[Danemark] découvrir Langeland

Préambule : avec le confinement, je suis partie en exploration dans mes archives.

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Ce voyage au Danemark date d’août 2008. Nous étions partis en voiture de Paris. Nous avions traversé l’Allemagne, nous arrêtant à Brême à l’aller et à Lübeck et Cologne au retour. Nous avions loué une maison sur l’île de Langeland, et nous sommes essentiellement restés sur cette île. Nous avons juste passé une petite journée sur Fyn (Fionie) toute proche et une matinée sur Tåsinge.

la marina de Bagenkop

Après deux jours de trajet et quelques péripéties (nous n’avions pas anticipé les bouchons sur la péninsule danoise, ni la réservation d’un ferry pour rejoindre Fyn puisque nous pensions y aller par la route via le pont au nord de l’île.. mais avions été découragés par les bouchons, nous étions donc arrivés à Langeland après la fermeture de l’agence et avions ensuite eu un peu de mal à trouver la « rue » de la maison, qui de fait était plus un chemin de terre qu’une rue telle qu’on l’imaginait… ), nous nous sommes installés bien tard dans la maison le samedi soir. Mais déjà le cadre s’annonçait plaisant : un grand jardin, la forêt en bordure du terrain (nous aurons plusieurs fois la visite de biches au petit matin), une maison spacieuse et confortable, et la mer en toile de fond par delà les champs au bout du jardin….

Nous avons débuté notre découverte de l’île par la marina de Bagenkop le dimanche matin. La météo était un peu grise, et comme souvent au Danemark, le vent soufflait fort. La boulangerie avec ses viennoiseries et son café servi par demi-litre nous a vite mis dans l’ambiance danoise avec ses bougies allumées aux fenêtres.

Un peu plus loin, une plage de galets battue par une mer bien formée, une lagune marécageuse et quelques poneys en liberté m’ont fait tomber complètement sous le charme de ce bout de terre !

D’autres plages de galets un peu brutes, d’autres lagunes aux eaux calmes viendront m’émerveiller au cours du séjour… mais ce ne sont pas les seuls paysages qui me charmeront. En effet, Langeland s’est avérée riche de surprises.

En allant voir les petites falaises de Dovns Klint qui semblent si fragiles et permettent d’apercevoir le phare de Keldsnor, nous avons pu voir les chevaux sauvages de Langeland ! Ce sont des poneys Exmoor qui vivent là en liberté, sans interaction avec l’homme et il est recommandé de ne pas les approcher à moins de 50 mètres.

Le long du rivage se succèdent les plages, tantôt de sable, tantôt de galets, les phares (photogéniques) et les ports, parfois minuscules, comme celui de Ristingue.

Les églises blanches entourées de cimetières verdoyants dominent les villages. Les vieilles maisons aux façades colorées rythment les rues des petites villes. Chaumières et manoirs parsèment la campagne, et quelques moulins dressent encore leurs silhouettes sur les buttes.

Mais, ce à quoi je ne m’attendais vraiment pas du tout, ce sont les mégalithes ! Les dolmens sont nombreux et certains tumulus encore quasi intacts. Chaque champ ou presque recèle sa tombe millénaire. Certains mégalithes d’importance majeure sont indiqués et fléchés, mais d’autres, plus modestes se découvrent au hasard des routes… et des moissons : nous avons ainsi remarqué seulement la veille de notre départ un dolmen dans un champ devant lequel nous passions chaque jour !

Dans les visites insolites, je peux vous citer le musée des souvenirs à Tranekaer qui regroupe des babioles destinées aux touristes récupérées dans le monde entier entre les années 50 et 70. C’est extrêmement kitsch mais plutôt amusant. Et bien sûr, il y a la visite du fort de Langeland. Démilitarisé, cet ancien fort de surveillance de la mer Baltique est devenu un musée de la guerre froide. Mais l’on y découvre aussi bateaux et sous-marin… en plein milieu des terres !

Enfin, il ne faut pas oublier toutes ces petites choses de la vie courante qui sont si différentes : les étals en libre-service au bord des routes pour un peu tout (des pommes de terre nouvelles, de la confiture, des vide-greniers, …), les photophores, les multiples sortes de saucisses, les cendriers de plein air en pots de fleurs peints et retournés, les éoliennes, les biscuits, les boissons au sureau….

Ce séjour était une petite plongée en Scandinavie, dans des conditions particulièrement favorables et adaptées avec de jeunes enfants (Melle 3e avait 2 ans, ses frères 4 et 8 ans ! )… et revoir mes photos m’a donné envie de retourner « vers le Nord » !

Une plage à proximité de Bagenkop
Une ferme ancienne
Le petit port de Ristingue
Un dolmen au milieu des champs
Dovns Klint
les poneys sauvages de Langeland
le phare de Hou, au nord de l’île
le moulin de Tranekaer
dans les rues de Rudkøbing
Plage de cailloux…
l’église de Bagenkop

Langeland – Danemark – août 2008

[Etats-Unis] Minneapolis et ses environs

Préambule : avec le confinement, je suis partie en exploration dans mes archives. Les photos de ce billet ont été faites lors d’un voyage aux Etats-Unis en 2002. J’utilisais alors un appareil argentique. La numérisation des clichés a été faite directement par le laboratoire de développement (c’était pour moi d’une part une sécurité pour le retour : je faisais voyager d’un côté les pellicules et de l’autre les CDs, mais aussi une façon de laisser une copie des photos à ma soeur chez qui j’ai passé ce séjour). J’ai fait le choix de ne pas reprendre les couleurs sur les photos afin de conserver le côté un peu vintage qu’elles ont ainsi.

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Skyline de Minneapolis depuis Stone Arch Bridge

En 2002, je suis allée rendre visite à ma sœur aux États-Unis où elle s’était installée quelques années auparavant. Elle habitait alors Minneapolis, MN… Cela me vaut parfois un regard perplexe quand je dis qu’aux États-Unis, je n’ai séjourné que dans le Minnesota. Visiblement, ce n’est pas l’état qui fait le plus rêver quand on vit de l’autre côté de l’Atlantique… J’avoue cependant que sans cette occasion familiale, le Midwest n’aurait sans doute pas été mon premier choix non plus !

Mes premiers pas sur le sol américain, c’était dans le New Jersey… Faute de vol direct entre Paris et Minneapolis, nous avions une escale à Newark où nous passions le contrôle d’immigration. Si les questions étaient normales, le ton employé par l’agent démontrait une certaine perplexité sur la destination finale du voyage. ce qui donné un dialogue du style :

  • « Is it the first time you come to the US ? »
    • « Yes »
  • « And you’re going to Minneapolis ????? « 
    • « Yes »
  • « But why Minneapolis ? ».. 

Non, vraiment, le Minnesota ne doit pas attirer les foules européennes pour un premier voyage aux États-Unis !

Une fois ces formalités accomplies, j’ai réalisé que ce que je voyais en face de moi n’était pas un poster géant mais bel et bien la skyline de Manhattan ! (on va mettre le temps que j’ai mis à le réaliser sur le compte de la fatigue du vol transatlantique )  L’avion à destination de Minneapolis était loin d’être plein et j’ai pu profiter comme une enfant de la vue par le hublot : la statue de la Liberté et le pont de Brooklyn… comme dans les films !

Arrivés à Minneapolis, il d’abord fallu compenser le décalage horaire ! La première mission du premier matin a donc logiquement été d’aller faire provision de café… Nous étions seuls chez ma sœur qui était partie travailler ; nous avons donc décidé d’aller explorer son quartier. Nous avons marché quelques blocs, traversant des typologies de quartiers assez différentes. En peu de distance, nous avons croisé des quartiers chics avec des villas immenses, mais aussi un bus scolaire abandonné servant de point de rendez-vous aux junkies du secteur sur un parking déserté ! Ce matin-là, tout n’était que surprise : les écureuils gris et peu farouches, les balançoires et les jeux des squares (Mr 1er avait 2 ans, ce point n’était donc pas négligeable), les grillages autour de certains jardins alors que d’autres n’avaient aucune clôture, les pelouses toutes taillées au millimètre, les signalisations routières et en particulier les panneaux snow route, l’épicerie du quartier… oui, vraiment tout ! Je débarquais dans un autre monde !

Les jours suivants, nous vivions à l’américaine avec ma sœur et mon beau-frère. Nous avons fait les courses au supermarché (encore un lieu d’étonnement par rapport aux supermarchés français…), nous sommes allés manger dans les restaurants où ils travaillaient à l’époque, nous avons pris des litres de café au Caribou Coffee. Nous sommes aussi allés nous promener dans les parcs et autour des nombreux lacs de la ville. Nous avons fait du shopping au Mall of America, l’un des plus grands centres commerciaux des États-Unis. Je ne sais pas ce qui m’y a le plus étonnée : le parc d’attraction au cœur du centre commercial (qui était à l’époque dédié à Snoopy, une célébrité locale), l’aquarium dédié aux tortues que l’on pouvait parcourir en restant immobile sur un tapis roulant, la taille démesurée de l’ensemble, la décoration du Rainforest Café, ….

Nous sommes allés en balade sur les rives du Mississippi pour admirer la skyline de Minneapolis depuis Stone Arch Bridge et voir cette écluse faramineuse et son impressionnante prise d’eau au niveau des chutes de Saint Anthony. Nous avons pris un bateau à roues pour une croisière sur le fleuve et passé cette fameuse écluse. Difficile de ne pas se sentir minuscule une fois au niveau inférieur !

Nous sommes allés découvrir le Sculpture Garden avec son emblématique Spoonbrigde and Cherry… où nous avons pu jouer entre les oeuvres d’art contemporain.

Nous avons fait un saut à Saint Paul pour voir le Capitole d’état mais il était trop tard pour y entrer… (nous avons quand même monté les marches pour regarder à travers la porte vitrée !)

Nous avons visité Fort Snelling où par le plus grand des hasards nous sommes arrivés un jour de reconstitutions historiques. Nous avons vu les soldats du début du XIXe siècle manœuvrer fusils et canon. Nous avons eu un échange extrêmement intéressant avec une indienne Dakota sur l’histoire de son peuple et les liens noués avec les trappeurs français qui faisaient commerce de fourrure le long du fleuve.

Nous sommes aussi allés plus au nord, le long du Lac Supérieur, sur le Northshore, à Duluth pour voir ce lac si grand que des cargos y transitent, que les mouettes y vivent et que l’on y constate des marées ! Et de là, nous sommes partis à la découverte du State Park de Gooseberry Falls.

(à suivre…)

Vue sur Downtown Minneapolis depuis les environs de la ville
L’écluse des chutes de Saint Anthony
La prise d’eau pour le remplissage de l’écluse au premier plan et les chutes de Saint Anthony canalisées par un barrage hydro-électrique en arrière-plan
Minnehaha Falls dans Minnehaha Park
Sculpture Garden
La skyline de Minneapolis depuis le fleuve Mississippi
Vue d’ensemble de Fort Snelling
Démonstration de tir avec des fusils du XIXe siècle à Fort Snelling
Le capitole d’état à Saint Paul, MN

Minnesota – Etats-Unis – août 2002

[Paris] au fil de la Seine

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Un soir de déplacement professionnel, j’ai eu envie d’aller faire un tour au pied de l’Arc de Triomphe. J’ai eu la chance d’arriver à l’heure où le soleil se couche, nimbant le monument d’une lueur presque irréelle.

J’ai ensuite commencé à descendre les Champs Elysées. Mais entre la foule et les néons, j’ai vite perdu tout intérêt pour les lieux. J’ai alors bifurqué en direction de la Seine. J’avais dans l’idée de jeter un oeil à la Tour Eiffel et marcher un peu le long des quais.

En arrivant au pont de l’Alma, je n’ai pas pu manquer les vastes panneaux indiquant les bateaux-mouches, ni les nombreux navires amarrés au quai. Plusieurs cars s’agglutinait sur le parking et le dernier venait de libérer un groupe de touristes asiatiques qui se précipitaient vers les portillons d’accès aux bateaux.

C’est alors que j’ai remarqué l’absence de queue à la caisse et une indication du prochain départ 5 minutes après. Plusieurs fois, j’avais hésité à m’offrir cette croisière (comme se plaisent à l’appeler les différentes compagnies de bateaux promenant les touristes sur la Seine). L’occasion était trop belle pour la manquer ! Quelques instants plus tard, je prenais place sur le pont supérieur, m’asseyant sur tribord, le long du bastingage.

19.00 en janvier, inutile de préciser qu’il faisait déjà nuit noire.. et que les températures n’étaient pas bien élevées. Je m’emmitouflais donc dans mon manteau, resserrant mon écharpe autour de mon cou, bien décidée à profiter des monuments by night.

Passer sous les ponts en entendant l’écho des bruits de notre bateau. Regarder les rares passants sur les quais aux ambiances de films noirs. Croiser les bars et restaurants flottants. Admirer les façades majestueuses. Apercevoir le chantier de Notre Dame. Deviner des vies dans les bâtiments. S’émerveiller devant la Tour Eiffel, qui s’est mise à scintiller à notre passage.

La promenade sur la Seine a duré un peu plus d’une heure, vite passée malgré le froid qui commençait à m’engourdir les orteils, et nous étions de retour au port de l’Alma….

Une prochaine fois, je le ferai de jour pour avoir encore une autre vision de la ville !

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Fin de journée au pied de l’Arc de Triomphe

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La Tour Eiffel depuis la port de la Conférence

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L’hôtel de la Monnaie de Paris

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Passer sous les ponts

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Ambiance de film noir sur les quais

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Fin de promenade sur la Seine

Promenade en bateau-mouche – Paris – janvier 2020

 

(*) Le hasard m’a fait emprunter la compagnie des bateaux-mouche mais plusieurs autres compagnies proposent des prestations similaires à des tarifs comparables sur la Seine. Chaque compagnie propose son point de départ, plusieurs sont situés aux environs de la Tour Eiffel mais il y en a aussi qui partent de l’île de la Cité.

[Paris] architecture contemporaine dans le quartier Clichy-Batignolles

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Après une journée de travail à Paris, j’aime bien me balader, histoire de décompresser après des réunions souvent intenses.

J’avais aperçu des images du nouveau tribunal de Paris, situé Porte de Clichy, entre les boulevards des maréchaux et le boulevard périphérique, et cela avait piqué ma curiosité. Je me suis donc dirigée vers le quartier Clichy-Batignolles et c’est tout un monde d’architecture contemporaine que j’ai découvert !

Clichy-Batignolles, c’est un nouveau quartier en pleine construction. Situé entre le quartier ancien des Batignolles (qui fut même une commune indépendante avant l’édification des fortifications de Thiers et son rattachement à Paris en 1860), et le périphérique, cet écoquartier résulte de l’aménagement d’anciennes friches ferroviaires de la SNCF.

Le site avait d’abord été envisagé pour accueillir le village olympique dans le cadre de la candidature de Paris à l’organisation des jeux olympiques de 2012. Londres ayant été préférée à Paris pour les jeux olympiques, c’est un autre projet urbain qui voit le jour pour réaménager le quartier. Depuis une dizaine d’années, le quartier sort progressivement de terre, entre immeubles d’habitation, bureaux, et le grand parc urbain Martin Luther King (qui était fermé lorsque je suis passée… période hivernale oblige).

Des passerelles ont été installées au dessus du faisceau de voies de la gare Saint Lazare afin de relier le nouveau quartier à celui de la Plaine Monceau. L’architecture contemporaine trouve là un formidable terrain d’expression, et chaque immeuble apporte sa petite touche d’originalité.

Tout au bout du quartier, le nouveau tribunal de Paris s’offre en point de mire. Ce bâtiment formé de trois parallépipèdes de verre, imaginé par l’architecte Renzo Piano (à qui l’on doit aussi, entre autres, le Centre Pompidou à Paris et la Cité Internationale à Lyon), dresse ses 160 mètres de haut au delà du boulevard du Maréchal Berthier.  Il s’agit du deuxième plus haut bâtiment « habité » de Paris, après la Tour Montparnasse et il marque déjà le paysage parisien de sa silhouette originale.

Le quartier Clichy-Batignolles n’a pas encore terminé sa mutation et il sera intéressant d’y revenir dans quelques années pour avoir une vision de l’ensemble achevé.

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La passerelle Marcelle Henry au dessus du faisceau de voies ferrées de la gare Saint Lazare

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Le Tribunal de Paris, conçu par Renzo Piano

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Le Tribunal de Paris, conçu par Renzo Piano

Paris – février 2020

 

 

[projet 52-2020] semaine 3 – motif

J’avoue avoir hésité pas mal sur la façon de traiter le thème « motif » de cette 3e semaine du projet 52-2020….

Au départ, j’ai pensé à un joli sol, avec par exemple des carreaux de ciment. J’ai en effet la manie de les prendre en photo lorsque j’en croise des jolis… Puis, j’ai repensé à ces superbes sol en marbres de différentes couleurs au Musée du Louvre.

Mais en allant chercher mes photos du Louvre, je suis retombée sur celles de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine. En particulier, il y a celle d’un moulage d’une chapelle dont le vitrail en grisaille présente un motif à croisillons et le mur un motif à hermines….

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Pour voir les motifs des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Drôme] à la découverte du Théâtre de la Ville de Valence

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Fin décembre, j’avais rendez-vous avec un groupe d’instagrameurs drômois au Théâtre de la Ville de Valence.  Accompagnés par la secrétaire générale et une directrice de production du théâtre, nous avons pu découvrir les lieux et leur histoire.

Le bâtiment très classique lorsqu’on le regarde de l’extérieur abrite un petit théâtre à l’italienne, construit au début du XIXe siècle. Le projet a été initié en 1827 par cinq mécènes qui avaient pour but de distraire les habitants et les militaires en garnison dans la ville. Faute de financement suffisant, le projet a été repris par la ville et le théâtre a été inauguré en 1837. Ainsi, le théâtre de Valence est municipal depuis son inauguration, et a aussi servi de salle de conseil municipal avant la construction de l’hôtel de ville, de l’autre côté de la place.

Je n’avais encore jamais eu l’occasion de pénétrer dans cette salle de spectacle et en y entrant pour la première fois, j’ai découvert un décor réellement charmant. Celui-ci est d’origine et n’a subi que d’infimes modifications pour des mises aux normes ou de petites restaurations.

La couleur rose poudré des velours et peintures était là pour flatter le teint des dames venues se montrer au spectacle. De même la forme arrondie des rambardes du premier balcon leur permettait de s’installer confortablement avec leurs robes à crinolines. Parce qu’à cette époque on venait au spectacle essentiellement pour être vu, certaines des places les plus prisées, dans les baignoires, n’avaient qu’une vue très partielle voire quasi nulle sur la scène mais permettaient d’être vus de tous les spectateurs.

Quant au poulailler, le 3e balcon, aux places les moins onéreuses, il était ceint d’une grille afin d’éviter le jet d’objet sur les personnalités installées plus bas.

Au plafond, une coupole, insoupçonnable depuis l’extérieur, dévoile son ciel en trompe l’oeil, souvenir d’une époque où aller s’enfermer pour voir un spectacle n’était pas forcément naturel… Il est d’ailleurs intéressant de constater que plus on monte dans les balcons, plus on se rend compte qu’elle n’est pas si incurvée qu’elle en avait l’air quand on l’admirait depuis le parterre.

Aujourd’hui, la jauge permet d’accueillir plus de 300 personnes mais seules 240 places ont une visibilité correcte. Les autres sont mises en vente à très bas prix pour certains spectacles peu visuels lorsque les places avec vue ont toutes été vendues, car l’acoustique de la salle permet d’entendre parfaitement quel que soit l’endroit où l’on se trouve.

Lors de la visite, nous ferons également un passage dans le studio de danse, utilisé par plusieurs écoles valentinoises, et le studio de théâtre transformé en bureau et dont le balcon donne au-dessus de l’entrée principale. Nous admirerons les deux escaliers monumentaux en passant…

Puis, pour terminer notre soirée, nous irons faire un tour place des Ormeaux pour (re)voir les projections sur la cathédrale de Valence, avant de prendre un verre pour continuer nos discussions.

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vue générale des trois balcons

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Rose poudré des velours, dorures des décors, délicatesse des camées sur la rambarde du 1er balcon

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finesse des décors sculptés

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sur le 2e balcon, les noms de compositeurs et d’auteurs de théâtre s’alignent, avec une place de choix pour Emile Augier, le valentinois

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le ciel en trompe l’oeil du plafond de la coupole

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vue plongeante sur le parterre

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passion escaliers…

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Théâtre de la Ville – Valence – décembre 2019

 

(*) Un grand merci à IgersDrôme pour l’organisation de cette soirée et au théâtre de la Ville de Valence pour l’accueil qui nous a été réservé ! 

La prochaine fois, il faudra que je vienne pour voir un spectacle

[Paris] découvrir les monuments français à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine

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La Cité de l’Architecture et du Patrimoine faisait partie de ces endroits dont j’avais pas mal entendu parler sans avoir l’occasion d’y aller. Profitant d’une soirée à Paris lors d’un déplacement professionnel, je m’y suis rendue un soir de nocturne.

Situé dans le Palais de Chaillot, le bâtiment impression déjà par lui-même : bâtiment Art Déco aux imposantes verrières zénithales héritées du Palais du Trocadéro, la Palais de Chaillot est en effet conçu pour l’exposition universelle de 1937 en reprenant une partie de la structure et des éléments de son prédécesseur qui avait été conçu pour celle de 1867. Par ailleurs, le musée en lui-même a aussi une longue histoire car, les collections de moulages ont commencé dès le XIXe siècle, sous l’impulsion de Viollet-Le-Duc. D’abord musée de sculpture comparée, puis musée des monuments français, il a été intégré à la cité de l’architecture et du patrimoine en 2004. Les galeries des moulages proposent une découverte des monuments majeurs de l’histoire de l’architecture en France à travers des moulages grandeur nature ainsi que quelques maquettes. Difficile de ne pas être impressionné par les portails d’églises richement sculptés, par la richesse des statuaires, par la proximité des éléments habituellement loin de nos yeux….

Je suis ainsi allée de surprise en surprise tout au long de mon parcours des galeries du rez-de-chaussée, éblouie par la finesse des détails, par la richesse des décors.

A l’étage, j’ai découvert avec intérêt la galerie d’architecture contemporaine et ses maquettes et dessins de conception de bâtiments de l’ère industrielle à nos jours. Les grands noms de l’architecture et les projets majeurs défilent : Marcel Breuer et la station de ski de Flaine, Jean Balladur et La Grande Motte, Le Corbusier et la Cité Radieuse de Marseille (dont une unité d’habitation est reproduite à l’échelle 1/1), les Perret et l’église du Raincy, les premières tours de La Défense, …..

J’ai terminé ma visite par la galerie des peintures murales. Je ne savais pas à quoi m’attendre et j’ai vraiment été stupéfaite ! Des chapelles entières sont reproduites en taille réelle avec leurs fresques….. En quelques pas, je suis transportée dans un monde parallèle !

Le retour à la réalité se fait doucement, en regardant la Tour Eiffel scintiller à travers les immenses baies vitrées du Palais de Chaillot… Car l’un des attraits de la cité, c’est aussi cette vue unique sur la grande dame de fer !

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moulage d’un chapiteau roman

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Moulage de la fontaine de Neptune de la place Stanislas de Nancy

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lumière zénithale sur la galerie des moulages

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moulage de la Mise au Tombeau de l’église de Saint Mihiel (Meuse)

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vue sur la Tour Eiffel depuis la galerie d’architecture contemporaine

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Unité d’habitation de la Cité Radieuse de Marseille par Le Corbusier

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reproduction de la crypte de l’église Saint Nicolas de Tavant (Indre-et-Loir)

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Tour Eiffel scintillante depuis la galerie des peintures murales

Cité de l’Architecture et du Patrimoine – Paris – octobre 2019

 

(*) La Cité de l’Architecture et du Patrimoine se trouve dans le Palais de Chaillot et est accessible depuis les stations de métro Iéna ou Trocadéro.
Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet de la cité.

[Paris] retourner au Musée du Louvre

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Cela faisait vraiment longtemps que je n’avais pas mis les pieds au Musée du Louvre : certainement depuis le déménagement dans la Drôme, mais sans doute depuis plusieurs années avant !

A Paris un mercredi soir pour le travail, j’ai décidé de profiter de la nocturne…. C’est souvent une bonne idée car il y a nettement moins de monde le soir qu’en pleine journée. Je suis donc arrivée vers 19.00, et en effet, il n’y avait quasiment aucune attente pour passer la sécurité ou acheter un billet. Une dizaine de minutes après être sortie du métro, j’entrais dans le musée.

Je n’ai pas pris le plan car je n’avais pas prévu de voir telle ou telle oeuvre particulièrement. J’ai pris un escalier au hasard, et quand je me suis retrouvée dans la cour des chevaux de Marly, je me suis aperçue que ce n’était peut-être pas tout à fait le hasard qui m’avait guidée, mais plutôt un vieux réflexe… J’ai toujours beaucoup aimé cette cour : je lui trouve une dimension grandiose, différente de celle des salles « intérieures ».

Tout autour se trouvent les sculptures françaises. Dans la lumière du jour déclinant, elles prennent encore une autre dimension. Je me suis un peu attardée autour des gisants et des orants (avec forcément une petite pensée pour Pomdepin). Puis j’ai pris l’escalier du ministre pour gagner les appartements Napoléon III.

A cet endroit, le musée redevient Palais… et ces salles ont toujours fait partie de mes préférées, m’émerveillant à chaque fois. Elles ont été restaurées depuis mon dernier passage, et elles sont encore plus belles. Les salons, la salle à manger nous livrent leurs velours fastueux sous les lustres de cristal.

De là, j’ai continué à parcourir le département des objets d’art. Cette partie du musée relativement peu fréquentée est quasi déserte une fois la nuit tombée et permet une découverte plus intimiste, parfois à la seule lueur des candélabres…

Au bout de l’aile, j’ai emprunté un escalier majestueux pour traverser le département de peinture et en particulier les salles dédiées aux peintres du nord. Des Rembrandts, des Rubens, des Weermer m’ont discrètement fait de l’oeil. Mais les visiteurs étaient là plus nombreux, alors j’ai continué vers les Antiquités : les Egyptiens d’abord, puis les Grecs…

C’est par la grande salle des sculptures grecques que j’ai terminé ma visite. Au fond de celle-ci trône la Venus de Milo, imperturbable. L’heure se faisant plus tardive, il n’y avait pas grand monde autour d’elle, permettant de vraiment l’admirer sous tous les angles.

Un peu plus loin, Hermaphrodite est plongé dans un sommeil de marbre, tandis que Diane s’apprête à courir.

Je suis ressortie après plus d’une heure et demie de visite, où je n’ai pas compté mes pas.

Il est bien entendu impossible de tout voir au Louvre en une seule visite. Il faut soit déterminer quelles oeuvres on souhaite voir et se créer un itinéraire de visite sur mesure, soit (comme je préfère le faire) flâner de salle en salle en se laissant guider par son instinct.

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Chapiteaux sculptés médiévaux

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tombeau de Philippe Pot, grand Sénéchal de Bourgogne

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Orants du XVIe et XVIIe siècles

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Escalier du ministre

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Appartements Napoléon III

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le Louvre, version intimiste

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Antiquité égyptiennes

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Antiquités grecques

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Vénus de Milo

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Hermaphrodite endormi

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Diane (Antiquités grecques)

Musée du Louvre – Paris – octobre 2019

 

(*) Le site internet du musée du Louvre détaille horaires et conditions de visite, ainsi que les jours et horaires de fermetures de certaines salles.
Si vous en avez la possibilité, je vous conseille vraiment de venir le visiter en soirée lors des nocturnes : il y a moins de monde et l’ambiance est vraiment particulière.

 

 

[Isère] promenade grenobloise

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Se promener dans les rues de la capitale des Alpes est toujours un plaisir… Les détails ne manquent pas, et à chacun de mes passages, je découvre de nouvelles facettes de la ville.

Cette fois, après avoir déjeuné dans le centre piétonnier, je suis allée place de Verdun pour voir l’exposition sur Obey. J’ai donc croisé la fontaine des Trois Etats, puis celle de la halle Sainte Claire où le marché se terminait.

Le bâtiment de l’office de tourisme avec ses larges bandes rouges orangées ne passe pas inaperçu.

Place de Verdun, les bâtiments officiels du XIXe siècle encadrent de façon solennelle un carré de verdure. C’est là que se trouve celui ayant autrefois abrité le musée de peinture et la bibliothèque. Ses plafonds de stuc peints rendent hommage à la culture…

Sur le trajet du retour, je m’arrête faire un tour dans la cathédrale Notre Dame. De dimensions modestes, enserrée entre plusieurs bâtiments, elle ne dévoile pas ses charmes aux passants. Pourtant, l’ensemble se compose de plusieurs églises accolées les unes aux autres et ne manque pas d’intérêt.

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Grenoble – Isère – août 2019

 

[Auvergne] un jour au Puy en Velay

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Après avoir quitté La Chaise Dieu, nous avons pris la route du Puy en Velay… Enfin, pas la route directe ! Faute d’avoir vu des panneaux à la sortie de La Chaise Dieu, nous avons suivi une route au hasard… et nous sommes retrouvés dans la vallée de la Senouire. Malgré la pluie , et l’étroitesse de la route, nous avons profité d’un paysage fantastique dans de très belles gorges.

Quand nous avons finalement gagné le Puy en Velay, la pluie était toujours bien présente. Après une pause rapide pour déjeuner, nous sommes partis à travers les rues de la vieille ville pour monter vers la cathédrale.

Le Puy en Velay est le point de départ de l’une des voies de Saint Jacques de Compostelle, la Via Podiensis. La cathédrale, d’architecture romane, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Compostelle. Construite sur un dyke volcanique, elle est accessible par un escalier d’une centaine de marche qui se prolonge sous le porche et débouche au milieu de la nef. En effet, tandis que le chœur repose directement sur le rocher, une partie des travées a été construite au dessus de maçonneries rattrapant le fort dénivelé.

Nous commençons notre visite par les salles basses et le cloître d’où nous apercevons la statue de Notre Dame de France qui domine le rocher. Construite à partir des canons pris par Napoléon à la bataille de Sébastopol, elle a la particularité d’être visitable à l’intérieur. Toutefois, la plus jolie vue se situe sur la plateforme à son pied qui permet d’apercevoir l’ensemble de l’agglomération. Nous aurons la chance de nous y trouver entre deux averses de bien pouvoir en profiter.

Après avoir vu la Vierge Noire qui fait l’objet de dévotion dans la cathédrale, et fait un tour dans le baptistère paléo-chrétien attenant à la cathédrale, nous redescendons tranquillement dans le bas de la ville… en nous arrêtant pour admirer la dextérité d’une dentellière. Avec son expérience et sa rapidité, le galon de dentelle sort au rythme de 10 centimètres par heure.

Parmi les autres spécialités de la région, nous retiendrons la Verveine du Velay dont l’ancienne distillerie construite au début du XXe siècle offre au regard une jolie tourelle-enseigne de style Art Nouveau portant le mot Verveine.

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Le Puy en Velay – Haute-Loire – août 2019