[Auvergne] 24 heures à Montluçon

En avril, j’ai fait un saut à Montluçon et Mr 2e m’a accompagnée. Si le but premier n’était pas touristique, cela a cependant été pour nous l’occasion d’y passer (à peine) 24 heures et de profiter un peu de la ville et ses environs.

Je connaissais déjà un peu la ville de Montluçon où j’avais fait une étape il y a presque 2 ans en rentrant de Bretagne. J’avais alors profité d’une fin d’après-midi sur place pour visiter le MuPop, musée des musiques populaires. Cette fois, nous avons plutôt choisi de profiter du beau temps pour parcourir la vieille ville mais aussi les environs de Montluçon.

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Samedi fin d’après-midi – La Cité Médiévale de Montluçon

Après avoir stationné la voiture sous les arbres de l’allée Marx Dormoy et posé nos valises à l’hôtel, nous sommes partis à l’assaut de la Cité Médiévale à pied (histoire de nous dégourdir les jambes après 4 heures de route).

Dominée par le château des Ducs de Bourbon, la vieille ville se déploie autour de deux églises : Notre Dame en haut de la colline, juste sous le château et Saint Pierre au pied de la colline. Nous commençons par monter jusqu’à l’esplanade du château pour profiter de la vue à quasiment 360° sur les environs. Nous nous servons des tables d’orientation présentes sur le site (il y a d’ailleurs deux versions tout autour de l’esplanade : une des années 1930 et une des années 1950).

Nous déambulons au fil des rues médiévales, allant de place en place, admirant les façades à pans de bois. Nous ne suivons pas particulièrement d’itinéraire : la Cité Médiévale n’est pas très étendue et il est aisé de s’y repérer pour visualiser les rues que nous n’avons pas encore explorées.

Nous gagnons alors les jardins Wilson, le jardin public du centre ville, construit sur l’emplacement des anciens remparts. Le soleil qui commence à baisser fait scintiller le jet d’eau du grand bassin central et dore les herbes des parterres. Il fait doux et nous prenons notre temps.

Après notre balade, nous choisissons de diner dans un restaurant de la basse ville. Puis nous regagnons notre hôtel en passant devant les jets d’eau de l’avenur Marx Dormoy avec lesquels le soleil déclinant s’amuse.

Sur l’esplanade du château des Ducs de Bourbon
L’église Notre Dame
Le passage du Doyenné
De l’église Notre Dame à l’église Saint Pierre
Façade à pans de bois et linteau sculpté
Dans les Jardins Wilson, profiter de la fin de journée
Vue sur le Beffroi du Château des Ducs de Bourbon
Certaines rues de la Cité Médiévale sont très calmes
Jets d’eau dans la lumière du soir

Montluçon – Allier – avril 2022

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Dimanche matin – Néris-les-Bains et la voie verte vers Montluçon

Après une bonne nuit de sommeil, nous avons décidé de mettre le cap sur Néris-les-Bains. J’en avais entendu parler car ma mère y avait fait plusieurs séjours thermaux, et nous avait dit que c’était une jolie petite ville. Néris se situant à moins de 10 km de Montluçon, nous en avons profité pour y faire un tour.

Nous avons laissé la voiture à proximité du casino, et sommes partis à pied découvrir la ville. Le grand parc du casino nous a conduits jusqu’aux thermes (qui étaient fermés ce jour-là). De là, nous avons arpenté les rues bordées d’anciens hôtels et de jolies maisons datant de l’âge d’or de la station thermale, au XIXe siècle. Le centre-ville Belle Epoque n’est pas très étendu et nous en avons finalement assez rapidement fait le tour.

Un air de décor de film de Wes Anderson pour l’ancien Grand Hôtel..
Le bâtiment des thermes des années 1930 a été reconverti en spa
Élégante façade d’hôtel au charme désuet
Le casino a été construit à la Belle Epoque, au moment où « prendre les eaux » était à la mode

Mais, en arrivant de Montluçon, nous avions vu un ancien viaduc ferroviaire sur lequel nous avions aperçu des personnes. Nous avons donc cherché à retrouver cette ancienne voie ferrée pour aller nous y promener. Nous sommes donc partis à travers un parc dans la direction de Montluçon, et nous n’avons pas tardé à apercevoir au-dessus de nous un (autre) viaduc. Après l’avoir gagné, nous l’avons traversé et sommes partis sur ce qui est maintenant une voie verte reliant Montluçon à Néris.

Arrivés sur le viaduc de Sainte Agathe que nous avions aperçu depuis la route, nous ne sommes pas déçus par notre choix de promenade. La campagne étale ses couleurs printanières en d’élégants vallonnements. Nous continuons quelques kilomètres avant de faire demi-tour, un peu avant d’arriver aux faubourgs de Montluçon.

Quelques magnolias sont encore en fleurs
L’ancienne voie ferrée entre Néris et Montluçon est devenue une voie verte
Depuis le viaduc de Sainte Agathe, admirer la campagne de la Combraille
Arbre solitaire

Néris-les-Bains – Allier – avril 2022

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Dimanche après-midi – le parc du château de La Louvière

Le dimanche en début d’après-midi, avant de reprendre la route pour rentrer dans la Drôme, j’ai souhaité faire un arrêt au château de la Louvière, à Montluçon (que j’avais déjà repéré lors de mon précédent passage dans la ville sans prendre le temps de m’y arrêter). Situé un peu à l’extérieur de la ville, le château a été construit pour un industriel local dans les années 1920. C’est le Petit Trianon de Versailles qui a servi d’inspiration. Le parc arboré abrite de nombreuses essences.

Malheureusement, lors de notre passage, des travaux de restauration étaient en cours et des échafaudages entouraient l’ensemble du château. Le peu qu’on en apercevait avait cependant l’air charmant (et un coup d’œil à travers la vitre de la porte d’entrée m’a réellement donné envie de venir découvrir l’intégralité du lieu… ). Le petit bâtiment de l’orangerie est lui aussi très élégant…

La charmante orangerie du château de La Louvière

Parc de La Louvière – Montluçon – Allier -avril 2022

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Après ces (presque) 24 heures à Montluçon et ses environs, il était temps de rentrer à la maison. J’ai bien repéré encore quelques lieux à découvrir dans le secteur, par exemple le village de Hérisson, la forêt de Tronçais ou encore les gorges du Cher… Ce sera une bonne raison pour revenir !

[Haute-Savoie] des Gorges du Fier au château de Montrottier

Après une journée passée au bord du lac et une très longue promenade dans le centre-ville d’Annecy, nous avons pris la direction de la montagne pour partir découvrir d’autres curiosités naturelles et historiques.

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Une curiosité naturelle

Notre premier arrêt a été pour aller découvrir les Gorges du Fier. J’y étais déjà venue il y a quelques 25 ans en arrière, lorsque j’étais étudiante et que je faisais un stage à Lyon (comme je ne connaissais pas du tout la région, j’avais alors largement profité de mes week-ends pour la parcourir). J’en gardais un souvenir impressionnant, et j’avoue que j’avais un peu peur d’être déçue. Cela n’a pas été le cas !

Le Fier est une petite rivière qui prend sa source au pied du Mont Charvin avant de finir sa course dans le Rhône. Sur son parcours, il a creusé d’impressionnantes gorges. Le site a été aménagé pour la découverte touristique à la fin du XIXe siècle par l’installation de passerelles, accrochées à la paroi plus de 20 mètres au dessus du cours d’eau, sur plus de 250 mètres de long.

Les passerelles existent toujours (rassurez-vous, elles ont été plus fois rénovées au fil des décennies et ne présentent aucun souci de sécurité). Ce sont elles qui font la particularité du site : elles permettent à tout un chacun d’accéder au cœur des gorges sans nécessiter de compétences techniques !

Après avoir laissé la voiture sur le parking aménagé en amont des gorges, nous avons traversé le Fier par le pont des Liasses, dans un paysage bucolique, dominé par le château de Montrottier (que nous avions croisé sur la route et que nous irons voir ensuite). Un petit chemin se faufilant dans le sous-bois nous conduit au pavillon d’accueil. Nous voilà parties pour une balade en aller/retour d’un peu plus d’un kilomètre à la découverte des gorges et de leur environnement.

Sitôt le pavillon d’accueil dépassé, nous entrons sur les passerelles qui nous conduisent à la porte d’entrée des gorges. Nous pénétrons alors dans un autre monde, mi aérien mi souterrain, un entre-deux impressionnant. Les passerelles courent le long de la paroi, épousant les formes de celle-ci. Une vingtaine de mètres sous nos pieds, la rivière s’écoule. Au dessus de nous, le soleil perce à travers la roche et la végétation, et fait miroiter l’eau par moments (j’ai volontairement choisi l’heure de notre visite alors que le soleil est au zénith en espérant cet effet…). Nous sommes dans un monde féérique, et je ne serais guère surprise de croiser quelques elfes…

Toutefois, un panneau marquant les hauteurs de crues nous ramène à la réalité. Celles-ci peuvent en effet complètement envahir les gorges, faisant monter le niveau de l’eau de plusieurs dizaines de mètres ! Cela me rappelle une fois de plus à quel point nous devons rester humbles face à la nature.

A la sortie des gorges, la promenade continue. Quelques panneaux explicatifs détaillent les différentes formations géologiques que l’on peut croiser sur le site : marmites de géants, lapiaz… Un peu plus loin, d’autres panneaux reprennent les légendes liées au site.

La rivière continue sa route après sa sortie des gorges. Se glissant dans la Mer de Rochers, vaste lapiaz, elle cascade et se faufile, avant de s’étaler alors que l’espace s’élargit.

Il est temps pour nous de faire demi-tour pour regagner l’entrée du site en parcourant à nouveau les impressionnantes passerelles. Avant de quitter les lieux, nous profitons de la terrasse pour prendre un rafraichissement sous la sentinelle vigilante du château de Montrottier : il est temps pour nous d’aller lui rendre visite !

En passant le pont des Liasses, on aperçoit les tours du château de Montrottier
Juste avant de se précipiter dans les gorges, le Fier cascade
S’aventurer au cœur des gorges
Les passerelles sont accrochées à une vingtaine de mètres au-dessus du niveau normal de la rivière
La voie ferrée passe au dessus des gorges depuis la fin du XIXe siècle et la mise en service de la ligne Annecy/Aix les Bains
Se faufiler dans un monde minéral
Au dessus des gorges, une voûte de végétation donne l’impression d’un monde féérique
Dans la Mer de Rochers
Après les gorges, le Fier reprend son cours tranquillement
Nous repartons en sens inverse sur les passerelles
Par effet de paréidolie, on voit des visage dans les rochers

Gorges du Fier – Haute-Savoie – avril 2022

(*) Le site des gorges du Fier est ouvert de mi-mars à mi-octobre. Vous pouvez retrouver l’ensemble des informations pratiques sur leur site internet.

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Une petit tour en sous-bois

Nous décidons de rejoindre le château de Montrottier à pied depuis les gorges. C’est une petite marche, bien indiquée, essentiellement en sous-bois, mais avec un joli dénivelé. Nous profitons de la fraicheur de quelques sources d’où partent des ruisseaux que nous traversons à gué (et dans lesquels, forcément, je plonge les pieds… Je suis en sandales, autant en profiter !). Sous les arbres, l’ail des ours est en pleine floraison, créant des tapis de fleurs blanches et dégageant une odeur bien reconnaissable.

Le sous-bois est tapissé des fleurs blanches de l’ail des ours
Délicatesse des fleurs d’ail des ours

Lovagny – Haute-Savoie – avril 2022

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Un château surprenant

Nous avions repéré de loin les hautes tours du château de Montrottier. En nous approchant, je lui trouve un air de château de conte de fées, seul au sommet de sa butte, sans aucun bâtiment à proximité. Dans les prés qu’il surplombe, des vaches paissent tranquillement, complétant un tableau très bucolique.

Nous commençons notre visite par le pré et les jardins, profitant de la vue sur les montagnes et la campagne. Puis, nous gagnons la cour du château où nous devons retrouver le guide pour découvrir certaines salles non librement accessibles. C’est en entrant dans la cour que le décor me frappe : j’ai déjà visité ce château, avec son gros donjon central et sa belle galerie Renaissance.

Si le château en lui-même est superbe, ce qui fait sa vraie particularité, ce sont ses collections. Au début du XXe siècle, Léon Marès reçoit le château en héritage, s’y installe mais surtout y installe ses collections. Durant 10 ans, il va imaginer et mettre en place un véritable musée privé, cabinet de curiosité s’étalant dans de nombreuses pièces du château. Les deux salles de la tour des religieuses abritent ainsi ses collections exotiques, témoins de l’attrait de l’époque pour les objets en provenance des colonies et issues des achats de Léon Marès (qui n’a jamais voyagé), et ses collections militaires, qui font sans doute suite au passé d’officier de Léon Marès. Il organise déjà des visites de celles-ci de son vivant.

A sa mort, en 1916, Léon Marès, sans héritiers, lègue le domaine de Montrottier et son contenu à l’Académie Florimontane, une société savante basée à Annecy, en précisant qu’il doit être enterré sur le domaine (sa tombe se situe dans le pré à l’arrière du château, on en aperçoit la croix sur la photo en tête de cet article), que ses collections ne doivent pas bouger et qu’elles doivent être ouvertes au public. Depuis 1919, le château et ses collections sont donc accessibles à tous, présentant un témoignage assez unique de demeure de collectionneur du début du XXe siècle.

La diversité et la variété des sujets collectionnés, ainsi que leur richesse, frappe le visiteur. Il y a tant de détails à admirer qu’une seule visite n’y suffit pas, surtout que la découverte des deux salles de la tour se font avec un guide, en groupe et que le temps et l’espace sont comptés (D’ailleurs, j’ai n’ai quasiment pas pris de photos des collections). J’avoue que j’aurais aimé pouvoir y passer plus de temps, et seule ou presque, afin de bien prendre la mesure de l’ampleur de ce que je contemplais !

Les autres salles du château (en visite libre) présentent également de très nombreux objets : faïences, vaisselles, objets décoratifs ou utilitaires, tapisseries… Il est parfois difficile de savoir où nos yeux doivent se poser !

Nous terminons notre visite par un tour dans la galerie et sur le rempart qui a été abaissé jusqu’au niveau du premier étage afin de donner de la lumière dans le château et de pouvoir profiter de la vue.

Le château de Montrottier côté pré
Dans les jardins
La cour du château avec son donjon et sa galerie
Le fascinant escalier de la tour des religieuses, à vis sans pivot central, forme une spirale hypnotique.
De la galerie, vue sur les montagnes au delà du mur d’entrée
Profiter du doux parfum de la glycine sur le rempart
Le château de Montrottier se dresse au sommet d’une butte tel un château de contes de fées
Carte postale

Château de Montrottier – Haute-Savoie – avril 2022

(*) Les conditions de visite, jours et horaires, sont disponibles sur le site internet du château de Montrottier.

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Après ces découvertes, nous avions encore envie de profiter du grand soleil de ce jour-là avant de reprendre la route vers la maison…

(à suivre…)

[Drôme] le retour de la neige

En fin de semaine dernière, une vague de froid a succédé aux journées quasi-estivales que l’on avait connues la semaine précédente, et la neige a fait son grand retour. Vendredi matin, elle tombait légèrement lorsque je suis partie travailler mais ne semblait pas vraiment tenir autour de chez moi. Cependant, en rentrant de Lyon, vendredi soir, j’ai vu que le Vercors était bien blanc jusqu’à des altitudes basses. Dans la nuit de vendredi à samedi, la neige est de nouveau tombée, et en rentrant tardivement d’une séance au cinéma, j’avais pu constater qu’elle tenait même dans mon village de la plaine de Valence. Samedi matin, les toits étaient effectivement blanchis mais le mistral avait tendance à balayer rapidement les flocons. Toutefois, par la fenêtre, je pouvais apercevoir que le Vercors avait gardé sa couche de neige.

Aussi, en emmenant Mr 1er et Melle 3e au centre équestre, j’ai pris mon sac à dos et mes chaussures de randonnée. Je savais par expérience que la neige y tient souvent bien… et je n’ai pas été déçue ! Environ 1 kilomètre avant d’arriver, la neige était bien présente dans les champs, et en se rapprochant, il devenait manifeste qu’il avait fallu dégager la route avec une lame chasse-neige. Plus haut, le paysage était tout blanc.

Partant du parking du centre équestre, j’ai vite été surprise par les rafales de vent très fortes. Mais l’appel de la neige était trop fort. Alors, j’ai enfilé mes gants, fermé mon blouson et remonté la capuche de ma veste polaire (j’avais assez stupidement oublié mon bonnet !). Puis, j’ai pris la direction du pied de la montagne.

Pour le début de cette sortie, j’ai suivi le même itinéraire que lors d’une promenade faite au printemps dernier. Dans les prés, les chevaux et poneys ne semblent pas perturbés par la couche blanche qui a recouvert leur environnement. Ils me regardent avec curiosité lorsque je passe avant de bien vite trouver leur foin plus intéressant. La piste monte en se faufilant dans le paysage complètement blanc. La couche de neige fait entre 15 et 20 cm si j’en crois mes estimations, mais j’arrive à avancer là où elle a déjà été tassée ou n’a pas tenu. Le mistral balaie régulièrement le paysage, soulevant les derniers flocons tombés et secouant les branches des arbres. Les rafales de vent font tomber des petits paquets de neige (je suis encore plus contente d’avoir ma capuche…), et je m’efforce chaque fois que c’est possible de me mettre dos au vent.

Arrivée au moment où la piste suivie l’an dernier bifurque plein nord, je choisis d’emprunter une sente à peine marquée partant à l’est. Le but est de m’éviter de devoir marcher face au vent. Et, très vite, je m’aperçois que je suis en plus abritée du mistral par la colline. Après un petit passage en sous-bois, je me retrouve à flanc de coteau, sur le chemin qui monte toujours. La neige a laissé le sentier partiellement dégagée et, fort heureusement, je repère des traces de pas là où elle a tenu. Il ne s’agirait pas de poser le pied n’importe où et risquer de faire une mauvaise chute : l’endroit n’est pas vraiment passant et je ne suis pas certaine que le téléphone capte correctement !

Le paysage est magique. Les arbres et arbustes sont couverts de neige, donnant une dimension si spéciale au lieu. Quelques fleurs contrastent avec la neige, comme si l’hiver voulait livrer un dernier combat avant de s’incliner face au printemps.

Sur le versant me faisant face, je vois les arbres osciller sous l’effet du vent. Je l’entends également. Alors qu’habituellement, la neige tend à rendre les paysages silencieux, cette offensive hivernale est particulièrement bruyante. Les piémonts du Vercors semblent s’être transformés en une lointaine contrée inhospitalière. J’ai l’impression d’être bien loin de chez moi, tant le dépaysement est total.

Mais, la météo semble vouloir se dégrader et le ciel commence à s’obscurcir. Il est temps de rebrousser chemin et de redescendre vers les écuries. Je fais alors demi-tour, tout en prenant le temps d’admirer encore le paysage qui m’entoure et de jeter un œil à la plaine de Valence que l’on devine dans le lointain avec ses couleurs printanières.

De retour sur la piste qui longe les prés à chevaux, je retrouve les bourrasques de vent et je regrette un peu le sentier abrité. Alors, je presse le pas pour regagner plus vite l’abri des écuries. Là, je retrouve Mr 1er qui m’attend pour rentrer à la maison. Nous avons bien mérité le bon chocolat chaud que je m’apprête à préparer en arrivant !

Depuis le parking du domaine équestre des Pialoux
La neige donne une dimension différente aux paysages connus
Vieilles pierres et sapins enneigés
Les prés des chevaux sont recouverts de neige
Le Roi des Forêts ?
Sur la piste, en direction de la montagne
Régulièrement, le vent soulève la neige…
Printemps vs hiver
Magie des paysages enneigés
La neige redessine les silhouettes des arbres encore nus
Au cœur de la montagne enneigée
Printemps vs hiver (bis)
Dans le lointain, les couleurs printanières de la plaine
Redescendre de la montagne
Le long des prés des chevaux…

Montvendre / La Baume Cornillane – Drôme – 2 avril 2022

(*) une partie des pistes et chemins empruntés sont privés et appartiennent au domaine équestre des Pialoux. Il n’est pas autorisé d’y circuler autrement qu’à pied. Il convient également de ne pas aller perturber les chevaux qui sont au pré.

[Drôme] une randonnée de fin d’hiver autour du Grand Echaillon

Juste avant l’arrivée du printemps, j’ai eu envie de profiter encore un peu de la neige… Comme je ne souhaitais pas passer trop de temps sur la route, j’ai choisi d’aller à la station du Grand Echaillon (après avoir jeté un oeil à la webcam et constaté qu’il restait un tout petit peu de neige). C’est la station de ski de fond la plus proche de Valence. De chez moi, il faut à peine plus de 30 minutes pour s’y rendre, et son enneigement étant moins important (et plus aléatoire) que dans les stations situées plus au cœur du Vercors et ne disposant que de peu de pistes (28 km au Grand Echaillon contre 130 km à Font d’Urle ou 153 km à Herbouilly), elle est aussi moins fréquentée.

En montant jusqu’à la station, je me suis rapidement rendue compte qu’en effet, en cette toute fin du mois de février, la neige n’était plus présente que par plaques, et compte-tenu des températures, que les pistes seraient sans doute de véritables patinoires. De toutes façons, mon but n’était pas de faire du ski de fond, mais de faire une petite randonnée, où même les raquettes ne seraient pas nécessaires.

Arrivée assez tôt le matin, le parking était encore désert. J’ai laissé la voiture devant l’auberge, et je suis partie sur une boucle accessible uniquement en hiver : la piste raquettes de la Bergerie de l’Echaillon. Quand il y a de la neige, le circuit, bien balisé, est damé et permet une balade facile quel que soit son niveau en randonnée en raquettes (il y a quelques années, je l’avais fait avec ma fille âgée de 6 ou 7 ans). Quand il n’y a pas de neige, on peut tout de même profiter des splendides paysages…

Assez vite, le bâtiment de la bergerie se profile, blotti dans un léger creux, à proximité d’une source. Je fais un petit crochet pour aller voir le paysage depuis la crête. Je devine les 3 Becs dans le fond. Je domine le plateau de la Vacherie. J’aperçois le rocher du Vellan. Toute une géographie se déploie à mes pieds.

La suite de la boucle s’enfonce un peu dans les bois. Les plaques de neige y sont plus présentes, et les quelques fois où il faut croiser ou longer une piste de ski de fond sont périlleuses car la neige damée est devenue glace.

Une heure après être partie, je suis de retour au niveau de l’auberge. Entre temps, elle a ouvert, et j’en profite pour prendre un café au soleil… A l’abri du vent sur la terrasse, il fait presque chaud et même le pull m’est superflu (mais il faut dire que je ne suis pas très frileuse). Je laisse le temps s’étirer tout en faisant le plein de vitamine D avant de reprendre la voiture et redescendre dans la plaine.

Quelques plaques de neige persistent…
La Bergerie de l’Echaillon
Il est possible de rejoindre le GR93 (dont le point de départ se trouve à Peyrus)
Le long du GR93
En hiver, les pâturages de l’Echaillon sont ouverts et il est possible d’y accéder via le circuit balisé de la Bergerie. Attention, en été, ils sont clos et il ne faut pas y pénétrer pour ne pas perturber les troupeaux à l’alpage (les troupeaux sont en outre souvent gardés par de vigoureux chiens patous qui vous considèreraient comme une menace…).
L’hiver va doucement céder sa place au printemps.
De la crête, on surplombe le plateau agricole de La Vacherie.
L’endroit permet de s’amuser à reconnaître les sommets environnants….
Plusieurs pistes de ski de fond passent à proximité de la maison forestière.
Le plaisir d’un café au soleil….

Le Grand Echaillon – Léoncel – Drôme – février 2022

(*) Lorsque l’enneigement le permet, et que les pistes sont ouvertes, il est possible de louer des skis de fond ou des raquettes à neige au rez-de-chaussée de l’auberge. Les forfaits de fond sont à acheter au même endroit. L’auberge propose un service de bar et de restauration (sur place ou à emporter) pour le déjeuner et le goûter.

[Drôme] aller à la Grotte de la Dame

Un samedi après-midi d’hiver, après avoir déposé Mr 1er et Melle 3e au centre équestre, nous avons décidé d’aller faire un tour du côté de la Grotte de la Dame avec Mr 2e.

Le soleil brille, et à travers la frondaison des arbres, le ciel est bien bleu. Nous prenons le petit chemin en direction de la cascade du Rif. Elle porte encore quelques traces des gelées des jours précédents. Cette fois encore, la lumière arrive pile sur l’eau, créant une ambiance particulièrement magique. Nous restons un long moment au bord de la mare à admirer l’effet des rayons du soleil filtrés par les branches des arbres sur l’eau qui s’écoule. Le lieu est tellement paisible que c’est chaque fois un bonheur de pouvoir profiter de ces instants.

Nous décidons de poursuivre notre chemin, en prenant le sentier qui monte vers la grotte de la Dame, puis de monter l’escalier métallique (attention, les marches ne sont pas très pratiques, et par temps humide, elles glissent !) afin de gagner la cavité. L’histoire de cette grotte est fortement liée au protestantisme. En effet, la Dame en question est Catherine de Cornillan, seigneur des lieux, qui a rejoint la Réforme, et entrainé avec elle l’ensemble du village. La grotte sert alors de lieu de repli pour les réformés lors des attaques durant les guerres de religion. Puis, lorsque l’édit de Nantes sera révoqué par Louis XIV, la grotte sera utilisée pour le culte au désert. (Aujourd’hui encore, le village de la Baume Cornillane est resté attaché au protestantisme et il ne comporte pas d’église, seulement un temple.) La grotte est de grande dimension, et offre depuis son porche une très belle vue sur les environs et la plaine de Valence.

Après une petite pause pour admirer la vue, nous reprenons le chemin en sens inverse pour regagner la voiture que nous avions laissée au bord de la route.

Le ciel est bleu et la température fraîche… une belle journée d’hiver !
Au pied de la cascade du Rif
Les rayons du soleil viennent éclairer la cascade
Magie d’un instant
Depuis le porche de la Grotte de la Dame, vue sur la plaine de Valence

La Baume Cornillane – Drôme – janvier 2022

[Drôme] monter au sommet de la Croix de Chabreille

Alors qu’au début de l’hiver, je n’avais pas eu le temps d’aller profiter de la neige en montagne avant qu’elle ne fonde, j’ai pu y aller mi-janvier après de nouvelles chutes. Je n’ai pas eu besoin d’aller très loin et je me suis arrêtée avant le Col des Limouches en montant dans le Vercors depuis la plaine de Valence.

J’avais repéré il y a quelques années une petite randonnée en direction de la croix de Chabreille, mais n’avais alors pas pu la faire en raison d’une entorse au genou encore trop récente. Cette fois, aucune blessure ne viendrait m’en empêcher !

Un peu avant le Col des Limouches (quand on y monte depuis Valence donc), on trouve sur la gauche de la route un petit parking faisant face à un grand champ. Lorsqu’il a neigé, il est impossible de louper l’endroit, surtout les jours sans école, car le champ se transforme alors en immense piste de luge pour le plaisir des petits et des grands… et le parking est vite complet (J’ai eu de la chance car une place venait de se libérer quand je suis arrivée). Le sommet portant la Croix de Chabreille est sur la droite du champ, et ses pentes servent aux glissades.

Toutefois, pour gagner la Croix, il faut faire le tour de la butte. Pour cela, j’ai commencé par traverser tout le champ de glisse en laissant la butte sur ma droite. Une fois arrivée au bout du champ (littéralement), un chemin sur la droite monte doucement vers un autre pré qu’il faut également traverser.

Au bout de ce pré, toujours sur la droite, on devine un sentier qui monte à flanc de colline. C’est par là qu’il faut passer. La pente est raide (et c’est ce qui m’avait fait rebrousser chemin la fois précédente). Mais à l’approche du sommet, on voit se profiler la croix.

Une fois en haut, le panorama est grandiose avec d’un côté la plaine de Valence (hélas un peu cachée par la pollution ce jour-là) bordée par les falaises du Vercors et de l’autre les sommets du Vercors et les flancs du plateau de Font d’Urle. La présence de la neige ajoute un peu de magie supplémentaire au tableau.

Je décide de continuer un peu à travers les buis, pour prolonger le plaisir de marcher dans la neige en admirant le paysage de tous les côtés. J’hésite à continuer sur le chemin afin de rejoindre la route en contre-bas, mais je choisis finalement de faire demi-tour afin d’éviter d’avoir à marcher au bord de la route trop longtemps.

De retour dans le grand champ, je constate que le soleil a décliné et plongé une grande partie des lieux dans l’ombre. Il fait plus frais et les familles commencent aussi à prendre le chemin du départ.

La neige est suffisamment glacée pour rendre l’utilisation des raquettes superflue
Au bord de la forêt
Il y a beaucoup de familles venues faire de la luge
En direction du petit pré
C’est parti pour l’ascension vers la Croix de Chabreille
Au sommet, profiter de la vue
Au sommet, profiter de la vue (bis)
La Croix de Chabreille (qu’on ne voit d’ailleurs pas depuis le bas de la butte !)
Marcher dans la neige…

Croix de Chabreille – Châteaudouble – Drôme – janvier 2022

[Drôme] dans les ruines du château de Rochefort-Samson

J’avais repéré les ruines du château de Rochefort Samson lors de précédentes sorties dans la combe d’Oyans. Depuis, les circonstances ne m’avaient pas permis d’y aller. Ce début d’après-midi, j’étais initialement partie pour faire un tour dans les ruines du château de Pellafol à Barbières. Puis, j’ai aperçu l’éperon rocheux de Rochefort Samson et j’ai trouvé que c’était la journée idéale pour ajouter son château ruiné à ceux que j’ai déjà exploré sur les contreforts du Vercors !

J’ai laissé ma voiture sur le parking du site d’escalade et j’ai suivi les balisages indiquant la direction du château. Après une première montée le long du pré conduisant aux gorges, j’ai rejoint la route sur quelques dizaines de mètres. Puis, le chemin est parti à l’assaut de la montée vers le château. Bien raide (j’ai calculé ensuite que la pente moyenne était au-delà de 20%), très humide des neiges et des pluies des jours précédents, souvent à flanc de coteau, le sentier met à l’épreuve les genoux et le cardio ! Heureusement la montée n’est pas trop longue (environ 1 km entre mon point de départ et l’esplanade au pied de la butte sur laquelle se trouve le château). Et le paysage d’un côté sur la plaine de Valence, de l’autre sur le vallon de Saint Genis et le Vercors vaut largement l’effort !

Je continue mon ascension vers les ruines en passant à côté des deux petits dômes de l’observatoire du club d’astronomie Alpha-Centaure. Du château à proprement parler, il ne reste qu’un pan de mur percé de quelques fenêtres par lesquelles on peut apercevoir les montagnes de Musan et de l’Epenet parées d’une fine couche de neige. Il faut toutefois continuer un peu au-delà des ruines pour arriver jusqu’à une table d’orientation sur un paysage à 360°, située juste au-dessus du col de Saint Genis. Le ciel bien dégagé me permet de m’amuser un long moment à retrouver les points remarquables indiqués sur la plaque émaillée. Toutefois, le vent souffle sur le promontoire et m’incite finalement à redescendre.

Pour regagner ma voiture, je décide de faire le tour par le col de Saint Genis. Si le trajet est un (tout petit) peu plus long par là, il est aussi en pente plus douce… et il me permet de voir le château sous un autre angle.

Vue sur la plaine de Valence
Dans la montée vers le château depuis les Ducs
On aperçoit l’observatoire astronomique sur la gauche
Les montagnes de Musan et de l’Epenet sont légèrement enneigées
Vue le vallon Saint Genis (qui a la réputation d’être un excellent spot à orchidées au printemps)
Dans les ruines du château
Entre les montagnes, les gorges de la Combe d’Oyans
Sur le chemin du col Saint Genis depuis le château
Un coup d’oeil à la « Momie » du Vercors
Un dernier regard au château

Rochefort Samson – Drôme – janvier 2022

[Drôme] débuter l’année à la Tour de Barcelonne

1er janvier 2022 – réveillé assez tôt, je constate que le soleil brille malgré la fraicheur laissée par la nuit. Alors, après avoir terminé 2021 par une randonnée, je décide de commencer 2022 de la même façon. Et pour cela, direction la Tour de Barcelonne.

Je choisis d’y accéder en partant de Combovin. L’heure est encore matinale quand je pars. L’herbe et la terre sont couvertes de givre que les rayons du soleil viennent évaporer dans un phénomène de sublimation si photogénique !

Après un moment d’émerveillement, je me lance dans la montée vers la Tour. Je suis seule sur le chemin. La nature environnante est calme, apaisante. Arrivée sur la crête aux Terres Blanches, j’aperçois des bandes de nuages qui se faufilent entre les sommets des collines environnantes. Encore lointaine, j’aperçois la Tour avant de la perdre de vue, cachée par la végétation persistante.

J’approche du but de ma randonnée entourée par le seul bruit des arbres bruissant dans le vent léger. Le soleil, bien présent, a maintenant réchauffé l’atmosphère. A un détour du chemin, je me retrouve juste sous la Tour, dressée sur sa colline.

Je passé à côté de quelques pans de murs ébranlés. Puis, je traverse le pont qui permet d’accéder au pied de la Tour, dans les ruines de l’ancien château. Le paysage de la plaine de Valence se déploie à mes pieds. En me retournant, je peux contempler les piémonts du Vercors dominés par la Raye. Je reste un long moment à profiter de l’endroit que j’ai pour moi toute seule.

Mais le temps passe, et il va falloir songer à redescendre. Je fais donc demi-tour et je croise d’autres randonneurs avec lesquels j’échange sourires et bons vœux… Ces premières heures en 2022 sont plutôt sympathiques !

Sublimation du givre
En montant vers les Terres Blanches
A l’approche de la Tour de Barcelonne
Au pied de la Tour
Au delà des ruines de l’ancien château fort, les piémonts du Vercors, dominés par la Raye
Profiter d’être seule au pied de la Tour…

Tour de Barcelonne – Drôme – 1er janvier 2022

(*) L’accès à la Tour de Barcelonne depuis Combovin se fait au départ du cimetière, en passant par les Terres Blanches. Le chemin est large et facile, ne présentant aucune difficulté particulière et est donc accessible même avec des enfants.

[Drôme] entre Montéléger et Beauvallon, le long de la Véore et du Pétochin

La grande prairie du Parc de Lorient

Pour terminer l’année 2021, je suis allée faire une courte randonnée juste après ma journée de travail du 31 décembre. Je suis retournée faire une petite boucle que j’avais déjà eu l’occasion de parcourir plusieurs fois afin de profiter du beau temps de ce dernier jour de l’année….

D’ailleurs, il y avait du monde à profiter du soleil et de la douceur de la température extérieure ce jour-là dans le Parc de Lorient d’où je suis partie. Après avoir traversé les espaces de jeux et la grande prairie, je me suis dirigée vers la berge de la Véore.

J’ai suivi la rivière en direction de Beauvallon, admirant les paysages et écoutant le son de l’eau vive. Le débit était en effet gonflé par la fonte précoce des neiges sur les hauteurs avec le redoux inhabituel pour cette période de l’année.

Arrivée à Beauvallon, j’ai choisi de traverser le pont pour gagner l’autre rive de la Véore. Assez vite, on arrive à la confluence du Pétochin et de la Véore, et l’on se retrouve alors à longer le Pétochin.

La vue s’ouvre alors sur les contreforts du Vercors et le synclinal de Saoû. Avec le soleil qui déclinait, la lumière s’est faite plus douce et les ombres se sont étirées. Les silhouettes des promeneurs se hâtant de rentrer à travers champs pour préparer les réveillons se détachaient dans le paysage.

J’ai profité d’un petit pont sur le Pétochin pour retrouver le bord de la Véore que j’ai retraversée à l’entrée du Parc de Lorient. J’avais fini ma boucle et il était temps pour moi aussi de rentrer préparer le passage à l’année nouvelle !

Regarder le soleil jouer dans les herbes sauvages…
Le long du Pétochin
A travers champs…
Fin de journée sur la Véore

Montéléger/Beauvallon – Drôme – 31 décembre 2021

(*) Un grand parking est disponible au niveau du Parc de Lorient. De là, on peut choisir de soit profiter simplement du parc et ses installations, soit rejoindre les chemins bordant les deux rivières pour de jolies promenades dans la campagne.

[Bretagne] un jour d’hiver dans la forêt de Villecartier

La forêt domaniale de Villecartier est une des plus belles forêts de Bretagne. Ayant grandi à proximité, j’y ai des dizaines et des dizaines de souvenirs, que ce soit en famille, avec l’école ou entre amis. J’aime aller y faire un tour quelle que soit la saison quand je retourne en Bretagne. Et c’est tout naturellement que la forêt de Villecartier a été notre lieu de promenade du jour de Noël.

Souvent, nous faisons le tour de l’étang, mais cette fois, nous avons eu envie de changement. Nous avons donc suivi un circuit que nous n’avions pas encore fait : celui du sentier de découverte « nature ». Ce circuit a été balisé dans la cadre de la base de loisirs RécréNature.

Au départ de la digue du grand étang, le circuit nous emmène tout d’abord sur un sentier de découvertes des essences d’arbres menant au petit étang de Ruffien. Après avoir longé l’étang, le circuit, jalonné de panneaux explicatifs, nous conduit ensuite au cœur de la forêt.

A cette saison, les arbres ont perdu leurs feuilles. En effet, la forêt est une chênaie-hêtraie (et les parcelles sont maintenant essentiellement renouvelées en chênes contre les hêtres auparavant car ces derniers sont moins résistants au changement climatique). L’ambiance dans le sous-bois est très différente de celle que l’on y trouve en été. Ce jour-là, la forêt nous dévoile un aspect plus brut d’elle-même, dominé par le roux du tapis de feuilles au sol et le brun des troncs nus. Quelques fougères et quelques mousses apportent une petite touche de vert, annonçant les couleurs du printemps à venir.

Après quelques kilomètres, nous rejoignons une route forestière qui nous ramène le long de l’étang principal. Nous faisons un petit crochet par les installations du port miniature, qui ne fonctionne pas à cette saison. Les pontons semblent bien paisibles et le silence n’est troublé que par quelques canards bavards sur l’eau…

Au bord de l’étang
Jour d’hiver sur l’étang de Villecartier
En allant vers l’étang de Ruffien
Au bord de l’étang de Ruffien, un petit air de Canada…
Chaos granitique
Au cœur de la forêt
Mousses…
Trouver les bornes de balisage du circuit de découvertes
Les installations du port miniature en version hiver

Forêt de Villecartier – Ille-et-Vilaine – décembre 2021

(*) de l’automne au printemps, il est important de se renseigner sur les jours de chasse dans la forêt avant de s’y aventurer.

(**) Plusieurs circuits de randonnée sont accessibles depuis la base de loisirs RécréNature où se trouve un parking. Attention, aux beaux jours, le parking peut rapidement être saturé. Le plan de la forêt avec le circuit que nous avons suivi est disponible dans le dépliant de la base de loisirs. Il est également affiché aux entrées du site.