[projet 52-2020] semaine 35 – héros

Cette semaine, dans le projet 52, je vous invite à illustrer la notion de héros. Ce thème, simple en apparence, cache en fait sa complexité dans la définition de héros, et tout ce qu’elle pourrait sous-entendre. Ainsi, on peut s’interroger sur l’universalité du héros (un héros l’est-il pour tout le monde ?), l’atemporalité du héros (un héros l’est-il en tous temps ?), …. Bref, un thème qui sous couvert de simplicité pourrait s’avérer plutôt philosophique !

Après, il y a des héros plus consensuels : ceux des livres, films et autres fictions, voire même les super-héros ! Il est donc possible de se contenter d’une photo d’une de leur représentation (et on évite ainsi la longue discussion philosophique !). Si c’est bien cette direction que je vais prendre, cela sera néanmoins par un chemin détourné !

Je vais d’abord revenir aux sources de l’héroïsme : l’Antiquité grecque ! Le héros est alors soit un demi-dieu comme Heracles ou Achille, soit un homme de grande valeur dont les actes lui valent un statut quasi-divin, tel Ulysse. Un culte héroïque se construit ensuite et ils sont invoqués dans des prières au même titre que les dieux. Leurs actes sont racontés (comme par exemple dans les épopées homériques que sont l’Illiade et l’Odysée) afin d’être transmis.

Lors de la transition greco-romaine, les cultes héroïques héllènes disparaissent tandis que la mythologie romaine fait apparaître de nouveaux héros, essentiellement liés à la fondation de Rome et à ses mythes : voici donc venir Romulus ou encore Enée, dont les actes sont transcrits en épopée dans l’Enéide de Virgile. S’ils ne sont plus des héros au sens divin donné par la Grèce Antique, ils deviennent les précurseurs de nos héros de fictions….

Tout cela pour expliquer mon choix d’une statuette romaine trouvée en Isère pour illustrer le thème du jour…

pour les curieux : cette statuette se trouve au Musée de l’Ancien Evêché de Grenoble

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Pour découvrir les héros des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….

[Etats-Unis] Minneapolis et ses environs

Préambule : avec le confinement, je suis partie en exploration dans mes archives. Les photos de ce billet ont été faites lors d’un voyage aux Etats-Unis en 2002. J’utilisais alors un appareil argentique. La numérisation des clichés a été faite directement par le laboratoire de développement (c’était pour moi d’une part une sécurité pour le retour : je faisais voyager d’un côté les pellicules et de l’autre les CDs, mais aussi une façon de laisser une copie des photos à ma soeur chez qui j’ai passé ce séjour). J’ai fait le choix de ne pas reprendre les couleurs sur les photos afin de conserver le côté un peu vintage qu’elles ont ainsi.

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Skyline de Minneapolis depuis Stone Arch Bridge

En 2002, je suis allée rendre visite à ma sœur aux États-Unis où elle s’était installée quelques années auparavant. Elle habitait alors Minneapolis, MN… Cela me vaut parfois un regard perplexe quand je dis qu’aux États-Unis, je n’ai séjourné que dans le Minnesota. Visiblement, ce n’est pas l’état qui fait le plus rêver quand on vit de l’autre côté de l’Atlantique… J’avoue cependant que sans cette occasion familiale, le Midwest n’aurait sans doute pas été mon premier choix non plus !

Mes premiers pas sur le sol américain, c’était dans le New Jersey… Faute de vol direct entre Paris et Minneapolis, nous avions une escale à Newark où nous passions le contrôle d’immigration. Si les questions étaient normales, le ton employé par l’agent démontrait une certaine perplexité sur la destination finale du voyage. ce qui donné un dialogue du style :

  • « Is it the first time you come to the US ? »
    • « Yes »
  • « And you’re going to Minneapolis ????? « 
    • « Yes »
  • « But why Minneapolis ? ».. 

Non, vraiment, le Minnesota ne doit pas attirer les foules européennes pour un premier voyage aux États-Unis !

Une fois ces formalités accomplies, j’ai réalisé que ce que je voyais en face de moi n’était pas un poster géant mais bel et bien la skyline de Manhattan ! (on va mettre le temps que j’ai mis à le réaliser sur le compte de la fatigue du vol transatlantique )  L’avion à destination de Minneapolis était loin d’être plein et j’ai pu profiter comme une enfant de la vue par le hublot : la statue de la Liberté et le pont de Brooklyn… comme dans les films !

Arrivés à Minneapolis, il d’abord fallu compenser le décalage horaire ! La première mission du premier matin a donc logiquement été d’aller faire provision de café… Nous étions seuls chez ma sœur qui était partie travailler ; nous avons donc décidé d’aller explorer son quartier. Nous avons marché quelques blocs, traversant des typologies de quartiers assez différentes. En peu de distance, nous avons croisé des quartiers chics avec des villas immenses, mais aussi un bus scolaire abandonné servant de point de rendez-vous aux junkies du secteur sur un parking déserté ! Ce matin-là, tout n’était que surprise : les écureuils gris et peu farouches, les balançoires et les jeux des squares (Mr 1er avait 2 ans, ce point n’était donc pas négligeable), les grillages autour de certains jardins alors que d’autres n’avaient aucune clôture, les pelouses toutes taillées au millimètre, les signalisations routières et en particulier les panneaux snow route, l’épicerie du quartier… oui, vraiment tout ! Je débarquais dans un autre monde !

Les jours suivants, nous vivions à l’américaine avec ma sœur et mon beau-frère. Nous avons fait les courses au supermarché (encore un lieu d’étonnement par rapport aux supermarchés français…), nous sommes allés manger dans les restaurants où ils travaillaient à l’époque, nous avons pris des litres de café au Caribou Coffee. Nous sommes aussi allés nous promener dans les parcs et autour des nombreux lacs de la ville. Nous avons fait du shopping au Mall of America, l’un des plus grands centres commerciaux des États-Unis. Je ne sais pas ce qui m’y a le plus étonnée : le parc d’attraction au cœur du centre commercial (qui était à l’époque dédié à Snoopy, une célébrité locale), l’aquarium dédié aux tortues que l’on pouvait parcourir en restant immobile sur un tapis roulant, la taille démesurée de l’ensemble, la décoration du Rainforest Café, ….

Nous sommes allés en balade sur les rives du Mississippi pour admirer la skyline de Minneapolis depuis Stone Arch Bridge et voir cette écluse faramineuse et son impressionnante prise d’eau au niveau des chutes de Saint Anthony. Nous avons pris un bateau à roues pour une croisière sur le fleuve et passé cette fameuse écluse. Difficile de ne pas se sentir minuscule une fois au niveau inférieur !

Nous sommes allés découvrir le Sculpture Garden avec son emblématique Spoonbrigde and Cherry… où nous avons pu jouer entre les oeuvres d’art contemporain.

Nous avons fait un saut à Saint Paul pour voir le Capitole d’état mais il était trop tard pour y entrer… (nous avons quand même monté les marches pour regarder à travers la porte vitrée !)

Nous avons visité Fort Snelling où par le plus grand des hasards nous sommes arrivés un jour de reconstitutions historiques. Nous avons vu les soldats du début du XIXe siècle manœuvrer fusils et canon. Nous avons eu un échange extrêmement intéressant avec une indienne Dakota sur l’histoire de son peuple et les liens noués avec les trappeurs français qui faisaient commerce de fourrure le long du fleuve.

Nous sommes aussi allés plus au nord, le long du Lac Supérieur, sur le Northshore, à Duluth pour voir ce lac si grand que des cargos y transitent, que les mouettes y vivent et que l’on y constate des marées ! Et de là, nous sommes partis à la découverte du State Park de Gooseberry Falls.

(à suivre…)

Vue sur Downtown Minneapolis depuis les environs de la ville
L’écluse des chutes de Saint Anthony
La prise d’eau pour le remplissage de l’écluse au premier plan et les chutes de Saint Anthony canalisées par un barrage hydro-électrique en arrière-plan
Minnehaha Falls dans Minnehaha Park
Sculpture Garden
La skyline de Minneapolis depuis le fleuve Mississippi
Vue d’ensemble de Fort Snelling
Démonstration de tir avec des fusils du XIXe siècle à Fort Snelling
Le capitole d’état à Saint Paul, MN

Minnesota – Etats-Unis – août 2002

[exposition] Philolaos, dans l’atelier du sculpteur

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L’exposition temporaire de cet hiver au Musée de Valence est consacrée au sculpteur Philolaos. Ce dernier est en effet connu ici pour être le concepteur des deux châteaux d’eaux qui dressent leurs silhouettes courbes et élancées dans le ciel valentinois et dont on célèbrera bientôt les 50 ans.

Philolaos est un sculpteur grec, formé à l’école classique des Beaux-Arts d’Athènes juste après la deuxième guerre mondiale et qui s’est installé à Paris au début des années 1950. Il poursuit alors son apprentissage de la sculpture et s’affranchit progressivement des lignes classiques pour aller vers une abstraction de plus en plus nette.

Au début des années 1960, il rencontre l’architecte André Gomis avec qui il collaborera à de nombreuses reprises, en particulier donc sur les châteaux d’eaux de Valence réalisés dans le cadre de l’aménagement de la ZUP de Fontbarlettes. Il travaille à partir de là avec de nombreux architectes et paysagistes, intégrant ses sculptures monumentales dans les espaces nouvellement créés : villes nouvelles, quartiers à urbanisation massive, ou encore quartiers d’affaires. Il crée ainsi trois oeuvres pour le quartier de la Défense dont la fontaine des Nymphéas et l’Oiseau Mécanique.

L’exposition présentée à Valence s’attache à nous présenter un côté moins monumental et plus intime de l’artiste. Quelques croquis issus de ses années de formation athéniennes donnent à voir la rigueur de l’apprentissage classique. Quelques bustes, plus ou moins abstraits, permettent d’appréhender le travail sur la matière (céramique, plomb, bronze..), et la façon pour Philolaos de l’utiliser, d’en tirer parti.

L’exposition présente aussi de nombreux « bois-reliefs », tableaux en trois dimensions de bois tournés et de bois flottés, réalisés lorsque Philolaos retourne en vacances en Grèce et utile ce dont il dispose sur place pour exprimer sa créativité : le bois déposé par la mer sur plage, les outils de menuiserie et de tournage sur bois de son père…. Ses petits tableaux, tellement éloignés de l’image que l’on peut se faire des oeuvres de Philolaos, ont été un véritable coup de coeur. Qu’ils soient figuratifs ou abstraits, ils dégagent une jolie poésie, une invitation au voyage, à la contemplation, à la méditation.

Puis, il est question de la découverte de l’acier inoxydable : un matériau rigide qui vrille pourtant naturellement, un matériau à dompter, un formidable terrain d’expression pour l’artiste. Il en fera son matériau de prédilection, multipliant les usages, tant en oeuvres monumentales qu’en mobilier et objets pour sa maison.

En effet, Philolaos concevra sa maison, la construira et fabriquera lui-même une grande partie du mobilier et des aménagements de celle-ci. On peut ainsi qualifier la maison de l’artiste d’oeuvre totale où tout devient prétexte à création : les meubles, la vaisselle, les objets…. On découvre ainsi les meubles de la salle à manger, des couverts, des fauteuils, le coffre pour cacher la télévision, des bouteilles, … Leurs lignes sont à la fois d’une sobriété très moderne et d’une esthétique futuriste très marquée dans les années 70.

Enfin, on découvre de nombreuses maquettes pour des réalisations monumentales : les châteaux d’eau de Valence (forcément !), des fontaines, des sculptures pour des parcs, des statues magistrales…. Parfois, plusieurs versions sont présentées, témoins du cheminement de la pensée créative de Philolaos.

Je suis ressortie de l’exposition sous le charme des bois-reliefs et des créations en arts décoratifs, en particulier la vaisselle et les bouteilles en inox. J’ai pu découvrir la facette plus intime de cet artiste dont je connaissais déjà quelques oeuvres monumentales et c’est cette facette qui m’a le plus touchée.

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Oeuvres de Philolaos en béton avec ruban d’acier (au 1er plan) et en acier (au 2nd plan) dans la cour du musée

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Les Jumelles, sculpures en plomb

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Buste en bronze

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Vers l’abstration…

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Les « bois-reliefs »

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Les « bois-reliefs » – détail

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Les « bois-reliefs » – détail

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La découverte de l’inox

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Etude pour un portail pour le Technocentre Renault de Guyancourt (78) / maquettes de statues : Christophe Colomb, Georges Pompidou, Pierre de Coubertin, Antoine de Saint-Exupéry

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La salle à manger, mobilier et vaisselle de la maison de Philolaos

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Etude pour un animal imaginaire en béton et ruban d’acier

Exposition « Philolaos, dans l’atelier du sculpteur » – Musée de Valence – Drôme – février 2020

 

(*) L’exposition se tient au Musée de Valence jusqu’au 8 mars 2020. Il s’agit de la première exposition retraçant l’ensemble de la carrière de Philolaos présentée dans un musée français.

 

[Vaucluse] Vaison, la Médiévale

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Cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth

Après avoir visité Vaison, la Romaine, nous nous sommes dirigés vers le village perché. En effet, la cité médiévale, abritée par ses murailles, domine la vallée de l’Ouvèze.

Après être passés sous le beffroi, nous montons dans les petites rues au charme indéniable et nous traversons les placettes avec leurs fontaines publiques. A cette période de l’année, toutefois, le village est assez désert et quasiment tous les commerces et galeries d’art sont fermées. Le contraste avec la ville moderne en contrebas est saisissant !

C’est sur l’autre rive de l’Ouvèze que nous continuerons notre découverte du Moyen-Âge à Vaison.  En effet, à quelques centaines de mètres des sites antiques, nous nous rendons à la cathédrale Notre Dame de Nazareth. Construite au XIe siècle sur un site paléo-chrétien, elle est transformée au XIIe siècle.

Massive, disposant de peu d’ouvertures, elle est typique de l’art roman provençal. On note également le réemploi massif de blocs d’architecture antiques dans les fondations du chevet.

Mais son véritable intérêt réside dans son cloître. Situé au cœur des anciens bâtiments des chanoines, c’est un véritable havre de paix et de sérénité. Ses galeries sont bordées de colonnes et colonnettes donnant sur un jardin où veille un olivier. Les sculptures de certains chapiteaux sont vraiment délicates. Un dépôt lapidaire a également été aménagé dans le cloître.

Nous resterons un long moment à déambuler autour du cloître, profitant du calme des lieux, bercés par les répétitions d’orgue pour la fête de la Toussaint.

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Fontaine dans la cité médiévale

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Ruelle de la cité médiévale

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Cloître de la cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth

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Chapiteaux sculptés dans le cloître de la cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth

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Cloître de la cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth

Vaison-la-Romaine – Vaucluse – octobre 2019

 

(*) L’accès au cloître est libre durant les heures d’ouverture de la cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth

 

[Paris] découvrir les monuments français à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine

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La Cité de l’Architecture et du Patrimoine faisait partie de ces endroits dont j’avais pas mal entendu parler sans avoir l’occasion d’y aller. Profitant d’une soirée à Paris lors d’un déplacement professionnel, je m’y suis rendue un soir de nocturne.

Situé dans le Palais de Chaillot, le bâtiment impression déjà par lui-même : bâtiment Art Déco aux imposantes verrières zénithales héritées du Palais du Trocadéro, la Palais de Chaillot est en effet conçu pour l’exposition universelle de 1937 en reprenant une partie de la structure et des éléments de son prédécesseur qui avait été conçu pour celle de 1867. Par ailleurs, le musée en lui-même a aussi une longue histoire car, les collections de moulages ont commencé dès le XIXe siècle, sous l’impulsion de Viollet-Le-Duc. D’abord musée de sculpture comparée, puis musée des monuments français, il a été intégré à la cité de l’architecture et du patrimoine en 2004. Les galeries des moulages proposent une découverte des monuments majeurs de l’histoire de l’architecture en France à travers des moulages grandeur nature ainsi que quelques maquettes. Difficile de ne pas être impressionné par les portails d’églises richement sculptés, par la richesse des statuaires, par la proximité des éléments habituellement loin de nos yeux….

Je suis ainsi allée de surprise en surprise tout au long de mon parcours des galeries du rez-de-chaussée, éblouie par la finesse des détails, par la richesse des décors.

A l’étage, j’ai découvert avec intérêt la galerie d’architecture contemporaine et ses maquettes et dessins de conception de bâtiments de l’ère industrielle à nos jours. Les grands noms de l’architecture et les projets majeurs défilent : Marcel Breuer et la station de ski de Flaine, Jean Balladur et La Grande Motte, Le Corbusier et la Cité Radieuse de Marseille (dont une unité d’habitation est reproduite à l’échelle 1/1), les Perret et l’église du Raincy, les premières tours de La Défense, …..

J’ai terminé ma visite par la galerie des peintures murales. Je ne savais pas à quoi m’attendre et j’ai vraiment été stupéfaite ! Des chapelles entières sont reproduites en taille réelle avec leurs fresques….. En quelques pas, je suis transportée dans un monde parallèle !

Le retour à la réalité se fait doucement, en regardant la Tour Eiffel scintiller à travers les immenses baies vitrées du Palais de Chaillot… Car l’un des attraits de la cité, c’est aussi cette vue unique sur la grande dame de fer !

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moulage d’un chapiteau roman

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Moulage de la fontaine de Neptune de la place Stanislas de Nancy

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lumière zénithale sur la galerie des moulages

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moulage de la Mise au Tombeau de l’église de Saint Mihiel (Meuse)

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vue sur la Tour Eiffel depuis la galerie d’architecture contemporaine

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Unité d’habitation de la Cité Radieuse de Marseille par Le Corbusier

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reproduction de la crypte de l’église Saint Nicolas de Tavant (Indre-et-Loir)

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Tour Eiffel scintillante depuis la galerie des peintures murales

Cité de l’Architecture et du Patrimoine – Paris – octobre 2019

 

(*) La Cité de l’Architecture et du Patrimoine se trouve dans le Palais de Chaillot et est accessible depuis les stations de métro Iéna ou Trocadéro.
Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet de la cité.

[Drôme] début d’automne au Parc Jouvet

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Mi-octobre, début de matinée… J’ai une demie-heure à occuper alors que je suis dans le centre de Valence. Il est trop tôt pour faire les boutiques qui sont encore fermées, mais pas pour un tour dans le Parc Jouvet.

Je traverse donc le Champ de Mars quasi désert. Mon Coeur Valence déploie sa typographie dans le calme du matin. Il est trop tôt pour la plupart des flâneurs, et je ne croise que quelques lycéens passant le temps avant le début des cours, ainsi qu’un ou deux promeneurs de chiens.

Je descends les escaliers vers le parc. Les couleurs d’automne ont commencé à prendre leurs quartiers dans les arbres mais les fleurs font encore un peu de résistance.

J’en profite pour enfin découvrir les sculptures d’art contemporain qui ont été installées dans le parc (mais aussi sur le Champ de Mars et dans d’autres parcs de la ville) depuis le printemps. Sculptez vos balades, ce sont des oeuvres monumentales de quatre artistes déposées ici pour deux ans sous la houlette de leur galeriste.

Autour du bassin les érables du Japon ont pris de jolies teintes mordorées. Je m’attarde un moment pour regarder les canards puis les chèvres et moutons de la ménagerie.

Le temps passe vite, et tandis que je croise un groupe de collégiens en pleine séance de course d’orientation, je m’aperçois qu’il est temps pour moi de repartir.

Je remonte donc vers le haut du parc, puis le Champ de Mars. Je jette un dernier coup d’œil au kiosque Peynet , intemporel.

Je traverse les boulevards avant de filer dans les rues du centre, en direction de mon rendez-vous, après avoir apprécié cette petite parenthèse automnale matinale.

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Parcours Sculptez-vous : Bibal de Jean-Patrice Rozand

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Erable du Japon

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Vue sur le clocher de la cathédrale Saint Apollinaire

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Kiosque Peynet

Champ de Mars & Parc Jouvet – Valence – Drôme – octobre 2019

 

(*) L’accès au parc Jouvet peut se faire par le haut depuis le Champ de Mars (escaliers ou plans inclinés en traversant l’avenue Maurice Faure) ou par le bas (depuis l’avenue de Provence ou depuis l’avenue de la Comète).
Les sculptures monumentales sont exposées jusqu’en mars 2021.

[Paris] retourner au Musée du Louvre

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Cela faisait vraiment longtemps que je n’avais pas mis les pieds au Musée du Louvre : certainement depuis le déménagement dans la Drôme, mais sans doute depuis plusieurs années avant !

A Paris un mercredi soir pour le travail, j’ai décidé de profiter de la nocturne…. C’est souvent une bonne idée car il y a nettement moins de monde le soir qu’en pleine journée. Je suis donc arrivée vers 19.00, et en effet, il n’y avait quasiment aucune attente pour passer la sécurité ou acheter un billet. Une dizaine de minutes après être sortie du métro, j’entrais dans le musée.

Je n’ai pas pris le plan car je n’avais pas prévu de voir telle ou telle oeuvre particulièrement. J’ai pris un escalier au hasard, et quand je me suis retrouvée dans la cour des chevaux de Marly, je me suis aperçue que ce n’était peut-être pas tout à fait le hasard qui m’avait guidée, mais plutôt un vieux réflexe… J’ai toujours beaucoup aimé cette cour : je lui trouve une dimension grandiose, différente de celle des salles « intérieures ».

Tout autour se trouvent les sculptures françaises. Dans la lumière du jour déclinant, elles prennent encore une autre dimension. Je me suis un peu attardée autour des gisants et des orants (avec forcément une petite pensée pour Pomdepin). Puis j’ai pris l’escalier du ministre pour gagner les appartements Napoléon III.

A cet endroit, le musée redevient Palais… et ces salles ont toujours fait partie de mes préférées, m’émerveillant à chaque fois. Elles ont été restaurées depuis mon dernier passage, et elles sont encore plus belles. Les salons, la salle à manger nous livrent leurs velours fastueux sous les lustres de cristal.

De là, j’ai continué à parcourir le département des objets d’art. Cette partie du musée relativement peu fréquentée est quasi déserte une fois la nuit tombée et permet une découverte plus intimiste, parfois à la seule lueur des candélabres…

Au bout de l’aile, j’ai emprunté un escalier majestueux pour traverser le département de peinture et en particulier les salles dédiées aux peintres du nord. Des Rembrandts, des Rubens, des Weermer m’ont discrètement fait de l’oeil. Mais les visiteurs étaient là plus nombreux, alors j’ai continué vers les Antiquités : les Egyptiens d’abord, puis les Grecs…

C’est par la grande salle des sculptures grecques que j’ai terminé ma visite. Au fond de celle-ci trône la Venus de Milo, imperturbable. L’heure se faisant plus tardive, il n’y avait pas grand monde autour d’elle, permettant de vraiment l’admirer sous tous les angles.

Un peu plus loin, Hermaphrodite est plongé dans un sommeil de marbre, tandis que Diane s’apprête à courir.

Je suis ressortie après plus d’une heure et demie de visite, où je n’ai pas compté mes pas.

Il est bien entendu impossible de tout voir au Louvre en une seule visite. Il faut soit déterminer quelles oeuvres on souhaite voir et se créer un itinéraire de visite sur mesure, soit (comme je préfère le faire) flâner de salle en salle en se laissant guider par son instinct.

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Chapiteaux sculptés médiévaux

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tombeau de Philippe Pot, grand Sénéchal de Bourgogne

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Orants du XVIe et XVIIe siècles

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Escalier du ministre

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Appartements Napoléon III

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le Louvre, version intimiste

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Antiquité égyptiennes

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Antiquités grecques

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Vénus de Milo

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Hermaphrodite endormi

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Diane (Antiquités grecques)

Musée du Louvre – Paris – octobre 2019

 

(*) Le site internet du musée du Louvre détaille horaires et conditions de visite, ainsi que les jours et horaires de fermetures de certaines salles.
Si vous en avez la possibilité, je vous conseille vraiment de venir le visiter en soirée lors des nocturnes : il y a moins de monde et l’ambiance est vraiment particulière.

 

 

[les états d’esprit du vendredi] 1er novembre 2019

Les états d’esprit du vendredi sont un exercice de style lancé par Zenopia et The Postman. La règle est simple : on répond aux questions dans l’ordre et le vendredi.

[Vendredi 1er novembre 2019] – [début xx.xx] [rédigé jeudi 31 octobre tard… et programmé]

Fatigue : Moins de trajet égale moins de fatigue !

Humeur : toujours excellente

Estomac : j’ai eu le temps d’aller au marché mardi faire le plein de bons produits locaux : fromages, yaourts, viande, légumes….

Condition physique : j’ai mal au dos mais je n’arrive pas à en identifier la cause…

Esprit : vagabond

Boulot : j’ai eu mon entretien annuel… c’est toujours intéressant de faire le bilan (et de se rendre compte du travail accompli), mais c’est encore plus intéressant de voir se profiler les nouveaux challenges à venir !

Culture : J’ai visité la Cité de l’Architecture et du Patrimoine à Paris : je vous en reparlerai dans un billet dédié.
Je suis aussi allée voir Joker au cinéma… et cela faisait longtemps que je n’avais pas été autant bluffée par un film ! La réalisation, à la fois sobre et puissante, sert impeccablement le propos du film. Le jeu des acteurs, et particulièrement de Joaquin Phoenix, est époustouflant. Le photographie, la gestion des lumières sont splendides. Certes, le propos est très très sombre, c’est violent, mais c’est assurément un grand film !

Penser à : prendre des billets de train

Avis perso : je commence la semaine moins fatiguée quand il n’y a pas besoin d’un aller/retour à Grenoble le dimanche…

Message perso : j’aurais bien écrit Happy Halloween, mais du coup, je vais être en retard au moment de la publication de ce billet !

Loulous : partent en week-end chacun de leur côté !

Amitiés : je manque un peu de temps en ce moment mais je pense à vous quand même….

Sorties : à voir en fonction de la météo mais j’ai très envie d’aller dehors !

Divers : citrouille 1 / couteau en céramique (pourtant gros et costaud) 0 : la lame s’est carrément brisée en deux !

Courses : pas besoin d’en faire ce week-end…

Envie de : promenades automnales

Pic : comme j’écris ce billet le 31 octobre, nous sommes le soir d’Halloween. Le Transi de René de Chalon, sculpté par Ligier Richier au XIVe siècle m’a semblé tout indiqué !

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[fin xx.xx ]

[Berry] le palais Jacques Coeur, joyau gothique

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Jacques Cœur… voilà un nom qui m’avait marqué lors des leçons d’histoire de l’école primaire. A aucun de mes précédents passages à Bourges, je n’avais toutefois pu visiter le palais qu’il avait fait construire.  Cette fois, arrivant en début d’après-midi pour y passer la nuit, nous avions largement le temps.

De la rue, le bâtiment est superbe déjà… mais une fois dans la cour, c’est toute la délicatesse du travail des architectes qui se dévoile. L’ensemble a été construit au XVe siècle pour Jacques Cœur, riche marchand ayant développé des comptoirs partout en Europe et au Moyen-Orient et alors argentier du roi Charles VII. Il est donc l’un des plus riches et plus puissants personnages du royaume. Il décide donc de la construction d’une maison à la hauteur de sa position… Toutefois, tombé en disgrâce, il n’y habitera jamais !

Avec ses multiples tours d’escalier (à l’époque, on ne sait pas encore intégrer un escalier au bâti autrement), ses couloirs de desserte des appartements privés permettant d’éviter de traverser une pièce pour accéder à une autre, et ses galeries courant sur 2 étages et 3 côtés pour la desserte publique des lieux, le bâtiment gothique emprunte de nombreux codes à l’architecture florentine qui préfigure ce que sera l’architecture de la Renaissance française.

A l’intérieur, la richesse des décors est à l’avenant de celle du marchand… Chaque manteau de cheminée est richement sculpté, chaque détail est soigné. La charpente en coque de bateau renversée est splendide.

Au fil du temps, le palais a eu diverses attributions : hôtel de ville au XVIIe siècle puis tribunal au XIXe siècle… Ces différents usages marqueront aussi les aménagements intérieurs de l’ensemble.

Aujourd’hui, nous admirons l’un des plus majestueux et élégants bâtiments civils datant de la fin de la période gothique…

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Palais Jacques Cœur – Bourges – Cher – juillet 2019

(*) Pour connaître les conditions de visite du Palais Jacques Cœur, je vous invite à consulter le site internet dédié.