[Manche] sur le GR223 au Grouin du Sud

Situé à l’embouchure de la Sée-Sélune, la pointe du Grouin du Sud est une avancée rocheuse dans la baie du Mont Saint Michel. L’endroit, assez facile d’accès, est longé par le GR223.

Ce jour-là, la pluie menaçait et nous ne souhaitions donc pas trop nous éloigner de la voiture tout en prenant un bol d’air avec une jolie vue. Le Grouin du Sud est vite apparu comme une évidence : la situation en pointe permet de décrire un genre de cercle autour de la voiture tout en faisant une belle balade mais en restant à distance toujours convenable du point de repli (bien nous en a d’ailleurs pris, car… la pluie nous a rattrapé en cours de route et nous avons du écourter la sortie pour ne pas finir trempés !).

Depuis le parking, nous avons pris la direction de la pointe mais avons bifurqué un peu avant celle-ci pour prendre le GR en direction d’Avranches, le long du lit de la rivière. Le Mont Saint Michel joue alors à cache-cache avec l’extrémité du Grouin du Sud, au gré des courbes du chemin. C’était la première fois que nous partions dans cette direction (les autres fois, nous allions plutôt vers Saint Léonard, en passant par la jolie grève qui se trouve de ce côté). Assez vite, nous avons rejoint des pâtures de vaches (la ferme des cara-meuh est toute proche, mais nous n’avons pas pu nous y arrêter acheter quelques douceurs : il y avait foule sur le parking en raison des visites de la ferme et impossible de se stationner même « mal »). Le paysage est totalement différent de ce côté de la baie par rapport à l’herbu situé juste de l’autre côté des fleuves.

Nous n’avons pas fait une sortie très longue car le ciel se faisait de plus en plus menaçant et il a semblé sage de faire demi-tour au bout de 30 minutes environ. Les gouttes sont arrivées alors que nous finissions d’escalader les rochers pour accéder au bout de la pointe : nous ne voulions pas partir sans y passer !

Pointe du Grouin du Sud – Vains – Manche – août 2020

(*) L’accès à la pointe du Grouin du Sud se fait depuis la route d’Avranches à Carolles / Jullouville. Un grand parking est disponible sur le site, ainsi qu’un espace où pique-niquer. Le GR223 longe la côte, il suffit donc de s’approcher de la pointe pour trouver les balisages.

(**) A noter : la pointe du Grouin du Sud offre un superbe panorama pour admirer un coucher du soleil au dessus du Mont Saint Michel.

[Normandie] un tour à Granville

vue sur le port

En été, nos balades granvillaises commencent souvent à la pointe du Roc. En effet, on y trouve assez facilement du stationnement… et la vue sur le port et la mer est splendide.

Le chemin qui longe la pointe du Roc a été rouvert (il avait été interdit d’accès suite à des éboulements), et c’est un véritable plaisir que de le parcourir à nouveau. Là, au cœur de la ville ou presque, entre les vestiges des blockhaus du mur de l’Atlantique, on se retrouve sur un sentier côtier sauvage avec les îles Chausey en point de mire à l’horizon….

Le soleil nous incite à faire une petite pause, pour profiter du paysage, tellement apaisant.

Puis, nous continuons le long de l’ancienne caserne avant de pénétrer dans la Haute Ville. Là, il est possible de longer les anciens remparts et de descendre ensuite jusqu’au casino.

Mais, cette fois, nous faisons le choix des petites ruelles intérieures avant de passer l’ancienne porte à pont-levis et de descendre la rue des Juifs bordée de jolies boutiques.

Nos pas nous font ensuite traverser les rues fréquentées pour rejoindre la rue Saint Sauveur et le charmant salon de thé Picorette (où je ferai une très large provision de thés… ).

Après un goûter bien mérité et un thé glacé divin, nous regagnons la pointe du Roc en longeant le port et la criée.

depuis le sentier littoral
au milieu des herbes sauvages
dépasser une petite crique
vue sur les remparts et le Plat Gousset
dans les ruelles de la Haute Ville

Granville – Manche – août 2020

(*) Afin de trouver du stationnement à la pointe du Roc, il faut suivre la direction de l’aquarium : de vastes parkings sont accessibles à proximité de celui-ci. Le sentier littoral passe en contrebas du parking et on peut le suivre afin de gagner le bout de la pointe, sous le sémaphore. Les anciens blockhaus sont situés tout le long de la pointe (le sémaphore a été construit sur l’un d’entre eux) et de nombreux vestiges sont accessibles sur l’esplanade auprès du phare.

[Bretagne] sur la grève à Cancale

Aller se promener à Cancale fait vraiment partie de nos sorties récurrentes. Il faut dire que le cadre est magnifique et qu’il est facile de s’éloigner de la foule.

C’est encore une fois ce que nous avons choisi ce jour-là, alors que de nombreux touristes se pressaient sur le port de la Houle. Après avoir trouvé un stationnement derrière l’église, nous sommes descendus vers l’Abri des Flots.

Délaissant le GR34 plutôt fréquenté dans ce secteur encore urbain, nous avons profité de la marée basse pour partir sur la grève en direction des Rimains. Si la progression (dans les galets de schiste) y est moins aisée que sur le sentier, elle est aussi plus ludique, entre escalade de rochers et observation de la vie dans les mares… Le paysage m’émerveille chaque fois, immensité de bleu entre ciel et mer sous le soleil.

La marée montante recouvre peu à peu les parcs à huitres. Les ostréiculteurs ont quitté les lieux depuis un moment et les pêcheurs commencent à remballer leur matériel.

Cela fait partie des endroits où il n’y a pas besoin de grand chose pour que le temps s’écoule agréablement. On ne le voit donc pas passer et l’heure du goûter approche.

Après une brève hésitation à retourner jusqu’au port par la grève, nous choisirons finalement de remonter chercher une pâtisserie ou une crêperie dans le haut de la ville, à l’abri de l’agitation et de la foule…

Cancale – Ille-et-Vilaine – août 2020

[Bretagne] en balade à la pointe de la Varde

Avec le confinement, je suis retournée me promener dans mes archives. Ces photos de Saint Malo ont été prises entre 2009 et 2010 au cours de différentes promenades, été comme hiver.

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Vue sur la pointe de la Varde et ses fortifications

A Saint Malo, la pointe de la Varde se trouve entre Paramé et Rothéneuf, à l’est de la commune. Elle domine la mer d’une trentaine de mètres et offre un point de vue splendide sur la baie de Saint Malo.

Cette situation remarquable lui a valu d’être fortifiée afin de défendre le port malouin. Les premières fortifications datent de la fin du XVIIe siècle et faisaient partie du système de défense de Saint Malo imaginé par Vauban et Garengeau. Le fort fut remanié aux XVIIIe et XIXe siècles et doté d’un glacis, d’un chemin couvert et de batteries modernes. En 1942, lorsque l’armée allemande organise la protection de Saint Malo, des blockhaus ainsi que de nouvelles batteries d’artillerie sont installés. Les vestiges des fortifications sont toujours visibles au bout de la pointe mais également à sa proximité, en surplomb des plages.

Aujourd’hui, c’est devenu un lieu de promenade protégé par le conservatoire du littoral. Des sentiers permettent de parcourir le site tout en respectant la nature. La balade y est agréable et permet de profiter du vaste panorama qui s’offre au regard. De plus, le lieu est idéalement placé pour admirer le coucher du soleil.

A proximité, la petite plage de la Varde offre une bande de sable bordée de quelques dunes au milieu des rochers. L’endroit est idéal pour un moment en famille : des rochers à escalader, du sable humide pour construire mares et châteaux, du sable sec pour profiter du paysage (et surveiller son petit monde), et bien sûr une possibilité de se baigner !

La pointe de la Varde fait partie de mes promenades préférées sur Saint Malo, sans doute en raison de son côté encore un peu brut et sauvage…

Plage de la Varde
Vue sur Saint Malo depuis la pointe de la Varde – on devine la pointe du clocher de la cathédrale Saint Vincent (intra muros)
Plage de la Varde
Dunes de la plage de la Varde
Promenade sur la pointe de la Varde en fin de journée
Vue sur la plage du Pont et la plage du Minihic depuis la pointe de la Varde
Coucher de soleil sur la baie de Saint Malo depuis la pointe de la Varde

Pointe de la Varde – Saint Malo – Ille-et-Vilaine
2009 / 2010

[Normandie] dans le Cotentin

Préambule : avec le confinement, je suis partie en exploration dans mes archives.

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La Manche, c’est seulement à quelques kilomètres de là où j’ai grandi, de là où habitent mes parents. La Manche, ce sont des souvenirs de plage à Carolles, de pêche à pied à Saint Jean le Thomas, de glaces sur le Plat Gousset à Granville, de pique-niques dans les polders du Mont Saint Michel, de shopping à Avranches et Cherbourg…. Mais finalement, je connaissais très peu le Cotentin. Aussi en 2010, cherchant une destination ne demandant pas de faire de route, c’est en plein coeur du Parc Naturel du Cotentin et du Bessin que j’ai posé mes valises.

Phare de Barneville-Carteret

Le but de ces vacances était avant tout de se reposer, surtout que les enfants étaient encore petits. Nous avons donc passé beaucoup de temps à jouer et ne rien faire dans le grand jardin de la maison que nous avions louée. Mais nous avons aussi fait de nombreuses balades, essentiellement en bord de mer.

En effet, l’avantage du Cotentin, c’est que, compte-tenu de sa forme, l’on n’est jamais très loin de la mer. Nous avons donc exploré les côtes autour de Barneville-Carteret, Portbail mais aussi Saint Vaast la Hougue ou encore la pointe de la Hague. Les paysages varient énormément le long des côtes du Cotentin, entre grandes plages de sable, falaises abruptes, pointes se jetant dans la mer, prés salés, plages de galets…. Quel que soit le moment de la journée, c’est toujours un plaisir que de pouvoir se promener en bord de mer.

Nous avons également visité la Cité de la Mer à Cherbourg. Elle a sans doute pas mal changé depuis 10 ans mais j’avais beaucoup apprécié la découverte des fonds marins, ainsi que la visite du Redoutable, un sous-marin nucléaire (désarmé).

Enfin, nous avons visité plusieurs sites liés au débarquement : musées à Sainte-Mère-Eglise, Utah Beach ou au Dead Man’s Corner, batterie à Crisbecq,… La région regorge de sites, généralement moins fréquentés mais tout aussi intéressants que ceux situés autour d’Omaha Beach dans le Calvados voisin.

Cette semaine est vite passée et il me reste encore beaucoup de sites et lieux à découvrir dans le nord du Cotentin en particulier…

Plage de Barneville-Carteret
Sémaphore de la Hague
Phare de Goury
Nez de Jobourg

Manche – août 2010

[Danemark] découvrir Langeland

Préambule : avec le confinement, je suis partie en exploration dans mes archives.

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Ce voyage au Danemark date d’août 2008. Nous étions partis en voiture de Paris. Nous avions traversé l’Allemagne, nous arrêtant à Brême à l’aller et à Lübeck et Cologne au retour. Nous avions loué une maison sur l’île de Langeland, et nous sommes essentiellement restés sur cette île. Nous avons juste passé une petite journée sur Fyn (Fionie) toute proche et une matinée sur Tåsinge.

la marina de Bagenkop

Après deux jours de trajet et quelques péripéties (nous n’avions pas anticipé les bouchons sur la péninsule danoise, ni la réservation d’un ferry pour rejoindre Fyn puisque nous pensions y aller par la route via le pont au nord de l’île.. mais avions été découragés par les bouchons, nous étions donc arrivés à Langeland après la fermeture de l’agence et avions ensuite eu un peu de mal à trouver la « rue » de la maison, qui de fait était plus un chemin de terre qu’une rue telle qu’on l’imaginait… ), nous nous sommes installés bien tard dans la maison le samedi soir. Mais déjà le cadre s’annonçait plaisant : un grand jardin, la forêt en bordure du terrain (nous aurons plusieurs fois la visite de biches au petit matin), une maison spacieuse et confortable, et la mer en toile de fond par delà les champs au bout du jardin….

Nous avons débuté notre découverte de l’île par la marina de Bagenkop le dimanche matin. La météo était un peu grise, et comme souvent au Danemark, le vent soufflait fort. La boulangerie avec ses viennoiseries et son café servi par demi-litre nous a vite mis dans l’ambiance danoise avec ses bougies allumées aux fenêtres.

Un peu plus loin, une plage de galets battue par une mer bien formée, une lagune marécageuse et quelques poneys en liberté m’ont fait tomber complètement sous le charme de ce bout de terre !

D’autres plages de galets un peu brutes, d’autres lagunes aux eaux calmes viendront m’émerveiller au cours du séjour… mais ce ne sont pas les seuls paysages qui me charmeront. En effet, Langeland s’est avérée riche de surprises.

En allant voir les petites falaises de Dovns Klint qui semblent si fragiles et permettent d’apercevoir le phare de Keldsnor, nous avons pu voir les chevaux sauvages de Langeland ! Ce sont des poneys Exmoor qui vivent là en liberté, sans interaction avec l’homme et il est recommandé de ne pas les approcher à moins de 50 mètres.

Le long du rivage se succèdent les plages, tantôt de sable, tantôt de galets, les phares (photogéniques) et les ports, parfois minuscules, comme celui de Ristingue.

Les églises blanches entourées de cimetières verdoyants dominent les villages. Les vieilles maisons aux façades colorées rythment les rues des petites villes. Chaumières et manoirs parsèment la campagne, et quelques moulins dressent encore leurs silhouettes sur les buttes.

Mais, ce à quoi je ne m’attendais vraiment pas du tout, ce sont les mégalithes ! Les dolmens sont nombreux et certains tumulus encore quasi intacts. Chaque champ ou presque recèle sa tombe millénaire. Certains mégalithes d’importance majeure sont indiqués et fléchés, mais d’autres, plus modestes se découvrent au hasard des routes… et des moissons : nous avons ainsi remarqué seulement la veille de notre départ un dolmen dans un champ devant lequel nous passions chaque jour !

Dans les visites insolites, je peux vous citer le musée des souvenirs à Tranekaer qui regroupe des babioles destinées aux touristes récupérées dans le monde entier entre les années 50 et 70. C’est extrêmement kitsch mais plutôt amusant. Et bien sûr, il y a la visite du fort de Langeland. Démilitarisé, cet ancien fort de surveillance de la mer Baltique est devenu un musée de la guerre froide. Mais l’on y découvre aussi bateaux et sous-marin… en plein milieu des terres !

Enfin, il ne faut pas oublier toutes ces petites choses de la vie courante qui sont si différentes : les étals en libre-service au bord des routes pour un peu tout (des pommes de terre nouvelles, de la confiture, des vide-greniers, …), les photophores, les multiples sortes de saucisses, les cendriers de plein air en pots de fleurs peints et retournés, les éoliennes, les biscuits, les boissons au sureau….

Ce séjour était une petite plongée en Scandinavie, dans des conditions particulièrement favorables et adaptées avec de jeunes enfants (Melle 3e avait 2 ans, ses frères 4 et 8 ans ! )… et revoir mes photos m’a donné envie de retourner « vers le Nord » !

Une plage à proximité de Bagenkop
Une ferme ancienne
Le petit port de Ristingue
Un dolmen au milieu des champs
Dovns Klint
les poneys sauvages de Langeland
le phare de Hou, au nord de l’île
le moulin de Tranekaer
dans les rues de Rudkøbing
Plage de cailloux…
l’église de Bagenkop

Langeland – Danemark – août 2008

[Normandie] balade sur le Plat Gousset à Granville

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Le Plat Gousset, c’est la digue promenade de Granville.

Construite au milieu du XIXe siècle au moment du lancement de la station balnéaire, cette promenade longe la plage au pied de la falaise. Vers 1910, à la construction du nouveau casino et de l’hôtel Normandy qui lui fait face, la promenade est prolongée.

Aujourd’hui, à son extrémité, elle permet par un sentier de regagner le chemin du Noroît (ancien sentier des douaniers devenu chemin de grande randonnée, GR223) et le jardin Christian Dior.

On trouve quelques cabines de plage ainsi qu’un centre de secours sur la promenade. Le Plat Gousset est regulièrement pris d’assaut par les vagues à marée haute, et la falaise de schiste qui le domine a tendance à s’effriter (elle s’est déjà partiellement effrondrée un peu plus loin, au niveau du cimetière Notre Dame).

La plage en contrebas de la promenade comporte de nombreux rochers et la mer se retire loin, surtout par fortes marées comme c’était le cas lors de mon passage. Aussi, un bassin de nage a été aménagé, simple retenue d’eau de mer se remplissant à marée haute (lors de notre passage, elle était vide pour permettre des travaux de maintenance de l’infrastructure).

Depuis quelques années, nous avions donné notre préférence à un tour de la pointe du Roc, en Haute-Ville. Aussi, c’est avec un réel plaisir que nous avons parcouru le Plat Gousset et profité de la vue sur la mer….

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Vue sur Donville depuis l’escalier vers le jardin Christian Dior

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Vue sur le casino et la pointe du Roc depuis l’escalier vers le jardin Christian Dior. On devine les contours de l’ancienne pêcherie sur la droite.

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La piscine du Plat Gousset et ses plots de départ.

Granville – Manche – décembre 2019

 

(*) L’accès à la promenade du Plat Gousset se fait soit depuis le jardin Christian Dior en descendant les escaliers, soit depuis la place Foch face au Casino, au pied de l’hôtel Normandy (devenu centre de rééducation).
Note gourmande : En été, l’artisan-glacier Yver a un point de vente à l’entrée du Plat Gousset.

[Bretagne] faire un tour de murs à Saint Malo

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Plage de l’Éventail

Cela faisait des années que je n’étais pas allée à Saint Malo intra-muros… j’ai donc décidé d’y refaire un tour durant les vacances de Noël.

Initialement, je projetais de me stationner à proximité de la cité corsaire, mais la foule était au rendez-vous et force était de constater que l’ensemble des places de parking proches des murs étaient complets… Après une tentative infructueuse sur les parkings autour de la pointe du Naye, c’est finalement au milieu de l’anse des Bas Sablons que j’ai trouvé où laisser la voiture.

J’ai longé la plage des Bas Sablons par la digue promenade avant de traverser les écluses et rejoindre les abords de la gare maritime de la Bourse, puis d’entrer dans la vieille ville par la porte de Dinan. Après un arrêt goûter dans une crêperie, direction les murs !

Comme il n’est pas possible de faire un tour complet des murs (il en manque un morceau à côté de la porte Saint Vincent et le château n’est pas accessible à la promenade), j’ai fait le choix de partir par le côté mer pour rejoindre le château puis de revenir par les rues avec une montée du Pilo (en somme l’inverse de ce que nous faisons quand nous étions enfants où entrant par la porte Saint Vincent, nous rejoignions la porte de Dinan par le Pilo puis revenions par les murs).

Sitôt monté sur le rempart, on domine le môle des Noires (appelé ainsi à cause de la couleur de la tenue des femmes de marins attendant le retour des bateaux à cet endroit). Sa forme en S permet d’abriter l’avant-port des assauts de la houle.

A l’heure où j’y étais, la mer montait et si la piscine de Bon Secours était calme, la chaussée vers le Grand Bé commençait à se recouvrir… Un peu plus loin, le Fort National et la mare aux cochons font face à la plage de l’Éventail et marquent l’entrée de la grande plage du Sillon.

Chaque bout de murs, chaque morceau de plage fait remonter un souvenir d’enfance : selon le sens du vent, nous désertions parfois la plage du Sillon pour celles de l’intra-muros, plus chaudes, plus protégées.

Le retour à la voiture se fait partiellement en ville animée en ce début de soirée au milieu des fêtes de fin d’année. Puis, je longe le bassin Vauban où une petite flotte de chalutiers hauturiers est amarrée. Un peu plus loin, un vraquier est à quai, tout comme l’Émeraude, le dernier-né de la flotte de la Compagnie des Pêches de Saint Malo.

La nuit tombe sur le port…. Il est temps de repartir !

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Le môle, face à Dinard

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Plage de Bon Secours

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L’accès au Grand Bé et au Petit Bé depuis la plage de Bon Secours

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Le Fort National

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Le Fort National et la mare aux cochons

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Le Bassin Vauban

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Le Bassin Vauban

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Anse des Bas Sablons

Saint Malo – Ille-et-Vilaine – décembre 2019

[Bretagne] promenade hivernale à Cancale

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Nous allons chaque 24 décembre faire un tour à Cancale…. ce qui pourrait ressembler à une tradition trouve sa justification dans le fait que nous prenons la bûche du 24 dans une pâtisserie cancalaise….

Quoi qu’il en soit, nous en profitons (lorsque la météo le permet) pour une petite randonnée en famille. Cette année encore, nous avons pu faire une jolie petite randonnée sur la grève. En effet, comme la marée était basse, c’était plus sympa de descendre entre les rochers de schiste…. (mais en cas de marée haute, il reste l’option Chemin des Douaniers).

Après avoir laissé la voiture derrière l’église, nous sommes partis vers le point de vue du Hock qui domine les parcs à huîtres. De là, nous avons pris le sentier en nous éloignant des parcs afin de rejoindre la descente vers la grève au niveau de l’Abri des Flots.

Nous jetons un petit coup d’oeil aux annexes colorées sagement alignées au bord de la plage, puis nous descendons vers la piscine d’eau de mer. Nous sommes à cet endroit protégés du vent et profitons de la vue sur l’ilôt des Rimains.

Nous retournons vers le port, en faisant attention où nous mettons les pieds : les rochers rendus humides par la mer peuvent être glissants. Nous cherchons les coquillages et les jolis cailloux.

Au détour d’une pointe, le vent se fait plus présent. Les parcs à huîtres sont de nouveau en vue. Le soleil perce à travers les nuages et baigne la scène d’une lumière hivernale.

Nous contournons les parcs, remontons le long du marché aux huîtres puis longeons le port de la Houle.

Notre promenade s’achève….

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Cancale – Ille-et-Vilaine – décembre 2019

 

(*) L’accès à la gréve est possible à marée basse mais aussi à marée haute si le coefficient n’est pas trop important. Attention toutefois, le contournement des petites pointes n’est pas toujours possible par la plage. Il suffit parfois de passer par les rochers mais il se peut aussi qu’il faille remonter sur le sentier des douaniers (GR34). Dans ce cas, il faut revenir en arrière afin de trouver un accès en remontant.

 

 

[Normandie] une petite randonnée dans la baie du Mont Saint Michel

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Avant que les vacances dans « ma » Bretagne ne se terminent, nous sommes allés randonner dans la baie du Mont Saint Michel. Pour ceux qui ne le savent pas encore, j’ai grandi en Bretagne mais à la limite de la Normandie, à quelques encâblures du Mont Saint Michel. Il n’est donc pas rare quand je suis en Bretagne que je fasse des incursions en Normandie toute proche.

Cette fois, si nous sommes bien « côté breton » du Mont, nous sommes en fait encore sur la commune du Mont Saint Michel. En effet, si dans l’imaginaire collectif, le Mont Saint Michel se résume au rocher portant l’abbaye, dans la réalité administrative, plusieurs fermes s’y trouvent aussi.

Nous laissons la voiture au pied d’une digue et nous engageons sur celle-ci, en direction de l’herbu. Pas de moutons à l’horizon ce jour-là, seulement le profil de l’abbaye….

Le but de notre sortie est de gagner le bord de l’herbu, là où le Couesnon s’enfonce dans la baie.

Rapidement, le chemin se noie dans les herbes et nous avançons donc à vue, essayant de repérer les passages vaguement tracés par les moutons, et évitant les nombreux trous.

Tout en admirant la vue sur l’abbaye, nous avançons. Lorsque nous arrivons au bord de l’herbu, là où la végétation cède la place à la tangue nue régulièrement recouverte par les marées, nous nous asseyons et profitons du paysage.

Nous sommes si proches du Mont Saint Michel qu’on imaginerait pouvoir le toucher, et en même temps, parfaitement seuls au monde, bien loin de la foule qu’on devine se pressant dans le monument.

Après un temps de contemplation, nous rebroussons chemin avec en point de mire le seul repère visuel fiable dans cet environnement : la ligne de peupliers de la digue au pied de laquelle nous avions laissé la voiture.

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Le Mont Saint Michel – Manche – août 2019

 

(*) La baie est plate et les chemins ne sont pas tracés ni balisés sur l’herbu. La distance parcourue n’est donc qu’une estimation… Pour nous ce jour-là, l’aller-retour aura fait autour de 6 km. L’herbu ne présente pas de danger particulier d’enlisement en raison de la présence de végétation mais il est parsemé de nombreux trous souvent masqués par la végétation haute. Il convient donc de se méfier. De même, il est rarement recouvert par la marée (mais cela peut arriver, il faut donc se renseigner sur horaires et coefficient). Par contre, là où il n’y a pas de végétation, il y a un risque de sable mouvant ainsi que de recouvrement par la marée ou par les lâchers d’eau du barrage sur le Couesnon. Aussi, on ne s’engage pas sur la tangue sans être accompagné d’un guide agréé (et cela vaut pour toute la baie, y compris très proche du Mont ! )