[Drôme] admirer le printemps au Parc Jouvet

Profitant d’avoir un peu de temps à attendre en ville un matin ensoleillé, je suis allée faire un tour au Parc Jouvet. Y étant assez tôt, les allées et pelouses n’étaient pas encore remplies de monde, et j’ai pu prendre le temps de photographier le printemps.

Chaque saison apporte son lot de jolies images dans le parc. Au printemps, c’est tout d’abord la floraison des jonquilles qui marque la sortie de l’hiver. Fin mars, il était un peu tard pour la plupart qui avaient déjà fané. Mais les tulipes étaient en train de prendre le relais. Au hasard d’un coin d’herbe, j’ai aussi remarqué quelques jacinthes des bois.

Mais ce qui fait le plus le charme du parc au printemps, c’est la floraison des magnolias. Comme il avait plu la veille, certains pétales étaient un peu abimés mais les couleurs différentes de chaque arbre sont un vrai plaisir. Blanc, rose, jaune : il y en a pour tous les goûts. Si on trouve plusieurs arbres un peu partout dans le parc, c’est auprès de la maison du gardien qu’il y en a la plus forte concentration. Difficile de ne pas tomber sous le charme !

J’ai alors continué mon tour en direction de la mini-ferme où les moutons se reposaient à l’ombre, puis j’ai fait le tour de la mare aux canards. C’est en regagnant la grande pelouse que j’ai croisé une cane avec ses petits qui traversaient tranquillement en direction d’un des canaux qui traversent le parc.

Un dernier coup d’oeil aux massifs colorés et aux jets d’eau, il est temps de monter l’escalier qui me ramène au Champ de Mars.

Jacinthes des bois
Sans doute un de mes endroits préférés dans le parc… comme une salle de bal sous les platanes.
Les magnolias sont en fleurs
La famille Canard (il y avait bien une dizaine de canetons, mais c’était compliqué d’avoir tout le monde dans le champ !)
Les pavots aux pétales froissés
Jeux d’eau

Parc Jouvet – Valence – Drôme – mars 2021

[les états d’esprit du vendredi] 2 avril 2021

Les états d’esprit du vendredi sont un exercice de style lancé par Zenopia et The Postman (qui ne bloguent plus maintenant). La règle est simple : on complète les différentes rubriques le vendredi.

[Vendredi 2 avril 2021] – [début xx.xx] [rédigé jeudi 1er avril tard… et programmé]

Fatigue : absolument normale

Humeur : toujours bonne

Estomac : ça y est : les fraises locales sont arrivées sur les étals !

Condition physique : convenable

Esprit : vagabond

Boulot : on a pas mal de soucis de cohérence sur les discours qui sont tenus par rapport au télétravail.

Culture : Je croyais que je n’avais pas vu la 3e saison de Quantico… mais en commençant à la re-regarder, je me rends compte que si !

Penser à : passer à la médiathèque chercher mes réservations

Avis perso : j’ai nettoyé le salon de jardin et ai recommencé à déjeuner dans la cour cette semaine. Que c’est agréable !

Message perso : Joyeuses fêtes ! (ici, tout le monde dit Joyeuses Fêtes aussi pour Pâques… et chaque année, cela me met en joie ! )

Loulous : c’est reparti pour une semaine de cours en distanciel pour les plus jeunes. Mr 1er aura, lui, quelques cours en présentiel.

Amitiés : il y a de fortes chances que je ne croise plus les copains du train et les collègues pendant quelques semaines…

Sorties :  au marché samedi… dans un rayon de 10 km et selon la météo dimanche et lundi.

Divers : j’ai commandé ma nouvelle paire de lunettes….

Courses : au marché en particulier pour des fraises et des asperges.

Envie de :  prendre l’air

Pic : Samedi dernier, en faisant un tour au parc après le marché, j’ai eu le plaisir de croiser la famille Canard au grand complet !

[fin xx.xx ]

[Drôme] début d’automne au Parc des Trinitaires

Lors d’un récent passage dans le quartier de la Comète, je m’étais dit qu’il faudrait que je retourne au Parc des Trinitaires. Courant octobre, après un saut aux locaux rock, j’ai profité d’un beau dimanche matin pour y aller.

Situé dans Valence, le Parc des Trinitaires s’étend sur 4 hectares aux portes de la ville. Autrefois propriété de l’ordre des Trinitaires, il a été racheté par la ville à l’aube des années 1980. Laissé sans entretien pendant plusieurs décennies, la nature a repris ses droits dans le parc et une petite forêt urbaine couvre maintenant une partie de l’emprise.

Bordé par le ruisseau de l’Epervière, qui prolonge le canal du même nom traversant le Parc Jouvet voisin, il est également traversé de multiples petits canaux ayant servi à l’irrigation lorsque les lieux étaient occupés par la congrégation religieuse. Les soeurs y faisaient en effet du maraîchage et vendaient leurs légumes.

Aujourd’hui, le parc est un lieu de promenade bucolique et agréable, un havre de paix à quelques pas du centre ville (et de l’autoroute…). Joggers, familles et promeneurs de chiens s’y croisent le dimanche matin.

Avec l’arrivée de l’automne, les arbres commencent à se parer de leurs couleurs mordorées…. Au sol, des cyclamens discrets jouent à cache cache entre ombre et lumières sous le couvert de branches basses.

Le temps s’écoule paisiblement. Soumis à une pression immobilière constante, il apparait que ce lieu doit continuer à être préservé et défendu pour le plaisir de tous, pour que même en ville il soit possible de trouver un bout de nature préservée.

Canal d’irrigation au coeur du parc
Les eaux claires du ruisseau de l’Epervière
Couleurs d’automne
Cache-cache sous les feuilles du lierre
Délicats cyclamens
Entre ombre et lumière
Le charme des petits canaux….

Parc des Trinitaires – Valence – Drôme – octobre 2020

(*) Plusieurs accès sont possibles pour le Parc des Trinitaires : depuis le quartier de la Comète via la 2e impasse de la Comète, depuis le parking de l’avenue Maurice Faure situé en surplomb du parc, depuis les locaux rock, depuis le quartier de Valensolles par l’allée de l’Epervière…
Le tour complet du parc fait environ 1.5 km

[Ardèche] balade au jardin d’Eden

J’avais plusieurs fois entendu parler du Jardin d’Eden de Tournon sans jamais avoir eu l’occasion d’y aller. Mi-septembre, alors que l’été s’attardait en de fortes chaleurs, je me suis dit que ce lieu ombragé pourrait être une jolie sortie.

Le Jardin d’Eden est situé sur la pente du coteau qui domine la ville de Tournon, entre deux des anciens remparts. En effet, le système de défense de Tournon se composait de murs descendant le long du coteau disposés de façon à former des entonnoirs, et surmontés de tours de guet. Au niveau de la ville la largeur des passages était de moins d’un 1m50, ce qui formait des goulets d’étranglement où il était facile de coincer les assaillants (et de les massacrer..). Après la fin des périodes tourmentées, des jardins ont été installés entre les murs, en partie protégés par ceux-ci.

Le terrain aujourd’hui occupé par le jardin d’Eden appartenait autrefois à une communauté monastique qui avait transformé le coteau en terrasses pour en faire un jardin vivrier. Dans le haut du jardin, une source alimentait un bassin permettant de soigner les maladies de peau (l’Ardèche est riche en sources anciennes, utilisées à des fins médicales depuis des siècles…). L’eau descendait ensuite, pour permettre l’arrosage des cultures. De nos jours, le débit de la source n’est plus suffisant et l’eau ne cascade plus le long du coteau.

Lorsque l’actuel propriétaire a acheté le terrain, une friche forestière s’était installée dessus et depuis plus de 10 ans, petit à petit, le jardin est défriché et retravaillé. La situation géographique ne facilite pas les choses puisque tout doit être monté à la main vers le haut du jardin, qu’il s’agisse de matériaux pour les aménagements, de terre pour les sols, ou de mobiliers. La tâche est titanesque, et cela se ressent dans les choix qui ont pu être faits pour l’aménagement.

Pensé comme un havre de paix, entre jardin mystique et flânerie romantique, le jardin peine à tenir ses promesses en cette fin d’été trop sec. Heureusement, la vue sur les toits de Tournon et le panorama sur la vallée du Rhône et la colline de l’Hermitage apportent une bonne dose d’émerveillement.

Nombre de ferronneries présentes dans le jardin sont d’anciennes grilles de concessions de cimetière
Bassin de nénuphars… l’une des plus charmantes pièces d’eau du jardin
Le jardin s’étire le long du coteau…
Vue sur la colline de l’Hermitage… par dessus les platanes de la place du quai Farconnet
Vue sur les toits de Tournon. On remarque en particulier le château et la collégiale.
Le charme de celles qui poussent sans avoir été invitées…

Jardin d’Eden – Tournon – Ardèche – septembre 2020

(*) La visite du jardin est payante. Les informations sur les tarifs et ouvertures sont à retrouver sur leur site internet.
Il faut sans doute préférer y aller au printemps car en fin d’été, tout est très sec, et il n’y a presque plus de fleurs… rendant l’ensemble sans doute moins harmonieux
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[Auvergne] Montluçon, cité médiévale

Montluçon a été mon étape sur la route du retour des vacances. Arrivée en fin d’après-midi un dimanche, et après pas mal d’heures de conduite, j’en ai profité pour aller découvrir à pied la cité médiévale.

Situé aux confins de plusieurs régions historiques, l’histoire de Montluçon commence à l’Antiquité, et même si la cité est au départ moins puissante que sa voisine Néris, sa situation géographique la rend stratégique. Ainsi les Wisigoths s’y installent au IVe siècle avant que Clovis ne vienne conquérir Berry et Auvergne. Au Xe siècle, la puissance de Montluçon est acquise et elle résiste aux invasions que subit la région. La seigneurie de Montluçon, rivale de celles des Bourbons, sera unie à celle-ci dans le courant du XIe siècle suite à des aléas de succession. A la frontière entre le duché d’Aquitaine et le royaume de France, le bourbonnais passe sous domination de l’un et l’autre alternativement. Au fil des siècles, la ville devient fortifiée, et un château fort est édifié sur le rocher autour duquel s’articule la ville. Le plan de ce château sera finalement revu et une élégante galerie aux larges ouvertures sera construite. La ville s’est développée autour du château et des églises correspondant aux deux paroisses du Moyen-Âge.

Arrivée par l’avenue Marx Dormoy (percée au XIXe siècle, elle constitue une perspective en direction de la gare de chemin de fer), je fais face à la façade extérieure du château qui domine l’ensemble. Je prends une rue au hasard au pied du rocher et je croise de très nombreuses maisons à pans de bois.

Assez rapidement, je me retrouve au pied de l’église Notre-Dame aux jolies pierres dorées. En la contournant, je me retrouve dans les jardins Wilson. Inaugurés en 1939, ils sont construits en partie sur l’ancienne emprise des remparts de la ville, et s’étagent sur plusieurs niveaux.

Je passe alors par le quartier Saint Pierre, où je fais un tour dans l’église romane et où j’admire les sculptures sur les maisons, véritables dentelles de bois pour certaines. Enfin, je remonte vers le château, en faisant une petite halte sur la place de la fontaine, alimentée par une source située au pied du promontoire rocheux.

De la cour du château, je découvre la superbe galerie qui fait toute la spécificité du château des Bourbons. J’en profite également pour admirer le panorama depuis l’esplanade qui surplombe toute la région, m’aidant des tables d’orientation présentes.

Les paysages donnent envie d’être découverts plus en détails et l’aperçu que j’ai eu de la ville incite à vouloir y revenir… pour une prochaine étape sur la route, ou un court séjour peut-être.

Sur l’avenue Marx Dormoy, jets d’eau et vue sur le château
Le château des Bourbons surplombe la ville
l’église Notre-Dame
Au pied de l’église Notre-Dame, on entre dans les jardins Wilson
Symétrie dans les jardins Wilson
les maisons à pans de bois du quartier Saint Pierre
la place de la fontaine
un peu partout dans la cité médiévale, d’anciennes plaques émaillées à destination des touristes
la galerie et la tourelle du château des ducs de Bourbon
depuis la cour du château des ducs de Bourbon, admirer l’élégance de la galerie et la tourelle
depuis l’esplanade du château, vue sur la ville et les alentours

Montluçon – Allier – août 2020

[Bretagne] flâneries dans le parc botanique de Haute Bretagne

Dans les environs de Fougères, on trouve l’un des plus beaux parcs botaniques que je connaisse : celui de Haute-Bretagne, au château de la Foltière sur la commune du Châtellier.

Conçu comme une succession de jardins, il se déploie sur 25 hectares et offre une balade de plusieurs heures à travers diverses ambiances.

Si en plein été, certaines variétés comme les camélias ne sont plus en fleurs et que d’autres, comme les roses, sont en fin de floraison, on peut toutefois admirer les jolies fleurs de la collection d’hydrangeas. Toutes les nuances de bleus se succèdent sur les arbustes et m’émerveillent (j’ai un grand faible pour les hydrangeas ! ).

Au cours de notre promenade, nous profitons des différents jardins avec plaisir, d’autant plus qu’ils sont régulièrement rythmés par des pièces d’eau.

Après avoir admiré les lotus en fleurs, nous restons un moment dans l’ombre bienfaisante de la bambouseraie. Puis, nous nous dirigeons vers les méandres du jardin japonais et ses multiples ponts. Et nous faisons le grand tour de l’étang principal en restant sous le couvert des arbres. L’endroit est calme et reposant.

Nous prenons le temps d’une délicieuse pause goûter au salon de thé du château, installés sur la terrasse, face aux jardins. La pavlova est parée elle aussi de fleurs délicates (et comestibles).

Puis nous terminons par les bosquets situés à l’arrière du château, dans une demie-ombre appréciable en cette chaude journée estivale.

Entre le parking et l’entrée du parc, la féerie florale commence dans une allée bordée d’hydrangeas blancs
Des ruches sont installées sur le site
Lotus en fleur
A l’ombre de la bambouseraie
Au cœur du jardin japonais
Passion hortensias !
Miroir d’eau
Le bleu profond des hydrangeas
Les hydrangeas prennent une douce teinte verte en fânant
Nuances de bleu

Parc botanique de Haute Bretagne – château de la Foltière
Le Châtellier – Ille-et-Vilaine – août 2020

(*) Le parc botanique de Haute Bretagne se visite du printemps à l’automne. L’étalement des floraisons le rend chaque fois différent. Les informations pratiques (jours et horaires d’ouverture en particulier) sont à retrouver sur leur site internet.

[Paris] attendre le train au jardin Atlantique

A deux pas de la Tour Montparnasse

Mon dernier voyage en Bretagne a été un peu épique…. Je devais avoir une correspondance courte à Marne-la-Vallée mais une panne au nord de Lyon m’a fait la rater, et après avoir refusé le trajet de report proposé par la SNCF (deux heures d’attente à Marne puis deux heures d’attente à Massy….. des gares où il n’y a rien ni sur place ni à proximité), j’ai réussi à obtenir un trajet de substitution par Paris Montparnasse (et outre qu’il y a plus de choses à faire autour de Montparnasse, cela me faisait aussi arriver 1h15 plus vite à Rennes !). Après avoir rejoint la gare de Montparnasse, il me restait toutefois presque deux heures encore avant le départ du premier TGV qui n’était pas complet.

Alors, j’ai acheté un café à emporter et je suis allée faire un tour au jardin Atlantique. Peu connu des voyageurs, c’est un petit îlot de verdure situé pile au dessus de la gare Montparnasse. Il a été conçu en 1994 sur la dalle protégeant les quais et les voies, construite au moment de l’aménagement de la gare Montparnasse pour le TGV Atlantique. De nombreuses trémies disséminées dans le jardin permettent de ventiler les espaces de la gare et du parking adjacent.

Le jardin est entièrement entouré des immeubles de l’ensemble Maine-Montparnasse et déjà, dans le projet initial des années 1960, il avait été envisagé d’installer un espace vert à cet endroit.

Le jardin se compose d’un grand espace de pelouse central et d’allées s’enfonçant dans la verdure, au milieu d’aménagements paysagers formant autant de sous-jardins dont certains sont des aires de jeux pour enfants. Une passerelle en bois permet de longer le jardin en le surplombant légèrement.

Les végétaux rappellent les espèces de la façade atlantique : agapanthes, hortensias, fougères,… et même digitales ! Quelques bandes de lavandes font le bonheur des butineurs à cette période de l’année.

Dans un coin de la dalle, on trouve même un petit potager/jardin partagé que des habitantes du quartier étaient en train de désherber lorsque je suis passée.

Fleurs d’hibiscus au pied de l’immeuble Mouchotte
Ambiance sous-bois
La passerelle s’enfonçant dans la verdure
Digitale pourpre
hortensias
Jardin partagé au cœur des immeubles
Dans les lavandes…

Jardin Atlantique – Paris – juin 2020

(*) L’accès au jardin Atlantique peut se faire depuis la gare Montparnasse par un escalier au niveau de la voie n°1, depuis la rue du Commandant Mouchotte à l’aide d’un ascenseur situé presque en face l’accès à la gare par ce côté ou depuis la place des Cinq Martyrs du Lycée Buffon en passant sous les immeubles.

[projet 52-2020] semaine 24 – jardin

En proposant le thème Jardin pour le projet 52, je n’avais aucune idée préconçue de ce que j’allais bien pouvoir proposer.

Quand j’ai cherché une idée, j’ai d’abord pensé à un jardin public… mais j’ai trop hésité sur lequel présenter : le Parc Jouvet de Valence, ou le Thabor de Rennes, jardin de mes années étudiantes, ou un jardin croisé dans un village ici ou là….

Puis, j’ai envisagé de vous montrer une photo du jardin de mon enfance : celui de mes grands-parents. Mais je n’en ai pas trouvé qui soit assez significative sans que personne ne soit trop reconnaissable dessus…

C’est toutefois en cherchant dans les photos prises ces dernières années au jardin de mes grands-parents que j’ai trouvé celle-ci. Elle a été prise chez des amis de mes parents qui ont un très grand jardin avec des arbres dans le fond : un vrai terrain de jeux pour aventuriers en herbe ! Ils n’ont d’ailleurs pas manqué de partir en exploration sitôt arrivés….

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Pour faire un tour dans les jardins des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….

[Drôme] moment de calme au jardin zen d’Erik Borja

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J’avais de nombreuses fois entendu parler et vu des photos du jardin zen d’Erik Borja sans jamais avoir eu l’occasion de m’y rendre. Au début du mois, j’avais repéré que ce jardin remarquable était ouvert pour les splendeurs automnales des érables du Japon : une belle occasion pour y aller.

Si la météo était moyennement au rendez-vous (on dira qu’il faisait presque beau..), le dépaysement par contre était total.

Dès l’entrée, les bassins et fontaines accueillent le visiteur, l’invitant à se laisser porter par la nature. Les arbustes sont sculptés en nuages. Des lanternes de pierre sont disséminées ici et là. Plus bas, de larges bassins accueillent carpes koï, nymphéas et lotus tandis que le vent fait vibrer la forêt de bambous. Les jardins de pierre et leurs vagues de graviers invitent à la méditation.

Quasiment seule dans le jardin (ou plutôt dans les jardins successifs), je peux profiter complètement de son calme. Seuls les bruits de l’eau et du vent viennent troubler le silence. Je parcours doucement les allées et descend jusqu’au bord de l’Herbasse, la rivière qui coule en bas du jardin et figure un dragon métaphorique indomptable.

Le temps s’étire doucement. Je rejoins le torii qui marque l’extrémité du jardin. Je m’assois quelques instants sur les bancs que je croise. Les érables déploient leurs couleurs d’automne. Tout autour de moi semble en équilibre subtil à l’image des quelques cairns posés par endroits.

En remontant vers le haut du jardin, je m’attarde de nouveau autour de bassins supérieurs. Je ne suis pas pressée de quitter les lieux….

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Jardin zen d’Erik Borja – Drôme – novembre 2019

 

 

(*) Le jardin zen d’Erik Borja est situé à Beaumont-Monteux dans la Drôme. Horaires, conditions et tarifs de visite sont à retrouver sur le site internet du jardin. Il faut compter entre 1h30 et 2h00 pour visiter tranquillement l’ensemble du jardin.
Erik Borja est un artiste plasticien, devenu paysagiste et qui a créé de nombreux jardins d’inspiration japonaise depuis les années 1970 en France et en Europe. Le jardin zen de Beaumont-Monteux entoure sa propre maison et a été sa première réalisation.

 

 

[Drôme] début d’automne au Parc Jouvet

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Mi-octobre, début de matinée… J’ai une demie-heure à occuper alors que je suis dans le centre de Valence. Il est trop tôt pour faire les boutiques qui sont encore fermées, mais pas pour un tour dans le Parc Jouvet.

Je traverse donc le Champ de Mars quasi désert. Mon Coeur Valence déploie sa typographie dans le calme du matin. Il est trop tôt pour la plupart des flâneurs, et je ne croise que quelques lycéens passant le temps avant le début des cours, ainsi qu’un ou deux promeneurs de chiens.

Je descends les escaliers vers le parc. Les couleurs d’automne ont commencé à prendre leurs quartiers dans les arbres mais les fleurs font encore un peu de résistance.

J’en profite pour enfin découvrir les sculptures d’art contemporain qui ont été installées dans le parc (mais aussi sur le Champ de Mars et dans d’autres parcs de la ville) depuis le printemps. Sculptez vos balades, ce sont des oeuvres monumentales de quatre artistes déposées ici pour deux ans sous la houlette de leur galeriste.

Autour du bassin les érables du Japon ont pris de jolies teintes mordorées. Je m’attarde un moment pour regarder les canards puis les chèvres et moutons de la ménagerie.

Le temps passe vite, et tandis que je croise un groupe de collégiens en pleine séance de course d’orientation, je m’aperçois qu’il est temps pour moi de repartir.

Je remonte donc vers le haut du parc, puis le Champ de Mars. Je jette un dernier coup d’œil au kiosque Peynet , intemporel.

Je traverse les boulevards avant de filer dans les rues du centre, en direction de mon rendez-vous, après avoir apprécié cette petite parenthèse automnale matinale.

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Parcours Sculptez-vous : Bibal de Jean-Patrice Rozand

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Erable du Japon

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Vue sur le clocher de la cathédrale Saint Apollinaire

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Kiosque Peynet

Champ de Mars & Parc Jouvet – Valence – Drôme – octobre 2019

 

(*) L’accès au parc Jouvet peut se faire par le haut depuis le Champ de Mars (escaliers ou plans inclinés en traversant l’avenue Maurice Faure) ou par le bas (depuis l’avenue de Provence ou depuis l’avenue de la Comète).
Les sculptures monumentales sont exposées jusqu’en mars 2021.