[projet 52-2020] semaine 41 – barrière

Quand j’ai mis « barrière » sur la liste du projet 52, j’étais bien loin d’imaginer qu’on entendrait parler à longueur de journées de gestes barrière durant cette année 2020 !

Malgré tout, j’ai choisi de ne pas vous montrer de masque, gel hydroalcoolique ou autre lavage de mains, mais de rester dans le concret d’une barrière au bord d’un pré.

Nous voici donc dans la baie du Mont Saint Michel, au bord de l’herbu. Nous allons entrer sur le pré salé, et il faut pour cela enjamber la barrière spécialement conçue en échelle. Bien entendu, une fois celle-ci passée, nous ne manquerons pas de faire attention à ne pas troubler la tranquillité des moutons !

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Pour voir les barrières des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[Normandie] sur l’herbu du Mont Saint Michel

Alors que les vacances d’été touchaient à leur fin, notre dernière randonnée s’est déroulée au coeur de la baie du Mont Saint Michel : sur l’herbu, au milieu des moutons !

Comme souvent à cet endroit, nous ne restons pas sur le sentier de randonnée balisé et nous partons sur l’herbu en passant l’une des barrières qu’il suffit de refermer sur son passage (ou en escaladant l’un des passages aménagés pour les piétons). Nous suivons alors les sentes tracées dans l’herbe rase par les moutons, un peu au hasard : nous n’allons nulle part de précis ! Aussi peu nous importe de dévier d’un côté ou de l’autre et de ne pas marcher en ligne droite. Une rangée d’arbre marque le parking et nous servira de point de repère pour revenir jusqu’à la voiture.

Très vite, nous nous éloignons du bord de la digue, et des promeneurs qui suivent le sentier balisé. Nous retrouvons les moutons, massés au fond des mares asséchées afin de trouver un peu de fraîcheur. Nous ne les avions pas vu au départ !

En approchant doucement, sans faire trop de bruit, nous passons entre eux, sans les déranger. Et nous continuons à marcher en profitant du calme des lieux et de la vue imprenable sur le Mont Saint Michel.

Nous rebrousserons chemin une fois arrivés là où les agriculteurs ont fait des foins, dans les herbes plus hautes et moins souvent recouvertes par la marée. Comme chaque fois, il nous sera impossible de dire quelle distance nous avons parcouru (mais vu le temps passé, cela doit être de l’ordre de 7 km).

Baie du Mont Saint Michel – Huisnes – Manche – août 2020

(*) Il y a un parking le long de la route menant d’Avranches au Mont Saint Michel, au lieu-dit Le Rivage à Huisnes où il est facile de stationner pour soit partir sur la digue et le GR soit aller faire un tour sur l’herbu.

[Manche] sur le GR223 au Grouin du Sud

Situé à l’embouchure de la Sée-Sélune, la pointe du Grouin du Sud est une avancée rocheuse dans la baie du Mont Saint Michel. L’endroit, assez facile d’accès, est longé par le GR223.

Ce jour-là, la pluie menaçait et nous ne souhaitions donc pas trop nous éloigner de la voiture tout en prenant un bol d’air avec une jolie vue. Le Grouin du Sud est vite apparu comme une évidence : la situation en pointe permet de décrire un genre de cercle autour de la voiture tout en faisant une belle balade mais en restant à distance toujours convenable du point de repli (bien nous en a d’ailleurs pris, car… la pluie nous a rattrapé en cours de route et nous avons du écourter la sortie pour ne pas finir trempés !).

Depuis le parking, nous avons pris la direction de la pointe mais avons bifurqué un peu avant celle-ci pour prendre le GR en direction d’Avranches, le long du lit de la rivière. Le Mont Saint Michel joue alors à cache-cache avec l’extrémité du Grouin du Sud, au gré des courbes du chemin. C’était la première fois que nous partions dans cette direction (les autres fois, nous allions plutôt vers Saint Léonard, en passant par la jolie grève qui se trouve de ce côté). Assez vite, nous avons rejoint des pâtures de vaches (la ferme des cara-meuh est toute proche, mais nous n’avons pas pu nous y arrêter acheter quelques douceurs : il y avait foule sur le parking en raison des visites de la ferme et impossible de se stationner même « mal »). Le paysage est totalement différent de ce côté de la baie par rapport à l’herbu situé juste de l’autre côté des fleuves.

Nous n’avons pas fait une sortie très longue car le ciel se faisait de plus en plus menaçant et il a semblé sage de faire demi-tour au bout de 30 minutes environ. Les gouttes sont arrivées alors que nous finissions d’escalader les rochers pour accéder au bout de la pointe : nous ne voulions pas partir sans y passer !

Pointe du Grouin du Sud – Vains – Manche – août 2020

(*) L’accès à la pointe du Grouin du Sud se fait depuis la route d’Avranches à Carolles / Jullouville. Un grand parking est disponible sur le site, ainsi qu’un espace où pique-niquer. Le GR223 longe la côte, il suffit donc de s’approcher de la pointe pour trouver les balisages.

(**) A noter : la pointe du Grouin du Sud offre un superbe panorama pour admirer un coucher du soleil au dessus du Mont Saint Michel.

[Normandie] à la découverte des plus grandes cascades de l’ouest

Les cascades de Mortain ont la réputation d’être les plus grandes de l’ouest de la France. Situées en Normandie, à l’extrémité de l’ancien massif armoricain,elles ont été taillées par 2 rivières : la Cance et son affluent, le Cançon.

Nous laissons la voiture dans le centre de Mortain, à quelques pas de la collégiale Saint Evroult, fondée par Robert de Mortain, demi-frère de Guillaume le Conquérant. Et nous descendons vers le rocher de l’Aiguille et la petite cascade.

Après avoir longé un site d’escalade, nous arrivons à un ancien moulin et commençons à remonter le cours du Cançon à travers un petit canyon. Rapidement, nous apercevons les cascadelles qui composent la petite cascade. A cette saison de l’année, il n’y a pas beaucoup d’eau mais le site est ravissant et le chemin monte le long de la cascade, jusqu’au petit lavoir situé juste au dessus. Il y a beaucoup de monde (tant sur le chemin qu’installés au bord de la rivière) et nous ne nous attardons pas.

Nous traversons la rivière pour nous enfoncer dans la forêt et rejoindre la charmante petite chapelle Saint Vital, accrochée au massif. Nous continuons ensuite jusqu’au point de vue du Rocher Brûlé qui après un escalier taillé à même le rocher nous permet de voir la ville et ses environs.

Après être redescendus, nous empruntons la voie verte jusqu’au Neufbourg où nous contournons la jolie petite église de style anglo-normand avant de nous diriger vers la grande cascade. C’est a priori la plus impressionnante des deux mais il y a réellement foule : nous avions eu une impression de monde à la petite cascade mais ce n’était rien à côté de ce que nous constatons ici. L’endroit, rafraichissant et proche de la ville, est très couru. Beaucoup de familles sont installées au bord de la cascade et s’y baignent. Nous ne ferons donc que passer sans vraiment profiter de la beauté des lieux…

Nous retournons ensuite à la voiture en longeant la route principale. Bien fatigués après cette randonnée en forêt (et une chute dans la petite cascade… les pierres y sont très glissantes), nous n’avons pas fait le crochet par l’abbaye blanche, ni ne sommes allés à la côté 314. Cela nous donnera l’occasion de revenir dans le Mortainais !

Au pied de l’ancien moulin
Traverser de jolis petits ponts de bois
A l’approche de la petite cascade….
Au pied de la petite cascade….
La chapelle Saint Vital, entre rocher et forêt
Escalier taillé dans la roche pour rejoindre le point de vue du Rocher Brûlé

Mortain – Manche – août 2020

(*) Les cascades sont facilement accessibles à pied depuis le centre de Mortain. Il est recommandé de porter de bonnes chaussures car le terrain est assez caillouteux et escarpé.
En été, les cascades semblent vraiment être un point de rassemblements de familles et de petits groupes et elles sont littéralement prises d’assaut. Il faut, si on en a la possibilité, privilégier une visite en automne ou en hiver.
Le circuit que nous avons suivi est fléché : nous n’avions pas regardé les possibilités à l’avance mais vous pouvez trouver le livret correspondant à l’office de tourisme. Cela correspond également partiellement à ce topo.

[Normandie] un tour à Granville

vue sur le port

En été, nos balades granvillaises commencent souvent à la pointe du Roc. En effet, on y trouve assez facilement du stationnement… et la vue sur le port et la mer est splendide.

Le chemin qui longe la pointe du Roc a été rouvert (il avait été interdit d’accès suite à des éboulements), et c’est un véritable plaisir que de le parcourir à nouveau. Là, au cœur de la ville ou presque, entre les vestiges des blockhaus du mur de l’Atlantique, on se retrouve sur un sentier côtier sauvage avec les îles Chausey en point de mire à l’horizon….

Le soleil nous incite à faire une petite pause, pour profiter du paysage, tellement apaisant.

Puis, nous continuons le long de l’ancienne caserne avant de pénétrer dans la Haute Ville. Là, il est possible de longer les anciens remparts et de descendre ensuite jusqu’au casino.

Mais, cette fois, nous faisons le choix des petites ruelles intérieures avant de passer l’ancienne porte à pont-levis et de descendre la rue des Juifs bordée de jolies boutiques.

Nos pas nous font ensuite traverser les rues fréquentées pour rejoindre la rue Saint Sauveur et le charmant salon de thé Picorette (où je ferai une très large provision de thés… ).

Après un goûter bien mérité et un thé glacé divin, nous regagnons la pointe du Roc en longeant le port et la criée.

depuis le sentier littoral
au milieu des herbes sauvages
dépasser une petite crique
vue sur les remparts et le Plat Gousset
dans les ruelles de la Haute Ville

Granville – Manche – août 2020

(*) Afin de trouver du stationnement à la pointe du Roc, il faut suivre la direction de l’aquarium : de vastes parkings sont accessibles à proximité de celui-ci. Le sentier littoral passe en contrebas du parking et on peut le suivre afin de gagner le bout de la pointe, sous le sémaphore. Les anciens blockhaus sont situés tout le long de la pointe (le sémaphore a été construit sur l’un d’entre eux) et de nombreux vestiges sont accessibles sur l’esplanade auprès du phare.

[Normandie] les chroniques du Mont

Arrivée au Mont Saint Michel en début de soirée

Chaque été depuis de nombreuses années (de mémoire, le premier parcours nocturne remonte à 1993 ou 1994 et il était alors animé par des musiciens en direct), l’abbaye du Mont Saint Michel s’anime en soirée pour des visites semi-nocturnes. Le spectacle change régulièrement et nous y retournons donc avec plaisir.

Pour la troisième année, ce sont les Chroniques du Mont qui se racontent à la tombée de la nuit. Pensées en trois volets, elles doivent décliner sur les trois années trois thématiques. Nous avions vu le premier volet il y a 2 ans (et pas pu voir celui de l’an dernier), et nous avons découvert le troisième volet cette année.

Si la magie a forcément opéré (comment pourrait-il en être autrement dans un tel lieu ?), nous avons été un peu déçu car le parcours reprenait vraiment beaucoup d’éléments vus il y a deux ans, et nous n’y avons pas trouvé la nouveauté annoncée. Nous ne savons pas si c’est parce qu’il a fallu « faire vite » pour monter un parcours répondant aux règles sanitaires actuelles ou si cela aurait été également le cas sans le coronavirus.

Malgré tout, nous avons passé un peu plus d’une heure dans l’abbaye… presque seuls ! Et rien que pour cela, cela valait la peine de revenir. Jamais encore je ne m’étais trouvée dans le cloître quasi désert (la foule s’y presse généralement, subjuguée par la beauté du cadre et la vue à couper le souffle), ni la salle des hôtes ou le réfectoire entièrement vides….

Nous avons donc longuement profité des lieux, arpentant doucement les passages bien fléchés. Nous nous sommes attardés devant les différentes projections. Nous avons pris notre temps, et sommes repartis avec de jolis souvenirs en tête.

Et puis, nous attendons l’an prochain pour savoir ce qui sera proposé et y retourner avec toujours autant de plaisir….

Salle des gros piliers
Vue sur le pont passerelle depuis l’abbaye
Passion escaliers
Le Scriptorium
Salle des hôtes
Réfectoire
Perspective des colonnettes du cloître
Dans l’abbatiale

Les Chroniques du Mont – Mont Saint Michel – août 2020

(*) Les Chroniques du Mont sont proposées jusqu’au 29 août 2020 à l’abbaye du Mont Saint Michel.
Il est recommandé de prendre ses billets en ligne, la jauge est en effet plus limitée que les autres années. Sur place, l’accès se fait par petits groupes afin de fluidifier les circulations dans l’abbaye. Le port du masque est obligatoire, et le parcours permet d’éviter aux visiteurs de se croiser.

[Normandie] entre herbu et bancs de sable à la Roche Torin

Pour notre première sortie des vacances, nous avions envie d’aller voir les moutons du Mont Saint Michel. Mais en arrivant au niveau du parking (et de l’aire de pique-nique qui le jouxte), force a été de constater qu’il était complet, et qu’on ne pouvait pas y trouver de stationnement…. Nous avons donc changé nos plans pour nous diriger vers la pointe de la Roche Torin.

Éloignée de la route principale, avec peu d’espace pour se stationner depuis que la nature a repris ses droits sur l’ancienne digue, la pointe de la Roche Torin est nettement moins fréquentée. On peut parfois y croiser aussi des moutons, mais cela n’a pas été le cas cette fois-là.

Côté ouest de la pointe, en partant de la route, un chemin carrossable se transforme en sente à peine marquée pour rejoindre la barrière de l’herbu qu’il suffit d’enjamber pour basculer sur le domaine maritime.

Sur l’herbu, entaillé par de larges criches, les lavandes de mer sont en fleurs et apportent de légères touches violettes dans le vert dominant. Nous continuons à marcher vers le bord de l’herbu, et nous engageons sur la tangue de la baie.

Notre but se profile au loin : approcher le chenal de la Sée-Sélune qui ce jour-là est au plus proche de la rive opposée (le lit des rivières se déplace dans la baie… en fonction des vents et des marées : on ne sait jamais avec certitude où il se trouvera).

Le sol à cet endroit (et ce jour-là !) ne présente pas de danger. Nous ne croiserons les sables mouvants qu’à proximité de la rivière, mais nous restons vigilants à là où nous posons les pieds, prêtant attention à tous les signes que le terrain pourrait devenir moins favorable.

Difficile de savoir combien de kilomètres nous avons parcourus. En effet, le paysage plat et uniforme gomme les distances (mais compte-tenu du temps que nous avons marché, nous avons du faire un peu plus de 5 km aller/retour). Nous sommes seuls au monde. La tranquillité est absolue. Nous profitons de l’instant avant de rebrousser chemin : il va être l’heure de rentrer prendre un goûter !

Entrer sur le domaine des moutons
Au bout de l’herbu, le Mont Saint Michel dresse sa silhouette
Touches de violet dans le vert de l’herbu
Au milieu de nulle part….
A l’approche du chenal de la Séé-Sélune, presque au pied de la pointe du Grouin du Sud

La Roche Torin – Manche – août 2020

(*) pour mémoire, je fréquente ces secteurs de la baie depuis que je suis enfant, j’y ai passé de très nombreuses heures, apprenant à observer les lieux et à reconnaître les signes que le terrain devient risqué. Je ne me balade là que lorsque toutes les conditions favorables sont réunies, y compris les horaires des marées. En cas de doute, je préfère ne pas prendre de risque et écourter la sortie ou en changer l’itinéraire. Il est très important de ne pas s’aventurer seul dans la baie quand on ne la connait pas et qu’on ne sait pas s’y repérer : des guides peuvent vous accompagner pour vivre cette expérience en toute sécurité.

[petits moments] entre Bretagne et Normandie – août 2020

PRENDRE UNE CRÊPE. Après une longue balade en bord de mer, la pause goûter est la bienvenue, surtout quand on peut prendre une crêpe !

Pommes/caramel beurre salé – Crêperie Chez Désirée – 35 Cancale

DANS LE JARDIN DU CHÂTEAU. Voir une pavlova aux fruits rouges du potager à la carte, se laisser tenter, et voir arriver une assiette assez magique avec sa fleur de glaïeul (comestible).

Salon de thé du château de la Foltière – Parc Botanique de Haute Bretagne – 35 Le Chatelier

FAIRE LE PLEIN DE THÉS. Parce que durant le confinement, j’ai fait un grand vide dans le contenu de mes boites de thés…. et qu’à Granville, il y a toute la collection Theodor chez Picorette…

Picorette x Theodor – rue Saint Sauveur – 50 Granville

FAIRE UN TOUR EN FORÊT. Le tour de l’étang, c’est vraiment la jolie balade de proximité : un parcours facile au cœur de la forêt, de l’ombre, de jolis points de vue sur l’eau

Étang de Villecartier – 35 Bazouges-la-Pérouse
Forêt de Villecartier – 35 Bazouges-la-Pérouse

ADMIRER LE COUCHER DU SOLEIL DANS LA BAIE. Un plaisir chaque fois renouvelé, un spectacle chaque fois différent : aller voir le coucher du soleil derrière le Mont Saint Michel est une façon parfaite de finir une journée estivale !

PASSER (TRÈS VITE) SUR LE PORT DE CANCALE. Nous étions venu car nous avions une course rapide à effectuer sur le port mais avons dû nous stationner dans le haut de la ville à cause de la foule. Avec la chaleur et le port obligatoire du masque en sus, nous n’avons en tous cas pas eu envie de nous attarder….

Vue sur la Houle – 35 Cancale

D’ailleurs, comment fait-on pour manger une glace à emporter quand le masque est obligatoire ? On ne peut pas comme pour boire l’écarter rapidement le temps d’une ou deux gorgées avant de le remettre en place….

REGARDER LA PLUIE D’ORAGE… qui est arrivée à la fin d’une journée où il faisait très lourd et qui a été la bienvenue pour rafraichir l’atmosphère.

FAIRE UN PETIT TOUR AU BORD DE LA RIVIÈRE. Et admirer le joli lavoir et le charmant pont sur la Loisance.

Antrain – Ille-et-Vilaine

DÉGUSTER UN EXCELLENT FLAN. Celui-ci ne provient ni de Bretagne ni de Normandie mais de l’Oise… Je l’ai par contre trouvé sur le marché de Pontorson où la Maison Savary de Beauvais avait installé un petit stand pour y vendre ses flans. Quand je les ai vus, j’ai vaguement eu l’impression d’en avoir déjà entendu parler mais sans me souvenir où… Comme ils avaient l’air très appétissants, j’en ai pris un, et j’ai vraiment bien fait !
C’est très certainement le meilleur flan que j’ai mangé jusqu’à présent : la texture est onctueuse, la pâte discrète et légère, le sucre pas trop présent…

[Normandie] avec les moutons sur l’herbu du Mont Saint Michel

Il y a peu, j’ai fait un passage éclair pour des raisons familiales en Bretagne. Ceux qui me connaissent savent que « ma » Bretagne n’est qu’à quelques kilomètres de la Normandie et en particulier du Mont Saint Michel.

Entre deux averses, j’ai donc pris un peu de temps pour aller prendre l’air. Et comme souvent, ma première idée a été d’aller sur l’herbu pour voir les moutons.

J’ai choisi d’aller à un endroit où je sais qu’ils sont très souvent, et où surtout il est aussi possible de marcher sur la digue du polder. En effet, après plusieurs jours de pluie, l’herbu était gorgé d’eau… et je n’avais que des sandales de ville ! La digue drainant l’eau, elle reste rarement mouillée très longtemps. Et effectivement, il n’y avait que quelques flaques éparses quand j’y suis allée.

De là, la vue sur le Mont Saint Michel est superbe. A l’horizon, on voit également nettement le rocher de Tombelaine et plus loin, on devine la pointe du Grouin du Sud et Avranches.

J’ai fait une promenade assez courte, de l’ordre d’une heure, sur la digue (où passe le GR223 d’ailleurs). La pluie des jours précédents avait fait sortir les escargots qui s’agglutinaient au bout des branches d’asperges sauvages. Ces empilements m’ont toujours amusée : ils sont capables de s’installer à une dizaine d’individus sur une frêle branche ! Quant aux moutons, ils étaient bien au rendez-vous.

Vue sur le Mont Saint Michel depuis le polder, protégé par la digue
Après les pluies, le polder est drainé et l’eau évacué vers l’herbu
Escargots sur une branche d’asperge sauvage
Les plus jeunes agneaux ne s’éloignent guère de leurs mères

Huisnes – Baie du Mont Saint Michel – Manche – juin 2020

(*) Je suis allée au lieu-dit Le Rivage sur la commune d’Huisnes. Les moutons y sont très souvent. Pour vous y rendre, il faut emprunter la D275 en direction d’Avranches depuis le Mont Saint Michel. L’endroit est facile à repérer car il y a un parking assez grand et une aire de pique-nique en bordure de l’herbu (côté gauche de la route en direction d’Avranches). A une extrémité du parking, un grand portail permet d’accéder soit à un autre grand portail donnant sur la digue (balisage rouge et blanc du GR) soit à un portail plus petit donnant sur l’herbu. Compte-tenu de la présence des troupeaux, il est impératif de bien refermer les portails après les avoir franchis.

[Normandie] dans le Cotentin

Préambule : avec le confinement, je suis partie en exploration dans mes archives.

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La Manche, c’est seulement à quelques kilomètres de là où j’ai grandi, de là où habitent mes parents. La Manche, ce sont des souvenirs de plage à Carolles, de pêche à pied à Saint Jean le Thomas, de glaces sur le Plat Gousset à Granville, de pique-niques dans les polders du Mont Saint Michel, de shopping à Avranches et Cherbourg…. Mais finalement, je connaissais très peu le Cotentin. Aussi en 2010, cherchant une destination ne demandant pas de faire de route, c’est en plein coeur du Parc Naturel du Cotentin et du Bessin que j’ai posé mes valises.

Phare de Barneville-Carteret

Le but de ces vacances était avant tout de se reposer, surtout que les enfants étaient encore petits. Nous avons donc passé beaucoup de temps à jouer et ne rien faire dans le grand jardin de la maison que nous avions louée. Mais nous avons aussi fait de nombreuses balades, essentiellement en bord de mer.

En effet, l’avantage du Cotentin, c’est que, compte-tenu de sa forme, l’on n’est jamais très loin de la mer. Nous avons donc exploré les côtes autour de Barneville-Carteret, Portbail mais aussi Saint Vaast la Hougue ou encore la pointe de la Hague. Les paysages varient énormément le long des côtes du Cotentin, entre grandes plages de sable, falaises abruptes, pointes se jetant dans la mer, prés salés, plages de galets…. Quel que soit le moment de la journée, c’est toujours un plaisir que de pouvoir se promener en bord de mer.

Nous avons également visité la Cité de la Mer à Cherbourg. Elle a sans doute pas mal changé depuis 10 ans mais j’avais beaucoup apprécié la découverte des fonds marins, ainsi que la visite du Redoutable, un sous-marin nucléaire (désarmé).

Enfin, nous avons visité plusieurs sites liés au débarquement : musées à Sainte-Mère-Eglise, Utah Beach ou au Dead Man’s Corner, batterie à Crisbecq,… La région regorge de sites, généralement moins fréquentés mais tout aussi intéressants que ceux situés autour d’Omaha Beach dans le Calvados voisin.

Cette semaine est vite passée et il me reste encore beaucoup de sites et lieux à découvrir dans le nord du Cotentin en particulier…

Plage de Barneville-Carteret
Sémaphore de la Hague
Phare de Goury
Nez de Jobourg

Manche – août 2010