[Drôme] Combovin, randonnée autour des Terres Blanches

Mi-avril, j’ai repris la randonnée dans le Vercors (après l’entorse de la cheville que je m’étais faite en février). Je ne souhaitais donc pas m’aventurer sur des chemins que je ne connaissais pas , et j’étais également contrainte par la limitation des 10 km. Aussi, j’ai choisi d’aller dans le secteur de Combovin : l’idée de départ était de monter jusqu’à la chapelle Sainte Marguerite où je suis allée plusieurs fois cet hiver.

Avec Mr 2e, nous sommes donc partis du centre du village et avons attaqué la montée. Un épisode de gel intense avait fait de gros dégâts quelques jours plus tôt dans la région et au bord du chemin, nombre d’arbustes avaient des fleurs, des bourgeons ou des jeunes feuilles brûlés. Certaines floraisons, moins fragiles ou situées sur des endroits plus abrités, avaient toutefois résisté. Le printemps avait effectivement commencé à s’installer.

Une fois arrivé à la chapelle et après avoir un temps admiré la vue sur la plaine de Valence d’un côté et sur les différents vallons des ruisseaux de Combovin de l’autre, nous avons décidé de continuer vers les Terres Blanches plutôt que de redescendre par le chemin pris à l’aller.

Rapidement, la Tour de Barcelonne est devenue notre point de mire. Nous apercevions régulièrement sa silhouette dans les trouées de la forêt. Arrivés aux Terres Blanches, nous avons poursuivi sur la crête, histoire d’aller chercher quelques jolis points de vue supplémentaires. Au delà de la pinède, et de la Tour de Barcelonne, nous dominions la plaine de Valence, tandis que de l’autre côté, nous apercevions le hameau des Durons au fond du vallon de la Véore.

Dans ce secteur, le paysage n’est plus le même que du côté de la chapelle ou même de la tour. Le sol devient sable, et se couvre d’une végétation qui rappelle la garrigue. Je me suis rappelé alors une phrase entendue quelques jours avant dans l’épisode sur la Drôme de l’émission télévisée Faut pas rêver : « la Drôme, ce n’est plus vraiment les Alpes et pas encore tout à fait la Provence ». Et j’avais vraiment l’impression que le paysage sous mes yeux en était une illustration adéquate.

Partis sans carte, nous n’avons pas osé nous aventurer plus loin, faute de savoir à quoi nous attendre en terme de distance, dénivelés et destinations… Mais j’ai bien noté pour une prochaine fois de commencer par monter aux Terres Blanches, filer sur la crête et faire le tour du Vallon de la Véore !

Au bord du chemin, le printemps s’installe
Au sommet du coteau Saint Georges, arrivée à la chapelle Sainte Marguerite
Vue sur le vallon de la Véore
La Tour de Barcelonne en point de mire
En direction des Terres Blanches
L’ambiance devient plus méditerranéenne
Dominer la plaine de Valence
Le hameau des Durons
Prairie jaune « pissenlit » en redescendant des Terres Blanches vers le village

Combovin – Drôme – avril 2021

[Drôme] à la découverte du site médiéval de Soyans

Lorsque nous étions passés à Soyans il y a un moment déjà maintenant lors d’un petit tour en Drôme Provençale, j’avais noté qu’il faudrait que je revienne pour monter jusqu’en haut du site médiéval. Début avril, le soleil brillait et j’ai (enfin) pris le temps d’y retourner.

J’ai laissé ma voiture au parking à l’entrée du village, et j’ai commencé par profiter de l’incroyable vue sur la forêt de Saoû que l’on a depuis le site. Puis, je me suis dirigée vers la rue unique du village, bordée de maisons en pierre pleines de charme. Elle conduit à une porte figurant celle des anciens remparts du château. Elle a en fait été aménagée au début du XXe siècle par Joseph Rivière, un sculpteur habitant le village. A cette époque, le village menace ruine et des travaux de reconstruction sont entrepris dans un style médiéval fantasmé.

Après avoir passé l’arche, un petit chemin verdoyant invite à emprunter un escalier menant vers le haut du village. Marche après marche, je me rapproche de l’église Saint Marcel. Construite au XIIe siècle à l’extrémité d’un promontoire rocheux dominant la vallée du Roubion, la petite église est de style roman, très régulier. Pourtant, deux chapelles latérales ont été ajoutées au XVIIIe siècle, bien après la construction primitive. En contournant l’église, je découvre de nouveaux points de vue sur le Roubion, et sur le synclinal de Saoû.

Le mistral souffle fort ce jour là et a tendance à vouloir me pousser vers le bord de la falaise, aussi je me méfie. Cela ne m’empêche toutefois pas d’avancer un peu en direction des ruines du château qui dominent majestueusement l’ensemble. Construit comme une forteresse entre le IXe et le Xe siècle, il est endommagé à la fin du XIVe siècle. Il est reconstruit un siècle plus tard dans le style Renaissance italienne avec un plan en U, des terrasses et des jardins, très éloigné de l’image de château-fort qu’il renvoie aujourd’hui. En effet, quasiment aucun élément médiéval n’est pas alors conservé. A la fin du XVIIIe siècle, le château est victime d’un incendie et il restera alors ruiné plus d’un siècle. Des reconstructions seront effectuées au cours du XXe siècle. Ce sont elles qui feront ressortir des caractéristiques médiévales qui avaient disparues des siècles auparavant !

Je m’assoie un moment au soleil, face aux ruines que je contemple : perché au dessus d’une falaise, le site est splendide et invite à la rêverie… S’il n’y avait eu le mistral, j’y serais sans doute restée plus longtemps mais les rafales m’invitent à redescendre me mettre à l’abri du vent !

L’unique rue du village médiéval
En direction de l’église Saint Marcel
Depuis le promontoire où se trouve l’église, vue sur la Drôme Provençale
L’abside de l’église et les ruines du château
Vue sur le château et le synclinal de Saoû
La charmante église perchée Saint Marcel
Vue plongeante sur le Roubion
Une ancienne plaque de cocher dans la rue du village

Soyans – Drôme – avril 2021

(*) L’accès au village et au site médiéval de Soyans est libre. Le parking est obligatoire à l’entrée du village. Il n’est par contre pas autorisé d’accéder à l’intérieur des ruines du château pour des raisons de sécurité.
Au niveau de l’église et du château, côté vallée du Roubion, le site se trouve au dessus d’une falaise avec un à-pic important. Il convient donc d’être prudent !

[Drôme] le printemps au pied du Vercors

Un soir, après le travail, j’ai eu envie de profiter du ciel bleu et de l’ambiance quasi-estivale qui m’avaient narguée les quelques jours précédents. J’ai donc pris la direction de Peyrus, qui combine l’avantage d’être un joli point de départ pour se balader avec celui (non négligeable) d’être proche de chez moi.

Comme souvent, je me suis stationnée à côté du cimetière (où se trouve la jolie chapelle Saint Pierre du XIIe siècle, vestige d’un ancien prieuré). J’ai ensuite traversé le cimetière pour rejoindre le sentier qui passe de l’autre côté.

Là, un tapis de pâquerettes invitait à s’asseoir et contempler la montagne. Tout autour, le printemps étalait ses couleurs : vert lumineux de l’herbe, vert tendre des premières feuilles… Le ciel était d’un bleu éclatant, tandis que le soleil bien chaud donnait un petit air d’été à l’ensemble.

J’ai passé tellement de temps à contempler qu’il ne m’en est finalement pas resté beaucoup pour marcher ! J’ai quand même pris le chemin en direction du village. Il suit le trajet de l’ancien chemin de croix, duquel il reste quelques stations.

Après un petit aller-retour jusqu’aux portes du village, j’ai jeté un coup d’oeil aux montagnes, j’ai humé encore une fois le printemps… et j’ai pris le chemin du retour (histoire de m’assurer d’être à destination avant l’heure du couvre-feu !). Cette petite parenthèse bucolique m’a permis une belle respiration dans le rush d’une semaine de travail bien remplie.

Vert lumineux de l’herbe printanière au pied des montagnes
Au loin, la montagne ardéchoise
La chapelle Saint Pierre se dresse au cœur du cimetière
A la croisée des chemins, une station de l’ancien chemin de croix
Tapis de pâquerettes

Peyrus – Drôme – avril 2021

[Drôme] sur les sentiers du Mont Miéry

C’est via Le Caillou aux Hiboux que j’ai découvert cette balade sur le Mont Miéry, via une story Instagram si j’ai bonne mémoire.

Situé au dessus du village d’Upie, le Mont Miéry est dominé par une statue de la Vierge. Le but de la balade est donc d’attendre le sommet du Mont, et de grimper dans la petite tour qui supporte la statue.

Ayant une cheville pas encore tout à fait remise d’une grosse entorse le jour où j’ai fait la balade, je ne suis pas partie du village d’Upie mais je me suis stationnée au bord de la route vers le hameau de Coucourdon. J’ai alors avisé un sentier qui s’enfonçait dans la forêt et l’ai emprunté.

Lorsque j’ai croisé le balisage jaune, je l’ai suivi…. Si le chemin était d’abord très agréable avec un léger dénivelé, assez vite il se met à grimper de façon plus sèche, jusqu’à devenir vraiment très abrupt. Je me suis même demandé si je n’avais pas manqué une bifurcation, mais non, des marquages m’ont confirmé que je suivais le bon tracé. Les derniers mètres pour accéder au sommet sont vraiment raides et la nature sableuse du sol ne facilite pas les choses (et je ne regrette pas d’avoir décidé de porter mon attelle cet après-midi là !). Heureusement que quelques racines et branches me permettent de m’aider de mes mains.

Mais une fois en haut, la récompense est une vue à 360° sur les environs. Un escalier permet de monter jusqu’au pied de la statue sur une petite plateforme. De là, je m’amuse à reconnaître les villages des environs et j’admire assez longuement le paysage.

Au moment de repartir, j’avise un chemin beaucoup plus large que celui que j’ai emprunté à l’aller et qui va globalement dans la direction où je souhaite aller. Je décide donc de le suivre, espérant qu’il sera plus commode que celui de la montée.

Et en effet, ce chemin s’avère être un choix judicieux : pente plus douce et régulière, jolis points de vue sur la Raye et les Trois Becs, … Je redescend doucement vers Coucourdon. De là, je récupère le sentier balisé en jaune pour retrouver mon point de départ.

Tout au long de la balade, j’ai profité du printemps qui s’éveille : chants des oiseaux, fleurs au bord du chemin et dans les pruneliers, bourgeons…. Et je me dis qu’en automne quand les arbres se parent de teintes mordorées, cela doit aussi être très beau.

Hellébore en fleurs
Fleurs de prunier sauvage
Notre Dame du Mont Miéry
Vue sur Upie et la plaine de Valence
Vue sur la montagne de la Raye

Mont Miéry – Upie – Drôme – mars 2021

(*) Le chemin qui monte doucement jusqu’à la Vierge du Mont Miéry part de Coucourdon, au niveau d’un poteau téléphonique et n’est pas balisé en jaune !
Pour le stationnement, il y a un petit parking au niveau d’une table de pique nique au bord de la route, sur la droite en venant d’Upie, avant d’arriver à Coucourdon. Il est possible de gagner le chemin « facile » en prenant le sentier qui file dans la forêt face à la table de pique-nique, puis en suivant le balisage jaune vers la gauche quand on le croise (« à plat »). Quand le sentier balisé rejoint la route, le chemin pour monter est le premier à droite.

[Drôme] faire un tour au bord du Rhône

Avec mon entorse à la cheville début mars, j’ai été contrainte à des sorties plus courtes et surtout plus plates que ce que j’ai coutume de faire. C’est ainsi que je suis retournée me promener sur les bords du Rhône en amont du barrage de Bourg-lès-Valence.

La météo était plutôt clémente et si le ciel était un peu couvert au début de ma balade, le soleil s’est montré généreusement assez rapidement. En partant du barrage, j’ai longé le fleuve vers l’amont, en direction de la Roche de Glun.

Le printemps commençait à prendre ses quartiers sur les berges du Rhône. Comme l’an dernier, j’y ai trouvé des orchidées, mais aussi des jonquilles, et des léontodons. Les arbustes au bord du chemin étaient pour la plupart en fleurs également.

De l’autre côté du fleuve, les vignobles de Cornas et Saint Joseph s’étalent sur le coteau. Tandis qu’un peu plus au sud, la silhouette du massif de Crussol se distingue nettement.

Je prends mon temps pour admirer les paysages, et regarder le fleuve s’écouler, paisible.

Arbre en fleurs….
Le jaune soleil des léontodons…
Orchis géant
Ophrys (de mars ?)
Face aux vignobles de Cornas
Vue sur la montagne de Crussol
Au bord du fleuve paisible

Bourg-lès-Valence – Drôme – mars 2021

(*) Au niveau du barrage de Bourg-lès-Valence, il y a un parking de la Via Rhôna. Il suffit ensuite de s’engager sur la Via Rhôna en remontant le cours du fleuve. Au moment où la Via Rhôna tourne sur la droite, il est possible de continuer tout droit en longeant le bassin du barrage. Le chemin le long du fleuve rejoint la Via Rhôna environ 1.5 km plus loin.

[Drôme] monter à la Tour de Barcelonne

En décembre, nous avions hésité à monter à la Tour de Barcelonne et avions finalement préféré aller jusqu’à la Chapelle Sainte Marguerite dans le même secteur. Mais nous avions noté de profiter d’une prochaine occasion pour aller voir la Tour de Barcelonne de plus près.

Lorsque j’étais allée jusqu’au pied de la Tour, j’étais partie du village de Barcelonne. Cette fois, nous sommes partis de Combovin. La montée jusqu’à la Tour est plus courte et plus agréable, dévoilant davantage de paysages.

Très vite, l’ascension se fait au milieu d’une forêt de conifères. En me retournant, le panorama sur le Vercors est toujours aussi magique. Rapidement, nous arrivons sur la crête d’où l’on domine une partie de la plaine de Valence.

La balade se poursuit entre les arbres (sur un sentier détrempé par les pluies des jours précédents, aussi nous prenons garde à ne pas glisser !). Nous approchons de la tour et nous croisons de nombreux randonneurs, trailers et vététistes profitant comme nous du soleil de ce dimanche matin.

Nous croisons les ruines de l’ancienne forteresse, puis traversons un pont de planches (serait-ce l’ancien emplacement d’un pont-levis ?) et arrivons sur l’esplanade au pied de la Tour. Le point de vue sur la plaine de Valence se déploie sous nos pieds jusqu’à la montagne de Crussol. Nous nous amusons à repérer les différents villages : Chabeuil, Montvendre, …. mais aussi le centre équestre.

Nous explorons un peu les environs, faisant le tour de l’ancien donjon et découvrant d’autres vestiges du château ruiné. Puis, nous rebroussons chemin. Nous faisons le choix de rentrer directement car il va bientôt être l’heure du repas, mais il est tout à fait possible de faire une boucle en se dirigeant vers la chapelle Sainte Marguerite.

Le village de Combovin, niché au creux des piémonts du Vercors
Marcher au milieu des pins
Face à nous, la colline sur laquelle se trouve la chapelle Sainte Marguerite (on en aperçoit le chemin)
Piémonts du Vercors
Vue sur la plaine de Valence, avec Chabeuil au premier plan
Sur l’esplanade de la Tour de Barcelonne
Vue sur la forêt et le Vercors depuis la Tour de Barcelonne
Minimalisme médiéval
Au pied de la Tour de Barcelonne
Un dernier regard à la Tour

Tour de Barcelonne – Drôme – janvier 2021

(*) Le départ depuis Combovin se fait au niveau du parking du cimetière. Il faut alors prendre la direction des Terres Blanches, puis partir sur la droite afin de rejoindre la Tour de Barcelonne que l’on a rapidement en visuel.
La montée est nettement moins longue par ce côté qu’en partant du village de Barcelonne. Nous avons mis une vingtaine de minutes à accéder à la Tour, tout en faisant plusieurs arrêts photos !
Il n’y a pas particulièrement de difficultés sur cette petite randonnée, et il est tout à fait envisageable de la faire avec des enfants.

[Ardèche] en balade sur la Dolce Via

Au début des vacances scolaires, Melle 3e m’a mise au défi de trouver une balade à proximité d’une rivière, qui soit facile mais qui ne soit pas dans une ville ou un village… C’est comme cela que nous sommes partis faire un tour sur la Dolce Via en Ardèche.

Nous étions déjà allés il y a 2 ans sur la Dolce Via, cette voie douce aménagée sur l’emprise d’une ancienne voie ferrée dans la vallée de l’Eyrieux et offrant 90 km de chemins pour découvrir les paysages à pied ou à vélo. Nous avions alors marché entre Saint Fortunat sur Eyrieux et Saint Laurent du Pape. Afin de changer, nous sommes cette fois partis des Ollières sur Eyrieux.

Après avoir laissé la voiture sur le parking indiqué (situé à l’emplacement de l’ancienne gare), nous avons suivi les panneaux pour récupérer la Dolce Via en direction de Saint Fortunat. Le chemin descend doucement vers la rivière que nous traversons sur un viaduc. Cela nous permet d’avoir un joli point de vue sur l’Eyrieux.

Nous n’avions rien décidé sur le trajet que nous ferions et nous nous sommes laissé guider par le temps (notre impératif était d’être assez tôt à la voiture pour pouvoir rentrer chez nous avant le couvre-feu sans avoir à nous inquiéter d’un éventuel ralentissement sur la route). La progression sur la Dolce Via est agréable : d’un côté la paroi arborée de la montagne, de l’autre la rivière. Nous croisons quelques (rares) maisons, quelques anciennes installations ou signalisations liées à la voie ferrée. Des ruisseaux ont creusé de petits ravins dans la montagne ; nous les entendons cascader vers la rivière. Finalement, nous arrivons plutôt rapidement à Saint Fortunat où nous décidons de faire demi-tour.

Le retour est tout aussi agréable et offre d’autres points de vue sur les environs. Je remarque des détails auxquels je n’avais pas prêté attention à l’aller. Nous continuons à avancer d’un bon pas, et Les Ollières se profilent rapidement.

Un petit détour pour acheter de quoi prendre un goûter à l’épicerie de la place de l’Eglise, et nous sommes prêts à rentrer à la maison, après cette promenade vivifiante !

Au départ depuis Les Ollières sur Eyrieux
Plusieurs campings sont installés sur les rives de l’Eyrieux
Au passage du viaduc permettant de traverser la rivière
Le charme des villages accrochés à la montagne
Ne dirait-on pas que ce chemin empierré mène à un pays de contes de fées ?
Je suis toujours un peu sur la piste des Minimoys !
Attention, passage à niveau !
Au bord de l’Eyrieux
Retour sur Les Ollières

Dolce Via – entre Les Ollières sur Eyrieux et Saint Fortunat sur Eyrieux
Ardèche – février 2021

(*) La Dolce Via parcours 90 km : il y a donc de nombreuses balades à y faire. Tout du long, il est possible de trouver dans les villages des parkings avec un fléchage pour rejoindre la voie douce. La voie douce est entièrement accessible avec des roues, que ce soient celles des vélos ou des poussettes.
Si j’en crois les panneaux croisés sur le chemin, le trajet (aller) entre Les Ollières et Saint Fortunat fait environ 7 km. Compte-tenu des bonnes conditions (faible dénivelé, terrain stable et sans obstacles), nous avons mis 1h30 à faire l’aller-retour.

[Drôme] autour du château de Pellafol

J’avais repéré les ruines du château de Pellafol à Barbières depuis un moment sans jamais prendre le temps d’y aller. Au printemps, j’avais découvert le sentier des Pellafols qui permet de parcourir l’ensemble du village. Je n’avais toutefois pas poussé jusqu’au bout de celui-ci une fois la cluse dépassée. J’ai donc décidé de retourner à Barbières avec un double but : terminer de parcourir le chemin des Pellafols et monter aux ruines du château.

J’ai commencé par le chemin des Pellafols, en partant du pont sur la Barberolle. Il m’a emmenée sur un sentier en direction du col de la Sambie. Les points de vue sur les Monts du Matin sont superbes et le chemin permet une agréable ballade en campagne.

Revenant sur mes pas là depuis l’endroit où le chemin des Pellafols s’arrête, j’ai assez vite bifurqué en montée afin de rejoindre les ruines du château. J’avais vaguement regardé la carte avant de partir de chez moi mais j’ai suivi les chemins « à la direction » afin de contourner la combe qui me séparait de l’endroit où est bâti le château.

J’ai ainsi rejoint la ligne de crête dominant la plaine de Valence. Et je l’ai plus ou moins suivie sur de petites sentes à peine marquées pour revenir en direction du château. Peu visible et un peu chaotique, le chemin m’a fait me demander si je n’allais pas devoir renoncer à un moment où l’autre face à un obstacle infranchissable !

Finalement, progressivement, j’ai vu les ruines du château se rapprocher, et je suis arrivée au pied de l’ancien donjon. Compte tenu de la vue depuis cet endroit, il est aisé de comprendre le choix d’y installer une forteresse : le paysage permet de surveiller l’accès au col de Tourniol et au Vercors d’un côté, et toute la plaine de Valence et le débouché de la vallée de l’Isère de l’autre.

Après cette petite pause, j’ai pris le chemin du retour, empruntant cette fois le sentier direct en direction du village…

en direction du col de la Sambie
Au pied des Monts du Matin
Vue sur les Monts du Matin, avec le col de la Sambie à droite
Le relief donne une fausse impression de proximité : une combe me sépare encore du château
Le château domine la cluse de Barbières
Avancer en forêt et attraper quelques vues dégagées sur la montagne
Arrivée sur la crête, au dessus du château de Pellafol et de la cluse de Barbières
Les Monts du Matin et le col de la Sambie
Au pied du donjon
En redescendant vers le village, dominer celui-ci

Barbières – Drôme – janvier 2021

(*) Le sentier de découvertes des Pellafols permet d’aborder l’ensemble des points d’intérêt du village. Son point de départ se situe au cœur du village. Par contre, il ne monte pas au château.
L’accès « direct » au château se fait en empruntant le chemin du château (c’est le nom de la petite ruelle qui débouche sur la rue principale) depuis le centre du village.
J’ai pour ma part pris des chemins détournés, pas forcément balisés ni même répertoriés sur les cartes IGN. Ce genre de pratique demande d’avoir un sens de l’orientation correct, de connaître un minimum le secteur dans lequel on évolue (a minima une reconnaissance préalable sur une carte) et de savoir se mettre une limite (par exemple, un horaire auquel il est impératif de faire demi-tour si on n’est pas parvenu à un point de repère permettant de s’assurer de terminer la sortie dans de bonnes conditions).

[Ardèche] au milieu des chênes verts de Crussol

Un dimanche de grand ciel bleu, alors que nous avions à faire sur Valence en fin d’après-midi avec Mr 1er, nous sommes partis prendre un peu de hauteur sur la montagne de Crussol. Comme souvent lorsqu’il fait beau en hiver, il y avait foule au pied du château. Aussi, nous avons choisi de nous enfoncer dans la forêt de chênes verts.

Nous avons suivi le premier chemin qui s’est présenté, puis nous avons bifurqué d’un chemin à l’autre au petit bonheur la chance, nous assurant seulement d’une direction générale. L’idée était en effet de faire une boucle plutôt qu’un aller-retour.

Le sous-bois porte encore les stigmates des fortes chutes de neige de novembre 2018. De nombreux arbres avaient été déracinés. Certains troncs barrent encore parfois notre chemin. Nous progressons en montée et s’il n’est pas vraiment possible d’apercevoir le château depuis le couvert des arbres, nous savons que nous sommes en train de le dépasser.

Effectivement, un peu plus haut, nous débouchons hors de la forêt, quasiment sur la crête de la montagne de Crussol. La vue est à couper le souffle. A nos pieds, le Rhône ondule en un large ruban que remonte une péniche. Au-delà, le panorama s’étend jusqu’au Vercors dont on devine les sommets enneigés. Nous nous amusons à repérer différent lieux connus : la tour de Barcelonne, le village de Chabeuil, les Trois Becs, ….

Compte-tenu de l’heure, il est temps pour nous de redescendre. Nous choisissons d’éviter de passer par les ruines du château et prenons une sente sur notre droite qui file assez droit le long de la pente dans les prairies sèches. Un peu plus bas, nous nous retrouvons face sur le château, pour ce qui est sans doute l’une des plus belles vues sur celui-ci.

C’est donc en admirant le château de Crussol que nous terminons cette jolie sortie, entre sous-bois et points de vue somptueux….

Vue sur les vignobles de Saint Péray
Au milieu des chênes verts, un air de forêt estivale en plein hiver…
Vue sur la plaine de Valence et le Vercors
Le ruban du Rhône
Le château de Crussol domine le paysage
Vue sur les ruines du château de Crussol
Le château semble tout proche alors qu’une combe nous sépare de lui…

Montagne de Crussol – Saint Péray – Ardèche – janvier 2021

[petits moments] sursaut hivernal

Dans la nuit de samedi à dimanche la semaine dernière, la neige a refait son apparition chez moi. Si au réveil, une partie avait déjà fondu, balayée par le vent, il restait malgré tout une petite pellicule blanche par endroits.

Je suis retournée en profiter en suivant le même trajet que la fois précédente, dans la campagne autour de chez moi. Cette fois, l’ambiance était tout à fait différente, car le printemps a commencé à s’installer dans la nature, tout doucement. Et j’ai eu l’impression que l’hiver venait nous montrer qu’il n’avait pas encore dit son dernier mot !

Les fleurs du jasmin d’hiver ont été recouvertes par la neige
Dans les bois, une fine couche de neige reste au sol
Jeunes pousses…
A travers champs…
Le vert vif des prés contraste avec le blanc de la neige et les silhouettes sombres des arbres dénudés
Toujours sur la piste des Minimoys ?
Stalactites de glace au bord des balcons…

Chabeuil – Drôme – 13 février 2021