[projet 52-2021] semaine 10 – en musique

Il est possible que lorsque j’ai ajouté ce thème « en musique » sur la liste, j’avais encore en tête ma visite au Mu’Pop, le Musée de la Musique Populaire de Montluçon. Ou alors, j’imaginais avoir eu l’occasion de croiser quelque fanfare ou des musiciens de rue….

Quoi qu’il en soit, je n’ai pas croisé de musicien ces derniers jours et je vous avais déjà montré les photos prises à Montluçon.

Je n’ai pas de partitions chez moi (elles sont restées chez mes parents), ce qui est dommage car j’avais déjà quelques idées pour prendre les portées en photo. Alors je me suis rabattue sur un instrument de musique qui m’a accompagnée de nombreuses années… Je l’ai d’abord utilisé pour jouer, puis lors de mes leçons de solfège, et enfin en cours de musique au collège, puisqu’à cette époque nous apprenions encore à en jouer (et que déjà je me demandais bien quelle pouvait en être l’utilité : le contenu actuel des cours de musique me semble infiniment plus pertinent et plus propice à la découverte culturelle).

Voici donc, ma flûte à bec (qui est bien vert pomme… de quoi jouer les originales lors des cours de musique !)….

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Pour voir les autres participations en musique, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : Certains commentaires partent en modération, et je dois les valider manuellement pour qu’ils soient visibles. Je ne vais pas disposer de beaucoup de temps ce samedi, donc ne paniquez pas si vos commentaires mettent un moment avant d’apparaître : ce sera que je n’ai pas eu le temps d’aller les valider encore. Mais je le ferai dès que possible

[Allier] du son à Montluçon

Lors de mon étape à Montluçon, j’ai pris le temps d’aller visiter le MuPop, Musée des Musiques Populaires.

Installé en plein coeur de la cité médiévale, situé dans deux anciens hôtels particuliers surplombant les jardins Wilson, le Mupop explore les musiques populaires au fil du temps. La collection du musée a débuté par quelques vielles exposées dans le musée d’histoire locale. Au fil des années 1960/70, dons et achats complètent la collection de vielles, et le musée devient Musée de la Vielle.

L’acquisition d’une collection de cornemuses en 1993, puis une exposition de guitares électriques en 1997, étendent le champ d’intérêt du musée à l’ensemble la musique populaire, depuis les musiques rurales du XIXe siècle jusqu’aux aussi aux musiques électro-amplifiées actuelles. Le MuPop est né et va s’installer dans le bâtiment actuel en 2013.

Le MuPop est un musée vivant où un système d’écoute individuel permet de donner vie aux instruments et objets à travers des extraits sonores. Outre les collections d’instruments (vielles, cornemuses, guitares électriques en particulier), le musée traite de l’évolution de la diffusion de la musique populaire : fanfares et bals musettes, puis disques et scopitones, cassettes et clip-vidéo, concerts…

Les collections du musée sont riches et impressionnantes. Il est même parfois un peu difficile de s’y repérer et tout écouter est impossible (il faudrait pas loin d’une journée complète). Après de nombreuses heures de route, je n’avais sans doute pas la capacité de concentration nécessaire à une exploration trop approfondie du patrimoine présenté (et j’ai même pensé que c’est typiquement le genre de musée où une visite guidée a un véritable intérêt, histoire de ne pas se perdre dans le dédale des instruments et des extraits, mais de mettre le focus sur quelques éléments clés). Alors je suis passée d’une salle à l’autre, d’une ambiance à l’autre, attrapant quelques extraits musicaux de ci de là, et goutant le plaisir de retrouver des airs connus.

la fanfare
le bal populaire
le walkman, souvenir de mes années collège & lycée !
le salon de musique

MuPop – Montluçon – Allier – août 2020

(*) Pour les conditions de visite et les informations sur les expositions temporaires, il convient de se reporter au site internet du MuPop.

[Isère] à la découverte du musée de la Grande Chartreuse

En complément de notre randonnée autour du monastère de la Grande Chartreuse, nous avons visité le musée. Celui-ci est situé à 2 kilomètres du monastère, dans les anciens bâtiments de la Correrie qui servait aux frères convers avant de devenir l’hôpital du monastère. En effet, sa situation moins encaissée et plus ensoleillée permettait aux moines chartreux malades ou âgés de bénéficier de meilleures conditions de vie. Aujourd’hui, le musée présente la vie des chartreux et l’organisation d’une chartreuse.

C’est au XIe siècle que Saint Bruno installe un ermitage en Chartreuse, rejoint par quelques compagnons. C’est le début de l’histoire de l’ordre des chartreux qui prennent comme nom celui du lieu qui les accueille. Suite à des avalanches ( mais c’est plus vraisemblablement des éboulements emportés par des coulées de neige qui ont détruit la maison haute d’origine) au XIIe siècle, la maison haute de la Chartreuse sera déplacée de quelques kilomètres en aval, permettant en outre son agrandissement. Le monastère que nous connaissons actuellement date du XVIIe siècle et a été construit en pierre suite à un incendie ayant détruit une grande partie des bâtiments qui existaient alors.

La Grande Chartreuse, comme les autres chartreuses, s’organise autour d’un grand cloître où sont répartis les ermitages des moines. Chacun de ces ermitages est en fait une petite maison où l’étage constitue la pièce unique divisée en quatre espaces : un lit, une place pour manger face à la fenêtre afin de pouvoir observer la nature, un espace d’étude et de travail et un espace de prière. Le niveau inférieur comporte un atelier où le moine peut faire des activités manuelles selon ses aptitudes et préférences (reliure, travail du bois… ) mais aussi couper le bois pour alimenter le petit poêle de sa pièce de vie. Un petit jardin permet la culture des plantes et la méditation. Le grand cloître permet de rejoindre l’église. Les journées des chartreux sont rythmées par la prière, individuelle ou collective, l’étude, le travail manuel. Les offices sont chantés.

Les chartreux se sont peu à peu spécialisés dans l’herboristerie et produisent depuis le XIXe siècle de façon industrielle une liqueur, la Chartreuse, dont ils sont les seuls à connaître la recette encore aujourd’hui.

Musée de la Grande Chartreuse – Saint Pierre de Chartreuse – Isère – juillet 2020

(*) Les conditions de visite du musée sont disponibles sur leur site internet. Il n’y a pas de réservation malgré la crise sanitaire mais l’accès à l’intérieur du musée est régulé afin de ne pas dépasser la capacité autorisée.

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A quelques kilomètres de la Grande Chartreuse, le musée d’art sacré contemporain Arcabas mérite un détour. L’église de Saint Hugues de Chartreuse a en effet été totalement décorée par l’artiste et c’est un décor unique de plus de 100 pièces qui nous est présenté in situ. Arcabas a débuté son travail dans l’église de Saint Hugues en 1952 et y est intervenu pendant une trentaine d’années. Arcabas est, en particulier, reconnu pour son travail d’art sacré contemporain et il a réalisé des œuvres pour de nombreuses églises, pour beaucoup en Isère et en Savoie.

Musée Arcabas en Chartreuse – Saint Hugues de Chartreuse – juillet 2020

(*) Le musée est situé dans l’église du village de Saint Hugues. L’entrée est gratuite. Les horaires et conditions de visites sont détaillées sur le site internet des musées de l’Isère.