[les états d’esprit du vendredi] 16 avril 2021

Les états d’esprit du vendredi sont un exercice de style lancé par Zenopia et The Postman (qui ne bloguent plus maintenant). La règle est simple : on complète les différentes rubriques le vendredi.

[Vendredi 16 avril 2021] – [début xx.xx] [rédigé jeudi 15 avril tard… et programmé]

Fatigue : la semaine a été intense, et ça se fait ressentir !

Humeur : reste excellente.

Estomac : J’ai envie de manger des glaces car il y a du soleil mais dès que je sors, les températures me donnent plutôt envie d’un bon thé bien chaud !

Condition physique : Ma cheville a globalement tenu le coup à la reprise de la randonnée en montagne, en faisant quand même attention à limiter les terrains trop pleins de cailloux qui roulent sous les pieds. Ceci dit, j’ai quand même eu besoin de ressortir la poche de glace le soir. Mais c’est encourageant !

Esprit : vagabond

Boulot : en vacances ce soir… et je crois que j’en ai besoin !

Culture : Nous avons commencé à regarder Falcon et le soldat de l’hiver. Cette série Marvel est bien menée, et continue à explorer des personnages secondaires dans les films du MCU.

Penser à : aller chercher les colis qui sont arrivés

Avis perso : Aller faire un tour dans la nature après le travail, c’est hyper agréable.

Message perso : Happy birthday !

Loulous : en vacances

Amitiés : c’est chouette d’être solidaires…

Sorties :  dans un rayon de 10 km

Divers : je crois que je vais ressortir la carte IGN pour trouver des chemins de balade qui changent de ceux que l’on connait dans mon rayon de 10 km…

Courses : il va falloir que je songe à faire un drive.

Envie de :  pouvoir manger dehors (mais pour le moment, il fait vraiment trop frais…)

Pic : je ne me lasse pas de la vue sur les toits… et à cette saison, il y a une glycine en fleurs.

[fin xx.xx ]

[Drôme] fin de journée sur Chabeuil

Fin de journée sur le village et l’église de Chabeuil

Quand la lumière dore les murs des maisons du vieux village, il est l’heure de se diriger vers la colline de la Gontarde pour admirer la fin de journée.

Avant la nuit, il est encore temps de traverser la petite forêt qui surplombe la colline, véritable havre de vie sauvage préservée, à deux pas du cœur du village.

Au loin, au delà de la plaine de Valence et du fleuve, la silhouette de la montagne de Crussol et des monts d’Ardèche se dessine légèrement tandis que le ciel s’obscurcit au dessus des toits de tuile.

Doucement, le soleil descend vers l’horizon. Le ciel prend des teintes orangées juste avant que l’astre ne se cache derrière les montagnes. Un dernier coup d’oeil à la Vierge du Voeu et il est temps de redescendre.

Sur le chemin du retour, je croise seulement un chat… qui me toise du haut de son muret !

Dans le bois de la Gontarde

Par dessus les toits du village…

Doucement, le soleil se couche…

Coucher de soleil au pied de la Vierge du Voeu

Chabeuil – Drôme – novembre 2020

[Ardèche] balade au jardin d’Eden

J’avais plusieurs fois entendu parler du Jardin d’Eden de Tournon sans jamais avoir eu l’occasion d’y aller. Mi-septembre, alors que l’été s’attardait en de fortes chaleurs, je me suis dit que ce lieu ombragé pourrait être une jolie sortie.

Le Jardin d’Eden est situé sur la pente du coteau qui domine la ville de Tournon, entre deux des anciens remparts. En effet, le système de défense de Tournon se composait de murs descendant le long du coteau disposés de façon à former des entonnoirs, et surmontés de tours de guet. Au niveau de la ville la largeur des passages était de moins d’un 1m50, ce qui formait des goulets d’étranglement où il était facile de coincer les assaillants (et de les massacrer..). Après la fin des périodes tourmentées, des jardins ont été installés entre les murs, en partie protégés par ceux-ci.

Le terrain aujourd’hui occupé par le jardin d’Eden appartenait autrefois à une communauté monastique qui avait transformé le coteau en terrasses pour en faire un jardin vivrier. Dans le haut du jardin, une source alimentait un bassin permettant de soigner les maladies de peau (l’Ardèche est riche en sources anciennes, utilisées à des fins médicales depuis des siècles…). L’eau descendait ensuite, pour permettre l’arrosage des cultures. De nos jours, le débit de la source n’est plus suffisant et l’eau ne cascade plus le long du coteau.

Lorsque l’actuel propriétaire a acheté le terrain, une friche forestière s’était installée dessus et depuis plus de 10 ans, petit à petit, le jardin est défriché et retravaillé. La situation géographique ne facilite pas les choses puisque tout doit être monté à la main vers le haut du jardin, qu’il s’agisse de matériaux pour les aménagements, de terre pour les sols, ou de mobiliers. La tâche est titanesque, et cela se ressent dans les choix qui ont pu être faits pour l’aménagement.

Pensé comme un havre de paix, entre jardin mystique et flânerie romantique, le jardin peine à tenir ses promesses en cette fin d’été trop sec. Heureusement, la vue sur les toits de Tournon et le panorama sur la vallée du Rhône et la colline de l’Hermitage apportent une bonne dose d’émerveillement.

Nombre de ferronneries présentes dans le jardin sont d’anciennes grilles de concessions de cimetière
Bassin de nénuphars… l’une des plus charmantes pièces d’eau du jardin
Le jardin s’étire le long du coteau…
Vue sur la colline de l’Hermitage… par dessus les platanes de la place du quai Farconnet
Vue sur les toits de Tournon. On remarque en particulier le château et la collégiale.
Le charme de celles qui poussent sans avoir été invitées…

Jardin d’Eden – Tournon – Ardèche – septembre 2020

(*) La visite du jardin est payante. Les informations sur les tarifs et ouvertures sont à retrouver sur leur site internet.
Il faut sans doute préférer y aller au printemps car en fin d’été, tout est très sec, et il n’y a presque plus de fleurs… rendant l’ensemble sans doute moins harmonieux
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[Auvergne] une étape à Moulins

Je suis rentrée en voiture de mon dernier passage en Bretagne. La route est trop longue pour être faite d’une seule traite et dans ce cas, je m’arrête en Auvergne. Cette fois, c’est à Moulins que j’ai décidé de faire étape.

Après 5 heures de route, je n’avais qu’une seule envie : me dégourdir les jambes ! J’ai donc posé ma valise à l’hôtel, jeté un oeil par la fenêtre à l’église du Sacré Coeur… et je suis partie à pied me balader dans les rues moulinoises.

Assez logiquement, j’ai commencé par l’église du Sacré Coeur puisqu’elle était toute proche. De là, je suis partie sur la place d’Allier, coeur de la ville avec ses cafés, ses restaurants et ses boutiques. J’ai jeté un oeil au Grand Café, classé monument historique, mais il y avait foule et je n’y suis pas entrée. J’ai remarqué aussi la façade des anciennes Nouvelles Galeries et quelques autres enseignes en mosaïque 1900.

Puis, j’ai déambulé dans le quartier historique. J’ai aimé me perdre dans les ruelles, entre les maisons à pans de bois. J’ai regardé la Tour Jacquemart (et je l’ai mentalement comparée avec celle de Romans). J’ai traversé l’Hôtel de Ville et sa cour où coule une fontaine. Et doucement, je me suis approchée de la cathédrale, faisant des tours et des détours dans les petites rues charmantes.

Je n’ai pas pu voir le fameux tryptique car il n’est accessible qu’à certains horaires, mais j’ai admiré les vitraux et l’architecture de la cathédrale. Celle-ci, ancienne église collégiale du XVIe siècle, fut agrandi au XIXe siècle lorsque Moulins fut érigée en évêché, ce qui lui donne un style assez particulier.

De la cathédrale, je suis redescendue vers la place d’Allier, puis vers la rivière. Le pont Régemortes est l’unique pont routier et piéton de la ville à ce jour. Construit au XVIIIe siècle, il a depuis résisté à de multiples et violentes crues de l’Allier. Il est en effet placé sur un radier, et offre un large passage aux eaux, ce qui lui assure une forte stabilité dans un terrain fortement sabloneux. En aval du pont, sur les îles qui se forment dans le lit de la rivière au fil des saisons, se trouve une importante zone de nidification. M’arrêtant quelques instants au pied du pont, j’ai pu apercevoir des hérons cendrés, des aigrettes garzettes, des gravelots…. de quoi terminer joliment une balade fort agréable en ville !

Façade 1900 des Nouvelles Galeries
Fronton 1900 au dessus de l’entrée d’une boutique
Tour Jacquemart
Cour de l’hôtel de ville
Se perdre dans le dédale des ruelles….
Au fil des matériaux et des époques…
Pont Régemortes, côté amont
Pont Régemortes, côté aval
Vue sur les flèches de la cathédrale et le château des ducs de Bourbon depuis la chambre d’hôtel
Lever de soleil sur les flèches de la cathédrale et le château des ducs de Bourbon

Moulins – Allier – juin 2020