[petits moments] janvier 2023 en vrac

Si je compte bien, la dernière fois que je vous ai proposé un billet avec des photos en vrac, cela remonte à juillet dernier, soit il y a 6 mois ! Clairement, ce n’est pas parce qu’il ne s’est rien passé depuis, mais plutôt car toutes mes photos ont réussi à trouver une place dans un article plus structuré. Or, en ce début d’année, je m’aperçois que j’ai quand même pas mal d’images que je ne sais pas trop comment partager avec vous. Il m’a donc semblé logique de vous proposer un nouveau mois en vrac…


Commencer l’année

J’ai débuté l’année avec une très jolie composition florale, de chez Fleurs d’Eucharis (rue des Alpes à Valence).


Du miel et des pierres en Ardèche

Au calendrier de l’après de Rhône Crussol Tourisme, j’ai eu le plaisir de gagner du miel. Je suis donc allée à la miellerie A Tire d’Aile pour récupérer mon lot de 3 pots de miel… et j’en ai acheté un en plus car je n’arrivais pas à me décider sur lequel prendre parmi les variétés proposées.

Miellerie A Tire d’Aile – La Bâtie – Champis – Ardèche

J’en ai profité pour faire un tour (très) rapide dans le village de la Bâtie à Champis. Il faisait en effet très froid et le vent soufflait fort. J’avais envisagé de faire le circuit des mégalithes mais je me suis contentée d’un coup d’œil à la Pierre Branlante. Je reviendrai pour voir les autres pierres !

Vue sur la campagne depuis la table d’orientation de la mairie
La pierre branlante de la Bâtie, à la sortie du village

Champis – Ardèche


Autour de la truffe à Valence

En janvier (le samedi 21 et le dimanche 22 plus précisément), il y a également eu le festival Truffe – une planète à déguster à Valence. L’an dernier, j’avais visité une exploitation trufficole. Cette année, je me suis contentée de faire un tour avec Mr 2e sur le marché du terroir et sous le chapiteau des animations où nous avons dégusté ravioles et beurre à la truffe.

J’ai bien aimé les messages truffés sur les tables, la vaisselle et les serviettes !


Une promenade matinale à Lyon

Alors que Melle 3e est en pleine réflexion concernant sa future orientation post-bac, nous avons commencé à arpenter les salons et journées portes ouvertes. Ainsi, le dernier week-end de janvier, nous étions à Lyon. Nous en avons profité pour une promenade en ville, de Bellecour aux Subsistances, en passant par la rue de la République, la place des Terreaux, et les quais de Saône. Nous sommes également aller voir les locaux de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts. Nous avons ainsi jeté un œil à l’exposition Diatomées, et en particulier dans le Réfectoire des Nonnes où étaient présentées des réalisations des élèves de 4e année.

La fontaine Bartholdi de la place des Terreaux (à sec en cette période hivernale) // le calme des quais de Saône un samedi matin de bonne heure
La grande verrière de l’ENSBA aux Subsistances // Diatomées dans le Réfectoire des Nonnes

[Drôme] petites promenades hivernales

Parfois, je me demande si je ne préfère pas aller randonner en hiver qu’en été. Les paysages hivernaux sont souvent nettement plus graphiques, plus épiques aussi que les mêmes paysages en été. Le froid, le givre, la neige sculptent la nature dénudée. Et on a le plaisir après avoir fait un petit effort de rentrer se mettre au chaud pour un goûter mérité. Voici donc quelques idées de petites randonnées faciles et de promenades dans la Drôme à faire en hiver (mais que l’on peut décliner sans souci aux autres saisons !).

A l’entrée des gorges de Saint Vincent

Les gorges de Saint Vincent la Commanderie

C’est par hasard que j’avais découvert les gorges de Saint Vincent la Commanderie il y a quelques années. J’étais partie pour explorer le village et j’avais suivi la route menant à cette faille dans la bordure du Vercors. C’est encore le hasard qui m’a fait y retourner cet hiver. J’étais en effet venue à Saint Vincent la Commanderie pour faire le tour des crèches et sapins exposés dans le village. En arrivant, j’ai découvert un paysage saupoudré de neige et je n’ai pas pu résister à pousser un peu la balade. J’ai donc filé en direction des gorges.

Le roux des asperges contraste avec le saupoudrage de neige sur les sommets

Comme je n’étais pas chaussée pour la randonnée, j’avais dans l’idée de rester sur la route. Mais un bruit de chute d’eau m’a fait changer d’avis : je ne sais pas résister à l’appel d’une cascade ! J’ai donc emprunté un sentier partant de la route et descendant vers le fond des gorges, me fiant au son de l’eau pour localiser la cascade. J’ai assez rapidement pu l’apercevoir, et m’en approcher. Toutefois, je n’ai pas réussi à descendre jusqu’au bord de la rivière à cet endroit : le sol était un peu glissant et la pente abrupte. Vu que j’étais en ballerines de ville et avec mon sac à main (je rappelle que j’étais venue pour me promener dans le village uniquement au départ), c’était trop risqué. Cependant, malgré les ronces et branches, j’ai pu admirer 2 jolies cascades, dont l’une m’a semblé en partie artificielle (il faudra que je fasse des recherches pour savoir ce qu’il y avait là autrefois).

On devine un parement de pierres en haut de la cascade, et il y a une sorte de retenue à son pied
Passion cascades…

De retour sur la route, j’ai continué à remonter le long de la rivière, jusqu’à arriver au niveau d’un gué. Là, un petit seuil formait une mini cascade. Je me suis approchée pour mieux profiter du paysage. L’ensemble formait vraiment un joli tableau hivernal. (Par contre, j’aurais du me méfier un peu plus car bien que plat, le terrain était glissant. Si je ne suis pas tombée, mon pied a dérapé sur à peine 2 ou 3 cm, juste assez pour « réveiller » une entorse de la cheville faite il y a bientôt 2 ans.)

Gué sur la rivière à la sortie des gorges
Seuil sur le cours d’eau

Comme j’étais partie tard, et que je ne voulais pas revenir à pied de nuit sur le bord d’une route étroite et non éclairée, alors que je n’avais pas de lampe, j’ai fait demi-tour à cet endroit. Il est bien entendu possible de continuer à longer la route pour s’enfoncer dans les piémonts du Vercors.

J’aime le contraste entre le vert des fougères et le blanc de la neige
Au passage des gorges

Saint Vincent la Commanderie – Drôme – décembre 2022


Quand j’avais prévu d’écrire cet article, j’avais aussi en tête plusieurs balades à vous proposer en montagne ou en campagne. Mais, il semblerait que le sort en ait décidé autrement car après m’avoir laissé relativement tranquille durant mon séjour en Bretagne, la cheville sur laquelle j’avais dérapé lors de la promenade dans les gorges de Saint Vincent a décidé de se rappeler un peu trop à mon bon souvenir, et j’ai donc dû limiter un peu mes sorties afin de la ménager. Alors, j’ai cherché de jolis villages dans lesquels aller flâner….


Le village de Châtillon-en-Diois

Encore une fois, c’est le hasard qui nous a conduit avec Mr 2e dans les rues de Châtillon-en-Diois. Nous partions initialement pour une promenade en Drôme Provençale, sans doute du côté de Mirmande ou d’Autichamp. Mais, en contournant Crest, nous avons aperçu de la neige sur les sommets du Diois. Il n’en a pas fallu plus pour nous faire changer de direction. Après avoir pensé faire un tour dans Die, je me suis souvenue que Châtillon-en-Diois avait été classé l’an dernier parmi Les Plus Beaux Villages de France. Nous avions donc trouvé notre destination !

De Châtillon-en-Diois, je n’avais que quelques images en tête : des petites ruelles, nommées viols (un nom dérivé du latin via) et des fontaines. Je les avais découvertes sur De Beaux Lents Demains, le blog de Lionel, originaire du Diois, ou encore chez les copains du Caillou aux Hiboux. J’avais très envie de partir à leur découverte à mon tour, et je n’ai pas été déçue. Déjà, à l’approche du village, nous avons été captivés par les paysages du Diois. Je connais très peu ce secteur, ne m’étant auparavant aventurée qu’une seule fois vers Luc-en-Diois pour admirer le claps et le saut de la Drôme. J’ai regretté de ne pas pouvoir m’aventurer un peu dans les sentiers, mais cela me donne un bonne raison de revenir.

L’hiver le long du Bez

En arrivant, nous avons laissé la voiture sur le parking du camping, le long du Bez, la rivière qui coule au pied du village . Puis, empruntant un escalier, nous avons rejoint la route que nous avons traversée pour nous diriger vers le village médiéval. Nous avons assez rapidement aperçu la tour-horloge qui en garde l’entrée. Juste devant une fontaine coule à flots. Il n’en faut pas beaucoup plus pour faire mon bonheur de visiteuse. Si l’ensemble invite à se faufiler dans les étroites ruelles du vieux village, nous avons fait le choix de commencer par le contourner en montant en direction du cimetière. On croise une autre fontaine, charmante de simplicité. Peu à peu, de jolis points de vue se découvrent entre les arbres et les bâtiments. On entend un ruisseau s’écouler en contrebas. Le soleil nous gratifie un peu de sa présence, et l’envie est forte de continuer un peu sur le chemin qui s’ouvre entre les montagnes devant nous (mais je dois rester raisonnable…).

La porte d’entrée du village médiéval avec la tour-horloge
Je suis toujours charmée par les fontaines qui coulent librement. Celles de Châtillon-en-Diois sont alimentées par les ruisseaux descendant des montagnes environnantes et le surplus d’eau reprend son chemin dans le ruisseau
En faisant le tour du village médiéval…
Le charme de la simplicité

Nous redescendons donc vers la porte d’entrée dans le village. Une fois celle-ci passée, l’ambiance change. Les rues sont plus étroites. Le soleil a plus de mal à se frayer un chemin dans le dédale des maisons, enchevêtrées les unes dans les autres, et les viols cheminant parfois sous voûte. Mais nous tombons sous le charme. Un peu partout, nous croisons des fontaines (il y en a 17 en tout dans le village) dont le gloussement nous attire. Nous nous enfonçons à la découverte des petits passages. Nous finissons par arriver sur la petite placette de la Concorde, ancien cœur de vie du village. Un jasmin d’hiver en fleurs nous rappelle que l’endroit doit vraiment être beau au printemps lorsque toutes les plantes grimpantes qui s’accrochent aux façades sont fleuries.

Dans la rue principale du vieux village
La rue principale descend vers la tour-horloge
Sur la placette de la Concorde encore une fontaine..
En apprendre plus en lisant les panneaux du parcours patrimoine…
Le jasmin d’hiver illumine cette façade

Le temps semble suspendu à Châtillon-en-Diois et sans l’aide de ma montre, j’aurais bien été incapable de dire combien de temps nous y avons passé. Cela fait pourtant plus d’une heure que nous sommes en train de parcourir les petites rues, nous attardant sur les détails. Le soleil commence à baisser sur l’horizon : les jours sont encore courts en janvier… Nous allons devoir prendre le chemin du retour, mais je reviendrai et cette fois, j’irai aussi plus loin dans la vallée du Bez découvrir ce qui s’y cache !

Le Bez en aval du village

Châtillon-en-Diois – Drôme – janvier 2023

Quelques autres idées

Si je n’ai pas pu randonner durant ce mois de janvier, je peux quand même vous suggérer quelques-unes des promenades faites les hivers précédents dans la Drôme et que j’ai appréciées :

[Bretagne x Normandie] deux jours dans la Baie du Mont Saint Michel

Pour Noël, je suis allée passer quelques trop courts jours dans ma famille, à proximité de la baie du Mont Saint Michel. Entre les différentes festivités et les soirées au coin du feu (un de mes grands plaisirs en cette saison !), nous avons pu, avec Melle 3e, profiter de deux très belles journées de promenades : l’une à Cancale et l’autre au Mont Saint Michel. Si les conditions météo de ces deux jours étaient quasi printanières, ces sorties sont tout à fait réalisables avec un temps beaucoup plus hivernal. Il suffira alors de bien se couvrir pour profiter de ces si beaux paysages.

Faut-il encore le présenter ?

Sur la grève à Cancale

La promenade à Cancale fait vraiment partie de nos habitudes de cette période de Noël (à vrai dire, la promenade à Cancale fait un peu partie de nos habitudes tout court…). Au fil des années, j’ai l’impression que l’endroit est de plus en plus fréquenté tout au long de l’année, et il n’est plus rare d’avoir un peu de mal à trouver du stationnement en plein hiver. Malgré tout, nous aimons l’ambiance du petit port de pêche et du marché aux huitres (bien que, paradoxalement, nous ne mangions pas d’huitres…).

Ce jour-là, en pleine semaine, il y avait du monde. Il faut dire que d’une part la météo était exceptionnellement douce et d’autre part la marée était très basse, attirant les curieux autour des parcs à huitres. Après avoir longuement observé un goéland qui récupérait la chair d’une huitre écrasée sur la rampe d’accès aux parcs, nous nous sommes éloignées par la grève afin de profiter des paysages. Nous avons eu la chance de nous retrouver abritées du vent qui soufflait assez fort. Nous sommes ensuite restées dans notre zone de confort pour une balade d’environ 2 kilomètres sur la grève, ponctuée de temps d’escalade dans les rochers et de pauses contemplation.

Comme le soleil était un peu bas, et afin de ne pas marcher en lui faisant face, nous avons fait le choix de ne pas revenir sur nos pas. Nous avons donc traversé la ville en partant du haut pour rejoindre le port de la Houle en bas. Nous avons prolongé le plaisir de profiter du beau temps en prenant notre goûter en terrasse dans une crêperie que nous aimons bien. Après quelques achats (essentiellement des conserves de poissons), nous avons repris la route pour rentrer nous asseoir devant la cheminée de ma maison d’enfance.

Plein soleil !
Marée basse
Le village de pêcheurs, blotti au pied de la falaise de la Houle
Le repas du goéland (c’est encore un jeune car les plumes de sa tête ne sont pas blanches)
Goéland juvénile au bord des parcs à huitres
Carte postale cancalaise : les parcs à huitres et les îlots
Contre-jour sur la jetée du port
Contre-jour sur les parcs à huitres
Dans les rochers de schiste
Face au soleil
Face à la mer…
Goûter gourmand à la crêperie Ty Skorn (Place de la Chapelle – Cancale)

Cancale – Ille-et-Vilaine – décembre 2022

Un tour au Mont Saint Michel

Si nous allons régulièrement à Cancale, cela faisait des années que je n’étais pas allée au Mont Saint Michel en pleine journée. Une fois sur place, je me suis souvenue pourquoi ! En effet, quelle que soit la saison, l’endroit est très fréquenté. Nous sommes arrivées vers 13.00 et les parkings (pourtant immenses) étaient presque tous pleins. Nous avons malgré tout eu la chance de pouvoir prendre une navette Le Passeur sans attendre. Mais une fois au pied des fortifications, le doute n’était plus permis : il y avait bel et bien une foule importante…

Nous avions pensé visiter l’abbaye. Aussi, nous avons emprunté la grande rue, nous déplaçant au rythme des autres visiteurs, en une longue file continue. Comme nous étions parties au Mont Saint Michel sans l’avoir anticipé, nous n’avions pas nos billets et nous avons renoncé en voyant la queue à faire pour entrer dans le monument pour les visiteurs non munis de billets.

Après avoir envisagé de revenir vers l’entrée du Mont par les remparts, nous avons changé d’avis, toujours à cause du monde, et sommes parties par les jardins (où nous étions loin d’être seules mais au moins, nous pouvions avancer..). De là, nous avons gagné la grève par la petite porte dans la montée des Fanils. Nous nous sommes éloignées en direction de la chapelle Saint Aubert, profitant du soleil pour quelques prises d’escalade et un peu de contemplation au soleil.

La petite chapelle sur son promontoire rocheux, au pied de l’abbaye, a été construite au XIIe siècle et sa simplicité fait son charme (elle est toutefois généralement fermée et il faut donc l’admirer de l’extérieur). Avant les grands travaux, il était facilement possible de faire le tour du Mont Saint Michel à pied en passant par là. Depuis, le lit du Couesnon s’est rapproché et la tangue n’est plus aussi stable. Comme nous étions en chaussures de ville, nous avons préféré ne pas tenter l’expédition et repartir en repassant dans le Mont Saint Michel.

Comme il y avait une attente assez impressionnante pour reprendre la navette en direction des parkings, qu’il faisait très beau et que nous n’avions pas pu passer beaucoup de temps dans le Mont Saint Michel, nous avons décidé de faire le trajet à pied (il y a environ 3 kilomètres). Nous avons ainsi pu profiter des superbes points de vue sur le rocher qui s’offrent au regard tout au long de la passerelle (à condition de se retourner régulièrement bien entendu).

L’arrivée au Mont Saint Michel depuis l’arrêt de la navette
Au pied de l’abbaye
Le Couesnon et la passerelle
Côté jardins
La chapelle Saint Aubert, dans les rochers
Mouette en atterrissage…
Monter jusqu’au pied de la chapelle
Soleil d’hiver sur la baie
Se retourner en revenant au parking pour profiter de la vue…

Le Mont Saint Michel – Manche – décembre 2022


Petits conseils pour profiter du Mont Saint Michel :

  • Y aller tôt le matin ou tard le soir : ce sont les heures où il y a le moins de monde.
  • Si vous voulez visiter l’abbaye, prenez vos billets au moins la veille sur son site internet. Nous avons clairement regretté de ne pas l’avoir fait.
  • L’été des visites nocturnes scénarisées de l’abbaye sont possibles. Il y a généralement nettement moins de monde qu’en journée. Là encore, prenez vos billets avant de venir.
  • La baie regorge de superbes points de vue sur le Mont Saint Michel et de nombreuses possibilités de balades ou de randonnées. N’hésitez pas à en profiter.
    Attention toutefois si vous souhaitez vous éloigner des sentiers balisés : La baie est fluctuante, et dangereuse. Il convient de se faire accompagner par un guide qualifié pour s’aventurer en son cœur. Les sables mouvants ne sont pas une légende, ni la vitesse de la marée montante (même si elle ne va pas tout à fait à la vitesse d’un cheval au galop, elle avance à une vitesse comprise entre 6 et 10 km/h, soit deux fois plus vite que la moyenne sur les côtes françaises).

[Yvelines] une journée à la découverte du domaine de Versailles

Entre notre première et notre deuxième journée parisienne, nous avons passé une journée complète à Versailles. Si je connais assez bien le domaine du château de Versailles et la ville car j’ai habité une douzaine d’années à quelques kilomètres, Melle 3e n’en gardait pas vraiment de souvenirs (elle avait 5 ans lorsque nous avons déménagé). Or au printemps dernier, lors d’un voyage pour une compétition sportive scolaire, les profs avaient profité d’une demie-journée sans épreuve pour emmener les élèves découvrir les jardins de Versailles. Elle en était revenue avec l’envie d’en découvrir plus, et surtout de visiter le château.

Vue sur la cour royale à travers la grille…

Pour venir depuis Paris, nous avons pris le RER C à la gare d’Austerlitz (qui était proche de notre hôtel). Arrivées à la gare de Versailles Rive Gauche, qui a été renommée en Versailles Château, nous avons parcouru le chemin jusqu’au château à pied en environ 5 minutes (nous marchons vite, il est généralement indiqué un temps de l’ordre de 10 minutes). Il était encore tôt, et j’avais réservé pour une entrée au château à 10.00. Aussi, nous avons décidé de commencer par un tour dans les jardins.

« A toutes les gloires de la France », frontispice du Musée de l’Histoire de France voulu par Louis Philippe dans les murs du château.

Les jardins du château

Depuis la cour du château, l’entrée des jardins se fait sur la gauche. Nous avons attrapé un café à emporter en passant sous les arcades, puis nous nous sommes dirigées vers le point de vue au dessus de l’Orangerie, en traversant le parterre du Midi et ses bordures fleuries. Là, la perspective avec la pièce d’eau des Suisses (située de l’autre côté de la route, et dont le tour est librement accessible… souvenir de promenades dominicales) m’a toujours beaucoup plu. Les orangers et autres arbres qui prennent place en extérieur l’été étaient en cours de remisage à l’intérieur de l’Orangerie par les jardiniers.

Le parterre du Midi
Le parterre de l’Orangerie et la pièce d’eau des Suisses

Nous avons ensuite continué la promenade dans les bosquets accessibles de ce côté du Grand Canal. En effet, beaucoup de bosquets ne sont accessibles que lors des jours de Grandes Eaux, et par ailleurs, certains étaient en restauration. Cela ne nous a pas empêché de découvrir les bosquets de la Reine et du Roi, le bassin du miroir, le bosquet de la Girandole… Nous profitons des couleurs de l’automne dans les feuillages, et remarquons plusieurs écureuils faisant leurs provisions pour l’hiver.

Au détour d’une allée dans les jardins du château

Arrivées au bassin d’Apollon, à l’extrémité du Grand Canal, nous remontons celui-ci en direction du bassin de Latone. En effet, l’heure tourne et nous devons nous rapprocher de l’entrée du château. (Nous reviendrons un peu plus tard pour l’autre partie des jardins, lorsque nous nous dirigerons vers le domaine de Trianon.) Nous continuons à nous émerveiller de la perspective et de la vue sur la façade (et nous nous disons que cela fera un bel écrin pour les épreuves d’équitation aux Jeux Olympiques de Paris en 2024).

Perspective du Grand Canal, dominée par le bassin de Latone
Le parterre d’eau et la façade du château côté jardins

La visite du château

Je n’avais pas visité le château de Versailles depuis un peu plus de quinze ans, et j’ai été agréablement surprise. Déjà, avec le système de réservation horaire, on n’attend plus devant l’entrée (où autrefois la file pouvait s’étendre sur plusieurs heures). Ainsi, en dix minutes, nous étions entrées et foulions le sol de la cour de marbre. Ensuite, de nouveaux espaces ont été restaurés et ajoutés dans le parcours de visite. Celui-ci se décompose en plusieurs parties : les appartements du Dauphin et de la Dauphine et des filles de Louis XV d’une part et les grands appartements d’autre part, auquel il faut ajouter la visite de l’exposition temporaire qui était consacrée à Louis XV lors de notre passage.

Façade sur la cour de marbre

Nous avons choisi de commencer par les appartements du Dauphin et de la Dauphine et des filles de Louis XV. Ces espaces, récemment restaurés et ouverts à la visite, nous emmène dans les appartements privés des membres de la famille royale. Ils constituent un joli pendant à notre visite la veille de l’Hôtel de la Marine, construit à l’époque de Louis XV pour être le garde-meuble royal. Nous avons la chance de parcourir les différentes pièces sans qu’il y ait trop de monde, et cela rend l’expérience de visite très agréable. De plus, la mise en lumière, imitant un éclairage à la bougie, donne une dimension intimiste aux pièces traversées.

Dans les appartements du Dauphin et de la Dauphine

Après être ressorties dans la cour de marbre, nous prenons la direction des grands appartements. La visite nous conduit à la découvert des appartements du Roi et de la Reine, mais aussi de l’iconique Galerie des Glaces et les salons la desservant. Elle permet également de découvrir la galerie de l’Histoire du Château, la galerie des Batailles, les salles de l’Empire ou encore d’accéder aux espaces abritant l’exposition sur Louis XV.

Sculptures dans la galerie de pierre
Statue de Louis XIV dans le salon de marbre
Galerie des Glaces, côté jardins
Iconique Galerie des Glaces

La foule est plus importante dans ces lieux nettement plus connus. Certains passages, comme l’entrée dans la Galerie des Glaces, forment un goulot d’étranglement. J’avoue avoir moins préféré la visite des grands appartements par rapport à celle des appartements du Dauphin et de la Dauphine. Nous terminons notre visite à l’intérieur du château un peu fatiguées par le monde et le piétinement (ainsi que la distance parcourue !). Il est l’heure de déjeuner et nous avons repéré dans les jardins un snack à proximité du bosquet de la Girandole. Le ciel s’est couvert mais nous espérons pouvoir passer entre les gouttes (spoiler alert : ce ne sera pas le cas ! ).

Le domaine de Trianon

Après un rapide repas, nous avons pris la direction du domaine de Trianon. La pluie était légère et intermittente. Nous avons donc traversé les jardins pour re joindre l’allée de la Reine et l’entrée du domaine de Trianon.

Le château de Grand Trianon

Nous avons commencé par visiter le Grand Trianon. Situé au bout d’un des bras du Petit Canal, il est le plus proche du château. J’ai souvent apprécié le calme et le côté plus informel de Grand Trianon par rapport au faste du château. Nous sommes là dans une maison de campagne, une résidence secondaire et cela se sent.

Salon de Grand Trianon (le mobilier date du 1er Empire)

J’ai aussi beaucoup de souvenirs à Grand Trianon et dans ses jardins. En effet, lorsque nous habitions à proximité de Versailles, le domaine de Trianon était du bon côté pour nous et nous y venions souvent en balade. Nous arrivions par la grille Saint Antoine, laissions la voiture au pied de Grand Trianon, et nous promenions autour (l’accès au domaine de Trianon était alors libre). Ainsi, Grand Trianon est le tout premier château que Mr 1er a visité, et nous avons fait de multiples parties de cache-cache dans les allées des jardins de Grand Trianon. J’espérais donc pouvoir retourner un peu dans les pas de ces souvenirs. Hélas, la météo en a décidé autrement.

Grand Trianon et ses jardins (où l’on retrouve l’attrait de Louis XIV pour le marbre !)

Pendant que nous visitions l’intérieur de Grand Trianon, la pluie s’est mise à tomber assez fortement, venant battre les carreaux et nous incitant à prolonger un peu la visite d’ailleurs. Nous avons même hésité à poursuivre jusqu’à Petit Trianon. Mais je savais que le petit château était proche et qu’il aurait été dommage de ne pas y aller.

Le château de Petit Trianon

Dire que nous nous sommes dépêchées pour rejoindre Petit Trianon est un euphémisme. Et pourtant, nous sommes arrivées dégoulinantes à l’entrée du château. Celui-ci a été édifié sous Louis XV, à la demande de Madame de Pompadour, dans un style « à la grecque » par Jacques-Ange Gabriel (le même architecte que pour l’Hôtel de la Marine). De taille très modeste, on peut visiter l’ensemble des pièces de service au rez-de-chaussée, mais surtout un amusant boudoir dont les fenêtres peuvent être dissimulées par des miroirs escamotables, commandé par Marie -Antoinette.

Le château de Petit Trianon, vu depuis le Temple de l’Amour

Comme nous n’avons pas pris le temps d’admirer les jardins à la française de Petit Trianon, trop occupées à tenter de minimiser notre temps sous la pluie, nous profitons d’être à l’abri pour jeter un coup d’œil en direction du Pavillon Français. Et de nouveau, nous nous posons la question de continuer la visite en direction du Hameau de la Reine, car la pluie n’a pas faibli pendant que nous étions à l’intérieur de Petit Trianon. Nous ferons finalement la même conclusion qu’un peu plus tôt : il serait dommage d’être là et de ne pas aller jusqu’au bout de la visite (et puis, trempées pour trempées.. on n’est plus à ça près !).

Le Pavillon Français à travers les vitres ruisselantes de pluie de Petit Trianon
Le temple de l’Amour dans le jardin de Petit Trianon

Le Hameau de la Reine

L’avantage de se rendre au Hameau de la Reine sous une pluie battante, c’est que les lieux sont presque déserts. Sur le chemin vers le hameau, nous faisons une courte halte au Temple de l’Amour, puis nous prenons les allées tortueuses du jardin à l’anglaise jusqu’au bord du lac. Là encore, nous abordons un lieu où j’ai de nombreux souvenirs. En effet, avant que l’accès au Hameau ne devienne payant et que nos balades nous emmènent à Grand Trianon, c’est au Hameau que nous avons nos habitudes. J’ai ainsi des souvenirs de pas de bébés hasardeux dans les allées, de goûters enfantins, d’observations des carpes depuis le petit pont… Par contre, Melle 3e n’y était jamais allée.

Depuis le petit pont, vue sur le moulin (dont la roue est purement décorative)

Dès notre arrivée aux abords du village, elle m’a fait remarquer quelque chose qui aurait dû me sauter aux yeux depuis longtemps : on croirait se promener dans le décor du village de La Belle et la Bête de Disney ! Et c’est vrai que le Hameau, vision idyllique du monde rural, semble avoir été créé pour être un décor : celui d’une reine en mal de campagne et harassée par les principes rigides de la cour, s’inscrivant dans un mouvement de retour à la simplicité et à la nature (référence bien entendu à Jean-Jacques Rousseau..).

Vue générale sur le Hameau de la Reine

Nous faisons tranquillement le tour des différentes fabriques du village : le moulin, la laiterie, la pêcherie, la tour de Malborough… Les jardinets de chacune des maisons sont coquets et plantés de légumes de saison. Les citrouilles sont de sortie et les poireaux attendent d’être ramassés. Petit à petit, la pluie se calme, mais il est temps de rebrousser chemin.

La pêcherie et la tour de Malborough, au bord du lac

Nous prenons alors le chemin du retour, en empruntant le petit train qui nous dépose sur la terrasse du château (entre la pluie et les kilomètres déjà parcourus, cette petite pause est bienvenue), avant de regagner la gare de Versailles Rive Gauche et de là, Paris.


Informations pratiques :

  • Il existe des billets combinés permettant de visiter le château de Versailles et le domaine de Trianon (ce dernier n’est pas ouvert le matin). Il est possible de ne visiter que l’un ou l’autre. La réservation d’un créneau horaire pour la visite du château est obligatoire et compte-tenu de la demande, il est préférable d’anticiper et de le faire en ligne avant de venir. Les accès au château et au domaine de Trianon sont gratuits pour les moins de 18 ans et les moins de 26 issus de l’UE. L’accès aux jardins du château est gratuit en dehors des jours d’animation (Grandes Eaux et Jardins Musicaux). L’accès au parc est libre. Toutes les informations sur les horaires et les tarifs sont à retrouver sur le site internet du domaine de Versailles.
  • Versailles est desservie par 3 gares principales depuis Paris : Versailles Rive Gauche Château via le RER C, Versailles Rive Droite depuis Saint Lazare et Versailles Chantiers depuis Montparnasse. La gare la plus proche du château est Versailles Rive Gauche, mais depuis le domaine de Trianon, les gares Rive Gauche et Rive Droite sont à peu près à la même distance. Les 3 gares sont à moins de 20 minutes à pied de l’entrée du château.
  • Une journée à la découverte du domaine de Versailles, c’est avant tout beaucoup de pas effectués ! Nous avons estimé la distance totale parcourue lors de cette journée (incluant le trajet jusqu’à la gare d’Austerlitz et retour) à presque 20 km !
  • Dans le parc, il est possible de louer des voiturettes de golf, mais c’est relativement cher. Par ailleurs, un petit train dessert la terrasse du château et le domaine de Trianon dans les deux sens. Nous l’avons pour notre part emprunté dans le sens du retour (tarif spécial si on ne fait que le retour vers le château).

[Paris] deux jours de découvertes parisiennes – partie 2

Après une première journée parisienne bien remplie, suivie d’une journée à Versailles (sur laquelle je reviendrai plus tard), nous avons continué nos balades et découvertes dans la capitale avec Melle 3e. Bien que n’ayant pas mis de réveil à sonner, nous nous sommes réveillées assez tôt. Nous avons donc rendu la chambre d’hôtel tout en laissant nos valises à la bagagerie de celui-ci afin d’être totalement libres dans nos déplacements du jour. Et nous sommes parties en direction de la place de la Bastille pour trouver un café où prendre un petit déjeuner (un de mes plaisirs parisiens est de prendre un café avec une tartine dans un café !).

Au bord de la place de la Bastille, le port de l’Arsenal et ses bateaux à l’amarrage

Bastille et le Marais

Nous avons ensuite jeté un œil au port de l’Arsenal, un endroit assez peu connu des touristes et que j’aime bien. Au pied de la colonne de Juillet, le bassin de l’Arsenal fait la jonction entre la Seine et le canal Saint Martin. Ancien port de marchandises, c’est maintenant un port de plaisance. Puis, nous avons traversé la place de la Bastille en direction du Marais. Je souhaitais en effet montrer à Melle 3e la place des Vosges, qui est pour moi la plus belle place de Paris (elle est d’ailleurs la place la plus ancienne de la ville). Comme il était encore tôt, les commerces n’étaient pas ouverts et nous avons pu profiter du calme dans le square central. Nous avons ensuite fait un tour dans les rues adjacentes, admirant quelques jolies façades au passage.

Dans le square de la place des Vosges, tôt le matin
Sous les arcades de la place des Vosges
Unité architecturale de la place des Vosges

Nous avons ensuite pris la direction de l’Hôtel de Ville avant de traverser la Seine pour rejoindre l’Île de la Cité. Après avoir jeté un œil à Notre Dame (en travaux suite à l’incendie d’avril 2019), nous nous sommes retrouvées face au Palais de Justice où nous avons décidé de visiter la Conciergerie et la Sainte Chapelle.

La Seine et l’Île de la Cité

La Conciergerie et la Sainte Chapelle

La Conciergerie et la Sainte Chapelle sont toutes les deux situées au cœur du Palais de Justice. En arrivant, lorsque nous avons vu la file d’attente pour la Sainte Chapelle, nous avons initialement renoncé à la visiter, nous reportant sur la Conciergerie (où il n’y avait absolument aucune attente par contre, peut-être parce qu’il y avait un périmètre de sécurité et qu’il fallait passer par un point de filtrage tenu par des CRS… ). J’avais déjà visité la Conciergerie il y a une vingtaine d’années et j’en gardais un souvenir assez mitigé : les lieux étaient intéressants mais peu mis en valeur et il y faisait sombre et humide.

L’expérience cette fois a été toute différente. L’éclairage a été revu, et le palais gothique est vraiment mis en valeur. Les salles liées à l’utilisation des lieux comme prison, en particulier lors de la Révolution Française, ont été repensées de façon instructive. Nous avons trouvé particulièrement intéressantes une salle dont les murs ont été recouverts par les noms de toutes les personnes jugées par le tribunal d’exception durant la Terreur qui met en exergue d’une part leur origine sociale (noblesse, clergé, tiers-état) et d’autre part s’ils ont été ou non condamnés à mort (et la plupart n’ont pas été condamné à mort, ce qui va à l’encontre de ce qui pouvait ressortir comme impression de mes cours d’histoire lorsque j’étais à l’école). Une table de médiation numérique permet en outre d’obtenir une biographie et les éléments de la condamnation de chacun de ces prisonniers. Par ailleurs, dans la cour, une exposition sur les femmes dans la Révolution retrace au travers du portrait de quelques-unes d’entre elles (dont Charlotte Corday, Olympe de Gouges ou encore Lucile Desmoulins), les façons dont elles se sont impliquées et les multiples facettes des valeurs qu’elles ont défendues.

Nous avons aussi beaucoup apprécié l’histopad prêté pour la visite. Ce dispositif de médiation numérique permet de visualiser les salles telles qu’elles étaient à différentes époques de l’histoire en mode « réalité virtuelle », mais aussi de se déplacer dans des salles inaccessibles ou aujourd’hui disparues. La cinématique, proche de celle d’un jeu vidéo, est très attractive et ludique. Enfin, une installation temporaire d’art contemporain était présentée dans la grande salle. Entre les piliers et sous les voûtes gothiques, des sculptures de sable ont été créées. Leur couleur se confond avec celle de la pierre. Leur réalisme est bluffant. Piliers effondrés, couettes et matelas, chiens de garde sommeillant nous plongent dans ce Sleeping Chapter du tryptique Outremonde de Théo Mercier. Nous sommes restées un long moment à admirer l’ensemble, aux frontières entre rêves et réalité.

Outremonde – Sleeping Chapter par Théo Mercier à la Conciergerie
Outremonde – Sleeping Chapter par Théo Mercier à la Conciergerie
Outremonde – Sleeping Chapter par Théo Mercier à la Conciergerie

Comme nous avions pris un billet jumelé Conciergerie/Sainte Chapelle, nous avons tout de même fait la queue pour visiter ce joyau de l’architecture gothique flamboyante. Si la Sainte Chapelle de Paris fait certainement partie de ces monuments à voir, je crois que son côté très instagramable et sa popularité sur les réseaux sociaux en font un lieu très prisé des touristes. Ainsi que ce soit avec un billet « prioritaire » ou en ayant réservé un créneau horaire, il est difficile d’attendre moins d’une heure pour y accéder (et je n’ose pas imaginer le temps d’attente si on n’a pas de billet). Si on fait un ratio temps d’attente/temps de visite, celui-ci n’est clairement pas favorable ! Pendant que nous attendions, je me faisais la réflexion que si les réseaux sociaux conduisaient à des surfréquentations de lieux naturels, c’est aussi le cas pour les monuments. Et si la Sainte Chapelle est magnifique, nous avons pour notre part trouvé nettement plus riche, instructive et intéressante la visite de la Conciergerie voisine (mais qui n’étant pas aussi visuellement impactante trouve un écho moins puissant sur les réseaux sociaux).

Dans la chapelle basse de la Sainte Chapelle de Paris
L’effet « waouh » en entrant dans la chapelle haute (et qui justifie sa popularité sur Instagram !)
Plus de 1000 vitraux composent le décor de la chapelle haute
Un joyau de l’architecture gothique..

Après ces visites, la matinée était terminée. Il était temps de traverser la Seine pour rejoindre le Quartier Latin afin de trouver un petit restaurant pour déjeuner…

Avant de quitter l’Île de la Cité, nous sommes passées par la place Dauphine, au charme très « parisien »

Le musée Rodin

Notre destination suivante était le musée Rodin, dans le 7e arrondissement, à proximité des Invalides. Nous avons donc pris le métro pour quelques stations. Là encore, il s’agit d’un musée que j’avais visité il y a une vingtaine d’années. J’en gardais un joli souvenir et celui-ci n’a pas été démenti. Situé dans l’hôtel de Biron, le musée Rodin fait suite au legs par l’artiste de l’ensemble de ses œuvres et biens à l’état en 1916 (sous réserve de pouvoir y résider jusqu’à la fin de sa vie, et que l’Hôtel de Biron soit transformé en un musée lui étant consacré). Le legs contenait également les droits d’auteur et le musée est toujours le dépositaire du droit moral de l’artiste. Lors de notre visite, une exposition temporaire présentait la passion de Rodin pour les antiquités égyptiennes et les liens de celles-ci avec ses propres œuvres.

Mais la richesse du musée Rodin, c’est l’exposition de nombreux bronzes, marbres et plâtres représentant l’ensemble de l’œuvre du sculpteur et permettant de comprendre son processus de création. Je reste chaque fois impressionnée par la puissance qui ressort de ses sculptures, ainsi que par le détail de celles-ci. Le musée permet également de découvrir quelques tableaux ou sculptures d’autres artistes ayant appartenu à Rodin. Une salle est ainsi consacrée au travail de Camille Claudel, élève et maîtresse de Rodin. Elle a pourtant su faire naître son propre style, tout en finesse et délicatesse, flirtant sur le fil des fragilités humaines. Après les salles du musée, nous avons bravé une averse (dont nous nous sommes abritées sous les branches d’un marronnier centenaire) pour découvrir les sculptures monumentales installées dans le jardin.

L’Hôtel de Biron, côté jardin
L’Âge d’Airain – bronze d’Auguste Rodin – 1877
Le Baiser – marbre d’Auguste Rodin – 1882
Le Penseur – bronze d’Auguste Rodin – 1880 (taille originale de 70 cm, la version monumentale sera pensée en 1903)
La Valse – bronze de Camille Claudel – 1893

Le musée de Cluny

En sortant du musée Rodin, et comme il était l’heure du goûter, nous sommes retournées dans le Quartier Latin où nous avions repéré un café Pierre Hermé. Nous avions en effet envie de déguster une bonne pâtisserie et nous n’avons pas été déçues ! Après cela, la météo était toujours incertaine et il nous restait encore quelques heures avant de prendre le TGV du retour. Aussi, nous avons décidé de visiter un dernier musée. Notre choix s’est porté sur le Musée de Cluny, musée national du Moyen-Âge, car il était tout près de là où nous étions.

Installé dans un ancien hôtel particulier de la fin de Moyen-Âge et sur les anciens thermes de Lutèce, le musée de Cluny a été repensé en 2018. Il héberge de riches collections d’art couvrant toute la période du Moyen-Âge en Europe. Je ne sais pas dire si c’est parce que nous étions un peu fatiguées (j’avoue que j’ai profité plusieurs fois des bancs dans le musée car mes jambes commençaient à en avoir marre de me porter après 3 jours à plus de 15 km dont une partie en « piétinant »…) ou si parce que les explications des panneaux et cartels étaient insuffisantes, mais nous n’avons pas compris la muséographie qui ne nous a semblé ni vraiment chronologique ni vraiment thématique. Nous avons donc eu un problème de lisibilité de la collection présentée. Malgré tout, nous avons pu admirer des œuvres très intéressantes, dont les fameuses tapisseries de la Dame à la Licorne.

Dans la cour de l’hôtel médiéval de Cluny
Joyau de l’hôtel de Cluny, la chapelle de style gothique flamboyant dont la voûte repose sur un unique pilier central
Têtes de chapiteaux médiévaux
Vierge à l’enfant – la douceur des expressions des sculptures médiévales a quelque chose d’émouvant
Sainte Barbe
A mon seul désir – l’une des 6 tapisseries de la Dame à la Licorne


Notre séjour parisien se termine. Il nous faut retourner chercher nos valises puis prendre le train pour rentrer. Nous avons noté encore beaucoup de lieux où nous aimerions aller, et nous prévoyons déjà un futur séjour parisien…

Quais de l’Île de la Cité

Informations pratiques :

  • Conciergerie, 2 boulevard du Palais, Paris 1er (dans l’enceinte du Palais de Justice, présence possible d’un périmètre de sécurité) – payant (gratuit pour les moins de 18 ans et les moins de 26 ans issus de l’UE) – possibilité de billet jumelé avec la Sainte Chapelle
  • Sainte Chapelle, 8 boulevard du Palais, Paris 1er (dans l’enceinte du Palais de Justice, présence possible d’un périmètre de sécurité) – payant (gratuit pour les moins de 18 ans et les moins de 26 ans issus de l’UE) – possibilité de billet jumelé avec la Conciergerie
  • Musée Rodin, 77 rue de Varenne, Paris 7e – payant (gratuit pour les moins de 18 ans et les moins de 26 ans issus de l’UE)
  • Musée de Cluny, 28 rue du Sommerard, Paris 5e – payant (gratuit pour les moins de 18 ans et les moins de 26 ans issus de l’UE, tarif réduit pour les personnes accompagnant un mineur)

[Paris] deux jours de découvertes parisiennes – partie 1

Cela faisait plusieurs années que j’avais un projet de city-trip parisien en famille, histoire de permettre aux enfants de (re)découvrir la capitale (j’ai vécu une quinzaine d’années en région parisienne, dont 2 en petite couronne et le reste à côté de Versailles, aussi j’ai déjà eu l’occasion de pas mal parcourir Paris et ses environs. Par contre, les enfants étaient jeunes lorsque nous avons déménagé dans la Drôme. Ainsi Melle 3e n’avait que 5 ans, et donc peu de souvenirs de nos balades parisiennes). J’avais initialement prévu de le conjuguer avec notre séjour à Disneyland Paris. Mais quelques confinements et contingences familiales m’avaient contraint de le reporter à une date indéfinie. Durant les dernières vacances de Toussaint, j’ai enfin pu concrétiser cette escapade urbaine à la découverte de musées et autres jolis lieux de la capitale. J’étais accompagnée uniquement de Melle 3e, les garçons ayant dorénavant chacun leur vie qui ne s’accommode pas nécessairement des congés scolaires. Nous sommes donc parties trois jours en tout, au cours desquels nous avons visité Paris pendant deux jours et consacré le 3e jour à Versailles (je vous en reparle bientôt !). Et comme nous avons vraiment bien rentabilisé notre temps sur place, je vais découper nos découvertes parisiennes en deux parties, et vous entrainer à notre suite selon la vraie chronologie de ces deux jours…

Place de la Concorde

Les Tuileries et le Musée de l’Orangerie

Nous avons pris le TGV très tôt à Valence un mercredi matin, pour arriver 2h10 plus tard à la gare de Lyon. Après avoir déposé nos bagages à l’hôtel situé à proximité de la gare (le choix du quartier de l’hôtel a été fait en pensant justement au fait de pouvoir y laisser nos valises en arrivant et les récupérer juste avant de repartir le dernier jour), nous avons filé vers le métro pour notre première visite. Nous avons commencé par traverser le jardin des Tuileries et profiter d’apercevoir la pyramide du Louvre (nous ne pourrons pas nous en approcher au cours de la journée qui est celle de l’hommage national à Pierre Soulages, et donc l’accès est restreint aux visiteurs munis de billets pour le musée… que nous n’avons pas prévu d’aller voir). L’ambiance dans le jardin est automnale, et très agréable à cette heure matinale.

Depuis les Tuileries, vue sur le Louvre
Ambiance automnale dans les allées des Tuileries

Après un petit coup d’œil à la place de la Concorde d’où nous apercevons la Tour Eiffel, nous nous dirigeons vers le Musée de l’Orangerie. Nous comptons en effet profiter du fait qu’il soit ouvert plus tôt que les autres musées pour éviter qu’il n’y ait trop de monde à l’intérieur (il est alors à peine plus de 9.30). Nous choisissons de commencer la visite par l’exposition temporaire. Elle est consacrée à Sam Szafran, artiste que je découvre par la même occasion. Ateliers, escaliers et feuillages sont les thèmes récurrents des représentations de l’artiste, essentiellement au pastel, un peu à l’aquarelle. Les images d’abord hyper réalistes, déconstruisent peu à peu la perspective dans une vision quasi-obsessionnelle.

Puis, nous abordons les collections permanentes par la collection Jean Walter-Paul Guillaume qui nous plonge dans l’histoire de l’art de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle : Renoir, Cézanne, Gauguin, Sisley, Utrillo, Soutine, Marie Laurencin, Derain, Picasso, Matisse, le Douanier Rousseau, Modigliani sont ainsi représentés, parfois avec plusieurs dizaines de tableaux, dont certains très connus (je pense par exemple aux Jeunes filles au piano de Renoir). Enfin, nous gagnons les salles des Nymphéas, pensées par Monet lui-même quand il a fait don de ses toiles à la fin de la 1ère guerre mondiale. Je pourrais dire que cela m’a laissée sans voix, mais ce serait mentir car en entrant dans la première salle, je n’ai pas pu m’empêcher de lâcher un « waouh » ! Si j’avais peur d’être déçue par cette rencontre avec une œuvre majeure dont j’avais souvent vu des reproductions, cela n’a pas été du tout le cas. Composée de deux fois quatre toiles immenses, l’installation nous plonge littéralement au milieu des tableaux. C’est beau, c’est impressionnant, c’est magique….

Impossible de rendre en photo l’immensité de l’œuvre présentée.. Les Nymphéas sont définitivement une œuvre à aller contempler in situ !

L’Hôtel de la Marine

En sortant du Musée de l’Orangerie, nous prenons la direction de l’ Hôtel de la Marine, sur la place de la Concorde. Comme nous n’avions pas pré-établi notre programme, nous n’avions pas réservé (ce qu’il est conseillé de faire) mais nous avons eu la chance d’obtenir un billet pour un créneau de visite 30 minutes plus tard nous permettant de visiter les appartements de l’intendant ainsi que les salons et la loggia. Après avoir pris un café à côté de la place de la Madeleine voisine, nous sommes revenues dans le bâtiment qui a abrité le Garde Meuble de la Couronne au XVIIIe siècle puis l’état-major de la Marine jusqu’en 2015. Suite au départ de la Marine, le Centre des Monuments Nationaux entreprend une restauration de grande ampleur avant d’ouvrir les lieux à la visite l’an dernier.

La façade de l’Hôtel de la Marine, sur la place de la Concorde, avec le bâtiment symétrique abritant l’hôtel de Crillon et l’Automobile Club de France, est l’œuvre de l’architecte Ange-Jacques Gabriel, sous Louis XV.

Audio-guidée, la visite se veut ludique, plongeant le visiteur dans les siècles passés au fil des pièces traversées. La muséographie donne l’impression de lieux dans lesquels on pourrait croiser les personnages évoqués vaquant à leurs tâches quotidiennes. C’est un véritable voyage dans le temps à laquelle nous invitent la déambulation dans les appartements de l’intendant, puis la traversée de la salle à manger et des salons d’apparat. Puis, nous accédons à la loggia pour une des plus belles vues sur la place de la Concorde, rythmée par la colonnade monumentale. Avec le ciel bleu, c’est vraiment somptueux !

La première antichambre de l’intendant
Cabinet de travail de l’intendant
Passion passementerie
Dans la salle à manger
Le salon de réception est orné des portraits des grands navigateurs français
Passion passementerie (bis)
Sur la loggia….
Quitter le bâtiment en empruntant la galerie dorée qui longe le salon de réception

Autour du Palais Royal

Pour le déjeuner, nous nous rendons rue Sainte Anne car nous souhaitons manger japonais. Je connais plutôt bien ce quartier car j’y ai eu mon bureau parisien pendant 8 ans. Nous choisissons un petit restaurant servant des ramen où j’ai déjà eu l’occasion d’aller. Une fois rassasiées, nous profitons d’être dans le quartier pour aller jeter un œil aux salles de lecture de la BNF Richelieu qui ont rouvert cette année, en passant par le petit square au pied de mon ancien bureau. Nous commençons par aller voir la salle Labrouste, véritable chef d’œuvre architectural construit dans les années 1860. La structure se compose de 9 coupoles portées par de fins arcs métalliques ajourés posés sur des colonnettes de fonte. Les tables de lecture sont pourvues de lampes en opaline. L’ensemble est aérien, élégant. Puis nous nous rendons dans la salle Ovale, construite au début du XXe siècle, éclairée par une impressionnante verrière zénithale et 16 oculi répartis tout autour.

La fontaine des quatre fleuves entre la rue Lulli et la rue Richelieu
La salle Labrouste
La salle ovale

De là, nous gagnons le Palais Royal voisin. Outre la découverte du jardin, nous souhaitons passer à la billetterie du théâtre du Palais Royal afin de réserver des places pour la pièce qui se joue le soir-même : La Machine de Turing, que nous avions voulu voir lors de son passage à Romans mais qui était déjà complet quand j’avais appelé. Cette fois sera la bonne : nos deux places sont réservées . Nous repartons en traversant le jardin, en direction des colonnes de Buren et des fontaines mobiles de Paul Bury. Nous faisons bien entendu un petit arrêt ludique autour de ces deux œuvres contemporaines, entre selfies et escalade…

Jouer avec les reflets dans les fontaines mobiles de Paul Bury au Palais Royal

Le Petit Palais

De là, nous avons pris le métro pour quelques stations, direction les Champs Elysées pour visiter le Petit Palais. Edifié comme ses voisins le Grand Palais et le Pont Alexandre III pour l’exposition universelle de 1900, le Petit Palais a ensuite été transformé en musée pour accueillir les collections d’art de la ville de Paris. Il n’a depuis pas changé d’usage, se parant au début du XXe siècle de fresques et décors à la gloire de la ville. Depuis plus de 100 ans, les collections du musée se sont vues augmentées de nombreuses donations, en particulier d’artistes, de collectionneurs et de marchands d’art. Le Petit Palais présente aujourd’hui des œuvres majeures couvrant toute l’histoire de l’art depuis l’Antiquité. Parmi les noms que l’on croise, j’ai noté Géricault, Sisley, Rembrandt, Courbet, Manet, Delacroix, Monet (dont le célèbre « Impression Soleil Couchant » est accroché ici), Maurice Denis, Gauguin, Cézanne, … C’était le bâtiment qui avait guidé nos pas vers ce musée, mais le contenu vaut largement de s’y intéresser. Après les œuvres, nous profiterons d’une autre pépite du Petit Palais : son jardin, où nous prendrons un thé au milieu d’une végétation exubérante.

Le bâtiment a été construit pour abriter une exposition d’arts décoratifs dans le cadre de l’exposition universelle de 1900
La galerie des sculptures rend hommage à l’art du XIXe siècle
Mosaïques au sol et ferronneries aériennes des rambardes des escaliers
Peinture et sculpture dialoguent dans les allées.
Élégants escaliers
Dans le jardin, les herbes de la pampa foisonnent


L’après-midi est déjà presque terminée. Nous retournons à l’hôtel afin de prendre possession de notre chambre et de nous reposer un peu avant de ressortir pour assister au spectacle.

L’hôtel était situé à deux pas de la Rue Crémieux, qui semble nettement moins populaire sur les réseaux sociaux qu’il y a 4 ou 5 ans

D’autres journées bien remplies nous attendent encore :

  • Une journée à Versailles (à venir)
  • Une seconde journée parisienne (à venir)

Informations pratiques :

  • Musée de l’Orangerie, Jardin des Tuileries, Paris 1er – payant (gratuit pour les moins de 18 ans et les moins de 26 ans issus de l’UE, tarif réduit pour les personnes accompagnant un mineur)
  • Hôtel de la Marine, place de la Concorde, Paris 1er – payant (gratuit pour les moins de 18 ans et les moins de 26 ans issus de l’UE) – la réservation d’un créneau horaire est obligatoire
  • BNF Richelieu, rue de Richelieu, Paris 2e – gratuit. A noter : La salle Labrouste abrite une bibliothèque de recherche à l’accès restreint. Il est toutefois possible de demander à accéder à l’entrée de la salle afin de l’admirer. La salle ovale est une salle de lecture publique ouverte à tous.
  • Petit Palais, Avenue Winston Churchill, Paris 8e – gratuit pour les collections permanentes
  • Théâtre du Palais Royal, rue de Montpensier, Paris 1er – Certains jours de la semaine, 1 heure avant le lever de rideau, les places restantes sont à 10 € pour les moins de 26 ans.

[Centre-Val-de-Loire] le long de la Loire – les châteaux de Chaumont & de Blois

Il y a trois ans, en partant en Bretagne, nous nous étions arrêtés pour visiter le château d’Amboise. Nous nous étions alors dit qu’il faudrait que chaque année, nous prenions le temps de visiter un ou deux châteaux de la Loire sur notre trajet, à l’aller ou au retour. Les deux années suivantes ont été un peu bousculées et nous avons alors donné d’autres priorités à nos vacances. Mais cette année, nous pouvions avoir le temps de quelques visites. Ainsi, fin juillet, après un arrêt en Auvergne, j’avais pris une matinée pour visiter Loches avant de reprendre la route des vacances vers la Bretagne. Au retour en direction de la Drôme, j’étais accompagnée de Melle 3e, et nous avons choisi de faire un premier arrêt dans le Val de Loire puis un second pour visiter Street Art City. Pour notre arrêt dans le long de la Loire, notre choix s’est porté sur les châteaux de Chaumont-sur-Loire et de Blois.

Fin de journée en bord de Loire, à Blois

Chaumont-sur-Loire, entre tradition et modernité

Nous sommes arrivées à Chaumont sur Loire en fin de matinée après avoir pris la route le matin depuis la Bretagne. Après avoir laissé la voiture sur un charmant petit parking en bordure d’un verger et déjeuné rapidement, nous sommes parties pour la visite du château et de son parc, qui accueille un festival de jardins. Après avoir grimpé un chemin à flanc de coteau, le château se dresse face à nous, en bordure d’une terrasse dominant la Loire. Il est mis en valeur par les parterres fleuris et de grands cèdres. Nous décidons de commencer notre visite par l’intérieur du château. Bien que nous soyons à l’heure du déjeuner, il y a du monde, beaucoup de monde !

L’arrivée au château de Chaumont sur Loire

Nous passons d’une pièce à l’autre, admirant l’architecture de la Renaissance et les remaniements des siècles suivants. Ancienne propriété de Catherine de Médicis, c’est surtout sa propriétaire suivante, Diane de Poitiers, qui lui donnera son allure actuelle. Au XVIIIe siècle, l’aile nord qui fait face à la Loire sera rasée afin d’accroitre la luminosité dans le château et de profiter de la vue sur la vallée. A la fin du XIXe siècle, des écuries et une ferme modèle sont construites dans le parc, à quelques dizaines de mètres du château.

La chambre dite de Ruggieri
Sculptures délicates dans l’escalier d’honneur
Dans la salle à manger…
La cheminée de la salle à manger
Le grand salon et son mobilier Napoléon III

Le domaine de Chaumont est également un centre d’art contemporain. Un peu partout dans le domaine, du château aux écuries, on découvre des œuvres ou des installations monumentales, parfois éphémères, parfois pérennes. Depuis 2020, le couple d’artistes suisses Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger a ainsi investi la chapelle. Une de leurs œuvres est exposée dans l’entrée du musée de Valence et ils avaient mis en place la première exposition « all-over » dans le même musée en 2019. Lorsque j’ai aperçu leur installation dans la chapelle du château de Chaumont, j’ai immédiatement reconnu leur style foisonnant si original, mêlant naturel et artificiel.

Gerda Steiner et Jörg Lenzliger, « Les pierres et le printemps »

Après le château, nous nous sommes dirigées vers les écuries. Les bâtiments sont un véritable témoin d’une époque où progressivement les voitures à cheval ont laissé la place aux voitures automobiles, mais aussi du luxe qui entourait les soins des chevaux d’apparat. La sellerie en particulier regroupe l’ensemble des harnachements des chevaux tant pour l’attelage que pour la monte, et semble figée dans le temps. Tout comme le château, les écuries servent maintenant d’écrin pour l’art contemporain et depuis 2028, en plein midi, une œuvre immense de Klaus Pinter emplit l’espace de maréchalerie, tandis que certaines écuries accueillent des installations plus éphémères.

En entrant dans les écuries, on ne peut pas manquer « en plein midi » de Klaus Pinter
La sellerie

Le festival international des jardins

Le domaine de Chaumont accueille également chaque année un festival des jardins. Au delà des limites du parc historique, sur les anciennes terres du château, l’espace est divisé en petites sections, chacune étant investie par un artiste paysagiste. L’idée nous plaisait beaucoup et sur le papier avait tout pour nous plaire. En effet, l’une comme l’autre apprécions beaucoup les parcs et jardins paysagers. Cependant, je dois avouer que nous avons été plutôt déçues par le festival de Chaumont. Il y a sans doute plusieurs raisons à cela. La foule et la chaleur en font d’ailleurs très certainement partie. Mais, nous avons aussi eu du mal à trouver un fil conducteur entre les différents jardins et l’exiguïté de chacun de ses jardins nous a chaque fois laissées sur notre faim. Je retiendrai malgré tout deux jolies expériences immersives : l’une dans une serre entre végétation tropicale et suspensions oniriques, et l’autre dans le vallon des brumes avec son ambiance à la Indiana Jones.

Passion orchidées !
Le jardin de la serre, installation « Rainforest«  par Patrick Nadeau
« The living batik »
Le jardin Eaurmus
Ambiance film d’aventure…
Dans le vallon des brumes

Finalement, nous écourterons notre visite des jardins de Chaumont. Je pense qu’il faudra toutefois retenter l’expérience, peut-être à une autre période de l’année, où l’afflux de touristes est moindre et la chaleur moins écrasante…

Un dernier coup d’œil au château avant de repartir…

Blois, le château patchwork

En arrivant à Blois, nous avons commencé par laisser la voiture à proximité de l’hôtel où nous avions réservé pour la nuit. C’est comme cela que j’ai découvert que le chocolat Poulain était blésois ! En effet, nous étions en plein dans le quartier de l’ancienne chocolaterie, qui abrite maintenant logements, bureaux et centres d’enseignement supérieur. Poulain étant le chocolat de mon enfance, qu’il s’agisse des boîtes oranges de poudre cacaotée ou des tablettes emballées dans les papiers jaunes (avec les images en cadeau), cela m’a valu de me remémorer quelques souvenirs forts gourmands.

L’ancienne chocolaterie Poulain

De là, nous avons gagné le château à pied. Si j’avais déjà visité il y a une bonne quinzaine d’années le château de Blois, ce n’était pas le cas de Melle 3e. J’en gardais un beau souvenir et je crois que c’est un des châteaux de la Loire qui m’avait le plus marqué lors de cette semaine de vacances où nous en avions visité plusieurs chaque jour. J’avais particulièrement aimé son côté patchwork où les différentes époques architecturales sont juxtaposées. A la billetterie, il nous a été proposé un ticket couplé avec la Maison de la Magie, situé de l’autre côté de la place. L’idée nous a plu et nous avons commencé par les découvertes magiques. Nous avons pas mal joué avec les illusions d’optique, souri pendant le spectacle de magie, été intriguées par l’histoire de Jean-Eugène Robert-Houdin, l’horloger-inventeur devenu l’un des plus grands illusionnistes du XIXe siècle (et dont les illusionnistes actuels se revendiquent encore.. ).

La façade de la Maison de la Magie et ses dragons !
Jouer avec les reflets… forcément !

Après cela, il était temps d’enfin gagner l’intérieur du château de Blois. L’avantage, c’est que l’après-midi était déjà bien avancée et le flot de visiteurs commençait à nettement décroitre. Nous avons ainsi pu profiter des différentes pièces dans un calme relatif. Le château a été construit par ajouts successifs, aile après aile. Depuis la cour, cela donne un rendu hétéroclite, entre la pierre un peu austère de la période gothique, la blancheur et les fines sculptures de l’aile Renaissance avec son escalier monumental, la brique de l’aile Louis XII et le classicisme de l’aile Gaston d’Orléans. Ce château n’a aucune homogénéité de style et cela lui donne un charme fou !

L’aile Louis XII et sa galerie
L’escalier Renaissance de l’aile François Ier
L’aile Gaston d’Orléans
l’aile François Ier

Le parcours de visite, très complet, permet de parcourir l’ensemble des ailes. Il intègre l’histoire du château de Blois et de ses occupants dans la perspective plus vaste de l’histoire de France, en particulier sur la période allant de la fin de Moyen-Âge jusqu’à la période moderne. Le livret de visite est clair et agréable, mais surtout il comporte une généalogie des rois et reines de France ayant eu un lien avec le château, vraiment très pratique pour se repérer dans le temps (A ce jour, c’est le livret de visite d’un monument historique qui m’a le plus emballée : ni trop court, ni trop long, avec une mise en page agréable et les infos vraiment utiles). Au cours de la visite, on découvre également le musée des Beaux-Arts de Blois, hébergé dans le château. Je gardais un excellent souvenir de ma première visite du château de Blois, et celui de ma 2e visite sera encore meilleur !

Sur la cheminée, la salamandre de François Ier côtoie l’hermine de Claude de France, son épouse et fille de Louis XII et d’Anne de Bretagne
Dans la galerie du musée des Beaux-Arts
Les vitraux de la chapelle Saint Calais, réalisés par Max Ingrand, ont été posés en 1957
L’escalier d’honneur de l’aile Gaston d’Orléans
Quand le soleil de fin d’après-midi éclaire l’aile Louis XII
Sur la façade extérieure, une statue équestre de Louis XII au-dessus de son emblème, le porc-épic, de son chiffre et de celui de son épouse Anne de Bretagne

Une fin de journée dans les rues de Blois

Après la visite du château et une pause à l’hôtel pour reprendre des forces (et se rafraichir avec une douche… la canicule était bien présente ce jour-là !), nous sommes retournées dans le centre de Blois pour diner. Nous en avons profité pour une jolie balade dans les rues de la ville alors que le jour déclinait. Nous avons arpenté les ruelles et escaliers bordés de maisons à pans de bois et de façades en pierre claire. Nous avons pu profiter de l’ouverture tardive de la cathédrale pour en faire le tour alors que le soleil venait nimber les parties hautes de celle-ci d’une lumière dorée. Nous avons marché sans nous soucier d’un itinéraire, nous laissant porter par ce que nous apercevions des rues suivantes lorsque nous arrivions à une intersection. Nos pas ont fini par nous mener au pied de l’escalier Denis Papin, habillé d’un hommage au mouvement Fluxus (mouvement artistique au coeur du projet de la Fondation du Doute de l’artiste Ben qui se trouve à Blois.. et que nous n’avons pas eu le temps de visiter). 120 marches plus haut, nous dominons la grande perspective qui file au delà de la Loire au cœur de la forêt de Sologne sur laquelle la journée se termine…..

Ce passage relie deux bâtiments d’un ancien hôtel particulier
Quand les maisons se rejoignent presque au niveau du premier étage…
Décors sculptés sur pans de bois
Dans les rues blésoises
Façade fleurie
L’heure dorée sur le clocher de la cathédrale de Blois
L’heure dorée à l’intérieur de la cathédrale de Blois… lumière magique sur les parties hautes !
Les escaliers Denis Papin avec leur décor « Fluxus » de l’été 2022
La perspective depuis le haut des escaliers Denis Papin s’étend sur une dizaine de kilomètres !

Chaumont-sur-Loire & Blois – Loir-et-Cher – août 2022

(*) Si vous voulez visiter le château de Chaumont et le festival des jardins, vous pouvez retrouver l’ensemble des informations sur le site internet du domaine de Chaumont.
Si vous souhaitez découvrir le château de Blois ou la maison de la Magie, les informations sont à retrouver sur leur sites internet respectifs. Des billets combinés sont disponibles aux caisses des deux lieux.

[Ardèche] panoramas d’automne entre volcans et Tanargue

Mi-octobre, Ardèche Tourisme m’avait conviée avec d’autres éclaireurs Partir Ici à un instameet sur le territoire d’Ardèche Sources et Volcans. Il s’agissait de partir à la recherche de la magie des couleurs d’automne sur les flancs des volcans ardéchois et dans le massif du Tanargue. Le programme, alléchant, nous promettait donc de jolies découvertes et des paysages grandioses. Et, nous n’avons pas été déçus. Suivez-nous, je vous emmène passer une journée sur les sentiers au milieu des châtaigniers et en haut des rochers face à des panoramas à couper le souffle.

Au col de Meyrand

Préambule – une soirée à Aubenas

Le rendez-vous était donné un samedi matin à Jaujac. J’avais regardé la carte et il me fallait environ 1h30 de route pour m’y rendre. Afin de ne pas avoir à me lever trop tôt après une grosse semaine de travail, j’avais décidé de partir le vendredi soir. J’ai choisi de dormir à Aubenas qui présentait le double avantage d’être une ville et de se situer à une quinzaine de minutes de Jaujac. Cela me permettait donc de dormir un peu plus tard le samedi matin, tout en n’ayant pas à trop me soucier de trouver un endroit pour diner en arrivant en toute fin de journée le vendredi.

J’ai choisi d’emprunter la route du col de l’Escrinet pour me rendre à Aubenas depuis la plaine de Valence. En hiver, elle peut s’avérer compliquée car elle est souvent enneigée mais à cette saison, elle permet de profiter de jolis points de vue. D’ailleurs à peine le col passé, j’ai eu l’impression que la météo changeait, passant de couverte côté vallée du Rhône à un ciel plus dégagé de l’autre côté où le soleil perçant à travers les nuages baignait les montagnes d’une lumière féérique. L’Ardèche m’accueillait avec un paysage magique d’entrée de jeu !

Au col de l’Escrinet

Après avoir posé ma valise à l’hôtel, idéalement situé à une dizaine de minutes à pied du centre ville, je me suis dirigée vers la place du château. Il commençait à faire nuit et je n’ai eu qu’un aperçu rapide d’Aubenas. Mais ce que j’en ai vu était tout à fait charmant et m’a donné envie d’y revenir pour prendre le temps de me promener plus longuement dans les ruelles escarpées du centre ancien. J’ai eu beaucoup de chance avec la météo et j’ai pu profiter d’un diner en terrasse : l’été semblait vraiment se prolonger en Ardèche !

Sur la place du château à Aubenas
Ruelles d’Aubenas
le château d’Aubenas
Aubenas, Château avec vue

(*) Hôtel Villa Elisa M, rue Jean Beaussier, 07200 Aubenas

Rendez-vous à Jaujac

Le samedi matin, après une bonne nuit de sommeil et un copieux petit déjeuner plein de bons produits locaux, pris dans ma chambre face au soleil se levant au dessus des falaises de Jastres, j’ai pris la direction de Jaujac où j’avais rendez-vous à l’office de tourisme. Comme j’étais un peu en avance, j’en ai profité pour faire un petit tour de la place du Champ de Mars avec ses platanes et sa fontaine. J’ai aussi poussé un peu plus loin jusqu’à une autre fontaine, où je me suis souvenue que je n’avais pas rempli ma gourde…

Jaujac, un peu avant 9.0 du matin…

A l’office de tourisme, j’ai été accueillie par Magali, Anne-Laure et Arnaud pour Ardèche Tourisme, ainsi que par Angélique et Thomas d’Ardèche Sources et Volcans. J’ai retrouvé certains éclaireurs que je connaissais déjà et ai fait la connaissance des autres : Jérôme, Karen, Alexia, Kévin, Marie-Léa, Tony, Julie, Anaïs et Sandra. Après un café, nous étions tous prêts ! Il était temps de monter dans le mini-bus qui nous conduirait aux différents points de vue qui étaient au programme de notre journée.

Randonnée au Rocher d’Autureyre

Nous avons commencé par prendre la direction de Thueyts. Au cours du trajet, Angélique et Thomas nous indiquent différents lieux d’intérêt. Nous passons devant une carrière de pouzzolane ne laissant aucun doute sur la nature volcanique des sols. Le mini-bus emprunte une route qui monte doucement, puis nous dépose au bout d’un chemin qui s’enfonce dans la châtaigneraie. Un panneau indique la direction à emprunter pour gagner le rocher d’Autureyre.

Le sentier s’enfonce dans le sous-bois. Sous nos pieds, les châtaignes ont commencé à tomber. Nous nous mettons à échanger astuces et informations sur leur préparation et utilisation en cuisine. Progressivement, nous continuons notre ascension, et finissons par déboucher au dessus de la forêt. Là, des tapis de bruyères et d’ajoncs nous accueillent, ainsi qu’une statue de la Vierge et quelques autres signes religieux. L’endroit est réputé pour être un haut-lieu cosmo-tellurique et un lieu de pèlerinage. Mais il faut bien avouer que ce qui nous émerveille le plus, c’est le panorama qui se déploie à nos pieds, quasiment à 360° !

Nous nous avançons jusqu’au bout du rocher, admirant la vue, détaillant la végétation. Les couleurs d’automne pointent délicatement leurs teintes. Ce premier arrêt est déjà à la hauteur de mes attentes niveau paysages !

Sur le bord de la route déjà, les couleurs d’automne dorent les châtaigniers
Dans le sous-bois…
Vue sur la vallée
Au dessus des châtaigniers, la montagne..
La végétation a parfois des allures méditerranéennes
Paysage volcanique

A noter : la châtaigne d’Ardèche est un fruit AOP. A ce titre, il s’agit d’une culture et il n’est pas autorisé de le ramasser. La plupart des châtaigneraies sont d’ailleurs des propriétés privées. Il existe toutefois des possibilités d’aller ramasser soi-même les châtaignes chez certains castanéiculteurs. Vous pouvez vous renseigner à l’office de tourisme local pour avoir les bonnes adresses.

Point de vue de la tour-horloge de Burzet

Après la randonnée au rocher d’Autureyre, nous avons repris la route en direction de Burzet. Le changement d’ambiance est total puisque nous sommes cette fois au cœur d’un joli village aux ruelles escarpées. Celles-ci nous entrainent jusqu’au pied de la statue de la Vierge d’où nous dominons les environs. Juste en dessous, nous ne pouvons pas manquer la tour-horloge, construite en 1906 à l’emplacement de l’ancien château médiéval. Autour de nous, les couleurs de l’automne sont bien présentes. Nous profitons du point de vue, captivés par les paysages qui nous entourent.

Au pied de notre promontoire, la Bourges s’écoule paisiblement (le manque d’eau de cette année se fait encore cruellement sentir). En échangeant sur les lieux avec Angélique, nous apprenons la présence d’orgues basaltiques au niveau de la rivière et choisissons donc de redescendre par ce côté plutôt que par les ruelles du village. A plusieurs endroits, nous les apercevons, plus ou moins recouverts d’eau. Une petite cascade s’est même frayée un chemin à travers la coulée. Sous le pont, il y a un air de Chaussée des Géants miniature. Je suis fascinée par la capacité de la nature à créer des formes géométriques dans la roche et j’ai une attirance particulière pour les orgues basaltiques depuis que j’ai découvert leur existence lors d’un cours de SVT au collège.

Le chemin qui permet d’accéder au belvédère a des airs de conte de fées
Dominer le village !
la vallée de la Bourges
La tour-horloge de Burzet
Dans le lit de la Bourges, les orgues basaltiques donnent l’impression d’un pavage

Pause déjeuner au Point d’Orgues à Fabras

Il nous faut toutefois quitter Burzet : l’heure du déjeuner approche et nous sommes attendus dans un bistrot de pays à quelques kilomètres de là. Le Point d’Orgues est situé en bordure de la route, à l’écart du village de Fabras. Mais surtout, il domine le Lignon qui à cet endroit court au milieu d’orgues basaltiques. Comme il fait beau, nous avons la chance de déjeuner en terrasse avec une vue sur les orgues.

Le menu fait honneur aux produits locaux et de saison : velouté de châtaigne et butternut en entrée, burger traditionnel ou végétarien (avec une excellente galette de pois chiches, lentilles et châtaignes) en plat et une verrine à la crème de marrons pour le dessert. Dans le verre, le choix se fait entre des jus de fruits artisanaux, du vin ardéchois ou une bière brassée à Jaujac, à moins de dix kilomètres du restaurant. Nous nous régalons et profitons de ce moment pour échanger et mieux faire connaissance.

Vue sur les orgues basaltiques depuis la terrasse du restaurant

(*) Le Point d’Orgues, 495 route de l’échelette, 07380 Fabras

Panorama du Col de Meyrand

Après le déjeuner, nous avons repris le minibus pour une petite heure de route dans la montagne ardéchoise, direction le Col de Meyrand, dans le massif du Tanargue. Pas mal de virages au programme mais surtout des points de vue qui varient à chaque lacet de la route. Au fil de la montée, les couleurs mordorées de l’automne se font de plus en plus présentes, et sous le soleil, avec le ciel bleu, elles semblent encore plus éclatantes. Il faut dire que nous traversons des hêtraies dont les feuilles se teintent d’un joli jaune vif.

Nous nous arrêtons au niveau du col de Meyrand, qui culmine à 1370 m, et empruntons un sentier qui nous mène à travers les myrtilliers jusqu’au sommet. De là, le panorama sur la vallée de la Beaume est grandiose. Nous apercevons même le Mont Ventoux et sa silhouette caractéristique à l’horizon. Nous essayons d’ailleurs d’identifier les autres sommets et massifs que nous voyons dans le lointain.

Perchés sur le rocher, nous prenons un long moment de contemplation quand, soudain, un parapentiste s’élance au dessus de la vallée. Le ballet de la voile sur fond de montagne aux couleurs chaudes est hypnotisant. Nous regardons le parapente s’éloigner, presque à regret tant l’instant était beau. Cet après-midi là, à la porte des Cévennes ardéchoises, tout était réuni pour le plaisir de nos yeux !

Affleurement de granit dans le massif du Tanargue
Profiter des couleurs de l’automne…
Au sommet, le vent est un peu présent mais n’empêche pas de bénéficier de conditions météo quasi-estivales ce samedi d’octobre !
Photographes perchés !
Les paysages de l’Ardèche n’en finissent pas d’éblouir !
la vallée de la Beaume
le décollage du parapente

Couleurs lumineuses à Borne

L’après-midi est déjà bien entamée quand nous repartons du col de Meyrand. L’accès à notre destination suivante (la dernière au programme de la journée) nous entraine sur de toutes petites routes panoramiques. J’avoue être contente de ne pas être au volant entre l’étroitesse de la route et les lacets très serrés. Notre chauffeur semble aguerri à ce genre de passages, ce qui est plutôt rassurant, même s’il doit régulièrement faire des manœuvres pour passer un virage. Comme on ne peut pas rouler vite, on profite pleinement du paysage !

A un moment, nous quittons les prairies dénudées pour nous engager dans une forêt aux feuilles d’or. Nous approchons du village de Borne. D’ailleurs, nous traversons un petit pont de pierre dominé par un donjon médiéval qui surveille l’entrée des gorges de la Borne. C’est en face que nous ferons notre dernier arrêt : une pause goûter avec jus de fruits locaux et muffins à la farine de châtaigne.

Apercevez-vous le donjon (indice : il est sur la gauche) ? et le petit pont de pierre (indice : il est dans l’ombre avant l’entrée des gorges) ?
Vue sur la montagne
Le donjon, l’entrée des gorges de la Borne, le pont de pierre et les couleurs lumineuses de l’automne
Vieille maison en cours de restauration
« vue imprenable, calme, quelques travaux à prévoir »

Nous prendrons quand même le temps d’explorer un tout petit peu le village mais ne pourrons pas nous attarder assez pour visiter la petite église (on avait pourtant trouvé qui avait la clé !). Nous ne sommes pas en avance sur le planning et il faut que nous rentrions à Jaujac. Le trajet de retour nous permet encore de profiter des paysages ardéchois.

En arrivant à Jaujac, nous retrouvons la place du Champ de Mars beaucoup plus vivante qu’elle ne l’était tôt le matin. Les joueurs de pétanque ont investi le centre de la place tandis que les terrasses des bars sont pleines. Après avoir récupéré quelques produits ardéchois et beaucoup de documentation pour prévoir nos futures escapades dans le secteur, nous nous disons au revoir… Il est l’heure de repartir vers la Drôme, des souvenirs plein les yeux !

(*) La journée du samedi était une invitation d’Ardèche Tourisme (mais pas la soirée du vendredi ni la nuit à Aubenas). Quoi qu’il en soit, mon récit est complètement libre et ne reflète qu’un enthousiasme réel pour cette destination qui m’a enchantée et où je reviendrai !

[Drôme] promenades automnales

Chaque année, alors que l’automne arrive, j’attends avec impatience que les arbres changent de couleurs, et que la nature se pare de ses teintes mordorées. C’est alors l’occasion de jolies promenades, pas forcément très loin de chez moi, pour faire le plein de couleurs avant que l’hiver ne vienne dépouiller les branches. A l’instar des floraisons du printemps, les changements de teinte de l’automne sont très photogéniques. Voici donc quelques idées de balades dans la Drôme pour voir les couleurs de l’automne.

Dans la réserve naturelle de Printegarde

Au tout début de la bascule des couleurs, je me suis rendue sur l’île de Printegarde. A cheval entre Drôme et Ardèche, elle constitue une réserve naturelle. Elle est située entre le lit principal du Rhône et le petit Rhône, un bras au faible débit qui peut servir de délestage en cas de crue, une grande partie de l’île étant alors inondée. Au delà du barrage de rétention située à la pointe sud de l’île, on peut longer un ancien canal dérivé du Rhône. Il nous mène jusqu’à la confluence de la Drôme et du Rhône.

Le jour où j’y étais, la pluie avait menacé une bonne partie de la matinée, avant de laisser la place à un moment ensoleillé en début d’après-midi. Les rayons du soleil parvenaient à se frayer un chemin au travers des frondaisons des arbres pour venir éclairer les eaux claires du canal que je longeais à pied. Cela m’a permis de passer de longs moments à scruter la vie subaquatique, me laisser hypnotiser par le ballet des herbes aquatiques dans le courant et observer les allers et venues des poissons peuplant le cours d’eau. Outre quelques truites, j’ai ainsi vu passer un beau brochet.

J’ai continué jusqu’à la rivière Drôme que j’ai traversée sur la passerelle de la Via Rhôna afin d’avoir un joli point de vue sur la confluence avec le relief ardéchois en arrière-plan. Là, les couleurs d’automne commençaient tout doucement à s’installer, premiers prémices du spectacle à venir.

Le long du canal
Vie subaquatique
A la confluence de la Drôme et du Rhône

Réserve naturelle de Printegarde – Livron-sur-Drôme – septembre 2022

Dans les noyeraies du Royans

La saison des noix fait aussi partie des marqueurs de l’automne. Dans le Royans, la noix de Grenoble et la noix du Dauphiné sont cultivées. J’ai profité d’une fin d’après-midi et d’une obligation dans ce secteur pour aller me promener à Saint Laurent en Royans, entre noyeraies et paysages somptueux du Vercors. Le temps était incertain et la nuit approchait, aussi la balade a été assez courte. Partie du cimetière, j’ai pris au hasard une route longeant un verger. Je ne cherchais pas à faire une randonnée, mais plutôt une promenade qui me permettrait de prendre un peu l’air après une journée à travailler. (Cela m’a par contre donné envie de retourner faire un tour au fond de la combe, sur le chemin des Chartreux)

Au pied des falaises de Combe Laval
Fin de journée sur le Royans
J’ai été impressionnée par le nombre de chats regroupés dans la cour de cette maison (et je n’ai même pas réussi à tous les avoir sur la photo ! )
Au bord de la noyeraie
Dans les vergers, les noix sont mûres

Saint Laurent en Royans – Drôme – septembre 2022

Au jardin zen d’Erik Borja à Beaumont-Monteux

Je vais assez régulièrement au jardin zen d’Erik Borja car il est plein d’attraits quelle que soit la saison. J’y étais par exemple allée au printemps dernier pour voir les cerisiers du Japon en fleurs. Cette fois, l’idée était d’admirer le changement de couleur du feuillage des érables du Japon. Il y a quelques années, je m’y étais rendue un peu trop tard… et je craignais cette fois d’y être trop tôt. La nature n’étant pas forcément ponctuelle, l’aléa est souvent important, encore plus quand on n’a pas beaucoup de possibilités pour le choix du jour de visite. Malgré tout, une sortie au jardin zen étant toujours agréable, nous y sommes allées début octobre avec Melle 3e, un des rares dimanches d’automne où nous étions disponibles. Le hasard a cependant bien fait les choses puisque les couleurs automnales étaient bien présentes dans le jardin.

C’était la première fois que Melle 3e venait avec moi au jardin zen qu’elle découvrait donc. Nous avons déambulé entre les différentes zones, prenant le temps d’observer la nature et la façon dont le paysagiste l’avait utilisée pour en faire un lieu d’agrément tout en lui laissant une certaine autonomie. Nous avons longuement regardé les carpes koi aux multiples couleurs dans le bassin aux nénuphars. Nous sommes descendues jusqu’au bord de la Savasse avant de remonter vers le vallon du Dragon. J’ai été impressionnée par la quantité de feuilles et fleurs fanées de lotus dans le bassin. Je ne les ai pas encore vus en pleine floraison mais cela doit être un magnifique spectacle naturel. Nous nous sommes assises sur un banc face à un jardin minéral avant de passer le torii (et de ne pas oublier de le repasser dans l’autre sens pour bien revenir du monde des esprits). Nous sommes alors doucement remontées vers la sortie du jardin, prenant encore le temps de contempler les lieux, et de jeter un dernier regard aux carpes.

Comme à chacun de mes passages, j’ai apprécié ce moment de calme dans le jardin. En effet, nous y étions très tôt en début d’après-midi et il y avait encore assez peu de visiteurs. (Il y en avait nettement plus lorsque nous sommes reparties. Mon conseil est donc de venir en tout début de demie-journée). Les lieux sont vraiment ressourçants, invitant à prendre son temps et à diminuer le rythme de ses pas.

Le jardin d’inspiration méditerranéenne
L’entrée dans le jardin d’inspiration japonaise
Des lanternes de pierre se cachent parfois dans la végétation
Empilements
Le bassin aux nénuphars, et aux carpes koï
Reflets automnaux dans le bassin aux nénuphars
Feuilles de lotus
Sur la gauche, le bassin du Vallon du Dragon a complètement disparu sous les feuilles de lotus
Les derniers butinages
Jardin minéral
En direction du torii
Feuilles et fleurs fanées de lotus
Les jolies couleurs automnales des érables du Japon

Jardin zen d’Erik Borja – Beaumont-Monteux – Drôme – octobre 2022

(*) Le jardin zen est un jardin privé, classé jardin remarquable et ouvert à la visite. L’accès est payant. Les conditions de visite sont disponibles sur le site internet du jardin.


D’autres idées de promenades automnales sont disponibles sur le blog, par exemple :

[Ardèche] à la découverte des villages de caractère le long du Doux

A la fin de l’été, j’avais une journée de congé à prendre impérativement. La dernière fois que je m’étais retrouvée dans cette situation, j’en avais profité pour une randonnée dans les gorges de la Combe d’Oyans et avait apprécié cette journée de break. Cette fois, j’ai changé de département pour gagner la rive droite du Rhône : direction l’Ardèche ! J’ai pris la route vers Lamastre dans l’idée de me promener dans les jolis villages alentours. Après un arrêt à l’office de tourisme de Lamastre (où l’accueil était vraiment agréable et le conseil personnalisé), j’ai choisi de visiter deux villages de caractère : Désaignes et Boucieu-le-Roi, puis de continuer à descendre le long du Doux jusqu’à Tournon, en mode mini road-trip pour profiter des paysages.

Dans la Vallée du Doux, vue sur la montagne ardéchoise depuis Le Crestet

Désaignes, village médiéval

De Lamastre, j’ai pris la direction de Désaignes, un village médiéval, classé village de caractère. La route sinue entre les montagnes, le long du Doux, offrant de jolis points de vue sur les environs, et me permettant d’apercevoir un château ruiné. Je ne m’y suis toutefois pas arrêtée immédiatement, car je devrais prendre le même chemin au retour et j’avais choisi de visiter les lieux dans le sens du cours de la rivière.

Je ne m’étais encore jamais arrêtée à Désaignes. Le village n’est pourtant situé qu’à un peu plus d’ 1 heure de voiture de chez moi (et si la route qui y mène est très sinueuse, elle permet aussi d’admirer de jolis paysages). J’avais hésité à m’y arrêter en rentrant du Puy en Velay, mais ce jour-là, nous avions surtout hâte d’arriver à la maison. Cette fois était donc la bonne : je m’apprêtais à découvrir le charme de Désaignes !

J’ai laissé ma voiture sur un parking, aux allures de jardin public, à l’extérieur de l’enceinte médiévale. Face à moi, les collines de l’autre rive du Doux prennent le soleil pendant que je pique-nique. Un peu plus loin, une porte d’entrée dans le village m’invite à venir découvrir les ruelles.

Porte d’entrée du village de caractère de Désaignes

Je m’engage alors dans un dédale charmant, allant de place en place. Le village est dominé par son château (fermé à l’heure de mon passage, il aurait fallu que j’attende plusieurs heures pour le visiter… je reviendrai !). En ce lundi midi, les rues sont calmes, et je croise peu de monde. Je profite de la fraicheur des fontaines. Je flâne, m’arrêtant pour caresser un chat qui passe. Je perds sans doute un peu la notion du temps, bercée par l’architecture d’une autre époque. Je finis cependant par me retrouver à côté de la porte par laquelle j’étais entrée, marquant la fin de ma balade dans le village.

Profiter de la fraicheur des fontaines
Vieilles tuiles et valériane, tout le charme d’un vieux village ardéchois
Vue sur les collines de l’autre côté de la rivière
La place du village, accueillante
En plein été, le soleil est bien présent !
Peut-on imaginer un village de caractère ardéchois sans un chat ?
Image bucolique : dans la cour du château de Désaignes, quelques poules, un vieil arrosoir, une treille le long des murs..

Retourtour, château médiéval et pieds dans l’eau

En montant de Lamastre à Désaignes, j’avais aperçu les ruines d’un château. Je m’y suis arrêtée en redescendant de Désaignes. Construit au Xe siècle, le château-fort de Retourtour aurait été ruiné à partir du XIVe siècle suite à des querelles familiales de succession. Il domine une boucle du Doux et le petit hameau de Retourtour. J’ai fait le tour du village qui présente deux ou trois ruelles au charme ancien, blotties le long du rocher sur lequel le château avait été construit. L’accès aux ruines n’est par contre par possible.

Retourtour, son château médiévale en ruines au pied duquel se blottit un village

Mais une autre surprise agréable m’attendait à Retourtour. En effet, à cet endroit le Doux fait une boucle et un plan d’eau y a été aménagé pour la baignade. Une passerelle permet de passer d’une rive à l’autre au bord de la retenue, à pied presque sec. La journée était caniculaire et je n’ai pas résisté à la tentation de plonger mes pieds dans l’eau claire. J’ai donc avisé un rocher sur lequel je me suis installée, les pieds dans l’eau, jouant à regarder les petits poissons nager à cet endroit peu profond. J’ai regretté de ne pas avoir pensé à glisser mon maillot de bain et une serviette dans la voiture car j’aurais bien profité de la fraicheur du plan d’eau de Retourtour pour une baignade !

Vu depuis la passerelle du plan d’eau de Retourtour, le Doux reprend son cours sauvage

Boucieu-le-Roi, village typique du Vivarais

Après cette pause à Retourtour, j’ai repris la route pour continuer à descendre le long du Doux. J’ai traversé Lamastre sans m’y arrêter, et pris la direction de Boucieu-le-Roi, profitant tout le long du trajet des magnifiques points de vue sur les paysages environnants. En arrivant à Boucieu, j’ai laissé ma voiture sur le parking de la gare (Boucieu est sur l’ancienne voie ferrée du Doux, qui aujourd’hui se partage entre vélorail et chemin de fer touristique – encore une idée d’activité que j’aimerais bien faire d’ailleurs !) pour gagner à pied le cœur du village. J’ai pour cela emprunté le chemin d’accès historique à Boucieu, piste montant à flanc de coteau.

Vue sur la vallée du Doux depuis Boucieu-le-Roi… ou les jolis paysages ardéchois
Une courte marche sur un sentier bien pentu permet d’accéder au cœur du village depuis la gare

Une fois en haut du chemin, impossible de douter : je suis bien dans un village de caractère ! En effet, la Maison du Bailli, bâtiment emblématique de Boucieu-le-Roi me fait face. Construite au XVe siècle, cette demeure flanquée d’une échauguette abritait le bailliage de Boucieu. Cette cour royale de justice du Haut Vivarais avait été installée ici par Philippe le Bel au XIIIe siècle, et a marqué le début du développement du village qui a connu son apogée au XVIe siècle, nous laissant un riche patrimoine bâti. Ainsi en se promenant dans les rues du village, on croise de très nombreuses maisons à l’architecture typique du Vivarais.

La Maison du Bailli et son échauguette à Boucieu-le-Roi

Ces maisons vivaraises sont construites selon un plan rationnel, adapté au climat local et à un mode de vie rural. L’habitation était située au premier étage, desservie par un escalier de pierre menant à l’aître, un perron protégé par un auvent. Dans l’espace sous l’aître, chaque famille élevait un cochon destiné à fournir de la viande. On y trouve également l’accès à la cave ou à la remise, semi-enterrée. Une grande partie des maisons de Boucieu est construite sur ce type, même si parfois l’auvent de l’aître a disparu (certains auvents étaient portés par des piliers de bois, tandis que d’autres étaient en pierre de taille). Il en résulte une jolie harmonie quand on se promène dans le village.

Sur la maison à droite, on voit l’escalier desservant l’étage d’habitation et l’aître
L’auvent a parfois disparu mais l’architecture des maisons reste typiquement vivaraise.

Un autre élément remarquable à Boucieu-le-Roi est son chemin de croix, conçu sur le modèle d’un Grand Voyage. Un grand voyage était un chemin de croix extérieur, ponctué de stations chapelles, idéalement utilisant la topographie locale pour rappeler celle des différents lieux de Jérusalem par lesquels Jésus est passé durant sa Passion (on peut trouver un autre exemple de Grand Voyage à Romans-sur-Isère). Le but du grand voyage est de permettre de vivre le pèlerinage de Jérusalem à ceux qui n’ont pas la possibilité de se rendre sur place. Le chemin de croix de Boucieu se compose de 35 stations chapelle, et fait le tour du village. A l’origine, il en comportait 39, mais suite aux destructions de la Révolution Française, 4 emplacements n’ont pas pu être retrouvés.

Le grand voyage de Boucieu a été créé par le père Pierre Vigne au XVIIIe siècle. Né à Privas, formé par les Lazaristes de Lyon, Pierre Vigne devient prêtre missionnaire itinérant, suivant l’exemple de Saint François Régis qui avait œuvré un siècle plus tôt entre Vivarais et Velay. Pierre Vigne s’installe à Boucieu entre deux missions à partir de 1712, où il fondera aussi la communauté des Soeurs du Saint Sacrement (aujourd’hui installée à Valence). Figure notable de l’histoire locale ayant laissé son empreinte dans la vie catholique, il a été béatifié en 2004 par le pape Jean-Paul II. Aujourd’hui encore, le chemin de croix de Boucieu attire un grand nombre de pèlerins, en particulier le Vendredi Saint.

Une station chapelle du chemin de croix dans la montée vers l’ancienne maison des Soeurs du Saint Sacrement. Les peintures des scènes de la Passion ont été remplacées par des bas-reliefs de Dante Donzelli dans les années 1960.
L’église Saint Jean Baptiste abrite la sépulture du Bienheureux Pierre Vigne
Les stations chapelles ont parfois été intégrées au bâti, comme celle sur la droite de la photo.

Retour vers la vallée du Rhône

De Boucieu, je suis redescendue dans la vallée du Rhône en longeant la rivière. La route permet en particulier de traverser les gorges du Doux, et d’apercevoir leur mythique voie ferrée. Elle est toujours régulièrement empruntée par le Mastrou, un train à vapeur.

Je n’ai pas fait d’autres arrêts car la journée était déjà bien avancée. Toutefois si vous avez envie de prolonger le road-trip, vous pouvez partir en direction de Saint Félicien au lieu de revenir directement dans la vallée du Rhône. Il est également possible de profiter du passage par Tournon pour découvrir la ville et ses environs. Voici quelques idées que j’ai pu tester au fil de temps :