[Drôme] quand j’ai découvert Valence et ses environs… il y a 10 ans !

Il y a eu 10 ans en début de semaine, je venais pour la toute première fois à Valence (je ne peux pas vraiment écrire « dans la Drôme », puisque j’avais visité le Palais Idéal du Facteur Cheval alors que je faisais mon stage de fin d’études à côté de Lyon). Je venais donc pour découvrir la région où j’allais m’installer l’été suivant (je savais depuis fin décembre 2010 que ce serait à côté de Valence).

Par curiosité, je me suis replongée dans les photos que j’avais faites lors de ce séjour-découverte. Les enfants étaient alors beaucoup plus jeunes (10, 7 et 4 ans en février 2011) et je devais avoir plus souvent l’œil sur eux. Aussi, je prenais nettement moins de photos que maintenant.

Malgré tout, je constate que ce qui m’avait attiré l’œil à l’époque me plait toujours : la vue sur les Monts du Matin, l’architecture des boulevards à Valence, les ruelles romanaises, les petits villages au pied du Vercors, …

Avant l’installation au cours de l’été 2011, je suis venue trois autres fois à Valence, en mai et juin. L’ambiance printanière puis estivale était complètement différente de celle de l’hiver. J’avoue même que la chaleur de la fin juin m’avait fait douter de ma capacité à vivre sur place (beaucoup plus que le froid mordant du mistral de février !). Finalement, depuis 10 ans, j’ai eu l’occasion de « tester » toutes les météos possibles, de l’hiver glacial à l’été caniculaire et je m’y suis habituée (même si je préfère toujours un peu l’hiver..).

Et surtout il y a tant de choses à découvrir autour de Valence et Romans que je ne suis pas prête de me lasser !

Ceci est ma toute première photo de Valence, prise un lundi matin vers 9.00 alors que le mistral soufflait sur les boulevards déserts… Et c’est là que j’ai commencé à tomber sous le charme de la ville !
Les halles de la place Saint Jean à Valence.. coup de cœur immédiat !
Vue sur les Monts du Matin… Je suis toujours captivée par le Vercors qui s’élève d’un coup ou presque !
Châteaudouble, village au pied du Vercors

Au col des Limouches, trouver la neige !
Dans les rues de Romans… J’ai appris à apprécier la ville plus tard : il y avait trop de travaux partout lors de notre passage pour qu’elle soit vraiment attirante !
Pourtant, nous avions découvert de jolies petites ruelles
Jacquemart avant qu’il n’aille se refaire un beauté !

Valence, Romans et leurs environs – Drôme – février 2011

[Drôme] s’émerveiller pour Noël à Romans

Cette année encore, une forêt enchantée a pris place à Romans… Je m’y suis arrêtée alors que j’allais faire quelques achats dans les boutiques du centre ville (en particulier, plusieurs jolies boutiques artisanales sont installées Côte Jacquemart).

J’y étais en fin d’après-midi, à l’heure où la nuit tombe… et où les enfants sortent de l’école et les plus grands du collège ou du lycée. Il y avait donc foule autour des installations lumineuses. Et c’était très amusant d’entendre les plus petits s’exclamer quand ils déclenchaient une musique de Noël ou qu’ils pouvaient s’installer au pied d’un nounours pour se faire prendre en photo, mais aussi de voir les plus grands se prendre en photos en petits groupes ! L’émerveillement n’est pas réservé aux classes de maternelle…

D’ailleurs, moi-même, j’ai largement profité de cette magie lumineuse, allant d’installation en installation. Je suis, comme l’an dernier, sous le charme. J’aime beaucoup l’idée d’avoir installé des guirlandes lumineuses le long des petites barrières bordant les chemins du petit parc de la place.

Mais ce qui m’a le plus amusée, c’est de découvrir des reflets dans les boules du grand sapin. J’ai passé un long moment à jouer avec ceux-ci, à essayer différentes profondeurs de champs, à tenter d’attraper les reflets des structures lumineuses sans que mon propre reflet n’entre dans l’image… et finalement, à faire quelques autoportraits !

Romans – Drôme – décembre 2020

(*) Les illuminations à Romans sont visibles jusqu’au 3 janvier 2021

[les états d’esprit du vendredi] 18 décembre 2020

Les états d’esprit du vendredi sont un exercice de style lancé par Zenopia et The Postman (qui ne bloguent plus maintenant). La règle est simple : on complète les différentes rubriques le vendredi.

[Vendredi 18 décembre 2020] – [début xx.xx] [rédigé jeudi 17 décembre tard… et programmé]

Fatigue : je compte les jours avant les vacances… ça approche, ça approche !

Humeur : de Noël !

Estomac : il m’a été demandé de cuisiner un bœuf bourguignon… ce sera pour ce week-end donc !

Condition physique : une crise de migraine en fin de semaine dernière sur deux jours : une journée où j’ai réussi à la contenir, et une où elle m’a terrassée un bon moment…

Esprit : vagabond

Boulot : après avoir envoyé un mail depuis une adresse commune au lieu de ma boîte mail personnelle, j’ai aussi écrit à la mauvaise adresse mail de support, ce qui est donc revenu à m’auto-envoyer un mail… Au moins, j’ai fait rire mes collègues !

Culture : J’ai regardé la 1ère saison de Motherland – Fort Salem. Le scénario est efficace et m’a fait penser un peu à Quantico (1ère saison… les suivantes étaient moins bien), mais avec des sorcières.
On a regardé Piège de Cristal avec Mr 2e (il ne l’avait jamais vu). Même si c’est assez daté, cela reste très efficace ! Du coup, on a enchaîné sur 58 minutes pour vivre, qui est de moins bonne facture, surtout quand on connait déjà l’histoire et ses rebondissements…

Penser à : emballer les cadeaux de Noël…

Avis perso : Je n’ai jamais autant profité de mon sapin de Noël que cette année. En télétravail à 100% ce mois de décembre, je le vois avec plaisir clignoter toute la journée !

Message perso : Noël moins une semaine !!!!

Loulous : Melle 3e a participé à une vidéo faite par son collège pour expliquer les bases du tir couché en biathlon. Sinon, elle termine son stage ce vendredi et ce seront les vacances. Les garçons aussi sont en vacances. Cela fait un moment que nous n’avons pas été tous à la maison ensemble !

Amitiés : Je ne vais pas tarder à commencer à écrire mes cartes de voeux….

Sorties :  la météo sera un critère prépondérant…

Divers : c’est amusant de voir comment certains objets peuvent (re)devenir à la mode. Quand j’étais allée au Danemark, j’avais acheté deux petits photophores chez un brocanteur pour une bouchée de pain (enfin pour le prix d’un baguette de pain). A vue de nez, je les avais datés de la fin des années 1960/début des années 1970. Je les avais trouvés mignons, et il y avait exactement les mêmes dans un autre coloris dans la maison que nous louions : ils faisaient donc un joli souvenir à rapporter. Cette semaine en furetant sur internet, je tombe sur une céramique porte-bougie sur le site d’un galeriste spécialisé en objets design et je lui trouve un sacré air de ressemblance avec mes photophores. Vérification faite, ils sortent bien de la même poterie artisanale de l’île de Langeland ! L’atelier a fermé au début des années 1980, et il semblerait que depuis quelques années, leur style de poterie soit l’objet d’un retour de mode…

Courses : il va falloir penser à celles pour les repas de fêtes !

Envie de :  vin chaud (oui toujours… mais en même temps, je n’en ai pas encore préparé et il n’y a pas de marchés de Noël donc…. )

Pic : un peu de lumières de Noël en passant rapidement au centre commercial (désert en fin de journée en semaine) pour quelques achats..

[fin xx.xx ]

[les états d’esprit du vendredi] 18 septembre 2020

Les états d’esprit du vendredi sont un exercice de style lancé par Zenopia et The Postman (qui ne bloguent plus maintenant). La règle est simple : on complète les différentes rubriques le vendredi.

[Vendredi 18 septembre 2020] – [début xx.xx] [rédigé jeudi 17 septembre tard… et programmé]

Fatigue : oui, un peu quand même…

Humeur : demeure excellente

Estomac : pommes de reinette et pommes d’api….

Condition physique : avec la chaleur, certaines douleurs se réveillent… celle de mon entorse au genou par exemple.

Esprit : vagabond

Boulot : c’est quoi cette semaine complètement folle ???? A quel moment on a dit qu’on n’aurait pas le temps de se poser 5 min entre deux réunions et qu’on enchainerait non stop toute la semaine ???

Culture : J’ai terminé la saison 4 et commencé la saison 5 de Once Upon A Time.
On a regardé Gladiator que j’avais déjà vu et trouvé longuet la première fois… La deuxième fois, c’est pire ! La musique sauve un peu l’ensemble mais c’est quasiment celle de Pirates des Caraïbes (c’est le même compositeur et il a repris beaucoup de phrases de Gladiator quand il a composé Pirates des Caraïbes). Et comme on est joueurs, on a aussi regardé le Robin Hood du même Ridley Scott avec le même Russell Crowe…. J’en ai pensé à peu près la même chose que de Gladiator !

Penser à : cuire le potimarron

Avis perso : les journées sont un peu trop longues en ce moment…

Message perso : tu as raison : ce n’est pas simple le management !

Loulous : oublient leurs chaussures de sport….

Amitiés : une ancienne habituée du train l’a repris quelques jours cette semaine. Du coup, on a organisé un petit déjeuner !

Sorties :  j’ai réservé des visites dans le cadre des journées du patrimoine.

Divers : Vador a eu une prise de sang pour le suivi de son insuffisance rénale vendredi dernier.. Et c’est stable ! Ce qui veut dire que le traitement fonctionne et empêche que sa situation ne se dégrade trop.

Courses : il va devenir indispensable d’y penser sérieusement !

Envie de :  prendre le temps

Pic : le week-end dernier avait lieu la fête de la pogne et de la raviole à Romans… L’occasion de faire de plein de gourmandises !

[fin xx.xx ]

[Drôme] Romans en lumières

Depuis le 15 août, chaque soir à la tombée de la nuit, les façades du Musée de la Chaussure de Romans s’animent dans le cadre de la Région des Lumières.

Cette opération met en valeur les monuments des villes de la région à travers des projections monumentales. J’avais ainsi déjà découvert celles sur la façade de la cathédrale de Valence l’hiver dernier et celles du Puy en Velay l’été dernier. De son côté, la ville de Romans avait déjà monté des spectacles de projections sur la tour Jacquemart pour Noël. Cette fois, ce sont les majestueuses façades du Musée de la Chaussure, ancien couvent des Visitandines qui sont mises en lumières.

Le spectacle se déroule sur les trois façades et nous propose de plonger dans le patrimoine architectural, gourmand et historique de Romans. Ainsi, l’évocation commence par celle du travail du cuir : tanneries, maroquineries, chausseurs ont longtemps été les industries principales de la ville. De façon assez logique, le travail du cuir débouche sur la chaussure et quelques paires emblématiques des collections du musée viennent prendre vie.

Puis, le spectacle évoque les fastueuses décorations de la collégiale Saint Barnard qui se retrouvent reconstituées en lumières. L’effet est saisissant. Viennent ensuite la Tour Jacquemart (qui est actuellement en train de se refaire un beauté et qui devrait être ensuite en mesure de sonner les heures à nouveau), et le joli kiosque à musique. Ensuite, pognes et ravioles viennent titiller nos souvenirs gourmands.

Le sport, la danse, les cultures contemporaines et le carnaval sont ensuite évoqués à travers des tableaux rythmés. Les façades dansent. C’est presque hypnotique.

Quand le MERCI final s’affiche, on n’a finalement qu’une seule envie : s’organiser pour revenir !

Les vendredis et samedis soir à partir de 19.00, il y a des food-trucks, un bar éphémère et un DJ Set pour patienter jusqu’à la tombée de la nuit.
le travail du cuir
Chaussures à foison
la collégiale Saint Barnard
Jacquemart…
le kiosque à musique
Pluie de pognes !
effet hypnotique sur les façades….

Romans – Drôme – août 2020

(*) Le spectacle Romans en lumières est gratuit. Les projections débutent à la tombée de la nuit jusqu’au 20 septembre 2020.

[Drôme] la collégiale Saint Barnard de Romans

La collégiale Saint Barnard, sur la rive droite de l’Isère, à l’angle du Pont Vieux, est un monument emblématique de Romans. Je n’y étais pourtant entrée qu’une seule fois, lors de mon tout premier passage à Romans, un matin d’hiver…. Ayant lu que certaines pièces habituellement fermées étaient exceptionnellement ouvertes dans le cadre des Escales Estivales, j’ai saisi l’occasion d’y retourner.

Une abbaye bénédictine est fondée en 838 par Barnard, archevêque de Vienne, à cet endroit. Suite à de nombreux conflits, les bénédictins sont remplacés une centaine d’années après par un collège de chanoines réguliers et l’église devient donc collégiale. A partir du début du XIe siècle, l’église est reconstruite à plusieurs reprises. L’édifice que nous voyons aujourd’hui, entièrement en pierre de molasse, allie le style roman dans les parties inférieures de la nef et le style gothique dans les parties supérieures de la nef, le chœur et le transept.

Lorsque l’on pénètre dans la nef, on est frappé par cet immense espace de 65 mètres de long qui s’ouvre d’un seul tenant jusqu’au chœur. Celui-ci est ajouré de hautes baies vitrées en lancettes, surmontées d’un triforium, et décoré de peintures murales du XIVe siècle.

La chapelle du Saint Sacrement est la réunion des chapelles Saint Maurice et Saint Etienne, de styles différents, qui avaient été adosées au mur extérieur de la collégiale. On y pénètre par une petite porte située dans la nef. Elle abrite aujourd’hui les tentures de la Passion, un ensemble de neuf panneaux du début du XVIe siècle retraçant les scènes de la Passion du Christ. Les couleurs d’origine à base de plantes ont un peu passé avec le temps mais il reste la finesse des détails et la profusion des éléments.

Sur une voûte de la chapelle du Saint Sacrement, une fresque, dite « des trois Doms », représente des scènes relatives aux Saints Séverin, Exupère et Félicien, martyrs du Dauphiné et dont les corps étaient conservés à Romans avant leur transfert en Avignon. On peut y voir une représentation du Palais des Papes qui serait la seule connue antérieure au XVIIe siècle.

Dans la grande sacristie, parée de boiseries de noyer du XVIIe siècle, d’anciens objets liturgiques sont conservés : reliquaires, calices, … ou encore la mule du pape Pie VI (qui est une chaussure et non un animal). On peut également y découvrir un fragment de fresque murale du XIIIe siècle mis à jour lors d’une restauration des boiseries. Mais l’élément le plus impressionnant de la sacristie reste le grand chapier. Ce meuble construit au XIXe siècle pour ranger les habits liturgiques se compose de quatre grands tiroirs demi-circulaires à fond canné, pivotants autour d’un axe central. Il permet de conserver les ornements à plat afin de ne pas les abimer.

Je dois dire que je ne soupçonnais pas la présence de certains de ces éléments patrimoniaux jusqu’il y a peu et je suis ravie d’avoir pu profiter des ouvertures estivales pour les découvrir. Il me reste maintenant à revenir lors d’une visite guidée pour accéder au triforium du chœur, et à attendre que les vitraux de l’Apocalypse, détruits lors de l’épisode de grêle de juin 2019, soient reconstruits et remis en place.

Les visages des statues romanes du portail d’entrée ont été ruinées lors des guerres de religion
Les peintures murales du chœur
Depuis la nef
La fresque des Trois Doms, avec la plus ancienne représentation connue du Palais des Papes d’Avignon
Une des tentures de la Passion
Le chapier ouvert, où sont toujours conservés d’anciens habits liturgiques

Collégiale Saint Barnard – Romans – Drôme – juillet 2020

(*) La chapelle du Saint Sacrement et la sacristie sont ouvertes en accès libre les samedis de 15.00 à 18.00 et les dimanches de 15.00 à 19.00 jusqu’au 6 septembre 2020 dans le cadre des Escales Estivales.

[petits moments] entre le 25 et le 31 juillet 2020

SAMEDI 25 JUILLET. Après un après-midi d’instameet à Romans pour découvrir les Escales Estivales (au programme, il y avait donc canoë sur l’Isère et visite du Musée de la Chaussure qui a rouvert le 15 juillet après plus d’un an de fermeture suite aux dégâts causés par la grêle de juin 2019), nous avons pris une glace et un rafraichissement au Fou de la Dame. C’est un sympathique bar à jeux qui en propose un choix vraiment impressionnant ! Et côté verre/assiette, j’ai découvert avec plaisir qu’ils proposent des produits locaux dont les glaces Terre Adélice et les boissons rafraichissantes de Mat & Elo (que je trouve également dans mon épicerie et que j’apprécie beaucoup !).

Une partie des jeux que l’on peut pratiquer au Fou de la Dame

(*) Le Fou de la Dame, place Maurice Faure, 26100 Romans

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DIMANCHE 26 JUILLET. Profiter d’un peu de fraicheur en fin de journée pour faire un tour dans les champs de tournesols.

Montvendre – Drôme
Montvendre – Drôme

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[Drôme] redécouvrir le musée de la chaussure

Vue de la cour du musée

Après avoir fait du canoë sur l’Isère, je suis partie avec les autres instagrameurs pour découvrir ou plutôt redécouvrir le Musée de la Chaussure.

Installé dans l’ancien couvent des Visitandines à Romans, le Musée de la Chaussure a fermé plus d’un an suite à l’épisode de grêle subi par la ville en juin 2019 et qui avait fait de considérables dégâts. Il a rouvert le 15 juillet, et propose maintenant deux nouvelles salles consacrées aux chaussures contemporaines.

L’industrie de la chaussure a longtemps été un fleuron romanais. De grands noms avaient en effet leurs ateliers à Romans : Charles Jourdan, Robert Clergerie, Stephan Kelian mais aussi les ateliers Rivat, spécialisés en chaussures de sport et à l’origine des ouvertures décentrées ou du scratch pour fermer les chaussures.

En effet, depuis longtemps, le cuir était travaillé à Romans et la ville disposait de nombreux ateliers de tannage (on peut encore voir des maisons de tanneurs place de la Presles, même si celles-ci sont peu mises en valeur pour le moment). Et lorsque la production s’est industrialisée, les ateliers de fabrication de chaussures se sont installés à proximité des tanneurs.

Le musée de la chaussure nous propose d’abord un voyage dans le monde de la fabrication des chaussures depuis l’ère pré-industrielle avec les outils et l’atelier du cordonnier. Puis, nous découvrons les premières machines industrielles.

Mais l’essentiel des collections du musée se compose de… paires de chaussures ! Il y en a environ 20 000 dont un dixième est exposé, de façon tournante pour ne pas abîmer certains modèles plus fragiles.

La plus ancienne paire a 3500 ans et cette sandale en papyrus provient de l’Egypte des Pharaons. Nous descendons ensuite le fil du temps, de l’Antiquité au Moyen-Âge, de la Renaissance au Siècle des Lumières, de la Révolution Française au Second Empire, pour finir au tout début du XXe siècle. Puis, nous partons explorer le monde : Asie, Afrique, Amérique, Océanie….

Puis, nous arrivons aux nouvelles salles. La première, installée dans l’ancien parloir des Visitandines, explore la façon dont certaines chaussures sont devenues iconiques, ont traversé les frontières entre chaussures spécialisées (sport, danse, travail, rééducation..) et chaussures de ville. Nous retrouvons ainsi les Dr Martens, les espadrilles ou les sneakers. La muséographie s’attarde aussi sur la perméabilité des frontières masculin/féminin à partir du milieu du XXe siècle : richelieus, derbys ou cuissardes qui de masculin passent au féminin, mais aussi les « Zizi » créées par Rose Repetto pour sa belle-fille et ensuite portées par Serge Gainsbourg…

Après avoir traversé rapidement l’ancienne chapelle qui abrite des créations romanaises actuelles, nous arrivons dans l’autre salle ouverte cet été : tout autour de la pièce s’étale une rétrospective de l’évolution des chaussures depuis 1900 mise en parallèle avec les évolutions sociétales. Cette salle permet ainsi de se rendre compte de l’évolution de la condition féminine mais aussi de celle de la place de l’enfant.

Enfin, au centre de cette pièce, un focus est fait sur deux créateurs : le romanais Charles Jourdan d’une part, précurseur du marketing global et de l’internationalisation des ventes, et son disciple Christian Louboutin, surdoué envoyé en stage chez Jourdan par une maison de haute couture, et jamais totalement accepté dans les ateliers romanais. Plusieurs de ses modèles à la semelle rouge iconique sont ainsi présentés.

C’est la fin de notre visite, fort intéressante et complète grâce aux explications de notre guide Baptiste.

Le couloir des cellules des Visitandines
Escarpins de la Princesse Grace de Monaco
Corde tressée pour la fabrication d’une semelle d’espadrilles, et modèle Hermès au premier plan
Modèles Louboutin
L’escarpin étoilé d’Andréa Pfister – version originale dans le musée
L’escarpin étoilé d’Andréa Pfister – version géante devant le musée

Musée de la chaussure – Romans – Drôme – juillet 2020

(*) Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet du Musée de la Chaussure. Il est intéressant de pouvoir suivre une visite guidée pour aller à l’essentiel et éviter la lassitude dans certaines salles lorsque, comme moi, on n’est pas un spécialiste de l’histoire des chaussures. J’avais pourtant déjà visité 2 fois le musée mais cette visite guidée m’a appris énormément de choses, ou fait faire attention à des points que j’avais zappés en visitant seule.

(**) Merci à la Ville de Romans pour cette invitation, à Baptiste pour la visite et aux autres instagrameurs (Le Caillou aux Hiboux, Claire & Thomas, Julie et Katia) pour leur bonne humeur.

[Drôme] faire du canoë sur l’Isère

Samedi dernier, j’ai été invitée avec d’autres instagrameurs par la Ville de Romans pour découvrir les escales estivales. Durant tout l’été, des animations, des expériences inédites et des visites patrimoniales sont proposées dans la ville.

Parmi ces expériences, il y a la possibilité de faire du canoë sur l’Isère. Et justement, nous étions attendus pour une balade façon Pocahontas dans un canoë 9 places.

Après avoir traversé la passerelle des Ors (celle qui relie Bourg de Péage à Romans sur la vélo voie verte), le point de départ des promenades en canoë se fait au niveau de la rampe de mise à l’eau des pompiers située juste à côté, le long de la voie verte. Nous sommes accueillis par Matthieu, le moniteur du CARP qui s’occupe de l’activité. Suite à la distribution des gilets de sauvetage et des pagaies, accompagnées de quelques explications sur le maniement de celles-ci, le canoë est mis à l’eau et nous embarquons (suite à un petit souci de répartition, devinez qui devra marcher un peu dans les eaux de la rivière pour embarquer… et oui, c’est moi ! Comme quoi même quand ce n’est pas de mon fait, je me retrouve chaque fois les pieds dans l’eau…. ).

Après un bref temps de coordination, nous avançons tous en rythme et le canoë remonte le courant en direction de la ville. Même si le débit est assez calme, cela tire quand même dans le bras qui actionne la pagaie… Toutefois, cela n’empêche pas la bonne humeur et les discussions vont bon train.

Arrivés à l’approche du Pont Vieux, nous posons un peu les pagaies pour faire quelques photos mais l’élan que nous avions donné à l’embarcation faiblit, et nous recommençons à pagayer. Au pied de la collégiale Saint Barnard, Matthieu nous fait faire demi-tour pendant que nous prenons encore quelques photos.

Nous nous laissons alors porter par le courant pour redescendre la rivière, tout en profitant du paysage et des vues sur les berges. Matthieu nous emmène alors découvrir une curiosité en aval sur la rive gauche de l’Isère : une fontaine pétrifiante visible uniquement depuis la rivière. L’endroit est vraiment paisible avec pour seul bruit celui de l’eau qui sourd et cascade dans les mousses.

Mais il est l’heure de revenir à notre point de départ… Quelques coups de pagaie pour remonter le courant et nous y sommes.

C’est la première année que des sorties en canoë sont organisées sur l’Isère et c’est vraiment une belle expérience, une façon originale et sympathique de (re)découvrir les berges de l’Isère et la ville de Romans avec un point de vue différent.

A l’approche du Pont Vieux

Vue sur la collégiale Saint Barnard depuis la rivière

Passer sous le Pont Vieux

la fontaine pétrifiante

Au milieu de la rivière….

Romans – Drôme – juillet 2020

(*) Les promenades en canoë sont proposées jusqu’à fin septembre 2020. Les informations pour la réservation sont disponibles sur le site internet de la ville.

(**) Merci à la Ville de Romans pour cette invitation, à Matthieu pour son accueil et aux autres instagrameurs (Le Caillou aux Hiboux, Claire & Thomas, Julie et Baptiste) pour leur bonne humeur.