[Bourgogne] Guédelon, château-fort en construction

Lors des dernières vacances, avec Melle 3e, nous avons fait une étape en Bourgogne. Nous avions entendu parler du chantier médiéval de Guédelon à plusieurs reprises, apercevant régulièrement des reportages dans la presse ou à la télévision. Voyant que nous n’étions pas très loin de ce château fort en construction, nous sommes allées le voir de près.

La construction a débuté il y a 24 ans sur un site occupé par une forêt et une ancienne petite carrière de pierres. Depuis, le château a bien pris forme : murs, tours et logis sont en place et permettent d’avoir une vue d’ensemble sur le site.

L’ensemble des corps de métier nécessaires à la gestion du chantier est installé sur place, comme au Moyen-Âge. On trouve ainsi un forgeron qui fabrique les outils mais aussi les ferronneries nécessaires dans le château. On croise des peintres qui préparent leurs pigments à partir des terres présentes sur le site. Des carriers extraient les pierres directement autour du chantier avant que les tailleurs de pierres ne les mettent en forme. Des vanniers préparent les paniers nécessaires au transport des matériaux. Les carreaux pour le sol sont préparés et cuits sur place. Dans le château, on croise des charpentiers, des maçons ou des carreleurs, affairés à avancer le chantier.

L’un des gros points en cours est la construction d’une porte d’entrée entre deux tours. Sur le rempart, on peut voir les maçons travailler à monter les murs et les combler de pierres de moindre qualité. Le travail se fait comme au Moyen-Âge.

Le chantier médiéval de Guédelon est en effet un immense projet d’archéologie expérimentale. Cela permet de faire avancer également la recherche pour retrouver les gestes et les pratiques du XIIe siècle. Les constructions étaient en effet peu documentées et peu de bâti est arrivé sans modification jusqu’au XXIe siècle.

Il reste encore 8 à 10 ans de chantier pour arriver à terminer le château. Cela nous donnera l’occasion d’y retourner !

Autour du château, dans le village, quelques animaux sont présents…
Les amusant cochons à poils bouclés…
Bergerie avec vue sur le château
Tour seigneuriale en cours de construction
Logis et tour seigneuriale
L’élégance dans les détails
Charpente à l’ancienne
Sur le chantier des remparts et de la porte
Regarder les maçons travailler
La tour de la chapelle et le logis
Vue sur la cour depuis les remparts
La grande salle du logis
Au pied du château alors que le soleil dore les pierres
Fin de journée autour du château
Couleurs d’automne dans la forêt environnante

Chantier Médiéval de Guédelon – Yonne – octobre 2021

(*) Les horaires et conditions de visite sont à retrouver sur le site internet de Guédelon.

[Drôme] monter à la Tour de Crest

Cela faisait un moment que nous avions noté de retourner visiter la Tour de Crest. Nous avons profité d’un rendez-vous tôt le matin dans la ville pour y aller ensuite. Mais, même si j’avais bien prévu la visite, j’ai par contre complètement oublié d’emporter mon appareil photo, focalisée que j’étais sur le rendez-vous. Aussi, je n’avais que mon téléphone pour prendre des photos, et le rendu reste moins bon… Tant pis, je vous emmène quand même avec nous jusqu’au sommet de la tour ! (Et je vous y amènerai de nouveau très bientôt, avec mon appareil photo, cette fois !)

La Tour de Crest est le reste de l’ancien donjon (ou plutôt des anciens donjons puisqu’il y a en effet trois tours imbriquées) du château médiéval de Crest. La forteresse a été démantelée au XVIIe siècle en même temps que nombre de châteaux forts ne servant plus à la défense du royaume de France. Le but de Richelieu dans cette action est de limiter le pouvoir des nobles mais aussi de supprimer de possibles bases arrières à des rebellions. Toutefois, le donjon de Crest est épargné et transformé dès lors en prison. Il est aujourd’hui le plus haut donjon médiéval de France.

Prison d’état, la tour de Crest devient un symbole du pouvoir absolu du roi. On peut y être enfermé par simple lettre de cachet signée du roi. Elle sera ainsi parfois nommée « la Bastille du Sud ». A la révocation de l’édit de Nantes, de nombreux protestants (hommes, femmes et enfants) sont également enfermés dans la tour de Crest. Elle restera prison après la Révolution et on retrouvera parmi les prisonniers des Canuts révoltés de Lyon ou encore des opposants au coup d’état de Napoléon III au XIXe siècle.

C’est sur la période où la tour était prison que se focalise la visite. Avec un audio-guide, on parcourt les salles et les cellules reconstituées selon les époques. De nombreux détails et anecdotes sont donnés (un peu trop peut-être… dans certaines cellules, l’audio-guide est très long et un peu lassant). La muséographie est moderne et nettement plus intéressante que l’ancienne présentation statique.

Enfin, on arrive sur l’ancien toit-récupérateur d’eau, ingénieux système du Moyen-Âge pour subvenir aux besoins en eau de la forteresse (bien que des sources existent également au pied du donjon). Toutefois, sujet à des infiltrations, il sera assez vite recouvert d’un toit de tuiles (permettant lui aussi la récupération de l’eau pour remplir la citerne située sous l’édifice). De là, la vue depuis les fenêtres est déjà splendide.

Des escaliers abrupts permettent ensuite de rejoindre le toit-terrasse d’une seconde tour pour une vue à 360° sur les environs. Par beau temps, ce sont ainsi les contours du Diois, le synclinal de Saoû, les contreforts du Vercors ou encore l’échancrure de la vallée de l’Eyrieux et plus loin les sucs de l’Ardèche qui se dévoilent pour finir en beauté la visite.

Au XIXe siècle
La tentative d’évasion de Philippe Rivoire
Le système de récupération des eaux du toit d’origine
Admirer la vue
Au pied de la tour, le village de Crest

Tour de Crest – Drôme – août 2021

(*) Les horaires et conditions de visite de la Tour de Crest sont à retrouver sur le site internet dédié.

[Bretagne] dans les pas de Madame de Sévigné au château des Rochers

Lorsque nous avions visité le château de Grignan à l’automne dernier, nous avions noté de continuer à marcher dans les pas de la Marquise de Sévigné en allant voir le château des Rochers-Sévigné à Vitré.

J’étais déjà allée visiter ce château alors que j’étais adolescente, et je n’en gardais à vrai dire que le souvenir de l’effet wahou provoqué par le mur en ellipse et où il est possible de se parler à distance en chuchotant à condition de se placer sur les foyers de l’ellipse.

Le château des Rochers était le propriété de la famille du Marquis de Sévigné, et à la mort de celui-ci, Madame de Sévigné demande à conserver le domaine des Rochers pour son douaire. Éduquée, rompue à la gestion d’un domaine, elle le fera fructifier et lui permettra une bonne rentabilité. Elle fera également dessiner des jardins à la française par André Le Nôtre et construire une jolie chapelle octogonale sous l’impulsion de son oncle l’abbé de Coulanges. Une orangerie sera également ajoutée au domaine, afin de conserver les arbres desquels la marquise fera extraire l’eau de fleur d’orangers dont elle se parfume.

Si je suis tombée sous le charme de la discrète orangerie, le manoir breton en granit a également beaucoup d’allure, surtout dans l’écrin formé par les jardins où nous aurions bien passé un peu plus de temps si la pluie n’avait pas décidé de pointer ses gouttes !

Flâner dans les jardins
Marcher sur l’herbe à l’ombre des charmilles, pour ne pas prendre trop le soleil… comme au Grand Siècle
Le château domine le jardin à la française
La charmante orangerie du XVIIe siècle
Dans la tour se trouve depuis le XIXe siècle un musée consacrée à Mme de Sévigné
Dans la cour du château
Détail de la grille dans l’enfilade de l’allée centrale du jardin à la française
Le château et la chapelle depuis l’allée centrale du jardin à la française

Château des Rochers-Sévigné – Vitré – Ille-et-Vilaine – juillet 2021

(*)De nos jours, le château est une propriété privée, toujours habitée. Toutefois, il est possible de le visiter lors de visites guidées organisées par le service patrimoine de la ville de Vitré. Notre guide était absolument passionnant, et nous a abreuvé de nombreuses anecdotes sur la vie de Madame de Sévigné au château des Rochers et d’informations sur les us et coutumes du Grand Siècle.

[Drôme] un soir d’été en Drôme Provençale

Depuis plusieurs années, j’avais envie d’aller à Grignan profiter d’une représentation théâtrale lors des Fêtes Nocturnes dans la cour du château. Mais jusqu’à présent, celles-ci se déroulaient soit pendant que j’étais en vacances en dehors de la région, soit alors que je travaillais. Cette année, la chronologie de mon été m’a permis d’y aller. C’était l’occasion d’une soirée en Drôme Provençale.

Arrivés assez tôt pour avoir le temps de nous promener un peu avant l’ouverture de la billetterie où nous devions récupérer nos billets et du Bar du Bosquet où nous avions réservé pour un diner léger, nous avons fait un crochet par Chamaret.

Le village est blotti au pied de sa tour en un dédale de calades médiévales, et se poursuit autour de la butte avec les constructions du XIXe siècle, dont un charmant lavoir communal. Le jour où nous y étions, le mistral soufflait très fort et s’engouffrait dans les ouvertures des ruines de l’ancien château. De l’esplanade au pied de la tour de Chamaret, la vue sur les alentours est grandiose. Nous repérons assez facilement Grignan d’un coté et le Mont Ventoux de l’autre. Avec le vent, nous n’avons toutefois pas très envie de nous attarder sur place, aussi, nous repartons en direction de Grignan.

Après avoir laissé la voiture sur l’un des grands parkings (en herbe) aux abords du centre, nous remontons la rue (piétonnisée) vers le cœur du village. Nous repérons de charmantes façades, et arrivons rapidement à la place où une statue de Madame de Sévigné, décédée et inhumée à Grignan, a été installée au XIXe siècle.

Connaissant déjà le village de Grignan, nous profitons de la terrasse abritée du vent du café des Vignerons pour déguster un verre de vin de l’appellation Grignan-les-Adhémar (et faisons également quelques emplettes). Puis, nous prenons la direction du château pour notre soirée.

Après un diner léger sur la terrasse du Bar du Bosquet, installé dans les jardins du château, nous allons admirer le coucher du soleil depuis les terrasses. La lumière déclinante dore les murs du château. Nous profitons de la douceur de l’instant.

L’heure de rejoindre nos places dans les gradins sonne. Nous assistons à la représentation de Fracasse, d’après le roman de Théophile Gautier, mis en scène par Jean-Christophe Hembert (Karadoc dans Kaamelott) avec Thomas Cousseau (Lancelot dans Kaamelott) dans le rôle du baron de Sigognac/Fracasse. Deux heures de spectacle que nous ne voyons pas passer, embarqués par la mise en scène vive et moderne et le jeu magistral des acteurs.

Après avoir longuement applaudi, nous retournons sur les terrasses jeter un dernier coup d’œil à la majestueuse façade Renaissance du château… et découvrir d’étranges colorations sur le parvis de la collégiale tandis que les calages des futures projections monumentales sont en cours.

Minuit approche. Nous avons encore une heure de route pour rentrer. Il est temps de repartir !

La tour de Chamaret depuis la place du village
Dans le vieux village de Chamaret
Grignan depuis Chamaret
Au pied de la tour de Chamaret
Vue sur les Baronnies depuis la tour de Chamaret
Du village médiéval au village moderne

Chamaret

Hôtel particulier « Grand Siècle »
La statue de Madame de Sévigné installée au XIXe siècle
Coucher de soleil depuis les terrasses du château
Fin de journée sur les terrasses du château
Coucher de soleil depuis les terrasses du château
Coucher de soleil sur les terrasses du château
La façade Renaissance de nuit
Calage des futures projections monumentales sur le parvis de la collégiale
Calage des futures projections monumentales sur le parvis de la collégiale

Grignan
Drôme – août 2021

(*) Les Fêtes Nocturnes de Grignan sont des spectacles de théâtre joués dans la cour du château qui sert de décor. Elles y sont organisées chaque été (la pièce change chaque année) par le Conseil Départemental de la Drôme.

[Drôme] chercher les orchidées sauvages dans les prairies

Le mois d’avril a été froid et j’ai l’impression que les orchidées sauvages ont fleuri un peu plus tard que les autres années. Habituellement, dès mi-avril, j’en vois en grand nombre autour de chez moi. Mais cette année, il m’a fallu attendre fin avril pour voir les premiers individus.

J’ai trouvé des orchis pourpres (orchis purpura) un peu par hasard en me promenant sur les contreforts du Vercors un vendredi soir.

Orchis pourpre (orchis purpura)

Aussi, j’ai décidé d’aller faire un tour le dimanche suivant à Combovin (où mi-avril, il n’y avait encore aucune orchidée sortie…). J’ai effectivement trouvé de nombreux orchis singes (orchis simia) dans la prairie où je vais chaque année, mais la plupart sortaient à peine et portaient encore peu de fleurs développées.

Orchis singe (orchis simia)
Orchis singe (orchis simia)
Orchis singe (orchis simia)

Puis, j’ai fait un tour à Châteaudouble à un endroit où il y a habituellement beaucoup d’orchidées (merci encore Florence pour m’avoir confié ce coin à orchidées il y a quelques années). Je n’ai croisé que quelques orchis pourpres : il était sans doute un peu trop tôt encore pour les autres espèces.

Orchis pourpre (orchis purpura)
Orchis pourpre (orchis purpura)

Montvendre / Combovin / Châteaudouble – Drôme – avril 2021

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Et, comme j’étais à Châteaudouble, j’ai fait un petit crochet pour jeter un oeil au château, et aux narcisses qui envahissent les prés alentours à cette période de l’année.

Vue sur le château depuis la route
L’entrée du parc du château
Narcisses des poètes

Châteaudouble – Drôme – avril 2021

[Drôme] un château de contes de fées

Un vendredi soir après le travail, j’ai eu envie de prendre un peu l’air. Le ciel n’était pas très engageant mais j’avais besoin d’une respiration ! C’est alors que j’ai repensé à ce château dont j’avais vu passer des photos sur les réseaux sociaux et qui se situe à quelques kilomètres de chez moi. Direction donc Montélier, et le château de Monteynard.

Ce château est une propriété privée, non accessible au public, mais surtout tant que les arbres ont encore peu de feuilles, on le voit très bien depuis la petite route qui longe la propriété.

Le lieu est vraiment digne d’un conte de fées : des douves alimentées par un ruisseau qui se déverse ensuite à travers champs, une petite chapelle au bord de l’eau, un pont fermé par une porte, et un joli bâtiment aux formes arrondies. Les volets clos ajoutent encore une touche de mystère complémentaire.

Appartenant depuis le XIXe siècle à la famille de Monteynard, le château avait été édifié par la famille de Sassenage à la fin du XVe siècle sur les bases d’une ancienne forteresse médiévale. Le château du XVe siècle a fait l’objet d’aménagements et de remaniements dans le courant du XIXe siècle. La légende faisant descendre les Sassenage de Mélusine, la femme-serpent, les sources proches du château ont pris le nom de Sources de Mélusine. Ce sont elles qui alimentent les douves.

J’ai longuement admiré, et photographié, l’ensemble… au charme très romantique. J’ai cherché des détails, et j’ai un peu rêvé aussi… Quelques gouttes de pluie m’ont ramenée dans la réalité, et incitée à faire demi-tour pour me mettre à l’abri, après avoir attrapé quelques narcisses des poètes dans une friche au bord du ruisseau.

Le pont et la porte d’accès au château
Le chapelle au bord de l’eau
Vue d’ensemble
Les douves
La chapelle du château et l’église Saint Prix
Narcisse des poètes
La grille du château

Montélier – Drôme – avril 2021

(*) Le château est une propriété privée, visible depuis la route. Pour cela, il faut prendre l’allée de la Bâtie, qui longe le mur de la propriété au niveau des terrains de tennis

[Drôme] monter à la Tour de Barcelonne

En décembre, nous avions hésité à monter à la Tour de Barcelonne et avions finalement préféré aller jusqu’à la Chapelle Sainte Marguerite dans le même secteur. Mais nous avions noté de profiter d’une prochaine occasion pour aller voir la Tour de Barcelonne de plus près.

Lorsque j’étais allée jusqu’au pied de la Tour, j’étais partie du village de Barcelonne. Cette fois, nous sommes partis de Combovin. La montée jusqu’à la Tour est plus courte et plus agréable, dévoilant davantage de paysages.

Très vite, l’ascension se fait au milieu d’une forêt de conifères. En me retournant, le panorama sur le Vercors est toujours aussi magique. Rapidement, nous arrivons sur la crête d’où l’on domine une partie de la plaine de Valence.

La balade se poursuit entre les arbres (sur un sentier détrempé par les pluies des jours précédents, aussi nous prenons garde à ne pas glisser !). Nous approchons de la tour et nous croisons de nombreux randonneurs, trailers et vététistes profitant comme nous du soleil de ce dimanche matin.

Nous croisons les ruines de l’ancienne forteresse, puis traversons un pont de planches (serait-ce l’ancien emplacement d’un pont-levis ?) et arrivons sur l’esplanade au pied de la Tour. Le point de vue sur la plaine de Valence se déploie sous nos pieds jusqu’à la montagne de Crussol. Nous nous amusons à repérer les différents villages : Chabeuil, Montvendre, …. mais aussi le centre équestre.

Nous explorons un peu les environs, faisant le tour de l’ancien donjon et découvrant d’autres vestiges du château ruiné. Puis, nous rebroussons chemin. Nous faisons le choix de rentrer directement car il va bientôt être l’heure du repas, mais il est tout à fait possible de faire une boucle en se dirigeant vers la chapelle Sainte Marguerite.

Le village de Combovin, niché au creux des piémonts du Vercors
Marcher au milieu des pins
Face à nous, la colline sur laquelle se trouve la chapelle Sainte Marguerite (on en aperçoit le chemin)
Piémonts du Vercors
Vue sur la plaine de Valence, avec Chabeuil au premier plan
Sur l’esplanade de la Tour de Barcelonne
Vue sur la forêt et le Vercors depuis la Tour de Barcelonne
Minimalisme médiéval
Au pied de la Tour de Barcelonne
Un dernier regard à la Tour

Tour de Barcelonne – Drôme – janvier 2021

(*) Le départ depuis Combovin se fait au niveau du parking du cimetière. Il faut alors prendre la direction des Terres Blanches, puis partir sur la droite afin de rejoindre la Tour de Barcelonne que l’on a rapidement en visuel.
La montée est nettement moins longue par ce côté qu’en partant du village de Barcelonne. Nous avons mis une vingtaine de minutes à accéder à la Tour, tout en faisant plusieurs arrêts photos !
Il n’y a pas particulièrement de difficultés sur cette petite randonnée, et il est tout à fait envisageable de la faire avec des enfants.

[Drôme] le château de Grignan

Le château vu depuis la cour d’honneur

Le château de Grignan est fortement associé à la Marquise de Sévigné. En effet, c’est à Grignan que vivait sa fille, destinataire des fameuses lettre, et c’est à Grignan que Madame de Sévigné a terminé sa vie et est enterrée.

L’emplacement du château est occupé par un oppidum romain avant de devenir un petit château fort à partir du Xe siècle. Au XIIe siècle, un bourg castral s’installe au pied du château, puis dans le courant du XIIIe siècle, les Adhémar de Monteil s’emparent progressivement de la seigneurie de Grignan. Le château et la ville prennent alors de l’ampleur. A la Renaissance, les crénelages sont arasés, la superficie de la grande salle est doublée, les façades sont remaniées. Au XVIe siècle, c’est la construction de la collégiale, au pied du château et l’aménagement de la grande terrasse du château qui sert de toit à l’église. Les Adhémar de Monteil sont alors une famille très puissante de la région.

Au XVIIe siècle, François Adhémar de Monteil épouse Françoise de Sévigné, fille de la marquise et qualifiée alors de « plus belle fille de France ». Suite à la nomination de François Adhémar au poste de lieutenant-général de Provence, le couple s’installe à Grignan. Le comte procède alors à de multiples aménagements et extensions du château, y dépensant une fortune colossale. Après son décès, la famille est ruinée et doit vendre l’ensemble de ses biens.

Suite à la Révolution, le château est démantelé et les matériaux ainsi que le mobilier sont vendus et dispersés. La grande façade est partiellement détruite à cette période. Le château reste en ruines jusqu’à début du XXe siècle où il est racheté par Marie Fontaine qui le fait reconstruire à l’identique (ou tout du moins, le plus exactement possible en tenant compte des croquis et dessins d’époque qui avaient alors été retrouvés). En 1979, le château est vendu au département de la Drôme qui y fait transférer des collections de mobilier.

Lors de notre passage, le circuit de visite avait été adapté pour répondre aux contraintes sanitaires. Ainsi la circulation se fait à sens unique et certaines pièces ne sont donc pas visitables (comme par exemple, celles habitées par Marie Fontaine). Cela n’empêche pas d’avoir un aperçu très complet du château : cour d’honneur, façade François Ier, escalier d’honneur, appartements à la française, grand salon, entrée d’origine (donnant sur la cour du puits) avec son escalier à la voûte en ogives, galerie… Chaque pièce nous emmène en voyage dans l’histoire et le temps.

La visite se termine par un tour dans les jardins et sur la terrasse afin d’admirer le panorama (par beau temps, le Mont Ventoux se détache à l’horizon, ce qui n’était pas le cas le jour de notre passage) ainsi que la vue sur la campagne environnante avec ses champs de lavandes et le village blotti au pied du château.

L’escalier d’honneur
Vue sur la campagne depuis le petit salon
La chambre des appartements à la française
Pousser les portes…
Vue sur la cour du puits et la terrasse depuis la galerie
La galerie et ses boiseries
Vue sur le village depuis la terrasse

Château de Grignan – Drôme – octobre 2020

(*) Les conditions de visite du château de Grignan sont disponibles sur le site internet des châteaux de la Drôme.

[projet 52-2020] semaine 19 – l’art dans la ville

Quand j’ai proposé le thème L’art dans la ville, j’avais différentes idées en tête.

En effet, nos villes et villages ne manquent pas de sculptures, monuments, fresques qu’ils soient récents ou plus anciens. Je pensais par exemple à la Fontaine Monumentale de Valence, au parvis du Trocadéro à Paris, aux fresques de street art du Pont des Lônes entre Drôme et Ardèche, à la statue représentant la République dans le village de mon enfance, ….

Avec le confinement, je ne suis guère sortie ces derniers temps à part pour faire mes courses.. et j’avais un peu oublié le thème de la semaine (sinon, j’aurais pu prendre en photo les sculptures Art Déco du monument aux morts de mon village devant lequel je passe par exemple).

Je me suis donc plongée dans mes archives sans chercher de photo particulière. Le thème, vaste, s’y prêtait.

C’est comme cela que je suis retombée sur une série de photos familiales faites à Saint Germain en Laye en 2008. A l’époque, je n’habitais pas très loin et il nous arrivait le dimanche matin d’aller faire quelques courses au marché de la ville et de profiter ensuite du soleil sur les terrasses bordant la place principale puis de faire un tour dans le parc du château (avec sa splendide perspective et sa vue sur toute la boucle de la Seine). Il faut dire que le château de Saint Germain est situé en pleine ville, véritable oeuvre d’art offerte aux yeux des passants dès la sortie du RER…. et c’est sa façade que je vous propose aujourd’hui.

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Pour voir où les autres participants ont trouvé de l’art en ville, il suffit de suivre les liens dans les commentaires….

[Seine-et-Marne] la vie de château à Guermantes

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Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de passer un week-end au château de Guermantes avec mes collègues pour un séminaire.

Accueillis sur place le vendredi soir, la première impression est magique : les fenêtres éclairées du château se détachent dans la nuit et déjà mettent des étoiles dans les yeux. L’impression ne se dément pas lorsque nous parcourons les couloirs pour rejoindre nos chambres. Nous sommes dans un lieu exceptionnel ! D’ailleurs parmi les architectes qui sont intervenus sur le château, on compte Jules Hardouin-Mansart…

Après l’installation, nous découvrons la grande galerie au moment de l’apéritif. Construite à la fin du XVIIe siècle, cette galerie de 31 mètres a conservé ses boiseries, ses peintures et ses lustres. Celle qui avait été surnommée La Belle Inutile a retrouvé une seconde jeunesse et est devenue le coeur de la vie du château.

Chaque salon traversé est un petit bijou et rappelle les grandes heures des lieux. Le salon du Roi était ainsi la chambre de Louis XIV fuyant la fronde. Louis XV a d’ailleurs offert deux toiles de Van Loo le représentant ainsi que son épouse en remerciement de cet épisode, toiles qui ont été installées dans ce salon du Roi.

La chapelle, depuis transformée en salon, dévoile ses vitraux et ses toiles au dessus de l’autel. La bibliothèque et ses vastes étagères donnent envie de s’installer avec un livre ou un jeu de société. Chaque pièce invite à prendre son temps, à échanger, à discuter.

Le château est entouré d’un vaste domaine comprenant entre autres un miroir d’eau conçu par André Le Nôtre. J’ai pris le temps d’en faire le tour tôt le matin alors que le givre recouvrait encore les pelouses.

Et quand l’heure de partir en réunion est venue, il a fallu traverser le parc, suivre le ruisseau et ses petites cascades artificielles, longer le pré des chevaux… Avec la lumière du matin, le soleil qui commençait doucement à réchauffer l’atmosphère, c’était agréable de profiter de ces quelques centaines de mètres.

Après deux jours dans ce cadre enchanteur, à la fois hors du temps et hors du monde, après tous les bons moments passés ensemble, il fallu refermer la parenthèse, en emportant plein de jolis souvenirs…

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Grand escalier

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La grande galerie à l’heure de l’apéritif

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Plafond de la grande galerie

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La grande galerie

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Profiter d’un instant de calme dans la bibliothèque

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Petit matin sur le parc

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Beauté classique de la façade arrière du château

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Jeter un oeil par la fenêtre

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Départ en réunion…

Château de Guermantes – Seine-et-Marne – novembre 2019

 

 

(*) Le château de Guermantes est privé. Il est exploité par une société spécialisée dans les séminaires professionnels.