[Drôme] un soir d’été en Drôme Provençale

Depuis plusieurs années, j’avais envie d’aller à Grignan profiter d’une représentation théâtrale lors des Fêtes Nocturnes dans la cour du château. Mais jusqu’à présent, celles-ci se déroulaient soit pendant que j’étais en vacances en dehors de la région, soit alors que je travaillais. Cette année, la chronologie de mon été m’a permis d’y aller. C’était l’occasion d’une soirée en Drôme Provençale.

Arrivés assez tôt pour avoir le temps de nous promener un peu avant l’ouverture de la billetterie où nous devions récupérer nos billets et du Bar du Bosquet où nous avions réservé pour un diner léger, nous avons fait un crochet par Chamaret.

Le village est blotti au pied de sa tour en un dédale de calades médiévales, et se poursuit autour de la butte avec les constructions du XIXe siècle, dont un charmant lavoir communal. Le jour où nous y étions, le mistral soufflait très fort et s’engouffrait dans les ouvertures des ruines de l’ancien château. De l’esplanade au pied de la tour de Chamaret, la vue sur les alentours est grandiose. Nous repérons assez facilement Grignan d’un coté et le Mont Ventoux de l’autre. Avec le vent, nous n’avons toutefois pas très envie de nous attarder sur place, aussi, nous repartons en direction de Grignan.

Après avoir laissé la voiture sur l’un des grands parkings (en herbe) aux abords du centre, nous remontons la rue (piétonnisée) vers le cœur du village. Nous repérons de charmantes façades, et arrivons rapidement à la place où une statue de Madame de Sévigné, décédée et inhumée à Grignan, a été installée au XIXe siècle.

Connaissant déjà le village de Grignan, nous profitons de la terrasse abritée du vent du café des Vignerons pour déguster un verre de vin de l’appellation Grignan-les-Adhémar (et faisons également quelques emplettes). Puis, nous prenons la direction du château pour notre soirée.

Après un diner léger sur la terrasse du Bar du Bosquet, installé dans les jardins du château, nous allons admirer le coucher du soleil depuis les terrasses. La lumière déclinante dore les murs du château. Nous profitons de la douceur de l’instant.

L’heure de rejoindre nos places dans les gradins sonne. Nous assistons à la représentation de Fracasse, d’après le roman de Théophile Gautier, mis en scène par Jean-Christophe Hembert (Karadoc dans Kaamelott) avec Thomas Cousseau (Lancelot dans Kaamelott) dans le rôle du baron de Sigognac/Fracasse. Deux heures de spectacle que nous ne voyons pas passer, embarqués par la mise en scène vive et moderne et le jeu magistral des acteurs.

Après avoir longuement applaudi, nous retournons sur les terrasses jeter un dernier coup d’œil à la majestueuse façade Renaissance du château… et découvrir d’étranges colorations sur le parvis de la collégiale tandis que les calages des futures projections monumentales sont en cours.

Minuit approche. Nous avons encore une heure de route pour rentrer. Il est temps de repartir !

La tour de Chamaret depuis la place du village
Dans le vieux village de Chamaret
Grignan depuis Chamaret
Au pied de la tour de Chamaret
Vue sur les Baronnies depuis la tour de Chamaret
Du village médiéval au village moderne

Chamaret

Hôtel particulier « Grand Siècle »
La statue de Madame de Sévigné installée au XIXe siècle
Coucher de soleil depuis les terrasses du château
Fin de journée sur les terrasses du château
Coucher de soleil depuis les terrasses du château
Coucher de soleil sur les terrasses du château
La façade Renaissance de nuit
Calage des futures projections monumentales sur le parvis de la collégiale
Calage des futures projections monumentales sur le parvis de la collégiale

Grignan
Drôme – août 2021

(*) Les Fêtes Nocturnes de Grignan sont des spectacles de théâtre joués dans la cour du château qui sert de décor. Elles y sont organisées chaque été (la pièce change chaque année) par le Conseil Départemental de la Drôme.

[Drôme] de la vallée de la Drôme à la Drôme Provençale

J’avais un jour de congé à solder avant fin mai. Alors j’ai décidé d’en profiter pour un petit road-trip solo en direction de la Drôme Provençale. J’avais voulu le faire un peu plus tôt dans le mois mais la météo incertaine m’avait fait rentrer chez moi après avoir découvert Le Poët Célard.

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Cette fois, j’ai commencé mon expédition par un arrêt à La Roche sur Grâne. J’étais plusieurs fois passée auprès du village sans jamais prendre le temps de m’y arrêter. Il était temps d’y remédier.

La Roche sur Grâne est un village perché de la vallée de la Drôme. Du village, la vue sur le synclinal de Saoû est impressionnante. La silhouette de ses différents sommets se détachait particulièrement bien en ce début de journée.

Partant du pied du village, j’ai remonté les ruelles en escaliers et les calades pour arriver au niveau des anciennes fortifications dont il reste plusieurs tours. L’ensemble est charmant, et les rosiers en fleurs apportent une petite touche de délicatesse à cet univers très minéral.

Mais il ne faut pas s’éloigner beaucoup pour se retrouver au milieu des champs, parsemés de coquelicots à cette période de l’année.

La Roche sur Grâne – Drôme – mai 2021

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J’ai ensuite repris la route avec dans l’idée de rejoindre Rochebaudin que j’avais aperçu lors d’un précédent passage en Drôme Provençale et que j’avais très envie de découvrir plus en détail.

Sur le trajet, j’ai fait une première pause à Roynac, attirée par le lavoir et sa fontaine.

Roynac – Drôme – mai 2021

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Puis, je me suis arrêtée à Manas, un village botanique de la plaine de la Valdaine. De nombreux massifs jalonnent en effet les petites rues du village. J’ai particulièrement remarqué un passage sous les habitations, nommé Trou du Loup !

Manas – Drôme – mai 2021

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Enfin, je suis arrivée à Rochebaudin. Je fait un arrêt photo au niveau du cimetière où se trouve l’église de l’ancienne abbaye Notre Dame de Sénisse. J’en ai profité pour admirer la vue sur la montagne.

Puis, j’ai rejoint le village en lui-même. Niché au creux d’un ravin sur la Malle, un affluent de la Rimandoule, Rochebaudin est un village surprenant. L’actuelle route passe sur un pont qui domine le bourg originel et s’engage dans un court tunnel creusé dans la montagne à la fin du XIXe siècle. Auparavant le passage de la rivière s’effectuait via deux ponts, le premier situé nettement en contrebas et habité et le second à l’autre bout du village, débouchant au pied des anciennes fortifications.

La vue sur le village depuis le pont principal mérite de prendre le temps de s’y attarder. Les maisons semblent accrochées aux flancs du ravin de la Malle, serrées les unes contre les autres, avec au premier plan les habitations situées sur le vieux pont.

La chapelle Notre Dame surplombe le village et son clocher se dresse largement au dessus de sa toiture lui confère une silhouette que l’on ne peut pas manquer de remarquer en passant par Rochebaudin. Il est possible d’emprunter des escaliers en pierres sèches pour, de terrasse en terrasse, accéder à l’entrée de la chapelle. En cette fin du mois de mai, les genêts fleuris coloraient la scène et surtout apportait une note de suavité sucrée dans l’air.

Je prends mon temps pour flâner dans le village. J’aperçois un chat à une fenêtre qui semble surveiller les passages dans la rue. J’ai bien fait de revenir voir Rochebaudin de plus près : c’est une petite pépite !

Rochebaudin – Drôme – mai 2021

[Drôme] Le Poët Célard, entre Drôme Provençale et vallée de la Drôme

Initialement, j’avais prévu une randonnée en forêt de Saoû mais la météo était très incertaine, et les averses avaient tendance à se succéder. Comme j’étais déjà dans le secteur de Saoû, j’ai cherché une alternative… C’est ainsi que je me suis retrouvée sur les petites routes entre Drôme Provençale et vallée de la Drôme, et que j’ai fait un arrêt pour visiter le village du Poët Célard.

Le Poët Célard est un village perché, dominé par son château médiéval. Celui-ci après avoir failli disparaître a été racheté par un groupe d’habitants du village qui y ont installé un hôtel restaurant. Une bonne partie des espaces extérieurs est restée libre d’accès et permet d’avoir un panorama impressionnant d’où l’on découvre par delà la vallée du Roubion le bord méridional du synclinal de Saoû.

Pour y accéder, il suffit de monter par les calades et escaliers qui jalonnent le vieux village. Cette courte balade permet de s’imprégner de l’ambiance mi-médiévale mi-provençale du village. Une fois la porte du château passée, il est possible de se rendre dans différents jardins suspendus, petits havres de calme invitant au repos et à la contemplation. Je fais également le tour du bâtiment pour profiter de la terrasse panoramique (et je me dis que j’y aurais bien pris un café si la situation avait permis que le bar soit ouvert… )

Après avoir largement profité des différents points de vue, il me faut me résoudre à redescendre. Je passe alors par une des anciennes portes fortifiées du village, et je remarque deux vieilles plaques de cocher situées là. Un plan de la ville indique un lavoir-fontaine un peu plus loin. Effectivement à quelques dizaines de mètres de là, je découvre un charmant petit lavoir, bordé d’un talus fleuri et dont la fontaine coule activement.

Si le village du Poët Célard n’est pas très grand, il mérite à coup sûr un arrêt !

Dans le vieux village
L’ancienne église du village
Prendre le temps au cœur des jardins suspendus
Vue depuis la terrasse panoramique du château
En redescendant du château
La fontaine-lavoir
Plaques de cocher
Point de situation géographique

Le Poët Célard – Drôme – mai 2021

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Lors de mon petit road-trip, j’ai également fait un arrêt au bord du Roubion à Bourdeaux… (et l’on y constate bien le côté menaçant de certains nuages…)

Bourdeaux – Drôme – mai 2021

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Je voulais aussi passer par Rochebaudin que j’avais aperçu lors d’un précédent passage dans le secteur, mais des travaux sur la route m’auraient contraint à un gros détour… alors j’ai fait demi-tour à Félines-sur-Rimandoule (dont j’aime beaucoup le nom) pour retourner vers Crest.

Félines-sur-Rimandoule – Drôme – mai 2021

[Drôme] à la découverte du site médiéval de Soyans

Lorsque nous étions passés à Soyans il y a un moment déjà maintenant lors d’un petit tour en Drôme Provençale, j’avais noté qu’il faudrait que je revienne pour monter jusqu’en haut du site médiéval. Début avril, le soleil brillait et j’ai (enfin) pris le temps d’y retourner.

J’ai laissé ma voiture au parking à l’entrée du village, et j’ai commencé par profiter de l’incroyable vue sur la forêt de Saoû que l’on a depuis le site. Puis, je me suis dirigée vers la rue unique du village, bordée de maisons en pierre pleines de charme. Elle conduit à une porte figurant celle des anciens remparts du château. Elle a en fait été aménagée au début du XXe siècle par Joseph Rivière, un sculpteur habitant le village. A cette époque, le village menace ruine et des travaux de reconstruction sont entrepris dans un style médiéval fantasmé.

Après avoir passé l’arche, un petit chemin verdoyant invite à emprunter un escalier menant vers le haut du village. Marche après marche, je me rapproche de l’église Saint Marcel. Construite au XIIe siècle à l’extrémité d’un promontoire rocheux dominant la vallée du Roubion, la petite église est de style roman, très régulier. Pourtant, deux chapelles latérales ont été ajoutées au XVIIIe siècle, bien après la construction primitive. En contournant l’église, je découvre de nouveaux points de vue sur le Roubion, et sur le synclinal de Saoû.

Le mistral souffle fort ce jour là et a tendance à vouloir me pousser vers le bord de la falaise, aussi je me méfie. Cela ne m’empêche toutefois pas d’avancer un peu en direction des ruines du château qui dominent majestueusement l’ensemble. Construit comme une forteresse entre le IXe et le Xe siècle, il est endommagé à la fin du XIVe siècle. Il est reconstruit un siècle plus tard dans le style Renaissance italienne avec un plan en U, des terrasses et des jardins, très éloigné de l’image de château-fort qu’il renvoie aujourd’hui. En effet, quasiment aucun élément médiéval n’est pas alors conservé. A la fin du XVIIIe siècle, le château est victime d’un incendie et il restera alors ruiné plus d’un siècle. Des reconstructions seront effectuées au cours du XXe siècle. Ce sont elles qui feront ressortir des caractéristiques médiévales qui avaient disparues des siècles auparavant !

Je m’assoie un moment au soleil, face aux ruines que je contemple : perché au dessus d’une falaise, le site est splendide et invite à la rêverie… S’il n’y avait eu le mistral, j’y serais sans doute restée plus longtemps mais les rafales m’invitent à redescendre me mettre à l’abri du vent !

L’unique rue du village médiéval
En direction de l’église Saint Marcel
Depuis le promontoire où se trouve l’église, vue sur la Drôme Provençale
L’abside de l’église et les ruines du château
Vue sur le château et le synclinal de Saoû
La charmante église perchée Saint Marcel
Vue plongeante sur le Roubion
Une ancienne plaque de cocher dans la rue du village

Soyans – Drôme – avril 2021

(*) L’accès au village et au site médiéval de Soyans est libre. Le parking est obligatoire à l’entrée du village. Il n’est par contre pas autorisé d’accéder à l’intérieur des ruines du château pour des raisons de sécurité.
Au niveau de l’église et du château, côté vallée du Roubion, le site se trouve au dessus d’une falaise avec un à-pic important. Il convient donc d’être prudent !

[Drôme] le château de Grignan

Le château vu depuis la cour d’honneur

Le château de Grignan est fortement associé à la Marquise de Sévigné. En effet, c’est à Grignan que vivait sa fille, destinataire des fameuses lettre, et c’est à Grignan que Madame de Sévigné a terminé sa vie et est enterrée.

L’emplacement du château est occupé par un oppidum romain avant de devenir un petit château fort à partir du Xe siècle. Au XIIe siècle, un bourg castral s’installe au pied du château, puis dans le courant du XIIIe siècle, les Adhémar de Monteil s’emparent progressivement de la seigneurie de Grignan. Le château et la ville prennent alors de l’ampleur. A la Renaissance, les crénelages sont arasés, la superficie de la grande salle est doublée, les façades sont remaniées. Au XVIe siècle, c’est la construction de la collégiale, au pied du château et l’aménagement de la grande terrasse du château qui sert de toit à l’église. Les Adhémar de Monteil sont alors une famille très puissante de la région.

Au XVIIe siècle, François Adhémar de Monteil épouse Françoise de Sévigné, fille de la marquise et qualifiée alors de « plus belle fille de France ». Suite à la nomination de François Adhémar au poste de lieutenant-général de Provence, le couple s’installe à Grignan. Le comte procède alors à de multiples aménagements et extensions du château, y dépensant une fortune colossale. Après son décès, la famille est ruinée et doit vendre l’ensemble de ses biens.

Suite à la Révolution, le château est démantelé et les matériaux ainsi que le mobilier sont vendus et dispersés. La grande façade est partiellement détruite à cette période. Le château reste en ruines jusqu’à début du XXe siècle où il est racheté par Marie Fontaine qui le fait reconstruire à l’identique (ou tout du moins, le plus exactement possible en tenant compte des croquis et dessins d’époque qui avaient alors été retrouvés). En 1979, le château est vendu au département de la Drôme qui y fait transférer des collections de mobilier.

Lors de notre passage, le circuit de visite avait été adapté pour répondre aux contraintes sanitaires. Ainsi la circulation se fait à sens unique et certaines pièces ne sont donc pas visitables (comme par exemple, celles habitées par Marie Fontaine). Cela n’empêche pas d’avoir un aperçu très complet du château : cour d’honneur, façade François Ier, escalier d’honneur, appartements à la française, grand salon, entrée d’origine (donnant sur la cour du puits) avec son escalier à la voûte en ogives, galerie… Chaque pièce nous emmène en voyage dans l’histoire et le temps.

La visite se termine par un tour dans les jardins et sur la terrasse afin d’admirer le panorama (par beau temps, le Mont Ventoux se détache à l’horizon, ce qui n’était pas le cas le jour de notre passage) ainsi que la vue sur la campagne environnante avec ses champs de lavandes et le village blotti au pied du château.

L’escalier d’honneur
Vue sur la campagne depuis le petit salon
La chambre des appartements à la française
Pousser les portes…
Vue sur la cour du puits et la terrasse depuis la galerie
La galerie et ses boiseries
Vue sur le village depuis la terrasse

Château de Grignan – Drôme – octobre 2020

(*) Les conditions de visite du château de Grignan sont disponibles sur le site internet des châteaux de la Drôme.

[Drôme] dans les rues de Grignan

Profitant d’une journée de congé en octobre, nous sommes allés faire un tour en Drôme Provençale. Si le but principal de la sortie était le château de Grignan (dont je vous reparlerai), nous en avons aussi profité pour une balade dans les rues du village.

La météo n’était pas forcément idéale et c’est entre deux averses que nous avons pu flâner un peu dans le village, classé parmi les Plus Beaux Villages de France (comme Mirmande par exemple aussi). En partant du château, nous sommes descendus vers la collégiale, dont le toit est la terrasse du château et offre un joli point de vue sur les environs. Cela permet aussi de surplomber le parvis de l’église au joli pavage noir et blanc, et l’escalier qui permet d’y accéder depuis la rue du village en contrebas.

Nous n’avons pas non plus manqué de passer par le lavoir monumental. De forme ronde, il a été construit au bout de la promenade du Mail. Il reste une des curiosités du village.

Par ailleurs, de nombreux rosiers sont installés un peu partout dans Grignan qui a le statut de village botanique de la Drôme. Courant octobre, les fleurs étaient rares mais au printemps, cela doit être splendide. Il faudra que j’y retourne à cette saison !

Le lavoir depuis la promenade du Mail
Sous la colonnade du lavoir
Vue sur les toits et les environs de Grignan depuis le toit de la collégiale / terrasse du château
La collégiale Saint Sauveur et son parvis
L’accès au parvis de la collégiale se fait par un escalier monumental depuis la rue en contrebas et par quelques marches depuis la rue venant du château
Le portail d’accès à l’escalier de la collégiale depuis la rue

Grignan – Drôme – octobre 2020

[Drôme] dans les ruelles de Mirmande

Cela faisait plusieurs années que je n’étais pas allée à Mirmande. Classé parmi Les Plus Beaux Villages de France, sélectionné en 2018 pour le village préféré des français, on ne peut pas dire que les lieux manquent de charme !

Installé sur un promontoire rocheux depuis le XIIe siècle, Mirmande s’est développée autour de celui-ci au cours du Moyen-Âge, puis a connu une forte activité liée à la sériciculture (l’élevage des vers à soie). Lorsque cette activité a décliné, le village aussi.

Dans les années 1920, le peintre cubiste André Lhote découvre Mirmande, y installe son académie d’été, et fait renaître le village. De nombreux artistes viendront depuis lors séjourner à Mirmande. De façon plus récente, le volcanologue Haroun Tazieff, maire du village dans les années 1980, oeuvrera pour la préservation du patrimoine et le classement de celui-ci.

Mirmande est un village qui se mérite ! Déjà, il est très fréquenté et la situation géographique ne permet pas d’avoir de grands parkings. Il ne faut donc pas avoir peur de devoir chercher un peu un stationnement, et de devoir marcher pour rejoindre le village. Ensuite, puisqu’il est perché, Mirmande est un village escarpé, aux ruelles pavées de galets ou aux sentiers de terre battue.

Mais cela vaut la peine de rejoindre le haut du village et le parvis de l’ancienne église Sainte Foy (devenue centre d’art). De là-haut, le panorama sur l’Ardèche et la vallée du Rhône est splendide. Plusieurs chemins sont possibles pour monter jusques là.

Comme à mon habitude, je n’ai pas suivi de plan, mais j’ai déambulé au fil des ruelles et des escaliers, j’ai fait des tours et des détours… et surtout, je n’ai pas pris le même chemin pour monter et pour redescendre ! Cela permet de découvrir divers points de vue sur le village et ses alentours, de prêter attention aux détails des vieilles maisons, de croiser quelques chats..

Le village comporte plusieurs boutiques de créateurs et ateliers d’artistes auxquels il peut être intéressant de jeter un oeil. Enfin, j’ai terminé par un café en terrasse, pour le plaisir de profiter de l’instant….. et quelques achats au petit marché présent sur la place de l’église en bas du village le samedi matin !

L’ancienne crémerie du village a conservé son enseigne (et abrite maintenant un magasin de souvenirs/salon de thé)

Passer la porte de la deuxième enceinte et commencer à monter dans le village

Vieille porte et ruelle escarpée

Faire attention aux détails

Ambiance provençale

Vue sur la vallée du Rhône et l’Ardèche

rencontre timide du jour…

Mirmande – Drôme – juillet 2020

(*) Mirmande étant très fréquentée, je vous conseille d’y aller assez tôt le matin : il sera plus facile de se stationner, il y aura moins de monde dans les ruelles… et en été, il y fera beaucoup moins chaud que plus tard dans la journée. Par exemple, cette fois, j’y suis allée vers 9.00 du matin un samedi, et j’ai croisé peu de monde jusques vers 10.30/11.00.
La plupart des bars et restaurants sont situés dans le bas du village. Il est sans doute recommandé de réserver si vous souhaitez déjeuner (lors d’une précédente visite, je n’avais pas trouvé de place à l’heure du déjeuner..)

(**) Pour les cinéphiles, vous retrouverez à Mirmande les lieux de tournage du film L’Incroyable Histoire du Facteur Cheval de Nils Tavernier avec Jacques Gamblin et Laetitia Casta. D’ailleurs, souvenez-vous, cela m’avait perturbé de ne pas retrouver l’architecture de la Drôme des Collines et ses maisons de galets en arêtes de poisson lorsque j’avais regardé le film !

[Vaucluse] Vaison, la Médiévale

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Cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth

Après avoir visité Vaison, la Romaine, nous nous sommes dirigés vers le village perché. En effet, la cité médiévale, abritée par ses murailles, domine la vallée de l’Ouvèze.

Après être passés sous le beffroi, nous montons dans les petites rues au charme indéniable et nous traversons les placettes avec leurs fontaines publiques. A cette période de l’année, toutefois, le village est assez désert et quasiment tous les commerces et galeries d’art sont fermées. Le contraste avec la ville moderne en contrebas est saisissant !

C’est sur l’autre rive de l’Ouvèze que nous continuerons notre découverte du Moyen-Âge à Vaison.  En effet, à quelques centaines de mètres des sites antiques, nous nous rendons à la cathédrale Notre Dame de Nazareth. Construite au XIe siècle sur un site paléo-chrétien, elle est transformée au XIIe siècle.

Massive, disposant de peu d’ouvertures, elle est typique de l’art roman provençal. On note également le réemploi massif de blocs d’architecture antiques dans les fondations du chevet.

Mais son véritable intérêt réside dans son cloître. Situé au cœur des anciens bâtiments des chanoines, c’est un véritable havre de paix et de sérénité. Ses galeries sont bordées de colonnes et colonnettes donnant sur un jardin où veille un olivier. Les sculptures de certains chapiteaux sont vraiment délicates. Un dépôt lapidaire a également été aménagé dans le cloître.

Nous resterons un long moment à déambuler autour du cloître, profitant du calme des lieux, bercés par les répétitions d’orgue pour la fête de la Toussaint.

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Fontaine dans la cité médiévale

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Ruelle de la cité médiévale

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Cloître de la cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth

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Chapiteaux sculptés dans le cloître de la cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth

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Cloître de la cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth

Vaison-la-Romaine – Vaucluse – octobre 2019

 

(*) L’accès au cloître est libre durant les heures d’ouverture de la cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth

 

[Vaucluse] dans les pas des Romains à Vaison

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vue du village depuis le site antique de la Villasse

Nous cherchions une idée pour une « journée de vacances » puisque j’avais une journée de congés lors des vacances scolaires de Toussaint. Dans ce cas, les critères sont à la fois simples à énoncer et compliqués à satisfaire : un lieu que nous ne connaissons pas ou peu, à moins de 2h de route de la maison, et permettant d’y passer une journée complète à se balader et découvrir. C’est alors que Mr 1er nous a suggéré Vaison-la-Romaine où il avait passé une journée avec sa classe de latin, il y a quelques années.

J’avoue que les prévisions météo m’ont fait hésiter jusqu’au dernier moment car de nombreuses averses étaient annoncées. Finalement, j’ai décidé de tenter quand même car le soleil semblait vouloir percer derrière l’épaisse couche nuageuse… et j’ai eu raison : sur place, nous n’avons pas eu de pluie malgré le ciel chargé ! (par contre, sur la route, à l’aller comme au retour, la pluie tombait bien.. nous avons donc eu de la chance)

Arrivés à Vaison, nous laissons la voiture sur un parking à proximité des sites antiques, récupérons un plan de la ville à l’office de tourisme où l’on nous donne quelques conseils pour une découverte de la ville sur la journée, et nous dirigeons vers le site antique de Puymin… de l’autre côté de la rue !

Nous entrons dans le site par la maison de l’Apollon Lauré et commençons à découvrir l’ampleur des lieux : les sites antiques de Vaison constituent le plus grand ensemble romain ouvert au public de France !

Nous passons de maison en maison, de pièce en pièce, en devinant les usages de celles-ci (pour ceux qui sont peu familiers des maisons et villes romaines des panneaux explicatifs sont présents un peu partout). Nous mettons nos pas dans ceux des Romains, jusqu’au point d’orgue du site : le théâtre ! Utilisant le dénivelé de la colline, ses gradins peuvent accueillir environ 6000 personnes…. Nous arrivons par le haut et c’est carrément très impressionnant.

Nous rejoignons le musée présentant les découvertes faites sur site par une antique galerie souterraine à l’ambiance mystérieuse. Entre quelques rappels historiques, de nombreux objets sont exposés dont des mosaïques et des statues, parmi lesquelles celles en marbre blanc de l’empereur Hadrien et son épouse Sabine, particulièrement remarquables.

Quittant le site de Puymin, nous allons voir le pont romain qui a résisté à plusieurs crues centenales et à un dynamitage depuis sa construction il y a presque 2000 ans ! D’en haut, la vue sur l’Ouvèze et ses berges aux couleurs automnales est plongeante. A proximité, un petit panneau rappelle le niveau atteint par la rivière lors de la crue du 22 septembre 1992, plus d’un mètre au dessus du niveau du pont….

Enfin, nous nous dirigeons vers le site de la Villasse où nous découvrons les vestiges de l’ancien forum de Vasio, ainsi que ceux de plusieurs maisons. Nous sommes seuls sur le site et pouvons profiter pleinement des lieux, déambuler librement d’une pièce à l’autre, comprendre l’agencement d’une domus gallo-romaine.

Au total, nous aurons passé presque 3 heures à visiter les sites antiques et découvrir les romanités de Vaison…. sans nous ennuyer un seul instant !

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site antique de Puymin

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vue sur le village depuis le site antique de Puymin

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Statue de Sabine, épouse de l’empereur Hadrien

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Statue de l’empereur Hadrien

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le théâtre antique vu depuis la plateforme haute

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entrée du théâtre antique

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débouché de la galerie souterraine antique menant du village au théâtre

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couleur d’automne sur l’Ouvèze

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le pont romain

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site antique de la Villasse

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schola sur le site antique de la Villasse

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jardin péristyle de la maison du dauphin

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vue d’ensemble de la maison du dauphin

Sites antiques de Vaison-la-Romaine – Vaucluse – octobre 2019

 

(*) L’accès aux sites antiques est payant et le billet permet de visiter à la fois le site du Puymin et celui de la Villasse dans la même journée. Des visites guidées sont également organisées.
Vous pouvez retrouver l’ensemble des informations pratiques sur le site internet de l’office de tourisme.