[à la maison] portraits de chat

Toujours pas de sortie, donc toujours pas de nouveaux paysages à proposer… Je continue donc à photographier ce qui se trouve chez moi… mais aussi ceux qui se trouvent chez moi !

Parmi les sujets, j’ai donc Vador, le chat de la maison. Vous l’avez sans doute déjà croisé par ici à l’occasion, dans un fourre-tout et un peu plus souvent depuis le confinement.

Pour une fois, ce billet, résultat de plusieurs séances, lui est entièrement dédié !

A la maison – mars/avril 2020

[journal de confinement] semaine 3

Tant que le confinement continue, ce journal de confinement fait de même.
Vous pouvez retrouver les semaines précédentes en suivant les liens :
Semaine 1
Semaine 2

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SAMEDI 28 MARS. Le soleil est de retour et permet de garder les fenêtres ouvertes. C’est agréable de pouvoir en profiter après quelques jours plus froids. D’ailleurs, j’ai imité Vador et décidé de faire une courte sieste réparatrice dans un rayon de soleil. J’ai également profité du soleil pour faire les carreaux (soit le truc que je déteste fait faire et que je fais le moins souvent possible… là, je suis tranquille pour de nombreux mois ! )

DIMANCHE 29 MARS. On a changé d’heure. Plus encore que les autres fois, j’ai complètement zappé ! Il faut dire que sans horaire à respecter, c’est moins important…

Profiter d’un rayon de soleil

LUNDI 30 MARS. Nous devons poser nos jours de congés restants avant la fin du mois de mai. J’en profite donc pour me reposer un peu… Au programme : lecture, cuisine, internet… Je n’ai pas choisir le meilleur jour tellement il fait gris, mais malgré tout la journée passe trop vite….

MARDI 31 MARS. C’est reparti pour une petite semaine de grosses journées de travail. Je ne vais encore pas m’ennuyer d’ici vendredi. Le télétravail rend plus floue la frontière entre temps professionnel et temps personnel… Je le savais déjà car cela fait plusieurs années que je travaille régulièrement depuis chez moi, mais le fait que ce soit tous les jours sur une longue période rend le phénomène encore plus marqué.

Toujours bien accompagnée pour travailler

MERCREDI 1er AVRIL. Les poissons sont un peu passés à la trappe cette année. Les jours de la semaine se suivent en se ressemblant et c’est compliqué pour moi de savoir quel jour nous sommes (pas la date, mais le jour de la semaine…). Avec le confinement, l’écoulement du temps s’est installé dans une sorte de routine monotone.

JEUDI 2 AVRIL. Constat du jour : 5h30 de réunions, c’est long / 5h30 de réunions en visio, c’est très long (surtout quand c’est à toi de prendre les notes pour le compte-rendu) ! Après une telle journée, et un peu de cuisine du placard, je n’ai pas traîné pour aller dormir…

VENDREDI 3 AVRIL. Je ne suis pas sortie de chez moi depuis une semaine, mais là, les courses étaient devenues indispensables. Boulangerie, épicerie, boucherie… j’ai maintenant que quoi faire pour plusieurs jours, et j’ai même trouvé des chocolats pour Pâques, et des fraises !

[à la maison] sur la piste des minimoys

Je continue à prendre des photos dans la limite de ma maison et de ma cour, en ces jours de confinement…. Je continue à explorer des pistes photographiques auxquelles je n’aurais pas forcément pensé. Ce ne sont pas toujours de grandes réussites mais je m’amuse et cela m’occupe un peu.

Quand je me promène, j’aime bien photographier les mousses, les tapis d’herbe… Je légende souvent ces photos avec quelque chose comme « à la recherche des minimoys ».

Après avoir vu les photos de @ricomassias sur son compte Instagram, où il s’amuse à mettre en scène de petits personnages, j’ai eu envie d’essayer aussi. J’ai trouvé une fève en forme de petit personnage… et j’ai avisé le plat d’herbe à chat en train de pousser (Vador aime bien grignoter de la verdure aux beaux jours…) ainsi que le petit buisson de romarin couvrant.

J’ai donc envoyé mon petit explorateur sur la piste des minimoys… A priori, il ne les a pas trouvés. Il va donc falloir continuer à chercher !

à la maison – mars 2020

[journal de confinement] semaine 2

Deuxième semaine à la maison. Je continue donc mon journal de confinement…. toujours sur le même principe : des pensées, quelques faits marquants (du moins, marquants pour moi)….

Ligne d’horizon…

SAMEDI 21 MARS. Mais où est passée cette journée ? A ne rien faire, elle a filé à toute vitesse. La cour a été nettoyée. J’ai lu un livre. Et pouf, il était 19.00 ! Je crois qu’en réalité, après une grosse semaine de travail, j’ai suivi le rythme de Vador, véritable coach en confinement….

Mon challenge du moment sera de ne pas oublier où j’ai stationné la voiture dimanche dernier d’ici la prochaine fois où je vais devoir m’en servir.

Dimanche 22 Mars. Il a plu. Je peux donc maintenant affirmer avec certitude que je préfère le confinement par grand soleil que par temps de pluie. Quand il y a du soleil, on peut ouvrir les fenêtres, mettre le nez dehors dans la cour, profiter de la luminosité…
Parce que la situation est extra-ordinaire, nous avons fait un diner de crêpes, ce que nous ne faisons normalement que pour la chandeleur et Mardi-Gras.

Vador continue à nous montrer l’exemple

LUNDI 23 MARS. Grosse journée de travail qui a débuté tôt et s’est terminée tard. J’ai pu récupérer quelques formulaires d’attestation de sortie dérogatoire vierges imprimés (je n’ai pas d’imprimante à la maison). Cela m’évitera quelques recopies manuelles. La distraction du jour est venue du passage bruyant de deux Rafales au-dessus de la maison à plusieurs reprises.

MARDI 24 MARS. Chaque journée de travail ressemble à la précédente : chargée, intense, et en même temps un peu monotone. Les temps d’échange en visio avec les collègues sont des pauses bienvenues et nécessaires.
Forcément, c’est le lendemain du jour où j’ai pu me faire imprimer des attestations que le modèle de celles-ci change ! Tant pis, je vais continuer à les utiliser en notant l’heure dessus.

MERCREDI 25 MARS. Je suis sortie faire des courses pour plusieurs jours… Il semblerait que les gens se soient rués sur les oeufs et la farine. Feraient-ils tous comme moi beaucoup plus de gâteaux qu’en temps normal ?

JEUDI 26 MARS. Il a fait plus froid aujourd’hui, et malgré le soleil, il n’était pas vraiment possible de rester dans la cour. Dommage car j’aurais bien un peu plus « pris l’air » en prenant mon café du midi… Les journées de travail sont toujours bien remplies et la fatigue s’accroit à l’approche de la fin de la semaine.

VENDREDI 27 MARS. Fin de semaine bienvenue ! On sait dorénavant officiellement que le confinement durera au moins deux semaines supplémentaires. Mais, soyons lucides, il y a de fortes chances de prolongations. Quoi qu’il en soit, c’est le week-end qui débute ce soir. Le programme est déjà défini : repos !

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Dans les commentaires du billet d’hier : le thème Piquant du projet 52, Soène disait qu’on avait peu de chances de voir une pointe de couteau. N’ayant pas l’occasion de sortir faire des photos, j’en fais chez moi… alors j’ai pris cela comme un défi. Voici donc une pointe de couteau !

[à la maison] plantes vertes

En ces temps de confinement, il peut être intéressant de trouver des sujets de photographie qui nous poussent un peu en dehors de nos habitudes.

Vous l’avez sans doute remarqué : je fais surtout des photos dehors, en pleine nature, ou en ville. Mes photos à l’intérieur sont essentiellement prises dans des musées ou des expositions (je ne parle volontairement pas des photos de moments familiaux, comme les anniversaires, où je fais bien entendu aussi des photos, mais à usage privé). Je n’ai donc temporairement plus accès à mes sujets de prédilection !

Et même si mes journées sont bien occupées, j’ai besoin de me garder des temps de décompression par rapport au travail. Je me suis donc amusée à prendre des photos de quelques-unes de mes plantes, en essayant de trouver des angles que je n’avais pas encore exploré.

Quelques résultats en images :

Draceana
Sapin d’ornement
Yucca

A la maison – mars 2020

[journal de confinement] semaine 1

Préambule :
J’ai hésité à maintenir le fourre-tout sous sa forme habituelle, mais il aurait été un peu vide, de contenu et de sens. Je vais continuer à poster des balades pour se changer les idées dans la semaine, ainsi que des idées gourmandes et des lectures… Mais je voulais aussi garder une trace de ces moments particuliers que nous vivons, centraliser les pensées que j’ai pu poser à droite et à gauche sur les réseaux sociaux, dans des échanges avec des amis ou des collègues… comme un fourre-tout du confinement

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Sur l’autoroute, entre Valence et Grenoble

Retour en arrière :
Jeudi 12 mars au soir, j’apprends la fermeture des établissements scolaires et universitaires à compter du lundi suivant pour une durée indéterminée alors que je suis dans le train, de retour de Paris. Ce n’est qu’une demie-surprise : plus que le « si », nous attendions le « quand » pour cette décision de fermeture.

Vendredi 13 mars, une note interne nous indique que le télétravail doit rester exceptionnel et que nous devons être au bureau le lundi suivant, sauf si nous sommes en arrêt pour garder nos enfants confinés.
Ce même vendredi, le Premier Ministre annonce que le seuil de rassemblement est descendu à 100 personnes. Le concours d’équitation de Melle 3e prévu le dimanche n’aura pas lieu, ni le rassemblement auquel Mr 2e devait participer.

Samedi 14 mars, le Premier Ministre annonce la fermeture des bars, restaurants, commerces non indispensables…. Le confinement généralisé est en route.

Dimanche 15 mars, je vais chercher Mr 1er à Grenoble. Lors de cet aller/retour rapide, je ne sors de la voiture que pour monter dans son appartement afin de l’aider à prendre l’ensemble de ses affaires. Il y a de fortes chances pour qu’il ne puisse plus retourner en cours avant la fin prévue de ceux-ci.
A 17.00, nous recevons une note interne spécifiant que la présence sur le lieu de travail n’est plus indispensable et que le télétravail doit être privilégié. J’échange rapidement au téléphone avec mon chef. Je n’irai pas au bureau lundi 16 mars. Je suis en télétravail pour une durée indéterminée.

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Collègue de télétravail

Lundi 16 mars, premier jour de télétravail, premier jour de télé-école.
De mon côté, j’ai l’habitude, mes collègues proches aussi.. mais nous devons nous assurer que l’ensemble des services puissent continuer à fonctionner durant la période de confinement. Des collègues ont travaillé d’arrache-pied tout le week-end. Tout est prêt, mais il y a forcément des petits couacs. Je fais partie de ceux qui sont sollicités pour les résoudre. Globalement, nous arrivons à faire face.
Pour les enfants, cela s’organise. Ils sont en contact avec leurs profs, par mail ou par téléphone. Ils imaginent des espaces de travail sur des serveurs dédiés. Les choses se mettent en place.

Les jours, semaines à venir s’annoncent particuliers… Dimanche en fin de journée, j’ai appris que je pouvais être en télétravail pour une durée indéterminée à compter de lundi. J’ai une pensée pour tous ceux qui n’ont pas cette chance… Je sais aussi que ça va être compliqué pour ceux qui vont devoir jongler avec les gardes de leurs enfants tout en continuant à travailler, que ce soit depuis chez eux ou sur leur lieu de travail, pour nos enfants qui vont devoir faire leurs apprentissages en autonomie, pour leurs enseignants qui doivent imaginer en peu de temps de nouvelles façons de transmettre des connaissances à leurs élèves, pour les commerçants contraints de baisser leur rideau, pour les personnels de santé qui se retrouvent en première ligne sur le front de la lutte contre le virus….

Lundi soir, le Président de la République annonce le confinement et la restriction stricte des déplacements à compter de mardi midi.

Soyons honnêtes : j’ai de la chance !
En effet :
– je peux télétravailler avec une incidence mineure sur mon activité professionnelle… et j’ai l’habitude de le faire.
– j’ai une petite cour privée où je pourrai aller prendre l’air chaque fois que j’en aurai envie au cours des semaines à venir
– j’habite un village où il y a tous les commerces nécessaires (épicerie, boucherie, boulangerie, pharmacie, maison de presse…. ) de petite taille et je devrais donc pouvoir faire mes courses en évitant les interminables files d’attente aux portes des supermarchés
– j’ai une bonne connexion à internet qui déjà me permet de télétravailler mais permet aussi aux enfants de poursuivre leurs activités d’apprentissage scolaire et nous permet de communiquer avec l’extérieur sans souci
– j’ai assez d’espace à la maison pour que nous y soyons tous, occupés à nos activités professionnelles/scolaires, sans nous déranger trop
– j’ai un gros stock de livres et de DVD à découvrir
Alors, même si les prochaines semaines vont être un peu compliquées, je ne suis pas dans ceux qui seront le plus à plaindre…

Mardi 17 mars. Au travail, les choses s’accélèrent. Ceux qui pensaient pouvoir continuer à venir au bureau doivent s’organiser en urgence pour récupérer de quoi se connecter depuis chez eux. L’urgence renforce l’inquiétude sur l’organisation du travail pour les semaines à venir. La journée est très longue pour mes collègues directs et moi.
En milieu de matinée, Mr 1er sort pour acheter du pain car il n’y en a plus à la maison. Toutes les boulangeries du village ont été dévalisées.

Vador est un peu perplexe et se demande bien pourquoi les humains restent chacun dans leurs coins, investissent chacun une pièce différente…. et parlent à leurs ordinateurs mais ne se parlent pas entre eux !

Mercredi 18 mars. Encore une journée chargée au travail. La fatigue des uns et des autres commence à se faire sentir. Je commence à avoir hâte qu’une routine s’installe afin de pouvoir souffler. L’opinion semble partagée par mes collègues.
Je sors faire quelques courses de première nécessité (café, oeufs, pain… j’en profite pour racheter du savon car celui que j’ai à la maison diminue très vite, et deux/trois bricoles à l’épicerie rapidement). J’ai mon autorisation de sortie dérogatoire dans la poche.

Les journées sont compliquées en ce moment au boulot (mais nettement moins que pour les soignants alors #restezchezvous !). Pour garder le moral, on va devoir inventer d’autres formes de convivialité au-delà des contraintes de localisation… On va construire quelque chose de nouveau dans nos façons de travailler et d’étudier.. Et on gardera cela ensuite comme autant de forces nouvelles.

Jeudi 19 mars. Une forme de routine est en train de s’installer. Je débute ma journée de travail très tôt tout en me levant plus tard que si j’allais au bureau. Les enfants se réveillent aussi un peu plus tard : il n’y a pas de trajet à faire. Chacun a investi un espace différent de la maison pour travailler, afin de ne pas gêner les autres. Personne ne s’est encore énervé après un autre membre de la famille. En fin d’après-midi, j’ai refait un gâteau maison, pour une fois que je peux en prendre le temps (entre 2 réunions/appels).

Si on ne prend pas de poids pendant le confinement, ce sera un exploit.

Vendredi 20 mars. Dernière journée de travail de la semaine. Pour la première fois depuis le début de la semaine, une réunion sur un projet à moyen-terme a lieu. On espère sortir des journées uniquement dédiées à la gestion des urgences dans le courant de la semaine prochaine. J’ai retrouvé ma « poussette de marché » dans le fond du garage. Après lui avoir passé un coup d’éponge, je sors rapidement faire les courses pour le week-end (l’idée est de ne pas ressortir avant lundi au plus tôt).

Chaque matin et chaque soir, je me fais l’impression d’être une rebelle en sortant dans la rue pour ouvrir ou fermer les volets du rez-de-chaussée sans attestation de sortie dérogatoire.