[Ardèche] à la découverte de Viviers et ses environs

Durant les dernières vacances d’hiver, avec Melle 3e, nous sommes parties faire un mini road-trip sur les routes ardéchoises autour de Viviers.

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Notre première étape s’est faite au passage du Rhône par le Pont du Robinet. Ce pont suspendu est situé au débouché du défilé de Donzère. Datant du milieu du XIXe siècle, le pont du Robinet a eu une histoire mouvementée, entre les dommages dus aux tempêtes et crues, la destruction d’une partie du tablier par la Résistance lors de la 2e guerre mondiale et les menaces de fermeture pour raisons de sécurité dans les années 1970… Finalement, il sera sécurisé, rouvert à la circulation à la fin des années 1970, classé au titre des Monuments Historiques en 1985 et sa chaussée en platelage de bois sera asphaltée en 2010. Aujourd’hui, le pont du Robinet, long d’environ 300 mètres, continue à assurer la liaison routière entre les deux rives du Rhône. Il est un des derniers ponts de type Seguin sur le Rhône.

Depuis la rive ardéchoise du Rhône
Au pied de l’entrée ardéchoise du pont
Le pont du Robinet est situé au pied du défilé de Donzère
Vue sur le défilé de Donzère
Reflets…

Pont du Robinet – entre Drôme et Ardèche – février 2022

(*) Le passage du pont du Robinet est possible en voiture dans les deux sens de circulation. Il se situe au niveau de Donzère, et est (plutôt) bien indiqué.

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Nous avons ensuite pris la direction de Viviers dont nous souhaitions découvrir le secteur sauvegardé. Siège de l’évêché depuis le IVe siècle, Viviers a été une cité florissante tout au long du Moyen-Âge et de la Renaissance, réussissant à être globalement épargnée par les différents conflits. Ainsi, elle nous présente aujourd’hui un plan médiéval quasiment intact, tant en ville basse, celle des marchands, qu’en ville haute dans le quartier canonial encore entouré de ses murs.

Après avoir laissé la voiture à l’entrée de la vieille ville, nous sommes parties dans les ruelles et calades découvrir au fil de nos pas les anciennes maisons romanes et gothiques, les passages voûtés, les hôtels particuliers mais aussi les monuments emblématiques de Viviers. Parmi ceux-ci, on note la Maison des Chevaliers, dont la façade Renaissance a été commandée par Noël Albert, un marchand ayant fait fortune dans le commerce du sel (mais également très opportuniste lors des guerres de religion…). La façade, rénovée de façon récente grâce à la Mission Bern, a retrouvé toute sa splendeur (et un grand projet est en cours concernant l’intérieur de la maison).

Puis, nous sommes montées dans l’ancienne cité épiscopale. La cathédrale Saint Vincent est la plus petite cathédrale en activité de France. Elle est aussi un joyau du gothique flamboyant avec un chœur au plafond magnifiquement décoré et le couronnement extérieur du chevet est splendide. Lors de notre passage, les tapisseries des Gobelins qui ornent normalement le chœur de la cathédrale étaient en restauration, faisant paraitre les murs bien vides… Quant au clocher, il est intégré dans une tour campanile située sur l’ancienne porte d’accès à la cité canoniale.

De là, nous gagnons le belvédère de Chateauvieux situé à l’extrémité du rocher sur lequel la ville ancienne est construite. Le point du vue nous permet de découvrir d’un côté le Rhône, dominé par les montagnes avec le Vercors et le Diois au loin, et de l’autre la ville que nous dominons alors complètement.

C’est dans le jardin du belvédère, au pied de l’ancienne tour, que nous nous installerons d’ailleurs pour faire notre pique-nique du midi.

la façade de la Maison des Chevaliers
Au cœur de la Maison des Chevaliers
Dans la vieille ville
Depuis le belvédère de Chateauvieux
…vue sur la vieille ville… On remarque la Maison des Chevaliers sur la droite
Depuis le jardin du belvédère, vue sur la cité épiscopale et la cathédrale
Simplicité de l’intérieur de la cathédrale
Magnificence du couronnement gothique flamboyant de la cathédrale
Flâner dans les rues de la vieille ville…
Hôtel de Beaulieu
Hôtel de Tourville

Viviers – Ardèche – février 2022

(*) La cathédrale est ouverte en journée (9.00/17.00 en hiver et 9.00/18.00 en été). Il ne faut pas hésiter à en pousser la porte !

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Après Viviers, nous avons choisi d’aller découvrir le village de caractère de Saint Montan, situé à une dizaine de kilomètres. Situé sur un promontoire rocheux, entouré de montagnes calcaires, le vieux village de Saint Montan se dévoile au détour de la route qui y mène depuis la vallée du Rhône.

Quasiment détruit, envahi de végétation, le village n’avait pas fière allure à la fin des années 1960. Il a fallu toute l’énergie et la détermination d’un groupe de passionnés ainsi que de nombreux chantiers de jeunesse pour que le bourg médiéval et son château se relèvent de leurs ruines. Grâce à eux, nous pouvons maintenant parcourir les calades du village telles qu’elles étaient des siècles en arrière, et profiter des points de vue sur la vallée et les montagnes environnantes.

Partir dans les calades
Ocre des façades
Imbrication des habitations et des ruelles
Au pied du château

Saint Montan – Ardèche – février 2022

(*) Le jour de notre passage à Saint Montan, le château n’était pas ouvert mais il aurait été un complément intéressant au parcours et à la découverte des ruelles du vieux village.

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Avant de terminer cet article sur notre mini road-trip aux alentours de Viviers, je ne peux pas m’empêcher de partager avec vous ces deux photos de chats croisés ce jour-là, l’un à Viviers au pied de la cathédrale, l’autre dans une calade de Saint Montan.

Devant la cathédrale de Viviers
Au coeur du vieux village de Saint Montan

[Ardèche] de Tournon à Saint Félicien

Aller faire un tour sur le plateau ardéchois… une idée lancée un samedi matin, qui s’est transformée en mini road-trip !

Partant de Tournon, nous avons pris la direction de Saint Jean de Muzols, et avons commencé à grimper en direction d’Etables. Très vite, nous sommes arrivés sur le plateau, et les horizons ont commencé à s’élargir. Au bord de la route, les fleurs sauvages sont légions et les bleuets se font particulièrement remarquer.

Toute la route nous offre des paysages grandioses, mais je trouve peu d’endroits où m’arrêter prendre des photos. Par contre, nous en profitons et nous émerveillons.

Sur les hauteurs de Saint Jean de Muzols
Bleuets au bord des champs

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Nous continuons notre route et arrivons à Saint Victor. Une fontaine sur une place attire mon regard. Nous nous arrêtons, et partons explorer le village. Depuis la terrasse de la maison des associations, le paysage se dévoile, majestueux. Un peu plus loin, nous longeons des murets couverts de valérianes sur des chemins à travers la campagne. De nombreux sentiers de randonnée passent par là et nous notons qu’il faudra y revenir en ayant regardé à l’avance un itinéraire pour en profiter.

La fontaine au bord de la route à Saint Victor
Horizon lointain depuis Saint Victor
A travers la campagne autour de Saint Victor
Saint Victor, point de départ de randonnées

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De Saint Victor, nous rejoignons Saint Félicien. Il est encore tôt dans l’après-midi lorsque nous y arrivons et la plupart des commerces sont fermés pour la pause méridienne. Cela ne nous empêche pas de partir à la découverte du village. Quelques ruelles bordées de maisons en pierre serpentent autour de l’église. Mais c’est en descendant vers la rivière que nous avons trouvé un paysage insolite. Le long d’une petite vallée encaissée, les jardins s’étalent en contrebas des bâtiments de l’ancien couvent. Avec la pluie qui était tombée régulièrement au fil du printemps, les lieux étaient très vert, offrant un paysage bucolique en pleine ville.

Nous aurions bien acheté un peu de fromage avant de repartir mais il nous aurait fallu attendre encore un bon moment avant l’ouverture de la boutique. Ce sera pour une prochaine fois.

Autour de l’église de Saint Félicien
Autour de l’église de Saint Félicien
Saint Félicien, côté jardins
Saint Félicien, côté jardins
Le caillé doux est la spécialité de Saint Félicien, et a pris le nom du village

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Pour finir ce mini road-trip, nous avons fait étape à Tournon sur le trajet du retour pour aller à La Fabrique Givrée pour déguster une glace en terrasse… et ramener quelques pots à la maison !

Sorbets Pêche-Verveine / Hibiscus / Jus de pommes

(*) La Fabrique Givrée, 55 Impasse Burgunder, ZAE Champagne, 07300 Tournon-sur-Rhone

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Ardèche – juin 2021

[Drôme] de la vallée de la Drôme à la Drôme Provençale

J’avais un jour de congé à solder avant fin mai. Alors j’ai décidé d’en profiter pour un petit road-trip solo en direction de la Drôme Provençale. J’avais voulu le faire un peu plus tôt dans le mois mais la météo incertaine m’avait fait rentrer chez moi après avoir découvert Le Poët Célard.

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Cette fois, j’ai commencé mon expédition par un arrêt à La Roche sur Grâne. J’étais plusieurs fois passée auprès du village sans jamais prendre le temps de m’y arrêter. Il était temps d’y remédier.

La Roche sur Grâne est un village perché de la vallée de la Drôme. Du village, la vue sur le synclinal de Saoû est impressionnante. La silhouette de ses différents sommets se détachait particulièrement bien en ce début de journée.

Partant du pied du village, j’ai remonté les ruelles en escaliers et les calades pour arriver au niveau des anciennes fortifications dont il reste plusieurs tours. L’ensemble est charmant, et les rosiers en fleurs apportent une petite touche de délicatesse à cet univers très minéral.

Mais il ne faut pas s’éloigner beaucoup pour se retrouver au milieu des champs, parsemés de coquelicots à cette période de l’année.

La Roche sur Grâne – Drôme – mai 2021

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J’ai ensuite repris la route avec dans l’idée de rejoindre Rochebaudin que j’avais aperçu lors d’un précédent passage en Drôme Provençale et que j’avais très envie de découvrir plus en détail.

Sur le trajet, j’ai fait une première pause à Roynac, attirée par le lavoir et sa fontaine.

Roynac – Drôme – mai 2021

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Puis, je me suis arrêtée à Manas, un village botanique de la plaine de la Valdaine. De nombreux massifs jalonnent en effet les petites rues du village. J’ai particulièrement remarqué un passage sous les habitations, nommé Trou du Loup !

Manas – Drôme – mai 2021

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Enfin, je suis arrivée à Rochebaudin. Je fait un arrêt photo au niveau du cimetière où se trouve l’église de l’ancienne abbaye Notre Dame de Sénisse. J’en ai profité pour admirer la vue sur la montagne.

Puis, j’ai rejoint le village en lui-même. Niché au creux d’un ravin sur la Malle, un affluent de la Rimandoule, Rochebaudin est un village surprenant. L’actuelle route passe sur un pont qui domine le bourg originel et s’engage dans un court tunnel creusé dans la montagne à la fin du XIXe siècle. Auparavant le passage de la rivière s’effectuait via deux ponts, le premier situé nettement en contrebas et habité et le second à l’autre bout du village, débouchant au pied des anciennes fortifications.

La vue sur le village depuis le pont principal mérite de prendre le temps de s’y attarder. Les maisons semblent accrochées aux flancs du ravin de la Malle, serrées les unes contre les autres, avec au premier plan les habitations situées sur le vieux pont.

La chapelle Notre Dame surplombe le village et son clocher se dresse largement au dessus de sa toiture lui confère une silhouette que l’on ne peut pas manquer de remarquer en passant par Rochebaudin. Il est possible d’emprunter des escaliers en pierres sèches pour, de terrasse en terrasse, accéder à l’entrée de la chapelle. En cette fin du mois de mai, les genêts fleuris coloraient la scène et surtout apportait une note de suavité sucrée dans l’air.

Je prends mon temps pour flâner dans le village. J’aperçois un chat à une fenêtre qui semble surveiller les passages dans la rue. J’ai bien fait de revenir voir Rochebaudin de plus près : c’est une petite pépite !

Rochebaudin – Drôme – mai 2021

[Drôme] Le Poët Célard, entre Drôme Provençale et vallée de la Drôme

Initialement, j’avais prévu une randonnée en forêt de Saoû mais la météo était très incertaine, et les averses avaient tendance à se succéder. Comme j’étais déjà dans le secteur de Saoû, j’ai cherché une alternative… C’est ainsi que je me suis retrouvée sur les petites routes entre Drôme Provençale et vallée de la Drôme, et que j’ai fait un arrêt pour visiter le village du Poët Célard.

Le Poët Célard est un village perché, dominé par son château médiéval. Celui-ci après avoir failli disparaître a été racheté par un groupe d’habitants du village qui y ont installé un hôtel restaurant. Une bonne partie des espaces extérieurs est restée libre d’accès et permet d’avoir un panorama impressionnant d’où l’on découvre par delà la vallée du Roubion le bord méridional du synclinal de Saoû.

Pour y accéder, il suffit de monter par les calades et escaliers qui jalonnent le vieux village. Cette courte balade permet de s’imprégner de l’ambiance mi-médiévale mi-provençale du village. Une fois la porte du château passée, il est possible de se rendre dans différents jardins suspendus, petits havres de calme invitant au repos et à la contemplation. Je fais également le tour du bâtiment pour profiter de la terrasse panoramique (et je me dis que j’y aurais bien pris un café si la situation avait permis que le bar soit ouvert… )

Après avoir largement profité des différents points de vue, il me faut me résoudre à redescendre. Je passe alors par une des anciennes portes fortifiées du village, et je remarque deux vieilles plaques de cocher situées là. Un plan de la ville indique un lavoir-fontaine un peu plus loin. Effectivement à quelques dizaines de mètres de là, je découvre un charmant petit lavoir, bordé d’un talus fleuri et dont la fontaine coule activement.

Si le village du Poët Célard n’est pas très grand, il mérite à coup sûr un arrêt !

Dans le vieux village
L’ancienne église du village
Prendre le temps au cœur des jardins suspendus
Vue depuis la terrasse panoramique du château
En redescendant du château
La fontaine-lavoir
Plaques de cocher
Point de situation géographique

Le Poët Célard – Drôme – mai 2021

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Lors de mon petit road-trip, j’ai également fait un arrêt au bord du Roubion à Bourdeaux… (et l’on y constate bien le côté menaçant de certains nuages…)

Bourdeaux – Drôme – mai 2021

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Je voulais aussi passer par Rochebaudin que j’avais aperçu lors d’un précédent passage dans le secteur, mais des travaux sur la route m’auraient contraint à un gros détour… alors j’ai fait demi-tour à Félines-sur-Rimandoule (dont j’aime beaucoup le nom) pour retourner vers Crest.

Félines-sur-Rimandoule – Drôme – mai 2021

[Drôme] un tour en Drôme Provençale

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paysage de Rochebaudin

A l’occasion d’une soirée en Drôme Provençale, j’ai pris le temps de partir découvrir le secteur situé en Saoû et Montélimar, que je connais très peu.

C’est donc en fin d’après-midi que je me suis retrouvée sur les petites routes, à admirer les paysages montagneux entre La Répara-Auriples et Rochebaudin.

Guidés par des panneaux annonçant un village médiéval, nous avons fait un arrêt à Soyans. Entre vieilles pierres, volets colorés et hortensias, la rue principale aurait presque des airs de village breton, s’il n’y avait la montagne qui se profile à l’horizon. Le lieu est tout à fait charmant, les lavandes odorantes le long de mon passage, le raison presque mûr. De l’entrée du village, la vue sur la forêt de Saoû est splendide. Aussi, j’hésite à pousser jusqu’au château pour découvrir le panorama complet mais à force de flâner, je commence à être pressée par le temps si je ne veux pas arriver en retard. Je note donc mentalement de revenir à Soyans un jour où j’aurais le temps de profiter de la petite randonnée vers les ruines médiévales.

Après la soirée, je décide de prendre un autre chemin pour le retour, histoire de varier les paysages. Très vite, je croise la jolie petite église Notre-Dame de Sénisse qui veille sur le cimetière du village de Rochebaudin. Le village lui-même est d’ailleurs charmant et de nouveau, je note d’y revenir.

Plus loin, j’aperçois une petite chapelle à l’écart du village de Félines. Le soleil décline, il n’est plus temps de randonner (et je ne suis d’ailleurs pas chaussée pour)… Ce sera donc une troisième « note pour y revenir » de la journée.

Puis, au détour de la route, le synclinal de Saoû apparait dans toute sa majesté dans la lumière du soleil couchant. Je m’arrête au bord de la route pour profiter de l’instant… avant de rentrer !

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la rue principale du vieux village de Soyans

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Soyans

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Saoû depuis Soyans

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église Notre-Dame de Sénisse

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Lumière du soir sur Saoû

Drôme Provençale – août 2019