[projet 52-2020] semaine 42 – chiffres

Cette semaine, il est question de chiffres dans le projet 52.

Si on y regarde un peu, on trouve des chiffres tout autour de nous : des étiquettes avec les prix des denrées et des objets dans les magasins, des horaires dans les gares, des panneaux de vitesse ou d’indications kilométriques au bord des routes, des numéros sur les maisons, des pièces et des billets dans nos porte-monnaie, des touches sur nos claviers de téléphone et d’ordinateurs….

Les chiffres que j’ai choisis aujourd’hui, je les ai trouvés par hasard, dans la Réserve Naturelle de Printegarde, sur une ancienne île du Rhône, coincée entre le grand lit du fleuve et celui du petit Rhône, un ancien bras pas totalement asséché. Là, un poteau indique les hauteurs et les débits des crues les plus importantes du Rhône….

La plaine de l’île est inondable et elle peut servir, avec le lit du Petit Rhône, de délestage pour le fleuve, par l’ouverture d’un barrage mobile. La route passe d’ailleurs au pied du barrage, et c’est toujours assez impressionnant !

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Pour découvrir quels chiffres comptent pour les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[Drôme] après les pluies, dans la réserve des Ramières

Depuis le pont d’Allex, sur la rivière Drôme

Au début du mois, la tempête Alex a balayé la France. Dans le sud-est de la France, cela s’est traduit par un épisode méditerranéen. Si celui-ci a été dévastateur dans certaines vallées des Alpes Maritimes, il a généré malgré tout de très forts vents et beaucoup de pluie aussi dans la Drôme.

Ainsi, à la station de surveillance de Saillans, le niveau de la rivière Drôme est monté d’un mètre dans la nuit du 2 au 3 octobre, tandis que le débit passait de 5 m3/s à presque 50 m3/s….

Je suis passée voir la rivière Drôme au niveau de la gare des Ramières. Sa couleur était celle des jours d’après orages, turbide. Son débit très fort lui faisait charrier des troncs entiers qui descendaient très rapidement vers le Rhône. J’ai passé un long moment juste au bord de la rivière à me laisser hypnotiser par les mouvements de l’eau, par sa puissance.

Comme le vent soufflait fortement en venant du Sud, je ne suis pas partie longer la rivière sur le sentier qui mène au point de vue des Ramières car il est bordé d’arbres et je ne tenais pas à ce qu’une branche me tombe dessus. J’ai donc choisi d’emprunter le chemin carrossable qui borde la rive sud de la rivière à cet endroit. Plus large et essentiellement bordé d’arbustes, il offrait une alternative plus sûre.

Comme la pluie menaçait (elle est d’ailleurs tombée peu après que je sois retournée à la voiture), je n’ai pas fait une sortie très longue mais ces quelques kilomètres m’ont permis de prendre l’air, et de découvrir un joli point de vue sur le synclinal de la forêt de Saoû….

Les arbres commencent à prendre des teintes automnales
Vue sur le synclinal de Saoû depuis la rive sud de la rivière
Il reste encore des buissons fleuris…
Depuis le pont d’Allex, en regardant vers l’aval
L’hypnotisant ballet des flots…

Réserve naturelle des Ramières – Drôme – 3 octobre 2020

(*) Un parking est disponible au niveau de la gare des Ramières sur la commune d’Allex. Pour accéder au chemin carrossable (commune de Grâne), il faut traverser le pont et prendre à gauche vers l’amont de la rivière. Le chemin parcourt la digue qui protège les cultures et habitations de trop fortes crues sur environ 1.5 km.

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Si le lieu s’appelle Gare des Ramières, ce n’est pas tout à fait par hasard. En effet, l’ancienne gare d’Allex-Grâne, fermée en 1972, était située là. Le bâtiment a depuis été détruit, et c’est l’ancien hôtel-restaurant de la gare qui a été transformé en maison de la réserve naturelle. Toutefois, la ligne de chemin de fer Livron-Crest passe toujours en bordure du site… et comme à chaque fois, je n’ai pas pu résister au plaisir de quelques photos de la voie ferrée.

(*) Je me dois de rappeler qu’il convient d’être très prudent quand on fait des photos sur ou en bordure d’une voie ferrée exploitée. Dans ce cas précis, je me tiens sur le passage à niveau et je sais donc que l’approche d’un train serait signalée par l’abaissement des barrières et le signal sonore, ce qui me permettrait de me mettre à l’abri bien avant le passage effectif d’un train.

[les états d’esprit du vendredi] 9 octobre 2020

Les états d’esprit du vendredi sont un exercice de style lancé par Zenopia et The Postman (qui ne bloguent plus maintenant). La règle est simple : on complète les différentes rubriques le vendredi.

[Vendredi 9 octobre 2020] – [début xx.xx] [rédigé jeudi 8 octobre tard… et programmé]

Fatigue : Tous les indicateurs concordent : elle est bien présente !

Humeur : je m’efforce de la garder bonne, même quand certains m’énervent beaucoup….

Estomac : Je devrais cuisiner plus souvent des lentilles, ce n’est pas compliqué, c’est juste qu’il faut y penser un peu en avance pour que ça ait le temps de cuire tranquillement…

Condition physique : convenable

Esprit : vagabond

Boulot : certaines situations trop répétitives deviennent usantes…

Culture : J’ai passé une matinée au Musée de Valence pour découvrir la nouvelle exposition temporaire autour de l’artiste contemporain Philippe Favier (un billet est en préparation)
J’ai regardé The aeronauts… pas vraiment un grand film, mais une jolie performance des acteurs Eddie Redmayne et Felicity Jones (note pour moi-même : regarder Une brève histoire du temps à l’occasion).
Nous avons fini de regarder la 1ère saison de Peaky blinders. Et assez logiquement, on a commencé la 2e saison. Et j’ai aussi commencé la saison 6 de Once Upon a Time.
Par contre, c’est un peu le point mort niveau lecture.. je dois être trop fatiguée pour cela en ce moment.

Penser à : vérifier que le certificat médical de Melle 3e est à jour sur le site de la fédération d’équitation.

Avis perso : vivent les gros pulls !

Message perso : On devrait essayer de trouver un moment pour discuter, ça fait longtemps que ça n’est pas arrivé…

Loulous : s’impliquent dans des associations…

Amitiés : j’ai un peu de mal à suivre vos blogs en ce moment…

Sorties :  J’espère que la météo sera assez clémente pour permettre une belle balade.

Divers : Vador est passé en mode hiver : il dort dans les plis de la couette, dans les coussins du canapé ou sur sa couverture polaire dans son panier.

Courses : Je manque d’idées pour les repas. Du coup j’ai tendance à un peu voir au jour le jour.

Envie de :  prendre l’air

Pic : La silhouette de Monsieur Héron pêchant… emblème de la réserve naturelle de Printegarde, entre Drôme et Ardèche.

[fin xx.xx ]

[Bretagne] quand le marais de Sougeal est plein…

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Quand nous rentrons du Mont Saint Michel, nous aimons bien passer par le marais de Sougeal. Cette réserve naturelle située le long du Couesnon offre des paysages changeants au fil des saisons et est un lieu réputé pour l’observation des oiseaux.

L’été, il s’agit d’une grande pâture communale où vivent en semi liberté des vaches, des chevaux et des oies. En hiver, le Couesnon déborde et envahit plus ou moins les prés.

Après les pluies de mi-décembre, le marais (ou plutôt les marais… car il y a aussi ceux de la Folie et du Mesnil, sur l’autre rive) était très plein à Noël… Nous l’avions aperçu depuis la grande route à l’aller, nous donnant encore plus envie d’aller voir cela de plus près.

A Pontorson, nous avons dû faire un détour pour y accéder car la route directe était coupée, inondée par le débordement du fleuve.

Mais une fois auprès, le spectacle était magique. Nous avons trouvé à nous arrêter sans souci au niveau des entrées de Vilormel et Allison. L’eau venait jusqu’au bord, emplissant tout le marais (ce que je n’avais pas vu depuis très longtemps). Difficile de croire que c’est là que nous allons parfois randonner en été !

Un peu plus loin, l’eau affleure au niveau de la route où nous circulons. Celle-ci a dû être inondée quelques jours plus tôt, et c’est encore le cas des voies secondaires là où le marais est cultivé.

En continuant notre chemin, nous devinons là où se situe normalement le lit du fleuve au courant important que nous pouvons observer. Et en remontant le Couesnon, nous constatons que de nombreuses prairies sont inondées, tant autour du fleuve qu’autour de la Loisance, un de ses affluents.

Un dernier arrêt pour prendre quelques photos des arbres des haies se reflétant dans les prés transformés en étangs, et nous rentrons nous mettre au chaud au coin de la cheminée !

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Marais de Sougeal – Ille-et-Vilaine – décembre 2019

 

(*) L’accès au marais de Sougeal est libre au niveau de la grande prairie qui est un pré communal depuis le XVIIe siècle.

[Drôme] dans la réserve naturelle des Ramières

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Pour profiter d’un bel après-midi hivernal, je suis allée me promener dans la Réserve Naturelle des Ramières de la Drôme.

Au départ de la gare des Ramières, j’ai pris le sentier qui longe la rivière en la remontant. Avec les pluies des jours précédents, le débit est relativement important et le bruit de l’eau m’accompagnera tout au long de la balade. En dehors de quelques oiseaux, je n’entendrai d’ailleurs pas grand chose d’autre….

Au bord du chemin, quelques arbustes portent encore quelques fruits qui apportent une petite touche de couleur dans un paysage qui a largement subi les dégâts occasionnés par les chutes de neige de novembre. En effet, de nombreuses branches et quelques troncs fragiles ont cédé sous le poids de la neige. C’est surtout net dans le lit de la rivière, là où les arbres, soumis aux crues, ont rarement le temps de devenir robustes….

Un passage dans la végétation me permet de descendre dans le lit de la Drôme, sur une petite île de galets. C’est l’occasion pour moi d’avoir un autre point de vue sur le paysage, avec les Trois Becs en ligne de mire à l’horizon.

Je vais jusqu’au coude de la rivière, là où elle est bien large et où l’on voit nettement son dessin en tresses. Un rayon de soleil un peu plus vif fait son apparition, faisant ressortir les couleurs douces des jeunes branches. Je m’arrête là un long moment à contempler la nature tranquille. J’ai l’impression d’être ailleurs, dans un lointain paysage….

Puis, le jour commençant à décliner, il faut se résoudre à faire demi-tour. Quelques coups d’oeil encore au fil du trajet de retour avant de repartir… jusqu’à la prochaine fois !

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Réserve naturelle des Ramières – Drôme – décembre 2019

 

 

(*) Un parking est disponible au niveau de la gare des Ramières sur la commune d’Allex. De là, le départ du chemin longeant la rivière est bien indiqué. Il y a environ 2.5 km depuis la gare jusqu’au point de vue sur le coude de la rivière, sur un sentier nettement marqué et sans difficulté.