[Drôme] autour du château de Pellafol

J’avais repéré les ruines du château de Pellafol à Barbières depuis un moment sans jamais prendre le temps d’y aller. Au printemps, j’avais découvert le sentier des Pellafols qui permet de parcourir l’ensemble du village. Je n’avais toutefois pas poussé jusqu’au bout de celui-ci une fois la cluse dépassée. J’ai donc décidé de retourner à Barbières avec un double but : terminer de parcourir le chemin des Pellafols et monter aux ruines du château.

J’ai commencé par le chemin des Pellafols, en partant du pont sur la Barberolle. Il m’a emmenée sur un sentier en direction du col de la Sambie. Les points de vue sur les Monts du Matin sont superbes et le chemin permet une agréable ballade en campagne.

Revenant sur mes pas là depuis l’endroit où le chemin des Pellafols s’arrête, j’ai assez vite bifurqué en montée afin de rejoindre les ruines du château. J’avais vaguement regardé la carte avant de partir de chez moi mais j’ai suivi les chemins « à la direction » afin de contourner la combe qui me séparait de l’endroit où est bâti le château.

J’ai ainsi rejoint la ligne de crête dominant la plaine de Valence. Et je l’ai plus ou moins suivie sur de petites sentes à peine marquées pour revenir en direction du château. Peu visible et un peu chaotique, le chemin m’a fait me demander si je n’allais pas devoir renoncer à un moment où l’autre face à un obstacle infranchissable !

Finalement, progressivement, j’ai vu les ruines du château se rapprocher, et je suis arrivée au pied de l’ancien donjon. Compte tenu de la vue depuis cet endroit, il est aisé de comprendre le choix d’y installer une forteresse : le paysage permet de surveiller l’accès au col de Tourniol et au Vercors d’un côté, et toute la plaine de Valence et le débouché de la vallée de l’Isère de l’autre.

Après cette petite pause, j’ai pris le chemin du retour, empruntant cette fois le sentier direct en direction du village…

en direction du col de la Sambie
Au pied des Monts du Matin
Vue sur les Monts du Matin, avec le col de la Sambie à droite
Le relief donne une fausse impression de proximité : une combe me sépare encore du château
Le château domine la cluse de Barbières
Avancer en forêt et attraper quelques vues dégagées sur la montagne
Arrivée sur la crête, au dessus du château de Pellafol et de la cluse de Barbières
Les Monts du Matin et le col de la Sambie
Au pied du donjon
En redescendant vers le village, dominer celui-ci

Barbières – Drôme – janvier 2021

(*) Le sentier de découvertes des Pellafols permet d’aborder l’ensemble des points d’intérêt du village. Son point de départ se situe au cœur du village. Par contre, il ne monte pas au château.
L’accès « direct » au château se fait en empruntant le chemin du château (c’est le nom de la petite ruelle qui débouche sur la rue principale) depuis le centre du village.
J’ai pour ma part pris des chemins détournés, pas forcément balisés ni même répertoriés sur les cartes IGN. Ce genre de pratique demande d’avoir un sens de l’orientation correct, de connaître un minimum le secteur dans lequel on évolue (a minima une reconnaissance préalable sur une carte) et de savoir se mettre une limite (par exemple, un horaire auquel il est impératif de faire demi-tour si on n’est pas parvenu à un point de repère permettant de s’assurer de terminer la sortie dans de bonnes conditions).

[petits moments] sursaut hivernal

Dans la nuit de samedi à dimanche la semaine dernière, la neige a refait son apparition chez moi. Si au réveil, une partie avait déjà fondu, balayée par le vent, il restait malgré tout une petite pellicule blanche par endroits.

Je suis retournée en profiter en suivant le même trajet que la fois précédente, dans la campagne autour de chez moi. Cette fois, l’ambiance était tout à fait différente, car le printemps a commencé à s’installer dans la nature, tout doucement. Et j’ai eu l’impression que l’hiver venait nous montrer qu’il n’avait pas encore dit son dernier mot !

Les fleurs du jasmin d’hiver ont été recouvertes par la neige
Dans les bois, une fine couche de neige reste au sol
Jeunes pousses…
A travers champs…
Le vert vif des prés contraste avec le blanc de la neige et les silhouettes sombres des arbres dénudés
Toujours sur la piste des Minimoys ?
Stalactites de glace au bord des balcons…

Chabeuil – Drôme – 13 février 2021

[Drôme] sur les sentiers enneigés jusqu’à Château Rompu

Un samedi en tout début d’après-midi, alors que nous cherchions une idée pour aller marcher un peu pas trop loin de la maison, Mr 2e m’a rappelé qu’il ne connaissait pas Châteaudouble. Nous avons donc décidé de partir jusqu’aux ruines de Château Rompu… Et en arrivant au village de Châteaudouble, une jolie surprise nous attendait : la neige était venue saupoudrer les environs !

La montée jusqu’à Château Rompu commence au cœur du village, à deux pas de la fontaine. Très vite, le chemin s’élève entre les branches des petits chênes qui ont gardé quelques feuilles aux teintes automnales. La neige qui a blanchi le paysage apporte une petite touche de magie.

En nous enfonçant dans le bois, nous repérons plusieurs traces animales : chevreuil, sanglier, chiens…. C’est un vrai jeu de piste que nous suivons et qui nous conduit aux vestiges de l’ancien château-fort.

Nous nous faufilons le long d’un ancien pan de mur. La vue se dégage vers le col des Limouches et les piémonts du Vercors. Nous continuons jusqu’à la table d’orientation au bout du promontoire rocheux. La plaine de Valence s’étale sous nos yeux tandis que le village est blotti à nos pieds.

Après avoir longuement profité du paysage, nous repartons sur nos pas pour redescendre vers le village… et rentrer à la maison prendre une boisson chaude bien méritée !

Avancer sur les sentiers enneigés….
Rejoindre la ligne de crête au cœur de la forêt…
Arriver au pied des ruines de Château Rompu
Se faufiler entre un pan de mur et la végétation…
Jeter un oeil au paysage (et imaginer de futures sorties…)
Admirer le panorama depuis la table d’orientation…
Surplomber le village de Châteaudouble
Jouer avec le soleil sur les piémonts du Vercors

Châteaudouble – Drôme – janvier 2021

(*) Plusieurs places de stationnement sont disponibles au cœur du village, autour de l’école. Le départ de la randonnée vers Château Rompu se fait depuis la place de la mairie (où se trouve la fontaine), en empruntant la petite ruelle nommée Chemin de Château Rompu… Attention, après avoir monté le long du coteau, il faut à un moment tourner à gauche sur un sentier de crête au cœur de la forêt en partant quasiment dans la direction opposée et le balisage à la bifurcation n’est pas forcément très visible (en particulier si le petit panneau est couvert de neige !) quand on arrive du village.

[petits moments] fin de journée sépia

Samedi dernier, toute la journée a été teintée d’une couleur orangée, un peu sépia due à un vent de sirocco. Ce vent portait des particules de sables sahariens, causant cet effet visuel très impressionnant.

Au moment où le soleil déclinait (juste avant le couvre-feu), je suis allée faire quelques dernières photos alors que la pluie arrivait, signifiant la fin du phénomène.

Montvendre – Drôme – 6 février 2021

[Drôme] balade d’hiver à La Baume Cornillane

En janvier, après quelques journées très froides, je suis de nouveau allée à la cascade du Rif à La Baume Cornillane. Le chemin d’accès était gelé, et finalement bien moins glissant que lors de mon précédent passage.

Arrivée au pied de la cascade, j’ai trouvé, comme je m’y attendais, quelques stalactites de glace qui ajoutaient une touche de féérie. Après un long moment à observer le ballet de l’eau qui tombe dans cet environnement glacé, j’ai eu envie d’aller voir le haut de la cascade.

Je suis donc partie en direction de la grotte de la Dame d’où j’ai jeté un coup d’oeil au château des Cornillans à travers les branches, puis j’ai contourné le rocher où se trouve la grotte pour monter à l’arrière de celui-ci. Un petit sentier, pas toujours bien marqué et parfois envahi par la végétation, permet d’accéder au ruisseau qui se déverse dans la cascade. Il suffit alors de suivre le ruisseau pour surplomber la cascade.

Là, le ruisseau s’est frayé un chemin en creusant la roche au fil des millénaires. Je me suis avancée avec prudence (une glissade m’aurait valu une chute de plusieurs dizaines de mètres, je préférais ne pas essayer !) jusqu’au saut du ruisseau. Assise sur le rocher, j’ai pris le temps d’admirer le paysage à travers l’échancrure creusée par l’eau.

En revenant sur mes pas, j’ai pu admirer les points de vue sur la Raye enneigée. Les nuages qui passaient permettaient au soleil de jouer à cache-cache et d’éclairer différents lieux les uns après les autres, créant d’éphémères ambiances de contes de fées.

Enfin, en retournant sur la route qui me ramenait à la voiture, c’est le château des Cornillans, majestueux, que j’avais en point de mire… Une fin parfaite pour cette randonnée… une fin qui ne pouvait que me donner envie de revenir, encore !

Stalactites de glace autour de la cascade
Vue sur le château des Cornillans à travers les arbres depuis la Grotte de la Dame
Le ruisseau a creusé son lit dans le rocher…
Vue sur les environs depuis le haut de la cascade
Le saut du ruisseau du Rif
Montagnes enneigées…
Magie de l’hiver…
Paysages fantasmagoriques…
Vue sur la Raye
En se retournant, admirer le château des Cornillans…
Invitation à revenir randonner par ici…

La Baume Cornillane – Drôme – janvier 2021

(*) L’accès au haut de la cascade est dangereux. Le chemin d’accès au ruisseau demande de « mettre les mains » par endroits, et est très peu marqué. Les rochers aux abords du saut du ruisseau peuvent être très glissants en fonction des conditions météo. La cascade fait plusieurs dizaines de mètres de haut ! Il convient donc d’y aller avec la plus extrême prudence…

[Drôme] la magie de l’hiver à Peyrus

Voilà une sortie qui a été complètement improvisée. Ce midi-là, je devais déplacer ma voiture. Plutôt que de simplement la changer de parking, et comme le soleil brillait, j’en ai profité pour aller faire un tour à Peyrus en guise de pause déjeuner.

Arrivée sur le parking du cimetière de Peyrus, le paysage scintillait ! La neige des jours précédents avait fondu au soleil et regelé rapidement. Toute la végétation était entourée d’un carcan de glace translucide !

J’ai traversé le cimetière pour ressortir côté champs et emprunter le chemin qui mène jusqu’à la Vierge de Voeu. Tout brillait autour de moi. La brise qui agitait les branches des arbres de cristal produisait un clac-clac hypnotique en faisant se cogner les branches gelées les unes aux autres.

Plus j’avançais, plus je m’enfonçais dans un monde féérique. J’étais arrivée au Pays des Merveilles Hivernales. J’allais me retrouver nez à nez avec la Reine des Neiges. La nature avait sculpté un royaume enchanté.

Le moindre brin d’herbe devenait magique. Le soleil magnifiait le paysage.

J’ai prolongé au maximum cette pause déjeuner… Et quand j’ai dû quitter la magie de l’hiver pour retourner travailler, je suis repartie avec des étoiles plein les yeux !

Les arbres scintillent dans le soleil
La végétation est prise dans une gangue de glace
Au pied de la Vierge du Voeu
Retour vers la chapelle Saint Pierre et le cimetière
Le paysage est entièrement glacé

Peyrus – Drôme – janvier 2021

(*) Le cimetière de Peyrus est un bon point de départ pour plusieurs randonnées de ce côté de la commune. Il offre en effet la praticité d’un grand parking. Pour rejoindre rapidement les chemins situés de l’autre côté, il suffit de le traverser en entrant par la plus ancienne des deux grilles sur le parking et en ressortant de l’autre côté de la chapelle Saint Pierre, par une grille donnant « sur le champs » (en réalité cette grille permettait d’accéder au cimetière à pied depuis le village en parcourant l’ancien chemin de croix dont on trouve quelques stations un peu plus bas, un peu enfouies dans la végétation).

[petits moments] après la neige

La semaine dernière, dans la nuit de samedi à dimanche, il est tombé de la neige. Vers 21.00, les flocons ont commencé à virevolter et s’accrocher au paysage. Vers 23.00, tout est uniformément blanc. Mais au petit matin, la neige avait déjà bien entamé sa fonte au profit de températures très légèrement positives. Si nous voulions profiter des paysages enneigés, il n’allait pas falloir tarder !

Alors, avec Melle 3e, sitôt le petit déjeuner pris, nous avons enfilé nos chaussures de randonnée et sommes parties à pied dans les environs de la maison, pour profiter de la campagne sous son voile blanc. Le radoucissement, en faisant fondre la neige, générait aussi un léger brouillard, apportant une ambiance quasi irréelle au paysage.

Dès que j’ai sorti mon appareil photo, j’ai su que je traiterais ces images en noir et blanc, tant cela me semblait adapté au ressenti que j’avais alors.

Chabeuil – Drôme – 17 janvier 2021

[projet 52-2021] semaine 3 – hiver

Le thème pour le projet 52 cette semaine est hiver. Je pense que vous aurez tous deviné que ce thème tombe là car il s’agit d’un thème littéralement de saison !

Vous l’avez déjà aperçu et vous vous en rendre encore plus compte dans les semaines à venir : j’ai pu profiter à plusieurs reprises cet hiver de la neige et des paysages glacés autour de chez moi. Il m’a par contre fallu choisir une seule photo pour le projet 52, ce qui du coup s’est avéré un peu moins évident !

J’avais donc des photos de silhouettes d’arbres dénudés, des photos d’étendues enneigées, des photos de sommets tout juste saupoudrés de neige, des photos en couleur et d’autres en noir et blanc…. Vous verrez toutes celles-ci au fil des différents articles à paraître (ou déjà parus pour certains) sur les sorties au grand air que j’ai pu faire ces dernières semaines.

Mais finalement, la photo que j’ai choisie présente une branche d’arbre enserrée dans une gangue de glace. C’est une photo prise lors d’une courte balade improvisée dans un paysage digne du palais de La Reine des Neiges ! Soleil et glace jouaient ensemble pour rendre même une simple branche féérique…

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Pour savoir comment les autres participants vont illustrer l’hiver, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[Drôme] dans le cirque de Peyrus, sur le chemin des Moines

Je crois que le chemin des Moines, dans le cirque de Peyrus, au pied du Vercors, aura été une de mes grandes découvertes de la fin d’année 2020 ! Je l’avais approché lors des premières chutes de neige de la saison alors que nous avions des restrictions de temps et de distance pour nos sorties, et j’avais alors fait une balade entre automne et hiver. J’y suis retournée lorsque nous avons eu des chutes de neige un peu plus marquées et surtout à plus basse altitude pour profiter des paysages bien blancs.

Si ces deux fois, je ne suis pas montée très haut, j’avais noté lors de mon premier passage qu’il faudrait que j’aille voir en direction du Pas du Touet. C’est ce que j’ai fait le dernier dimanche de décembre dernier.

J’avais envie de voir de la neige de près. Compte tenu du nombre de voitures en direction du Col des Limouches, je me suis dit qu’il y aurait sans doute foule sur les quelques parkings permettant d’accéder aux champs de neige et que j’allais plutôt tenter de monter voir chercher la neige à pied !

Je me suis donc stationnée sur la route des Chichats, juste avant le petit pont et surtout la première montée. Arrivée à l’intersection des routes de Drogue et des Chichats, j’ai emprunté le GR93 en direction du Pas du Touet.

Le chemin est assez étroit, et surtout il monte bien en permanence (un rapide calcul mental me donne une pente moyenne autour de 20% sur la montée entre les Chichats et le Pas du Touet). Comme je manque un peu d’entrainement (entre blessures et confinements…), c’est sans doute un peu optimiste de ma part mais c’est bien trop tentant d’approcher la neige ! Je me fais d’ailleurs plus souvent dépasser que je ne dépasse d’autres randonneurs… La montée est raide mais la neige se rapproche : cela me motive (tout comme le « Courage !  » que me lance un traileur alors que je reprends mon souffle au bord du chemin).

Le sol du sous bois blanchit de plus en plus à mesure que je monte. Le vent fait virevolter les flocons qui s’étaient déposés sur les arbres. Et soudain, alors que le chemin offre une vue un peu plus dégagée sur la plaine de Valence, les abords du sentier sont couverts d’une jolie couche de neige. Me voilà immédiatement projetée dans la magie de l’hiver !

A mesure que j’approche du col, la pente se raidit. Avec la neige tassée par les passages des marcheurs, le sol devient aussi plus glissant. Après une petite hésitation à continuer, je me décide finalement à faire demi-tour un peu avant le Pas du Touet : le genou auquel je m’étais fait une entorse tire beaucoup, et je commence à avoir mal dans la cuisse à force de compenser… Si je veux m’assurer de rentrer chez moi, il est raisonnable d’entamer la descente !

Comme pour insister sur la sagesse de ma décision, je m’aperçois aussi que le soleil commence à décliner. Je profite toutefois de la descente pour jeter un oeil dans les trouées d’arbre et admirer le paysage. Je quitte peu à peu la neige…

Lorsque je retrouve ma voiture, je suis certes fatiguée mais surtout heureuse de cette belle sortie sur le chemin des Moines, de cette balade au cœur du cirque de Peyrus. Et puis, je pourrai toujours revenir une nouvelle fois pour aller jusqu’au Pas du Touet et longer un peu ensuite la crête pour admirer la vue sur la plaine de Valence….

C’est parti !
Au bout du champ, les premières traces de neige…
Gravir la montagne !
La neige a glacé sur la végétation..
La majeure partie de la randonnée se fait en sous-bois
Le plaisir de marcher dans la neige…
La neige a recouvert le paysage…
Un coup d’oeil sur la plaine dans les trouées d’arbres…
Apercevoir la montagne ardéchoise à l’horizon
Regarder à travers les branches dégarnies
Winter wonderland

Chemin des Moines (GR93) – Peyrus – Drôme – décembre 2020

(*) Pour partir sur le chemin des Moines depuis Peyrus, il est possible de laisser sa voiture à la sortie du village en direction du Col des Limouches auprès des bacs de tri sélectif de la route des Chichats ou d’emprunter cette route sur environ 1 km où du stationnement est possible le long de la rivière.
Le balisage est celui du GR93 (blanc/rouge). Depuis le hameau des Chichats jusqu’au Pas du Touet, il y a environ 2.5km pour 575 mètres de dénivelé positif : plus que la distance, c’est la pente qui rend le chemin difficile.