quelques coups d’oeil encore au fil du trajet de retour avant de repartir… jusqu’à la prochaine fois !

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Réserve naturelle des Ramières – Drôme – décembre 2019

 

 

(*) Un parking est disponible au niveau de la gare des Ramières sur la commune d’Allex. De là, le départ du chemin longeant la rivière est bien indiqué. Il y a environ 2.5 km depuis la gare jusqu’au point de vue sur le coude de la rivière, sur un sentier nettement marqué et sans difficulté.

[Drôme] couleurs d’automne au bord de la rivière Drôme

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Après avoir fait un tour au marché de Crest samedi dernier, nous n’avons pas pu manquer de remarquer que le niveau de la rivière Drôme avait monté avec les nombreuses pluies de la semaine précédente.

Après des mois de sécheresse, ce débit automnal retrouvé nous a donné envie d’aller voir la rivière de plus près.

Pour cela, direction la gare des Ramières à Allex !

Dans la réserve naturelle, la Drôme s’épanouit en tresses dont les contours varient selon les pluies et les passages des courants. En effet, la Drôme est la dernière grande rivière sauvage des Alpes occidentales : aucun barrage n’est présent sur son bassin versant. Et à cet endroit, la rivière nous démontre sa nature impétueuse et directement liée aux intempéries. Cet environnement préservé permet à de nombreuses espèces animales et végétales d’y trouver refuge. Parmi elles, on notera la présence avérée de castors et de loutres ainsi que de très nombreux oiseaux mais aussi de papillons et de libellules.

Les arbres bordant la rivière se sont pour leur part, parés des couleurs automnales.

Sous le pont, le débit est relativement important (même si nous sommes très loin des valeurs de crête de crues). Regarder l’écoulement de la rivière de près a quelque chose de totalement hypnotique et c’est un peu à regret que nous la quittons.

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Crest / Allex – Drôme – novembre 2019

 

(*) L’accès à la réserve naturelle des Ramières de la Drôme se fait depuis la Gare des Ramières où un parking est disponible. Elle est librement accessible. Un sentier aisément praticable longe la rivière et plusieurs panneaux d’interprétation permettent de mieux comprendre le milieu naturel dans lequel on se promène. Des tables de pique-nique sont à disposition au niveau de la Gare.
La Gare des Ramières propose un espace muséographique ainsi qu’un jardin pédagogique. Elle est ouverte d’avril à début octobre. Elle propose également des animations et visites autour de la réserve naturelle. 

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Photo bonus : avant de quitter Crest, j’ai pris une photo de la Tour qui se détachait bien sur le ciel bleu.

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[Drôme] un tour en Drôme Provençale

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paysage de Rochebaudin

A l’occasion d’une soirée en Drôme Provençale, j’ai pris le temps de partir découvrir le secteur situé en Saoû et Montélimar, que je connais très peu.

C’est donc en fin d’après-midi que je me suis retrouvée sur les petites routes, à admirer les paysages montagneux entre La Répara-Auriples et Rochebaudin.

Guidés par des panneaux annonçant un village médiéval, nous avons fait un arrêt à Soyans. Entre vieilles pierres, volets colorés et hortensias, la rue principale aurait presque des airs de village breton, s’il n’y avait la montagne qui se profile à l’horizon. Le lieu est tout à fait charmant, les lavandes odorantes le long de mon passage, le raison presque mûr. De l’entrée du village, la vue sur la forêt de Saoû est splendide. Aussi, j’hésite à pousser jusqu’au château pour découvrir le panorama complet mais à force de flâner, je commence à être pressée par le temps si je ne veux pas arriver en retard. Je note donc mentalement de revenir à Soyans un jour où j’aurais le temps de profiter de la petite randonnée vers les ruines médiévales.

Après la soirée, je décide de prendre un autre chemin pour le retour, histoire de varier les paysages. Très vite, je croise la jolie petite église Notre-Dame de Sénisse qui veille sur le cimetière du village de Rochebaudin. Le village lui-même est d’ailleurs charmant et de nouveau, je note d’y revenir.

Plus loin, j’aperçois une petite chapelle à l’écart du village de Félines. Le soleil décline, il n’est plus temps de randonner (et je ne suis d’ailleurs pas chaussée pour)… Ce sera donc une troisième « note pour y revenir » de la journée.

Puis, au détour de la route, le synclinal de Saoû apparait dans toute sa majesté dans la lumière du soleil couchant. Je m’arrête au bord de la route pour profiter de l’instant… avant de rentrer !

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la rue principale du vieux village de Soyans

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Soyans

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Saoû depuis Soyans

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église Notre-Dame de Sénisse

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Lumière du soir sur Saoû

Drôme Provençale – août 2019