[Bretagne] flâneries dans le parc botanique de Haute Bretagne

Dans les environs de Fougères, on trouve l’un des plus beaux parcs botaniques que je connaisse : celui de Haute-Bretagne, au château de la Foltière sur la commune du Châtellier.

Conçu comme une succession de jardins, il se déploie sur 25 hectares et offre une balade de plusieurs heures à travers diverses ambiances.

Si en plein été, certaines variétés comme les camélias ne sont plus en fleurs et que d’autres, comme les roses, sont en fin de floraison, on peut toutefois admirer les jolies fleurs de la collection d’hydrangeas. Toutes les nuances de bleus se succèdent sur les arbustes et m’émerveillent (j’ai un grand faible pour les hydrangeas ! ).

Au cours de notre promenade, nous profitons des différents jardins avec plaisir, d’autant plus qu’ils sont régulièrement rythmés par des pièces d’eau.

Après avoir admiré les lotus en fleurs, nous restons un moment dans l’ombre bienfaisante de la bambouseraie. Puis, nous nous dirigeons vers les méandres du jardin japonais et ses multiples ponts. Et nous faisons le grand tour de l’étang principal en restant sous le couvert des arbres. L’endroit est calme et reposant.

Nous prenons le temps d’une délicieuse pause goûter au salon de thé du château, installés sur la terrasse, face aux jardins. La pavlova est parée elle aussi de fleurs délicates (et comestibles).

Puis nous terminons par les bosquets situés à l’arrière du château, dans une demie-ombre appréciable en cette chaude journée estivale.

Entre le parking et l’entrée du parc, la féerie florale commence dans une allée bordée d’hydrangeas blancs
Des ruches sont installées sur le site
Lotus en fleur
A l’ombre de la bambouseraie
Au cœur du jardin japonais
Passion hortensias !
Miroir d’eau
Le bleu profond des hydrangeas
Les hydrangeas prennent une douce teinte verte en fânant
Nuances de bleu

Parc botanique de Haute Bretagne – château de la Foltière
Le Châtellier – Ille-et-Vilaine – août 2020

(*) Le parc botanique de Haute Bretagne se visite du printemps à l’automne. L’étalement des floraisons le rend chaque fois différent. Les informations pratiques (jours et horaires d’ouverture en particulier) sont à retrouver sur leur site internet.

[Normandie] un tour à Granville

vue sur le port

En été, nos balades granvillaises commencent souvent à la pointe du Roc. En effet, on y trouve assez facilement du stationnement… et la vue sur le port et la mer est splendide.

Le chemin qui longe la pointe du Roc a été rouvert (il avait été interdit d’accès suite à des éboulements), et c’est un véritable plaisir que de le parcourir à nouveau. Là, au cœur de la ville ou presque, entre les vestiges des blockhaus du mur de l’Atlantique, on se retrouve sur un sentier côtier sauvage avec les îles Chausey en point de mire à l’horizon….

Le soleil nous incite à faire une petite pause, pour profiter du paysage, tellement apaisant.

Puis, nous continuons le long de l’ancienne caserne avant de pénétrer dans la Haute Ville. Là, il est possible de longer les anciens remparts et de descendre ensuite jusqu’au casino.

Mais, cette fois, nous faisons le choix des petites ruelles intérieures avant de passer l’ancienne porte à pont-levis et de descendre la rue des Juifs bordée de jolies boutiques.

Nos pas nous font ensuite traverser les rues fréquentées pour rejoindre la rue Saint Sauveur et le charmant salon de thé Picorette (où je ferai une très large provision de thés… ).

Après un goûter bien mérité et un thé glacé divin, nous regagnons la pointe du Roc en longeant le port et la criée.

depuis le sentier littoral
au milieu des herbes sauvages
dépasser une petite crique
vue sur les remparts et le Plat Gousset
dans les ruelles de la Haute Ville

Granville – Manche – août 2020

(*) Afin de trouver du stationnement à la pointe du Roc, il faut suivre la direction de l’aquarium : de vastes parkings sont accessibles à proximité de celui-ci. Le sentier littoral passe en contrebas du parking et on peut le suivre afin de gagner le bout de la pointe, sous le sémaphore. Les anciens blockhaus sont situés tout le long de la pointe (le sémaphore a été construit sur l’un d’entre eux) et de nombreux vestiges sont accessibles sur l’esplanade auprès du phare.

[Bretagne] sur la grève à Cancale

Aller se promener à Cancale fait vraiment partie de nos sorties récurrentes. Il faut dire que le cadre est magnifique et qu’il est facile de s’éloigner de la foule.

C’est encore une fois ce que nous avons choisi ce jour-là, alors que de nombreux touristes se pressaient sur le port de la Houle. Après avoir trouvé un stationnement derrière l’église, nous sommes descendus vers l’Abri des Flots.

Délaissant le GR34 plutôt fréquenté dans ce secteur encore urbain, nous avons profité de la marée basse pour partir sur la grève en direction des Rimains. Si la progression (dans les galets de schiste) y est moins aisée que sur le sentier, elle est aussi plus ludique, entre escalade de rochers et observation de la vie dans les mares… Le paysage m’émerveille chaque fois, immensité de bleu entre ciel et mer sous le soleil.

La marée montante recouvre peu à peu les parcs à huitres. Les ostréiculteurs ont quitté les lieux depuis un moment et les pêcheurs commencent à remballer leur matériel.

Cela fait partie des endroits où il n’y a pas besoin de grand chose pour que le temps s’écoule agréablement. On ne le voit donc pas passer et l’heure du goûter approche.

Après une brève hésitation à retourner jusqu’au port par la grève, nous choisirons finalement de remonter chercher une pâtisserie ou une crêperie dans le haut de la ville, à l’abri de l’agitation et de la foule…

Cancale – Ille-et-Vilaine – août 2020

[petits moments] entre Bretagne et Normandie – août 2020

PRENDRE UNE CRÊPE. Après une longue balade en bord de mer, la pause goûter est la bienvenue, surtout quand on peut prendre une crêpe !

Pommes/caramel beurre salé – Crêperie Chez Désirée – 35 Cancale

DANS LE JARDIN DU CHÂTEAU. Voir une pavlova aux fruits rouges du potager à la carte, se laisser tenter, et voir arriver une assiette assez magique avec sa fleur de glaïeul (comestible).

Salon de thé du château de la Foltière – Parc Botanique de Haute Bretagne – 35 Le Chatelier

FAIRE LE PLEIN DE THÉS. Parce que durant le confinement, j’ai fait un grand vide dans le contenu de mes boites de thés…. et qu’à Granville, il y a toute la collection Theodor chez Picorette…

Picorette x Theodor – rue Saint Sauveur – 50 Granville

FAIRE UN TOUR EN FORÊT. Le tour de l’étang, c’est vraiment la jolie balade de proximité : un parcours facile au cœur de la forêt, de l’ombre, de jolis points de vue sur l’eau

Étang de Villecartier – 35 Bazouges-la-Pérouse
Forêt de Villecartier – 35 Bazouges-la-Pérouse

ADMIRER LE COUCHER DU SOLEIL DANS LA BAIE. Un plaisir chaque fois renouvelé, un spectacle chaque fois différent : aller voir le coucher du soleil derrière le Mont Saint Michel est une façon parfaite de finir une journée estivale !

PASSER (TRÈS VITE) SUR LE PORT DE CANCALE. Nous étions venu car nous avions une course rapide à effectuer sur le port mais avons dû nous stationner dans le haut de la ville à cause de la foule. Avec la chaleur et le port obligatoire du masque en sus, nous n’avons en tous cas pas eu envie de nous attarder….

Vue sur la Houle – 35 Cancale

D’ailleurs, comment fait-on pour manger une glace à emporter quand le masque est obligatoire ? On ne peut pas comme pour boire l’écarter rapidement le temps d’une ou deux gorgées avant de le remettre en place….

REGARDER LA PLUIE D’ORAGE… qui est arrivée à la fin d’une journée où il faisait très lourd et qui a été la bienvenue pour rafraichir l’atmosphère.

FAIRE UN PETIT TOUR AU BORD DE LA RIVIÈRE. Et admirer le joli lavoir et le charmant pont sur la Loisance.

Antrain – Ille-et-Vilaine

DÉGUSTER UN EXCELLENT FLAN. Celui-ci ne provient ni de Bretagne ni de Normandie mais de l’Oise… Je l’ai par contre trouvé sur le marché de Pontorson où la Maison Savary de Beauvais avait installé un petit stand pour y vendre ses flans. Quand je les ai vus, j’ai vaguement eu l’impression d’en avoir déjà entendu parler mais sans me souvenir où… Comme ils avaient l’air très appétissants, j’en ai pris un, et j’ai vraiment bien fait !
C’est très certainement le meilleur flan que j’ai mangé jusqu’à présent : la texture est onctueuse, la pâte discrète et légère, le sucre pas trop présent…

[Isère] émerveillement souterrain à la grotte de Choranche

les falaises de Presles

Ma dernière visite de la grotte de Choranche remontait à 2013…. J’avais pourtant depuis régulièrement envisagé d’y retourner mais sans jamais vraiment trouver le moment. En juillet, alors qu’il faisait chaud et que le soleil brillait, j’ai demandé aux enfants quels étaient leurs souhaits en vue d’une balade le jour même. Les éléments de réponse qui sont arrivés étaient : Vercors, de la fraîcheur et pas trop de soleil…. Et la première idée qui m’est venue à l’esprit en retour est « la grotte de Choranche ». Ni une, ni deux, un tour sur internet pour vérifier horaires et conditions de visite, et nous étions partis.

Sur le trajet déjà, il est difficile de ne pas se laisser impressionner par les paysages du Vercors. Après avoir traversé Pont en Royans (où il faut vous arrêter si vous ne connaissez pas afin d’admirer les maisons suspendues), on remonte le cours de la Bourne jusqu’à l’entrée des gorges. Là, les majestueuses falaises de Presles surplombent le cirque de Choranche.

Une fois arrivés sur le parking des grottes, et le bâtiment d’accueil passé, un sentier monte jusqu’au porche de Coufin où l’on pénètre dans le monde souterrain de la grotte.

La grotte a été explorée pour la première fois en 1897 par Oscar Decombaz. Il a mené son exploration jusqu’à ce que le niveau de l’eau l’empêche de progresser dans chacune des deux cavités Coufin et Chevaline, qui en fait se rejoignent et ne sont que des développements d’un même réseau souterrain, aujourd’hui exploré sur un peu plus de 33 kilomètres.

La grotte de Choranche a été façonnée par le travail de l’eau, entre creusement par une rivière souterraine et modelage par le ruissellement des eaux infiltrées sur le plateau des Coulmes, environ 300 mètres plus haut. La visite se fait en longeant la rivière souterraine et permet d’admirer les fistuleuses, fines stalactites de faible diamètre et dont la plus longue mesure plus de 3 mètres…. Si des stalactites de ce type sont présentes dans toutes les grottes karstiques, celles de Choranche présentent la particularité d’être extrêmement nombreuses (et longues…) créant des plafonds entiers de fistuleuses dans plusieurs salles.

Dans la salle dite de la Cathédrale en raison de son volume et sa hauteur, un spectacle son et lumière anime les concrétions. La grotte abrite également un conservatoire de protées, ces salamandres cavernicoles slovènes actuellement en voie d’extinction.

Après une heure sous terre (où l’on perd toute notion du temps...), c’est le moment de retourner à la surface. La sortie s’effectue par l’entrée naturelle de la grotte, là où la rivière s’écoule.

En redescendant, nous profitons encore largement du paysage alentour… et nous prenons un rafraîchissement au bar du site, dont la terrasse offre une vue magnifique sur les falaises voisines.

Paysages grandioses du Vercors, à l’entrée des gorges de la Bourne
Sous le porche de Coufin
les premières concrétions de la visite
la grande salle, son lac souterrain et l’ouverture naturelle de la grotte au fond
Plafond de fistuleuses
son et lumières souterrain
fistuleuses en pagaille….
terrasse avec vue !

Grotte de Choranche – Isère – juillet 2020

(*) La grotte de Choranche est normalement ouverte toute l’année, mais les conditions météorologiques en particulier peuvent imposer des limitations. Il convient donc de se renseigner au préalable. De même, surtout dans le contexte sanitaire actuel, il est conseillé de réserver sa visite sur internet avant de venir…. et de ne pas oublier de se présenter à l’accueil une vingtaine de minutes avant l’horaire de la visite, pour avoir le temps de monter tranquillement jusqu’à l’entrée de la grotte.

[Drôme] faire du canoë sur l’Isère

Samedi dernier, j’ai été invitée avec d’autres instagrameurs par la Ville de Romans pour découvrir les escales estivales. Durant tout l’été, des animations, des expériences inédites et des visites patrimoniales sont proposées dans la ville.

Parmi ces expériences, il y a la possibilité de faire du canoë sur l’Isère. Et justement, nous étions attendus pour une balade façon Pocahontas dans un canoë 9 places.

Après avoir traversé la passerelle des Ors (celle qui relie Bourg de Péage à Romans sur la vélo voie verte), le point de départ des promenades en canoë se fait au niveau de la rampe de mise à l’eau des pompiers située juste à côté, le long de la voie verte. Nous sommes accueillis par Matthieu, le moniteur du CARP qui s’occupe de l’activité. Suite à la distribution des gilets de sauvetage et des pagaies, accompagnées de quelques explications sur le maniement de celles-ci, le canoë est mis à l’eau et nous embarquons (suite à un petit souci de répartition, devinez qui devra marcher un peu dans les eaux de la rivière pour embarquer… et oui, c’est moi ! Comme quoi même quand ce n’est pas de mon fait, je me retrouve chaque fois les pieds dans l’eau…. ).

Après un bref temps de coordination, nous avançons tous en rythme et le canoë remonte le courant en direction de la ville. Même si le débit est assez calme, cela tire quand même dans le bras qui actionne la pagaie… Toutefois, cela n’empêche pas la bonne humeur et les discussions vont bon train.

Arrivés à l’approche du Pont Vieux, nous posons un peu les pagaies pour faire quelques photos mais l’élan que nous avions donné à l’embarcation faiblit, et nous recommençons à pagayer. Au pied de la collégiale Saint Barnard, Matthieu nous fait faire demi-tour pendant que nous prenons encore quelques photos.

Nous nous laissons alors porter par le courant pour redescendre la rivière, tout en profitant du paysage et des vues sur les berges. Matthieu nous emmène alors découvrir une curiosité en aval sur la rive gauche de l’Isère : une fontaine pétrifiante visible uniquement depuis la rivière. L’endroit est vraiment paisible avec pour seul bruit celui de l’eau qui sourd et cascade dans les mousses.

Mais il est l’heure de revenir à notre point de départ… Quelques coups de pagaie pour remonter le courant et nous y sommes.

C’est la première année que des sorties en canoë sont organisées sur l’Isère et c’est vraiment une belle expérience, une façon originale et sympathique de (re)découvrir les berges de l’Isère et la ville de Romans avec un point de vue différent.

A l’approche du Pont Vieux

Vue sur la collégiale Saint Barnard depuis la rivière

Passer sous le Pont Vieux

la fontaine pétrifiante

Au milieu de la rivière….

Romans – Drôme – juillet 2020

(*) Les promenades en canoë sont proposées jusqu’à fin septembre 2020. Les informations pour la réservation sont disponibles sur le site internet de la ville.

(**) Merci à la Ville de Romans pour cette invitation, à Matthieu pour son accueil et aux autres instagrameurs (Le Caillou aux Hiboux, Claire & Thomas, Julie et Baptiste) pour leur bonne humeur.

[petits moments] en Chartreuse – juillet 2020

MERCREDI 15 JUILLET // JEUDI 16 JUILLET // VENDREDI 17 JUILLET


J’ai pris 3 jours de vacances en Chartreuse, un massif situé à à peine plus d’une heure de route de la maison et que je ne connaissais quasiment pas (en fait, je n’y étais pas retournée depuis que j’y avais passé une journée alors que j’étais en stage de fin d’études sur Lyon… en dehors des fois où je suis allée à la Bastille de Grenoble, mais bon, ce n’est pas vraiment le coeur du massif !).

*************

Cette fois, j’avais posé ma valise à Saint Pierre de Chartreuse et j’ai bien profité des alentours. Je vous reparlerai en détail de mes balades et découvertes les plus significatives. Mais voici déjà un petit aperçu.

Saint Laurent du Pont pavoisé pour le 14 juillet – Chartreuse – Isère
le village de Saint Hugues de Chartreuse et le sommet de Chamechaude – Chartreuse – Isère
Saint Pierre de Chatreuse – Chartreuse – Isère
Entremont le Vieux – Chartreuse – Savoie

****************

La visite au Musée de l’Ours des Cavernes est partie d’une boutade…. Nous avons découvert un petit musée spécialisé, fort intéressant et très bien conçu. Sa mise en place à Entremont le Vieux fait suite à la découverte en 1988 de milliers d’ossements d’ours des cavernes dans une grotte voisine. On estime que le site a servi de caverne d’hivernation aux ours entre moins 45 000 et moins 21 000. Ce qui a été retrouvé sont les squelettes des ours morts au cours des périodes d’hivernation.

Squelette reconstitué façon puzzle à partir d’ossements de plusieurs ours trouvés dans la grotte de la Balme à Collomb

(*) Musée de l’Ours des Cavernes, 73670 Entremont le Vieux (dans le massif de la Chartreuse)

*************

La vue depuis l’hôtel à Saint Pierre de Chartreuse était plutôt sympa…

Saint Pierre de Chartreuse – Chartreuse – Isère

*************

On a fait une pause pique-nique au bord du lac de Paladru en redescendant de la montagne et avant d’aller sur Voiron.

Vue depuis le bord du lac à Paladru – Isère
Au bord du lac à Paladru – Isère

(*) Attention, il y a peu de « plages » au bord du lac et plusieurs sont payantes, y compris des « plages municipales ».

*************

A Voiron, nous sommes allés visiter les caves de la Chartreuse. Installées sur l’ancien site de production, elles vont bientôt être réaménagées en un lieu de vie culturelle. Les travaux auraient dû être en cours mais ont été retardés de quelques mois, ce qui nous a permis de visiter les lieux.

La visite se termine par une dégustation de Chartreuse jaune et de Chartreuse verte, pour les plus de 18 ans et avec modération…

(*) Caves de la Chartreuse, Boulevard Edgar Kofler, 38500 Voiron. Il convient de vérifier au préalable les conditions de visite sur le site internet de la Chartreuse.

**************

Quant au hasard, il nous a conduit au café de la gare de Voiron qui a conservé son décor vintage.

Tables en formica aux pieds doublés de métal, bar en bois recouvert de zinc, vaisselier assorti, carrelage 50’s… rien ne manque !

*************

Il me restera à vous parler de la Grande Chartreuse, ses environs et son musée, du cirque de Saint Même, et de la cascade de la Pisserote…. Cela devrait arriver d’ici quelques jours/semaines selon le temps dont je vais disposer.

[Drôme] dans les ruelles de Mirmande

Cela faisait plusieurs années que je n’étais pas allée à Mirmande. Classé parmi Les Plus Beaux Villages de France, sélectionné en 2018 pour le village préféré des français, on ne peut pas dire que les lieux manquent de charme !

Installé sur un promontoire rocheux depuis le XIIe siècle, Mirmande s’est développée autour de celui-ci au cours du Moyen-Âge, puis a connu une forte activité liée à la sériciculture (l’élevage des vers à soie). Lorsque cette activité a décliné, le village aussi.

Dans les années 1920, le peintre cubiste André Lhote découvre Mirmande, y installe son académie d’été, et fait renaître le village. De nombreux artistes viendront depuis lors séjourner à Mirmande. De façon plus récente, le volcanologue Haroun Tazieff, maire du village dans les années 1980, oeuvrera pour la préservation du patrimoine et le classement de celui-ci.

Mirmande est un village qui se mérite ! Déjà, il est très fréquenté et la situation géographique ne permet pas d’avoir de grands parkings. Il ne faut donc pas avoir peur de devoir chercher un peu un stationnement, et de devoir marcher pour rejoindre le village. Ensuite, puisqu’il est perché, Mirmande est un village escarpé, aux ruelles pavées de galets ou aux sentiers de terre battue.

Mais cela vaut la peine de rejoindre le haut du village et le parvis de l’ancienne église Sainte Foy (devenue centre d’art). De là-haut, le panorama sur l’Ardèche et la vallée du Rhône est splendide. Plusieurs chemins sont possibles pour monter jusques là.

Comme à mon habitude, je n’ai pas suivi de plan, mais j’ai déambulé au fil des ruelles et des escaliers, j’ai fait des tours et des détours… et surtout, je n’ai pas pris le même chemin pour monter et pour redescendre ! Cela permet de découvrir divers points de vue sur le village et ses alentours, de prêter attention aux détails des vieilles maisons, de croiser quelques chats..

Le village comporte plusieurs boutiques de créateurs et ateliers d’artistes auxquels il peut être intéressant de jeter un oeil. Enfin, j’ai terminé par un café en terrasse, pour le plaisir de profiter de l’instant….. et quelques achats au petit marché présent sur la place de l’église en bas du village le samedi matin !

L’ancienne crémerie du village a conservé son enseigne (et abrite maintenant un magasin de souvenirs/salon de thé)

Passer la porte de la deuxième enceinte et commencer à monter dans le village

Vieille porte et ruelle escarpée

Faire attention aux détails

Ambiance provençale

Vue sur la vallée du Rhône et l’Ardèche

rencontre timide du jour…

Mirmande – Drôme – juillet 2020

(*) Mirmande étant très fréquentée, je vous conseille d’y aller assez tôt le matin : il sera plus facile de se stationner, il y aura moins de monde dans les ruelles… et en été, il y fera beaucoup moins chaud que plus tard dans la journée. Par exemple, cette fois, j’y suis allée vers 9.00 du matin un samedi, et j’ai croisé peu de monde jusques vers 10.30/11.00.
La plupart des bars et restaurants sont situés dans le bas du village. Il est sans doute recommandé de réserver si vous souhaitez déjeuner (lors d’une précédente visite, je n’avais pas trouvé de place à l’heure du déjeuner..)

(**) Pour les cinéphiles, vous retrouverez à Mirmande les lieux de tournage du film L’Incroyable Histoire du Facteur Cheval de Nils Tavernier avec Jacques Gamblin et Laetitia Casta. D’ailleurs, souvenez-vous, cela m’avait perturbé de ne pas retrouver l’architecture de la Drôme des Collines et ses maisons de galets en arêtes de poisson lorsque j’avais regardé le film !

[Auvergne] une étape à Moulins

Je suis rentrée en voiture de mon dernier passage en Bretagne. La route est trop longue pour être faite d’une seule traite et dans ce cas, je m’arrête en Auvergne. Cette fois, c’est à Moulins que j’ai décidé de faire étape.

Après 5 heures de route, je n’avais qu’une seule envie : me dégourdir les jambes ! J’ai donc posé ma valise à l’hôtel, jeté un oeil par la fenêtre à l’église du Sacré Coeur… et je suis partie à pied me balader dans les rues moulinoises.

Assez logiquement, j’ai commencé par l’église du Sacré Coeur puisqu’elle était toute proche. De là, je suis partie sur la place d’Allier, coeur de la ville avec ses cafés, ses restaurants et ses boutiques. J’ai jeté un oeil au Grand Café, classé monument historique, mais il y avait foule et je n’y suis pas entrée. J’ai remarqué aussi la façade des anciennes Nouvelles Galeries et quelques autres enseignes en mosaïque 1900.

Puis, j’ai déambulé dans le quartier historique. J’ai aimé me perdre dans les ruelles, entre les maisons à pans de bois. J’ai regardé la Tour Jacquemart (et je l’ai mentalement comparée avec celle de Romans). J’ai traversé l’Hôtel de Ville et sa cour où coule une fontaine. Et doucement, je me suis approchée de la cathédrale, faisant des tours et des détours dans les petites rues charmantes.

Je n’ai pas pu voir le fameux tryptique car il n’est accessible qu’à certains horaires, mais j’ai admiré les vitraux et l’architecture de la cathédrale. Celle-ci, ancienne église collégiale du XVIe siècle, fut agrandi au XIXe siècle lorsque Moulins fut érigée en évêché, ce qui lui donne un style assez particulier.

De la cathédrale, je suis redescendue vers la place d’Allier, puis vers la rivière. Le pont Régemortes est l’unique pont routier et piéton de la ville à ce jour. Construit au XVIIIe siècle, il a depuis résisté à de multiples et violentes crues de l’Allier. Il est en effet placé sur un radier, et offre un large passage aux eaux, ce qui lui assure une forte stabilité dans un terrain fortement sabloneux. En aval du pont, sur les îles qui se forment dans le lit de la rivière au fil des saisons, se trouve une importante zone de nidification. M’arrêtant quelques instants au pied du pont, j’ai pu apercevoir des hérons cendrés, des aigrettes garzettes, des gravelots…. de quoi terminer joliment une balade fort agréable en ville !

Façade 1900 des Nouvelles Galeries
Fronton 1900 au dessus de l’entrée d’une boutique
Tour Jacquemart
Cour de l’hôtel de ville
Se perdre dans le dédale des ruelles….
Au fil des matériaux et des époques…
Pont Régemortes, côté amont
Pont Régemortes, côté aval
Vue sur les flèches de la cathédrale et le château des ducs de Bourbon depuis la chambre d’hôtel
Lever de soleil sur les flèches de la cathédrale et le château des ducs de Bourbon

Moulins – Allier – juin 2020

[Paris] attendre le train au jardin Atlantique

A deux pas de la Tour Montparnasse

Mon dernier voyage en Bretagne a été un peu épique…. Je devais avoir une correspondance courte à Marne-la-Vallée mais une panne au nord de Lyon m’a fait la rater, et après avoir refusé le trajet de report proposé par la SNCF (deux heures d’attente à Marne puis deux heures d’attente à Massy….. des gares où il n’y a rien ni sur place ni à proximité), j’ai réussi à obtenir un trajet de substitution par Paris Montparnasse (et outre qu’il y a plus de choses à faire autour de Montparnasse, cela me faisait aussi arriver 1h15 plus vite à Rennes !). Après avoir rejoint la gare de Montparnasse, il me restait toutefois presque deux heures encore avant le départ du premier TGV qui n’était pas complet.

Alors, j’ai acheté un café à emporter et je suis allée faire un tour au jardin Atlantique. Peu connu des voyageurs, c’est un petit îlot de verdure situé pile au dessus de la gare Montparnasse. Il a été conçu en 1994 sur la dalle protégeant les quais et les voies, construite au moment de l’aménagement de la gare Montparnasse pour le TGV Atlantique. De nombreuses trémies disséminées dans le jardin permettent de ventiler les espaces de la gare et du parking adjacent.

Le jardin est entièrement entouré des immeubles de l’ensemble Maine-Montparnasse et déjà, dans le projet initial des années 1960, il avait été envisagé d’installer un espace vert à cet endroit.

Le jardin se compose d’un grand espace de pelouse central et d’allées s’enfonçant dans la verdure, au milieu d’aménagements paysagers formant autant de sous-jardins dont certains sont des aires de jeux pour enfants. Une passerelle en bois permet de longer le jardin en le surplombant légèrement.

Les végétaux rappellent les espèces de la façade atlantique : agapanthes, hortensias, fougères,… et même digitales ! Quelques bandes de lavandes font le bonheur des butineurs à cette période de l’année.

Dans un coin de la dalle, on trouve même un petit potager/jardin partagé que des habitantes du quartier étaient en train de désherber lorsque je suis passée.

Fleurs d’hibiscus au pied de l’immeuble Mouchotte
Ambiance sous-bois
La passerelle s’enfonçant dans la verdure
Digitale pourpre
hortensias
Jardin partagé au cœur des immeubles
Dans les lavandes…

Jardin Atlantique – Paris – juin 2020

(*) L’accès au jardin Atlantique peut se faire depuis la gare Montparnasse par un escalier au niveau de la voie n°1, depuis la rue du Commandant Mouchotte à l’aide d’un ascenseur situé presque en face l’accès à la gare par ce côté ou depuis la place des Cinq Martyrs du Lycée Buffon en passant sous les immeubles.