[Drôme] à la recherche des orchidées sauvages

Chaque année depuis que je vis dans la Drôme, je pars à la recherche des orchidées sauvages sur les talus, sur les bas-côtés et dans les prairies. J’ai découvert leur existence un peu par hasard : une petite anacamptis pyramidale avait poussé au milieu de ma pelouse lors de mon premier printemps ici ! En voulant l’identifier, j’ai appris que les orchidées sauvages étaient nombreuses autour de chez moi et très variées. Cela a été le début d’une passion saisonnière !

J’ai depuis identifié plusieurs endroits où elles ont leurs habitudes et que je vais visiter au fil du printemps. En effet, toutes les orchidées ne fleurissent pas au même moment. Grosso modo, la floraison s’étale de fin février/début mars à courant juin selon les variétés et l’emplacement. De même, toutes les orchidées sauvages que l’on peut trouver dans les environs ne poussent pas partout. Enfin, chaque année, c’est un peu la surprise car la floraison est aussi fortement impactée par les conditions météo, mais aussi par ce qu’il s’est passé sur le terrain où elles sont depuis l’année précédente.

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Les premières à fleurir sont les orchis géants. Avec leur grande taille, elles sont assez faciles à repérer. Et, comme on peut en trouver sur pas mal de talus et champs en friche, elles me permettent de facilement savoir que la saison est lancée. Il me suffit d’ouvrir l’œil lorsque je roule sur des routes de campagne, en allant au centre équestre par exemple.

Cette année, c’est au cours d’une balade dans le sud de l’Ardèche que j’ai vu la première, mi-février. Dans les semaines suivantes, j’en ai repéré au bord des routes. Il était temps d’aller faire un tour là où les deux dernières années j’avais trouvé des orchis géants mais aussi des ophrys début mars : sur les bords du Rhône à Bourg-lès-Valence.

C’est avec Melle 3e que nous sommes parties en exploration un dimanche matin. Bien sûr, nous avons d’abord repéré les orchis géants. Mais, maintenant que nous savons où les trouver, nous n’avons pas mis trop longtemps à apercevoir les ophrys de mars. Pourtant, ils étaient encore en tout début de floraison, et avec leur toute petite taille (les plus grands individus font à peine 10 centimètres de haut) et leurs couleurs, ils ont tendance à se faire discret dans l’herbe. A partir de ce moment-là, il était inutile de me chercher ailleurs qu’au ras du sol, multipliant les photos….

Orchis géant

Oprhys de mars
Bourg-lès-Valence – Drôme – 6 mars 2022

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La neige qui est tombée tout début avril a conduit à un télescopage entre printemps et hiver. En me promenant sur les hauteurs de Montvendre, je n’ai pu que remarquer quelques orchis géants pris dans la neige….

Orchis géant
Montvendre – Drôme – 2 avril 2022

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Mi-avril, le printemps a fait son retour. En passant sur une route de campagne, mon oeil a été attiré par des « tâches » roses sur le bas côté (les orchidées aux couleurs vives sont plus faciles à repérer que les ophrys qui sont champions du camouflage !). Comme il y a souvent des orchidées dans ce secteur, je me suis arrêtée afin d’aller vérifier. Et effectivement, il y avait de nombreux orchis singes en début de floraison. J’aime bien la façon dont les fleurs se tortillent. Elles me font penser au jeu SOS Ouistiti auquel les enfants jouaient quand ils étaient petits !

Orchis singes
Montvendre – Drôme – avril 2022

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Courant mai, je suis retournée à des endroits où j’avais l’habitude de trouver des orchidées les années précédentes. Mais j’étais un peu trop tôt, et les orchidées n’y étaient pas encore en fleurs… J’essaierai donc d’y repasser dans les jours qui viennent.

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Rappel : les orchidées sauvages sont fragiles, et pour la plupart d’entre elles, protégées. Il ne faut en aucun cas les cueillir. Il convient également de faire attention à ne pas piétiner les jeunes pousses et donc d’être très prudent de là où on pose les pieds quand on se trouve dans un lieu où les orchidées poussent.

[petits moments] aux Iris du Grand Barbu

Aller se promener au Jardin des Iris du Grand Barbu est un plaisir chaque année renouvelé ! Nous nous y rendons même souvent plusieurs fois chaque printemps, car chaque fois, le spectacle des iris en fleurs est différent : lumière du midi ou du soir, évolution de la floraison au fil du temps… Cela se joue sur des détails mais ce sont eux qui rendent chaque promenade unique.

Cette année, nous n’avons pas dérogé à notre désormais tradition printanière. J’y suis ainsi allée deux fois : seule un samedi après-midi et accompagnée de Melle 3e un soir de semaine après une journée de travail (et de lycée pour elle). Les deux sorties ont été de doux moments, véritables parenthèses de douceur au cœur de semaines au rythme effréné.

Le samedi, il y avait foule pour venir (re)découvrir ce jardin merveilleux. Comme chaque année, j’ai été accueillie par Daniel, le jardinier qui cultive et créé ces fabuleuses fleurs, et n’est pas avare lorsqu’il s’agit de partager sa passion. J’avais été un peu peinée lorsque j’avais vu dans son mail annuel d’annonce de la floraison que 2022 serait la dernière saison du jardin… Mais entre temps, un nouvel évènement est survenu et Daniel a trouvé un autre passionné pour reprendre le flambeau : il y aura bien de nouvelles saisons aux Iris du Grand Barbu.

Cette information importante en poche, je suis partie appareil photo en bandoulière au fil des chemins tracés autour des iris, en suivant les flèches pour ne louper aucune variété. Et comme chaque fois, cela a été un émerveillement d’où je suis revenue avec plus de 150 photos (vous devez donc comprendre par là qu’il va y avoir beaucoup de photos dans cet article !).

Comme Melle 3e n’avait pas pu m’accompagner le samedi, nous y sommes allées ensemble un soir de la semaine suivante. Le soleil commençait à baisser sur l’horizon, et baignait le jardin d’une lumière dorée. La chaleur de la journée avait diffusé les parfums des iris et c’était un ravissement pour l’odorat. J’avais de nouveau sorti mon appareil photo, essentiellement pour essayer de capter la si jolie lumière de la fin de journée (vous devez donc comprendre par là qu’il va y avoir vraiment beaucoup de photos dans cet article !).

Je ne sais pas si j’en aurai le temps, mais je ne peux pas exclure de retourner une fois de plus profiter des iris du Grand Barbu avant la fin de la saison !

Iris du Grand Barbu – Chabeuil – Drôme – mai 2022

(*) Le jardin des iris du Grand Barbu est un jardin privé, ouvert au public durant le mois de mai. Il est possible d’acheter des iris : il suffit de les commander lors de la visite et ils seront à récupérer durant l’été. Bien entendu, il est indispensable de respecter le travail des jardiniers en faisant attention à ne pas abîmer les iris lors de la visite.

(*) Si vous voulez voir les floraisons des années précédentes:

[projet 52-2022] semaine 19 – fleuri

Fleuri… Voilà un thème du projet 52 parfaitement de saison ! Il n’y a que l’embarras du choix en ce moment, que ce soit dans les parcs, sur les bas côtés des routes ou dans les champs.

J’aurais bien aimé prendre en photo les genêts dont le jaune éclatant a accompagné ma traversée du Forez (par l’autoroute) il y a 2 semaines, mais je manquais de temps pour m’arrêter (ou plutôt je manquais d’envie de prendre du temps alors que j’avais 4 heures de route à parcourir… à l’aller et au retour). Et je n’ai pas encore trouvé de champ de coquelicots à ma convenance cette année.

Mais je suis allée me promener dans mon iriseraie préférée, et cette année encore j’ai été subjuguée par les formes et les couleurs (et je vous en reparle bientôt !).

Je crois que c’est la première fois que je me rendais compte que plusieurs fleurs peuvent pousser sur la même tige d’iris !

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Pour découvrir les photos fleuries des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[Drôme] écouter le printemps au Parc Jouvet

A la fin du mois de mars, juste avant que début avril ne voit le retour d’une vague de froid hivernal, j’ai profité d’une fin de journée de télétravail pour aller voir les magnolias en fleurs au Parc Jouvet. Mais, alors que je pensais aller admirer la beauté du printemps, ce sont finalement les sons de celui-ci qui m’ont le plus marquée lors de cette promenade.

Arrivée sur place en toute fin d’après-midi, presque en début de soirée, après avoir laissé ma voiture de l’autre côté de la gare de Valence Ville et fait une course rapide dans une boutique du centre-ville, j’ai traversé le Champ de Mars qui bruissait des rires des lycéens profitant d’un moment de détente entre la fin des cours et le retour à la maison. Alors que je descendais les escaliers vers le parc, les bruits de l’agitation urbaine s’estompaient progressivement. Puis, le son des jets d’eau présents dans le haut du parc ont couvert les murmures de la ville.

J’ai emprunté le chemin qui partait sur ma gauche afin de rejoindre assez rapidement la maison du gardien et surtout les jolis magnolias qui se situent à côté. Mais je me suis laissée happer par les jonquilles le long du canal. Couchée dans l’herbe pour essayer d’attraper délicatesse dans la lumière déclinante, j’entendais des bribes de conversations provenant des bancs alentour, joyeuses retrouvailles en prévision du week-end débutant.

Au pied des magnolias, tables et bancs étaient tous occupés. Une dame qui profitait du soleil de la fin de journée pour lire et m’a vu prendre les arbres en photo a trouvé là l’occasion d’engager la conversation autour de la douceur ambiante, du printemps éclatant et de la lumière déclinante.

Un peu plus loin, de la volière des perruches s’échappent des pépiements joyeux auxquels répondent des rires d’enfants charmés. Le long de la mare aux canards, entre battements d’ailes et coups de pattes palmées, les exclamations des plus jeunes cherchent à attirer l’attention des volatiles. Plus bas, l’ambiance est plus calme, conversations discrètes de personnes plus âgées, que ce soit sur les bancs ou sur les pelouses.

Alors que je remonte le canal, mon oreille est titillée par un tonitruant concert de coassements. La saison des amours bat son plein chez les grenouilles et elles le font savoir tout autour de la mare dont les abords ont été dégagés de leurs encombrants végétaux. C’est véritablement un spectacle audio-diffusé, et nous sommes nombreux à l’écouter de longues minutes ! Même les cris et les rires des enfants sur l’aire de jeux voisine ne parviennent pas à supplanter les bruits des batraciens…

Finalement, je rejoins une zone plus calme, au son de l’eau qui s’écoule dans un canal bordé de magnolias. C’est là un point de rendez-vous à l’entrée du parc et plusieurs personnes attendent silencieusement, perdus dans la contemplation des lieux.

Il est temps pour moi de revenir à la ville dont les sons se rapprochent à travers ceux des jets d’eau, des rires et des conversations enjouées.

Descendre vers le cœur du Parc Jouvet
Passer sous les arbres en fleurs
Jonquilles au bord du canal
La maison du gardien bordée par les magnolias en fleurs
S’émerveiller devant les fleurs épanouies
Dans la lumière du soir naissant…
Les jolies couleurs des feuilles des érables du Japon
Feuilles & fleurs
Tulipes éclatantes
J’aime beaucoup le charme romantique de cet endroit
Attendre sous les magnolias

Parc Jouvet – Valence – Drôme
mars 2022

(*) Conçu au tout début du XXe siècle, le parc Jouvet s’étale sur environ 7 hectares au pied du centre-ville. L’accès est libre chaque jour de l’année, les horaires d’ouverture et fermeture variant légèrement selon les saisons.

[projet 52-2022] semaine 14 – printemps

Afin de clarifier les choses, je n’ai pas eu de souci avec mon calendrier en prévoyant le thème Printemps du projet 52 cette semaine. Je souhaitais en effet que ce thème n’arrive pas trop tôt afin que les effets visuels du printemps aient eu le temps de s’installer dans toutes les régions !

Chez moi, les premières fleurs arrivent tôt, dès la fin février dans certains vergers… Je vous ai d’ailleurs déjà montré les premières floraisons de ce printemps.

Pour illustrer ce thème, j’ai choisi d’autres fleurs, de celles que l’on prend moins souvent en photo car elles n’ont pas les couleurs, douces ou éclatantes, des autres fleurs. Les chatons poussent sur certains arbres et émettent beaucoup de pollens. En effet, la fertilisation est uniquement le fait du vent et leur pollen est donc très volatile (ils sont ainsi responsables de pas mal d’allergies saisonnières).

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Pour voir le printemps chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Drôme] Montmeyran, par hasard

Parfois, je pars me balader en sachant exactement où j’ai envie d’aller, mais il m’arrive également de n’avoir aucune idée, de ne pas avoir pensé à mon lieu de promenade. Alors, je fais en sorte de laisser le hasard décider pour moi. Ce samedi-là, j’étais dans cette situation… et je me suis retrouvée à Montmeyran.

Après avoir déposé Melle 3e au centre équestre puis Mr 1er à Valence, je n’avais aucune idée d’où me promener. Je savais juste que je ne voulais pas d’une sortie longue, car j’étais déjà bien fatiguée de la semaine écoulée. D’une petite route à la suivante, je suis arrivée à proximité de Montmeyran.

C’est un village où je suis souvent passée en voiture car il était sur le trajet quand j’emmenais Vador à son hôtel (en fait, une pension pour chats) avant de partir en vacances. Je m’y étais ainsi quelquefois arrêtée pour une course rapide. Mais je n’avais jamais remarqué la colline surplombant le village !

Je ne sais pas si quelque chose a changé (des arbres qui auraient été coupés ? ) ou si c’est la façon dont le soleil l’éclairait, mais soudainement, j’ai « vu » cette colline… J’ai même cru y deviner une Vierge du Vœu (ce sont des statues de la Vierge Marie, érigées dans les villages drômois épargnés par les bombes en 1944 et qui font suite à un vœu émis par l’évêque de l’époque). Plus de doute, c’était là qu’il fallait que j’aille !

Après avoir stationné ma voiture sur le parking de la mairie, je suis partie un peu au hasard à l’assaut de la butte qui domine le village. J’ai croisé quelques chats au regard interrogateur. J’ai fait demi-tour au fond de plusieurs impasses. Mais, finalement, j’ai fini par trouver une rue en pente qui se poursuivait par un chemin piéton.

Très vite, le sentier quitte le couvert des arbres et monte à l’assaut d’une colline aux pentes couvertes de végétation rase. Partout autour de moi, des petites fleurs jaunes poussent sur la terre sèche. Je lève les yeux, et au pied de la Vierge du Vœu, j’aperçois un groupe d’ados à VTT. Certains scrutent le ciel avec jumelles et lunette d’observation. De là où je suis, la scène a de faux airs d’un remake de Stranger Things (même si je n’ai jamais entendu parler d’un laboratoire secret dans le secteur…).

Je poursuis jusqu’à arriver au pied de la statue. De là, j’ai une vue à 360° sur les environs : la montagne de la Raye, le synclinal de Saoû, la plaine de Valence… La lumière crue du début d’après-midi tranche avec la brume de chaleur qui enserre le paysage.

Alors que je m’apprête à redescendre, j’avise dans le sous bois voisin un vestige de mur arrondi. Je comprends alors pourquoi la rue que j’ai empruntée s’appelle « rue de la Tour ». Je suis à proximité des ruines de l’ancien château médiéval de Montmeyran… dont je ne savais pas qu’elles existaient ! Cependant, compte-tenu de la vue dégagée, je ne suis pas étonnée qu’un château ait été construit ici au Moyen-Âge.

Je m’engage donc sur la petite sente qui conduit à la tour ruinée. De là, j’aperçois un pan de mur vertical un peu plus loin dans le bois, un peu plus haut que la tour également. Là encore, l’accès se fait via un petit sentier dessiné à travers la végétation. Si la tour avait des airs de construction défensive, ce mur semble avoir appartenu à une partie plus habitée de l’ancien château. (Il y a une autre tour que j’ai aperçue un peu plus bas sur la colline, à l’opposé du village, mais je n’étais pas chaussée pour une marche sur un sentier plus hasardeux et je n’y suis pas allée. Après quelques recherches sur internet, il semblerait que cette 3e tour soit sur une propriété privée de toutes façons.)

En redescendant de la colline, je repense aux concours de circonstances qui m’ont conduite à y venir et à trouver ces ruines. Je me demande comment je n’ai jamais entendu parler de ces vestiges situés à même pas 10 kilomètres de chez moi. Mais surtout, je me réjouis car si après 10 ans, je parviens à être surprise à moins de 10 km de la maison, c’est qu’il me reste encore plein de lieux à découvrir sans avoir besoin d’aller loin !

Stranger Things ?
Au fond, on distingue la montagne de la Raye
Tapis de fleurs jaunes
La Vierge du Vœu de Montmeyran
Dans la végétation, apercevoir un mur arrondi….
Ruine médiévale
Dans les rues du village

Montmeyran – Drôme – mars 2022

(*) L’accès à la colline et donc à la Vierge du Vœu et aux deux vestiges que je montre dans cet article est entièrement libre. Il faut bien entendu être prudent, surtout au pied des ruines.

(**) J’ajoute donc Montmeyran à la liste des châteaux ruinés que j’ai pu voir dans les environs. Il rejoint ainsi en particulier la colline de la Gontarde à Chabeuil, le château des Cornillans, les ruines de Rochefort Samson, le château des Pellafols, la Tour de Crest, Chateau Rompu à Chateaudouble, la Tour de Barcelonne

(***) Parmi les Vierges du Vœu des environs, vous pouvez apercevoir ici celles de Chabeuil, Upie, Peyrus, Chateauneuf-sur-Isère, …

[petits moments] bonjour Printemps !

Chaque année, je scrute l’arrivée du printemps, et surtout celle des premières fleurs. Comme vous le savez peut-être (sans doute ?) déjà, j’aime beaucoup prendre les fleurs en photos. Je commence à devenir impatiente de retrouver les fleurs sauvages ou cultivées dès que les jours se mettent à rallonger de façon notable (mon point de repère est lié au fait que le jour est levé ou presque quand je prends le train le matin, et qu’il ne fait pas encore nuit quand j’en descends le soir à la gare, ce qui se situe globalement fin février). Je me mets alors à scruter les bas côtés des routes de campagne et les arbres dans les vergers à la recherche de signes de floraison. Et petit à petit, j’aperçois des fleurs dans les arbres fruitiers ou des petites tâches de couleur au bord de la route. Je note alors mentalement de revenir avec l’appareil photo ou qu’il est temps d’aller voir si le printemps a gagné mes spots favoris pour les fleurs sauvages….

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Mais, je n’ai pas forcément besoin de sortir de chez moi pour voir le printemps approcher. Il me suffit de faire attention à ce qu’il se passe dans ma cour. En effet, les petites jonquilles (dont j’ai planté les bulbes durant le premier automne dans ma maison, en 2016) y fleurissent autour de la mi-février.

Dans la cour – mi-février 2022

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Ce sont généralement les orchis géants qui « lancent » la saison des photos de fleurs sauvages. Autour de chez moi, ils fleurissent vers le début du mois de mars, par exemple le long du Rhône à Bourg-lès-Valence ou sur certains talus que j’ai pu repérer. Mais cette année, c’est mi-février en sud Ardèche que j’ai trouvé « mon » premier spécimen fleuri… et même si la photo n’est pas terrible (la lumière en plein milieu de journée n’est pas idéale…), j’aime la symbolique de « ma première orchidée sauvage de l’année » !

Saint Montan – Ardèche – 17 février 2022

(Je vous emmènerai dans les prochaines semaines à la recherche des orchidées sauvages dans toute leur diversité…)

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Les hellébores sont aussi des fleurs précoces et on trouve des variétés sauvages assez facilement au bord des chemins ombragés, en sous-bois.

Bois des Naix – Bourg de Péage – Drôme – février 2022

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Les jonquilles commencent à faire leur apparition dans les parcs et plate-bandes à compter de la fin février. J’aime bien aller au Bois des Naix à Bourg de Péage où elles sont nombreuses à agrémenter les grandes pelouses, mais également au Parc Jouvet à Valence. J’apprécie également de les voir le long de certaines rues ou sur quelques ronds-points valentinois.

Début de floraison des jonquilles au Bois des Naix
Bourg de Péage – Drôme – fin février 2022

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Il est difficile de passer à côté de la floraison des vergers quand on circule quotidiennement sur les routes drômoises. L’arboriculture est en effet très présente dans plusieurs secteurs, dont la plaine de Valence. Il y a ainsi de très nombreux champs d’arbres fruitiers et c’est chaque année un vrai plaisir de les voir fleurir. Ce sont les abricotiers précoces qui ouvrent le bal, généralement fin février. Les autres variétés d’abricots et de pêches suivent alors, puis c’est le tour des cerisiers et des autres fruitiers. Durant quelques brèves semaines, les champs sont parés de blanc et de rose.

Cette année, j’ai pu m’arrêter prendre quelques photos alors que la floraison venait tout juste de débuter dans un champ d’une variété précoce d’abricots. (Malheureusement un épisode de gel nocturne est survenu quelques jours après, faisant des dégâts importants sur les fleurs fragiles…)

Chateauneuf sur Isère – Drôme -fin février 2022

J’y suis retournée deux semaines plus tard. La floraison était alors nettement plus avancée. Ainsi les champs de pêchers étaient parés du rose de leurs fleurs, parmi lesquelles de petites feuilles vertes commençaient à faire leur apparition. Toutes ces fleurs ne manquaient d’ailleurs pas d’attirer les abeilles qui se trouvaient fort affairées à butiner. La récolte du pollen semblait d’ailleurs fructueuse si l’on en croit les gros paquets jaunes qui venaient alourdir leurs pattes !

Au cœur des champs en fleurs
On remarque certains pétales abimés par le gel. Ce verger a été protégé des effets du froid par l’allumage de bougies de paraffine.
Les abeilles sont au travail !

Chateauneuf-sur-Isère – Drôme – mi mars 2022

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[Drôme] le printemps au jardin zen d’Erik Borja

J’étais déjà allée au jardin zen d’Erik Borja en automne. Cette fois, j’avais envie de le découvrir au printemps. J’ai donc profité du lundi de Pentecôte où je ne travaillais pas pour y aller.

La météo n’était pas au beau fixe et j’ai même eu droit à quelques gouttes de pluie au cours de la promenade. Peu importe, cela n’enlève rien au charme des lieux.

Sitôt le pavillon d’accueil franchi, je suis plongée dans un autre monde, où le végétal règne en maître. A peine voit-on parfois le minéral venir tenter de lui ravir la place, mais toujours avec discrétion.

Dans le jardin, au bord des pièces d’eau, les iris sont en fleurs et les grenouilles paradent. Un peu partout, l’eau s’écoule, profitant des bénéfices des jours de pluie qui ont précédé. Le glougloutement ajoute à la sensation d’apaisement.

Je déambule sans parcours précis. Je cherche juste à profiter de la beauté et du calme des lieux. Je m’assied sur les bancs. Je respire l’atmosphère de sérénité qui berce l’endroit. Le temps s’écoule doucement, paisiblement. L’instant semble complètement suspendu.

Je croise quelques autres visiteurs. Je m’aventure à jeter un œil dans la bambouseraie. La densité des troncs est toujours impressionnante.

Au bord de l’étang, je cherche les grenouilles du regard. Certaines se reposent sur les feuilles des nénuphars. Un peu plus loin, la floraison des nymphéas a débuté, ponctuant le sombre de l’eau de touches de couleurs gaies. Le printemps est bel et bien à l’œuvre. Il suffit de jeter un œil aux pivoines et rosiers disséminés ici ou là au cœur des massifs.

Je termine la balade par un détour dans le jardin méditerranéen. Il permet faire une transition en douceur du voyage au Japon au retour dans la Drôme.

Jardin Zen d’Erik Borja – Beaumont-Monteux – Drôme – mai 2021

(*) Les horaires et conditions de visite du jardin Zen d’Erik Borja sont à retrouver sur le site internet du jardin.

[Drôme] randonnée printanière à Peyrus

Ce moi de mai ayant été particulièrement pluvieux, j’ai essayé de saisir chaque moment de beau temps pour aller me promener (en dehors de mes heures de travail, bien entendu…). C’est ainsi qu’après plusieurs jours de pluie, nous avons, avec Mr 2e, enfilé nos chaussures de rando pour une balade au pied du Vercors à Peyrus.

Nous sommes partis du fond du ravin des Chichats par le chemin des Moines. Nous étions déjà allés nous promener par là l’hiver dernier, avec la neige. Cette fois, les paysages sont nettement plus verdoyants. Arrivés au niveau du croisement avec le chemin de Drogue, au lieu de continuer à monter, nous avons opté pour la direction des Condamines, sur notre gauche.

Le paysage y est plus ouvert et nous offre de jolis points de vue en direction de la plaine de Valence et plus loin à l’horizon des montagnes ardéchoises. Tout autour de nous, le printemps s’épanouit. Les prés sont colorés d’une multitude de petites fleurs, tandis que les ruisseaux glougloutent, gonflés par les récentes pluies.

En continuant sur le chemin, nous arrivons d’ailleurs à un gué : le ruisseau traverse le chemin avant de cascader et de s’enfoncer au cœur des prés. Quelques bêlements de moutons viennent à peine troubler le calme des lieux. puis, le sentier monte légèrement et nous conduit à la lisière d’un bois.

Là, dans la prairie, je repère rapidement quelques orchidées sauvages, des orchis singes (orchis simia) dont le rose contraste avec le vert de l’herbe de printemps. Puis en m’approchant, je remarque quelques orchis brûlés (neotinea ustulata) et enfin je vois des céphalanthères à longues feuilles (Cephalanthera longifolia). Je suis particulièrement ravie de voir plusieurs individus de celles-ci qui manquaient un peu à mon tableau de chasse photographique (j’en avais juste vu une, une seule fois, sur les hauteurs de Combovin, mais elle était un peu abîmée). Enfin, en regardant dans le sous-bois, pile dans un rayon de soleil, ce sont quelques orchis mâles (orchis mascula) qui m’attendaient.

Après cette récolte photographique fructueuse, nous avons pris le chemin du retour en repartant sur nos pas… et en jouant encore un peu dans le gué du ruisseau !

Après les pluies, les ruisseaux ont un joli débit
Vue sur les roches de Treillaras
Vert printemps !
Marcher au pied de la montagne
Au loin, on devine la montagne ardéchoise
Prairie fleurie
Suivre le chemin…
Orchis singe (orchis simia)
Orchis brûlé (neotina ustulata)
Orchis mâle (orchis mascula)
céphalanthère à longues feuilles (Cephalanthera longifolia)

Peyrus – Drôme – mai 2021