[Normandie] balade sur le Plat Gousset à Granville

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Le Plat Gousset, c’est la digue promenade de Granville.

Construite au milieu du XIXe siècle au moment du lancement de la station balnéaire, cette promenade longe la plage au pied de la falaise. Vers 1910, à la construction du nouveau casino et de l’hôtel Normandy qui lui fait face, la promenade est prolongée.

Aujourd’hui, à son extrémité, elle permet par un sentier de regagner le chemin du Noroît (ancien sentier des douaniers devenu chemin de grande randonnée, GR223) et le jardin Christian Dior.

On trouve quelques cabines de plage ainsi qu’un centre de secours sur la promenade. Le Plat Gousset est regulièrement pris d’assaut par les vagues à marée haute, et la falaise de schiste qui le domine a tendance à s’effriter (elle s’est déjà partiellement effrondrée un peu plus loin, au niveau du cimetière Notre Dame).

La plage en contrebas de la promenade comporte de nombreux rochers et la mer se retire loin, surtout par fortes marées comme c’était le cas lors de mon passage. Aussi, un bassin de nage a été aménagé, simple retenue d’eau de mer se remplissant à marée haute (lors de notre passage, elle était vide pour permettre des travaux de maintenance de l’infrastructure).

Depuis quelques années, nous avions donné notre préférence à un tour de la pointe du Roc, en Haute-Ville. Aussi, c’est avec un réel plaisir que nous avons parcouru le Plat Gousset et profité de la vue sur la mer….

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Vue sur Donville depuis l’escalier vers le jardin Christian Dior
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Vue sur le casino et la pointe du Roc depuis l’escalier vers le jardin Christian Dior. On devine les contours de l’ancienne pêcherie sur la droite.
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La piscine du Plat Gousset et ses plots de départ.

Granville – Manche – décembre 2019

 

(*) L’accès à la promenade du Plat Gousset se fait soit depuis le jardin Christian Dior en descendant les escaliers, soit depuis la place Foch face au Casino, au pied de l’hôtel Normandy (devenu centre de rééducation).
Note gourmande : En été, l’artisan-glacier Yver a un point de vente à l’entrée du Plat Gousset.

[exposition] Grace de Monaco, princesse en Dior

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L’été dernier, si j’avais visité le musée Richard Anacréon à Granville, je n’avais pas eu l’occasion de voir l’exposition Grace de Monaco, Princesse en Dior qui se tenait au musée Christian Dior dans la même ville.

Coup de chance, l’exposition a été exceptionnellement prolongée au delà de la date initialement prévue et était donc présentée jusqu’au 5 janvier 2020.

De passage à Granville durant les vacances de Noël, nous avons sur un coup de tête (et sans plus penser à cette exposition) décidé de ne pas aller sur le Roc pour nous promener mais de l’autre côté, en partant du jardin Christian Dior pour ensuite descendre sur le Plat Gousset. En arrivant devant la Villa Les Rhumbs, maison d’enfance du couturier, située dans le jardin public, nous avons remarqué qu’il n’y avait aucune file d’attente. C’est toujours ce qui nous avait découragé jusqu’à présent d’entrer dans le musée : le nombre de personnes à l’intérieur du bâtiment étant très limité, la file peut vite devenir assez longue. L’occasion était trop belle pour la louper !

Le musée Christian Dior se situe dans la somptueuse villa qui a abrité les jeux d’enfants du couturier, fils et frère d’industriels granvillais (mon arrière-grand-père a travaillé comme contremaître chez Dior… ) et il accueille des expositions temporaires autour de l’univers de la maison de haute couture.

Grace de Monaco, actrice fétiche d’Alfred Hitchcock, puis princesse du Rocher, était une fidèle cliente de la maison Dior. De nombreuses tenues qu’elle a portées pour des réceptions officielles, dont le fameux Bal de la Rose, sont ainsi issues des collections de haute couture de chez Dior. Aujourd’hui, ces robes sont précieusement conservées par le palais de Monaco. Parmi elles, quatre-vingt-dix datant des années 1960 à 1980 ont été prêtées au musée granvillais.

Présentées par époque et thématique, il était ainsi possible de découvrir robes de soirée, tailleurs de ville, tenues de voyage ou manteaux habillés. Difficile de ne pas admirer le travail des brodeurs et des plumassiers sur certains créations ou de ne pas se laisser charmer par la délicatesse des mousselines légères…

Outre les tenues, des accessoires et des objets de parfumeries étaient aussi présentés, ainsi qu’une série de croquis du coiffeur Alexandre de Paris proposant des chignons adaptés aux robes choisies par la princesse Grace.

Enfin, la maison en elle-même vaut le coup d’oeil… et je me serais bien installée dans un fauteuil dans le jardin d’hiver à la splendide ferronnerie avec un livre et une tasse de thé….

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La Villa Les Rhumbs, maison d’enfance du couturier qui domine la mer
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Le bel escalier de la maison
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Jardin d’hiver
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Jardin d’hiver paré pour Noël

Musée Christian Dior – Granville – Manche – décembre 2019

 

(*) Les informations pratique relatives aux périodes d’ouverture et aux expositions est à retrouver sur le site internet du Musée Christian Dior.

[Normandie] retour au Mont Saint Michel

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Cela faisait quelques années que je n’étais pas retournée dans le Mont Saint Michel en journée. En effet, lors de mes dernières visites, j’avais préféré y aller à la tombée de la nuit, en été, pour profiter d’une foule moins importante.

Durant les congés de Noël, j’ai eu l’occasion d’y aller en début d’après-midi… et j’ai trouvé qu’il y avait vraiment très peu de monde, nettement moins que lors de mes précédents passages à la même période de l’année. Je ne sais pas si c’est lié à la conjecture économique, au fait qu’il y avait des travaux en cours à l’intérieur du Mont Saint Michel, à l’horaire en tout début d’après-midi ou juste au hasard…

La cellule de parking ouverte était la plus proche de la place des navettes. Je n’ai pas du tout attendu avant de pouvoir monter dans l’une des navettes (et ça a été pareil pour le retour d’ailleurs… ce qui ne m’était quasiment jamais arrivé !). A l’arrivée au pied du Mont, j’ai pris le temps de regarder le ballet des goélands cherchant à qui ils pourraient bien chaparder un peu de nourriture.

Avec le peu de visiteurs, j’ai pu sans encombre monter la Grande Rue jusqu’au pied de l’abbaye… Les façades aux colombages colorés et les enseignes dorées répondaient aux guirlandes de Noël des boutiques de souvenirs et des restaurants.

De l’abbaye, je suis revenue en faisant le tour des remparts. La vue sur la baie est toujours aussi fascinante, et avoir les remparts pour soi tout seul est une expérience que je n’avais pas vécue depuis si longtemps que je ne sais même plus dire quand.

Une heure après être arrivée, j’ai repassé les grandes portes protégeant le village des envahisseurs et de la marée. Un dernier regard sur le Couesnon dans la lumière de l’hiver, et il était temps de rentrer.

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Le ballet des goélands
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Dans la Grande Rue
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Le logis Tiphaine
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Au pied de l’abbaye (qui vue ainsi a un petit côté Poudlard/Hogwarts, non ?)
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La baie depuis les remparts

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Seule sur le rempart….
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Lumière hivernale sur le Couesnon

Mont Saint Michel – Manche – décembre 2019

[fourre-tout de la semaine] 5 janvier 2020

Petit tour dans les rues de Valence sous le soleil….

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Le pendentif, monument funéraire Renaissance, tire son nom de la forme de sa voûte

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Souvenir d’un passage express à Grenoble au début des vacances scolaires pour récupérer Mr 1er…

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Dans le fourre-tout des vacances, j’ai oublié le très sympathique goûter chez Picorette à Granville…. Le choix de thés est impressionnant et les pâtisseries maison !

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(*) Picorette, rue Saint Sauveur, 50 Granville

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Matin d’hiver sur la plaine de Valence…

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Montoison – Drôme

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Après avoir traversé la moitié de Paris à pied pour attraper notre TGV, la récompense a été d’avoir le temps d’acheter une boîte de macarons au Café Pierre Hermé de la gare de Lyon….

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Un joli bouquet de fleurs pour passer à la nouvelle année…

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(*) Fleurs d’Eucharis, rue des Alpes, 26000 Valence

[Normandie] une petite randonnée dans la baie du Mont Saint Michel

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Avant que les vacances dans « ma » Bretagne ne se terminent, nous sommes allés randonner dans la baie du Mont Saint Michel. Pour ceux qui ne le savent pas encore, j’ai grandi en Bretagne mais à la limite de la Normandie, à quelques encâblures du Mont Saint Michel. Il n’est donc pas rare quand je suis en Bretagne que je fasse des incursions en Normandie toute proche.

Cette fois, si nous sommes bien « côté breton » du Mont, nous sommes en fait encore sur la commune du Mont Saint Michel. En effet, si dans l’imaginaire collectif, le Mont Saint Michel se résume au rocher portant l’abbaye, dans la réalité administrative, plusieurs fermes s’y trouvent aussi.

Nous laissons la voiture au pied d’une digue et nous engageons sur celle-ci, en direction de l’herbu. Pas de moutons à l’horizon ce jour-là, seulement le profil de l’abbaye….

Le but de notre sortie est de gagner le bord de l’herbu, là où le Couesnon s’enfonce dans la baie.

Rapidement, le chemin se noie dans les herbes et nous avançons donc à vue, essayant de repérer les passages vaguement tracés par les moutons, et évitant les nombreux trous.

Tout en admirant la vue sur l’abbaye, nous avançons. Lorsque nous arrivons au bord de l’herbu, là où la végétation cède la place à la tangue nue régulièrement recouverte par les marées, nous nous asseyons et profitons du paysage.

Nous sommes si proches du Mont Saint Michel qu’on imaginerait pouvoir le toucher, et en même temps, parfaitement seuls au monde, bien loin de la foule qu’on devine se pressant dans le monument.

Après un temps de contemplation, nous rebroussons chemin avec en point de mire le seul repère visuel fiable dans cet environnement : la ligne de peupliers de la digue au pied de laquelle nous avions laissé la voiture.

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Le Mont Saint Michel – Manche – août 2019

 

(*) La baie est plate et les chemins ne sont pas tracés ni balisés sur l’herbu. La distance parcourue n’est donc qu’une estimation… Pour nous ce jour-là, l’aller-retour aura fait autour de 6 km. L’herbu ne présente pas de danger particulier d’enlisement en raison de la présence de végétation mais il est parsemé de nombreux trous souvent masqués par la végétation haute. Il convient donc de se méfier. De même, il est rarement recouvert par la marée (mais cela peut arriver, il faut donc se renseigner sur horaires et coefficient). Par contre, là où il n’y a pas de végétation, il y a un risque de sable mouvant ainsi que de recouvrement par la marée ou par les lâchers d’eau du barrage sur le Couesnon. Aussi, on ne s’engage pas sur la tangue sans être accompagné d’un guide agréé (et cela vaut pour toute la baie, y compris très proche du Mont ! )