[Drôme] le retour de la neige

En fin de semaine dernière, une vague de froid a succédé aux journées quasi-estivales que l’on avait connues la semaine précédente, et la neige a fait son grand retour. Vendredi matin, elle tombait légèrement lorsque je suis partie travailler mais ne semblait pas vraiment tenir autour de chez moi. Cependant, en rentrant de Lyon, vendredi soir, j’ai vu que le Vercors était bien blanc jusqu’à des altitudes basses. Dans la nuit de vendredi à samedi, la neige est de nouveau tombée, et en rentrant tardivement d’une séance au cinéma, j’avais pu constater qu’elle tenait même dans mon village de la plaine de Valence. Samedi matin, les toits étaient effectivement blanchis mais le mistral avait tendance à balayer rapidement les flocons. Toutefois, par la fenêtre, je pouvais apercevoir que le Vercors avait gardé sa couche de neige.

Aussi, en emmenant Mr 1er et Melle 3e au centre équestre, j’ai pris mon sac à dos et mes chaussures de randonnée. Je savais par expérience que la neige y tient souvent bien… et je n’ai pas été déçue ! Environ 1 kilomètre avant d’arriver, la neige était bien présente dans les champs, et en se rapprochant, il devenait manifeste qu’il avait fallu dégager la route avec une lame chasse-neige. Plus haut, le paysage était tout blanc.

Partant du parking du centre équestre, j’ai vite été surprise par les rafales de vent très fortes. Mais l’appel de la neige était trop fort. Alors, j’ai enfilé mes gants, fermé mon blouson et remonté la capuche de ma veste polaire (j’avais assez stupidement oublié mon bonnet !). Puis, j’ai pris la direction du pied de la montagne.

Pour le début de cette sortie, j’ai suivi le même itinéraire que lors d’une promenade faite au printemps dernier. Dans les prés, les chevaux et poneys ne semblent pas perturbés par la couche blanche qui a recouvert leur environnement. Ils me regardent avec curiosité lorsque je passe avant de bien vite trouver leur foin plus intéressant. La piste monte en se faufilant dans le paysage complètement blanc. La couche de neige fait entre 15 et 20 cm si j’en crois mes estimations, mais j’arrive à avancer là où elle a déjà été tassée ou n’a pas tenu. Le mistral balaie régulièrement le paysage, soulevant les derniers flocons tombés et secouant les branches des arbres. Les rafales de vent font tomber des petits paquets de neige (je suis encore plus contente d’avoir ma capuche…), et je m’efforce chaque fois que c’est possible de me mettre dos au vent.

Arrivée au moment où la piste suivie l’an dernier bifurque plein nord, je choisis d’emprunter une sente à peine marquée partant à l’est. Le but est de m’éviter de devoir marcher face au vent. Et, très vite, je m’aperçois que je suis en plus abritée du mistral par la colline. Après un petit passage en sous-bois, je me retrouve à flanc de coteau, sur le chemin qui monte toujours. La neige a laissé le sentier partiellement dégagée et, fort heureusement, je repère des traces de pas là où elle a tenu. Il ne s’agirait pas de poser le pied n’importe où et risquer de faire une mauvaise chute : l’endroit n’est pas vraiment passant et je ne suis pas certaine que le téléphone capte correctement !

Le paysage est magique. Les arbres et arbustes sont couverts de neige, donnant une dimension si spéciale au lieu. Quelques fleurs contrastent avec la neige, comme si l’hiver voulait livrer un dernier combat avant de s’incliner face au printemps.

Sur le versant me faisant face, je vois les arbres osciller sous l’effet du vent. Je l’entends également. Alors qu’habituellement, la neige tend à rendre les paysages silencieux, cette offensive hivernale est particulièrement bruyante. Les piémonts du Vercors semblent s’être transformés en une lointaine contrée inhospitalière. J’ai l’impression d’être bien loin de chez moi, tant le dépaysement est total.

Mais, la météo semble vouloir se dégrader et le ciel commence à s’obscurcir. Il est temps de rebrousser chemin et de redescendre vers les écuries. Je fais alors demi-tour, tout en prenant le temps d’admirer encore le paysage qui m’entoure et de jeter un œil à la plaine de Valence que l’on devine dans le lointain avec ses couleurs printanières.

De retour sur la piste qui longe les prés à chevaux, je retrouve les bourrasques de vent et je regrette un peu le sentier abrité. Alors, je presse le pas pour regagner plus vite l’abri des écuries. Là, je retrouve Mr 1er qui m’attend pour rentrer à la maison. Nous avons bien mérité le bon chocolat chaud que je m’apprête à préparer en arrivant !

Depuis le parking du domaine équestre des Pialoux
La neige donne une dimension différente aux paysages connus
Vieilles pierres et sapins enneigés
Les prés des chevaux sont recouverts de neige
Le Roi des Forêts ?
Sur la piste, en direction de la montagne
Régulièrement, le vent soulève la neige…
Printemps vs hiver
Magie des paysages enneigés
La neige redessine les silhouettes des arbres encore nus
Au cœur de la montagne enneigée
Printemps vs hiver (bis)
Dans le lointain, les couleurs printanières de la plaine
Redescendre de la montagne
Le long des prés des chevaux…

Montvendre / La Baume Cornillane – Drôme – 2 avril 2022

(*) une partie des pistes et chemins empruntés sont privés et appartiennent au domaine équestre des Pialoux. Il n’est pas autorisé d’y circuler autrement qu’à pied. Il convient également de ne pas aller perturber les chevaux qui sont au pré.

[Drôme] monter au sommet de la Croix de Chabreille

Alors qu’au début de l’hiver, je n’avais pas eu le temps d’aller profiter de la neige en montagne avant qu’elle ne fonde, j’ai pu y aller mi-janvier après de nouvelles chutes. Je n’ai pas eu besoin d’aller très loin et je me suis arrêtée avant le Col des Limouches en montant dans le Vercors depuis la plaine de Valence.

J’avais repéré il y a quelques années une petite randonnée en direction de la croix de Chabreille, mais n’avais alors pas pu la faire en raison d’une entorse au genou encore trop récente. Cette fois, aucune blessure ne viendrait m’en empêcher !

Un peu avant le Col des Limouches (quand on y monte depuis Valence donc), on trouve sur la gauche de la route un petit parking faisant face à un grand champ. Lorsqu’il a neigé, il est impossible de louper l’endroit, surtout les jours sans école, car le champ se transforme alors en immense piste de luge pour le plaisir des petits et des grands… et le parking est vite complet (J’ai eu de la chance car une place venait de se libérer quand je suis arrivée). Le sommet portant la Croix de Chabreille est sur la droite du champ, et ses pentes servent aux glissades.

Toutefois, pour gagner la Croix, il faut faire le tour de la butte. Pour cela, j’ai commencé par traverser tout le champ de glisse en laissant la butte sur ma droite. Une fois arrivée au bout du champ (littéralement), un chemin sur la droite monte doucement vers un autre pré qu’il faut également traverser.

Au bout de ce pré, toujours sur la droite, on devine un sentier qui monte à flanc de colline. C’est par là qu’il faut passer. La pente est raide (et c’est ce qui m’avait fait rebrousser chemin la fois précédente). Mais à l’approche du sommet, on voit se profiler la croix.

Une fois en haut, le panorama est grandiose avec d’un côté la plaine de Valence (hélas un peu cachée par la pollution ce jour-là) bordée par les falaises du Vercors et de l’autre les sommets du Vercors et les flancs du plateau de Font d’Urle. La présence de la neige ajoute un peu de magie supplémentaire au tableau.

Je décide de continuer un peu à travers les buis, pour prolonger le plaisir de marcher dans la neige en admirant le paysage de tous les côtés. J’hésite à continuer sur le chemin afin de rejoindre la route en contre-bas, mais je choisis finalement de faire demi-tour afin d’éviter d’avoir à marcher au bord de la route trop longtemps.

De retour dans le grand champ, je constate que le soleil a décliné et plongé une grande partie des lieux dans l’ombre. Il fait plus frais et les familles commencent aussi à prendre le chemin du départ.

La neige est suffisamment glacée pour rendre l’utilisation des raquettes superflue
Au bord de la forêt
Il y a beaucoup de familles venues faire de la luge
En direction du petit pré
C’est parti pour l’ascension vers la Croix de Chabreille
Au sommet, profiter de la vue
Au sommet, profiter de la vue (bis)
La Croix de Chabreille (qu’on ne voit d’ailleurs pas depuis le bas de la butte !)
Marcher dans la neige…

Croix de Chabreille – Châteaudouble – Drôme – janvier 2022

[Drôme] dans les ruines du château de Rochefort-Samson

J’avais repéré les ruines du château de Rochefort Samson lors de précédentes sorties dans la combe d’Oyans. Depuis, les circonstances ne m’avaient pas permis d’y aller. Ce début d’après-midi, j’étais initialement partie pour faire un tour dans les ruines du château de Pellafol à Barbières. Puis, j’ai aperçu l’éperon rocheux de Rochefort Samson et j’ai trouvé que c’était la journée idéale pour ajouter son château ruiné à ceux que j’ai déjà exploré sur les contreforts du Vercors !

J’ai laissé ma voiture sur le parking du site d’escalade et j’ai suivi les balisages indiquant la direction du château. Après une première montée le long du pré conduisant aux gorges, j’ai rejoint la route sur quelques dizaines de mètres. Puis, le chemin est parti à l’assaut de la montée vers le château. Bien raide (j’ai calculé ensuite que la pente moyenne était au-delà de 20%), très humide des neiges et des pluies des jours précédents, souvent à flanc de coteau, le sentier met à l’épreuve les genoux et le cardio ! Heureusement la montée n’est pas trop longue (environ 1 km entre mon point de départ et l’esplanade au pied de la butte sur laquelle se trouve le château). Et le paysage d’un côté sur la plaine de Valence, de l’autre sur le vallon de Saint Genis et le Vercors vaut largement l’effort !

Je continue mon ascension vers les ruines en passant à côté des deux petits dômes de l’observatoire du club d’astronomie Alpha-Centaure. Du château à proprement parler, il ne reste qu’un pan de mur percé de quelques fenêtres par lesquelles on peut apercevoir les montagnes de Musan et de l’Epenet parées d’une fine couche de neige. Il faut toutefois continuer un peu au-delà des ruines pour arriver jusqu’à une table d’orientation sur un paysage à 360°, située juste au-dessus du col de Saint Genis. Le ciel bien dégagé me permet de m’amuser un long moment à retrouver les points remarquables indiqués sur la plaque émaillée. Toutefois, le vent souffle sur le promontoire et m’incite finalement à redescendre.

Pour regagner ma voiture, je décide de faire le tour par le col de Saint Genis. Si le trajet est un (tout petit) peu plus long par là, il est aussi en pente plus douce… et il me permet de voir le château sous un autre angle.

Vue sur la plaine de Valence
Dans la montée vers le château depuis les Ducs
On aperçoit l’observatoire astronomique sur la gauche
Les montagnes de Musan et de l’Epenet sont légèrement enneigées
Vue le vallon Saint Genis (qui a la réputation d’être un excellent spot à orchidées au printemps)
Dans les ruines du château
Entre les montagnes, les gorges de la Combe d’Oyans
Sur le chemin du col Saint Genis depuis le château
Un coup d’oeil à la « Momie » du Vercors
Un dernier regard au château

Rochefort Samson – Drôme – janvier 2022

[projet 52-2022] semaine 2 – hiver

Hors de question de me laisser prendre par le temps deux semaines de suite dès le début du projet 52 ! Alors pour ce thème Hiver, j’ai profité d’une sortie dans la nature sur les contreforts du Vercors samedi dernier pour prendre ma photo (j’aurai l’occasion de revenir en détail sur cette jolie randonnée un peu sportive).

En effet, la neige était tombée dans la matinée sur les hauteurs et avait déposé un petit voilà blanc sur les rochers. Cumulé avec les branches nues des arbres, j’avais de quoi illustrer la saison hivernale !

Dans les ruines du château de Rochefort-Samson (Drôme)

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Pour voir à quoi ressemble l’hiver chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : Parfois, certains commentaires sont envoyés dans la pile de modération par la plateforme du blog. Je ne suis pas connectée non stop sur celle-ci, mais je vais passer plusieurs fois dessus dans la journée pour vérifier et valider les commentaires concernés. Aussi il peut se passer un petit délai avant que votre commentaire n’apparaisse.

[petits moments] sursaut hivernal

Dans la nuit de samedi à dimanche la semaine dernière, la neige a refait son apparition chez moi. Si au réveil, une partie avait déjà fondu, balayée par le vent, il restait malgré tout une petite pellicule blanche par endroits.

Je suis retournée en profiter en suivant le même trajet que la fois précédente, dans la campagne autour de chez moi. Cette fois, l’ambiance était tout à fait différente, car le printemps a commencé à s’installer dans la nature, tout doucement. Et j’ai eu l’impression que l’hiver venait nous montrer qu’il n’avait pas encore dit son dernier mot !

Les fleurs du jasmin d’hiver ont été recouvertes par la neige
Dans les bois, une fine couche de neige reste au sol
Jeunes pousses…
A travers champs…
Le vert vif des prés contraste avec le blanc de la neige et les silhouettes sombres des arbres dénudés
Toujours sur la piste des Minimoys ?
Stalactites de glace au bord des balcons…

Chabeuil – Drôme – 13 février 2021

[Drôme] sur les sentiers enneigés jusqu’à Château Rompu

Un samedi en tout début d’après-midi, alors que nous cherchions une idée pour aller marcher un peu pas trop loin de la maison, Mr 2e m’a rappelé qu’il ne connaissait pas Châteaudouble. Nous avons donc décidé de partir jusqu’aux ruines de Château Rompu… Et en arrivant au village de Châteaudouble, une jolie surprise nous attendait : la neige était venue saupoudrer les environs !

La montée jusqu’à Château Rompu commence au cœur du village, à deux pas de la fontaine. Très vite, le chemin s’élève entre les branches des petits chênes qui ont gardé quelques feuilles aux teintes automnales. La neige qui a blanchi le paysage apporte une petite touche de magie.

En nous enfonçant dans le bois, nous repérons plusieurs traces animales : chevreuil, sanglier, chiens…. C’est un vrai jeu de piste que nous suivons et qui nous conduit aux vestiges de l’ancien château-fort.

Nous nous faufilons le long d’un ancien pan de mur. La vue se dégage vers le col des Limouches et les piémonts du Vercors. Nous continuons jusqu’à la table d’orientation au bout du promontoire rocheux. La plaine de Valence s’étale sous nos yeux tandis que le village est blotti à nos pieds.

Après avoir longuement profité du paysage, nous repartons sur nos pas pour redescendre vers le village… et rentrer à la maison prendre une boisson chaude bien méritée !

Avancer sur les sentiers enneigés….
Rejoindre la ligne de crête au cœur de la forêt…
Arriver au pied des ruines de Château Rompu
Se faufiler entre un pan de mur et la végétation…
Jeter un oeil au paysage (et imaginer de futures sorties…)
Admirer le panorama depuis la table d’orientation…
Surplomber le village de Châteaudouble
Jouer avec le soleil sur les piémonts du Vercors

Châteaudouble – Drôme – janvier 2021

(*) Plusieurs places de stationnement sont disponibles au cœur du village, autour de l’école. Le départ de la randonnée vers Château Rompu se fait depuis la place de la mairie (où se trouve la fontaine), en empruntant la petite ruelle nommée Chemin de Château Rompu… Attention, après avoir monté le long du coteau, il faut à un moment tourner à gauche sur un sentier de crête au cœur de la forêt en partant quasiment dans la direction opposée et le balisage à la bifurcation n’est pas forcément très visible (en particulier si le petit panneau est couvert de neige !) quand on arrive du village.

[Drôme] la magie de l’hiver à Peyrus

Voilà une sortie qui a été complètement improvisée. Ce midi-là, je devais déplacer ma voiture. Plutôt que de simplement la changer de parking, et comme le soleil brillait, j’en ai profité pour aller faire un tour à Peyrus en guise de pause déjeuner.

Arrivée sur le parking du cimetière de Peyrus, le paysage scintillait ! La neige des jours précédents avait fondu au soleil et regelé rapidement. Toute la végétation était entourée d’un carcan de glace translucide !

J’ai traversé le cimetière pour ressortir côté champs et emprunter le chemin qui mène jusqu’à la Vierge de Voeu. Tout brillait autour de moi. La brise qui agitait les branches des arbres de cristal produisait un clac-clac hypnotique en faisant se cogner les branches gelées les unes aux autres.

Plus j’avançais, plus je m’enfonçais dans un monde féérique. J’étais arrivée au Pays des Merveilles Hivernales. J’allais me retrouver nez à nez avec la Reine des Neiges. La nature avait sculpté un royaume enchanté.

Le moindre brin d’herbe devenait magique. Le soleil magnifiait le paysage.

J’ai prolongé au maximum cette pause déjeuner… Et quand j’ai dû quitter la magie de l’hiver pour retourner travailler, je suis repartie avec des étoiles plein les yeux !

Les arbres scintillent dans le soleil
La végétation est prise dans une gangue de glace
Au pied de la Vierge du Voeu
Retour vers la chapelle Saint Pierre et le cimetière
Le paysage est entièrement glacé

Peyrus – Drôme – janvier 2021

(*) Le cimetière de Peyrus est un bon point de départ pour plusieurs randonnées de ce côté de la commune. Il offre en effet la praticité d’un grand parking. Pour rejoindre rapidement les chemins situés de l’autre côté, il suffit de le traverser en entrant par la plus ancienne des deux grilles sur le parking et en ressortant de l’autre côté de la chapelle Saint Pierre, par une grille donnant « sur le champs » (en réalité cette grille permettait d’accéder au cimetière à pied depuis le village en parcourant l’ancien chemin de croix dont on trouve quelques stations un peu plus bas, un peu enfouies dans la végétation).

[petits moments] après la neige

La semaine dernière, dans la nuit de samedi à dimanche, il est tombé de la neige. Vers 21.00, les flocons ont commencé à virevolter et s’accrocher au paysage. Vers 23.00, tout est uniformément blanc. Mais au petit matin, la neige avait déjà bien entamé sa fonte au profit de températures très légèrement positives. Si nous voulions profiter des paysages enneigés, il n’allait pas falloir tarder !

Alors, avec Melle 3e, sitôt le petit déjeuner pris, nous avons enfilé nos chaussures de randonnée et sommes parties à pied dans les environs de la maison, pour profiter de la campagne sous son voile blanc. Le radoucissement, en faisant fondre la neige, générait aussi un léger brouillard, apportant une ambiance quasi irréelle au paysage.

Dès que j’ai sorti mon appareil photo, j’ai su que je traiterais ces images en noir et blanc, tant cela me semblait adapté au ressenti que j’avais alors.

Chabeuil – Drôme – 17 janvier 2021

[Drôme] dans le cirque de Peyrus, sur le chemin des Moines

Je crois que le chemin des Moines, dans le cirque de Peyrus, au pied du Vercors, aura été une de mes grandes découvertes de la fin d’année 2020 ! Je l’avais approché lors des premières chutes de neige de la saison alors que nous avions des restrictions de temps et de distance pour nos sorties, et j’avais alors fait une balade entre automne et hiver. J’y suis retournée lorsque nous avons eu des chutes de neige un peu plus marquées et surtout à plus basse altitude pour profiter des paysages bien blancs.

Si ces deux fois, je ne suis pas montée très haut, j’avais noté lors de mon premier passage qu’il faudrait que j’aille voir en direction du Pas du Touet. C’est ce que j’ai fait le dernier dimanche de décembre dernier.

J’avais envie de voir de la neige de près. Compte tenu du nombre de voitures en direction du Col des Limouches, je me suis dit qu’il y aurait sans doute foule sur les quelques parkings permettant d’accéder aux champs de neige et que j’allais plutôt tenter de monter voir chercher la neige à pied !

Je me suis donc stationnée sur la route des Chichats, juste avant le petit pont et surtout la première montée. Arrivée à l’intersection des routes de Drogue et des Chichats, j’ai emprunté le GR93 en direction du Pas du Touet.

Le chemin est assez étroit, et surtout il monte bien en permanence (un rapide calcul mental me donne une pente moyenne autour de 20% sur la montée entre les Chichats et le Pas du Touet). Comme je manque un peu d’entrainement (entre blessures et confinements…), c’est sans doute un peu optimiste de ma part mais c’est bien trop tentant d’approcher la neige ! Je me fais d’ailleurs plus souvent dépasser que je ne dépasse d’autres randonneurs… La montée est raide mais la neige se rapproche : cela me motive (tout comme le « Courage !  » que me lance un traileur alors que je reprends mon souffle au bord du chemin).

Le sol du sous bois blanchit de plus en plus à mesure que je monte. Le vent fait virevolter les flocons qui s’étaient déposés sur les arbres. Et soudain, alors que le chemin offre une vue un peu plus dégagée sur la plaine de Valence, les abords du sentier sont couverts d’une jolie couche de neige. Me voilà immédiatement projetée dans la magie de l’hiver !

A mesure que j’approche du col, la pente se raidit. Avec la neige tassée par les passages des marcheurs, le sol devient aussi plus glissant. Après une petite hésitation à continuer, je me décide finalement à faire demi-tour un peu avant le Pas du Touet : le genou auquel je m’étais fait une entorse tire beaucoup, et je commence à avoir mal dans la cuisse à force de compenser… Si je veux m’assurer de rentrer chez moi, il est raisonnable d’entamer la descente !

Comme pour insister sur la sagesse de ma décision, je m’aperçois aussi que le soleil commence à décliner. Je profite toutefois de la descente pour jeter un oeil dans les trouées d’arbre et admirer le paysage. Je quitte peu à peu la neige…

Lorsque je retrouve ma voiture, je suis certes fatiguée mais surtout heureuse de cette belle sortie sur le chemin des Moines, de cette balade au cœur du cirque de Peyrus. Et puis, je pourrai toujours revenir une nouvelle fois pour aller jusqu’au Pas du Touet et longer un peu ensuite la crête pour admirer la vue sur la plaine de Valence….

C’est parti !
Au bout du champ, les premières traces de neige…
Gravir la montagne !
La neige a glacé sur la végétation..
La majeure partie de la randonnée se fait en sous-bois
Le plaisir de marcher dans la neige…
La neige a recouvert le paysage…
Un coup d’oeil sur la plaine dans les trouées d’arbres…
Apercevoir la montagne ardéchoise à l’horizon
Regarder à travers les branches dégarnies
Winter wonderland

Chemin des Moines (GR93) – Peyrus – Drôme – décembre 2020

(*) Pour partir sur le chemin des Moines depuis Peyrus, il est possible de laisser sa voiture à la sortie du village en direction du Col des Limouches auprès des bacs de tri sélectif de la route des Chichats ou d’emprunter cette route sur environ 1 km où du stationnement est possible le long de la rivière.
Le balisage est celui du GR93 (blanc/rouge). Depuis le hameau des Chichats jusqu’au Pas du Touet, il y a environ 2.5km pour 575 mètres de dénivelé positif : plus que la distance, c’est la pente qui rend le chemin difficile.