[Normandie] un après-midi à Chantore

Je me suis régulièrement demandé si les panneaux touristiques au bord des routes incitaient les gens à s’arrêter ou faire un détour. Je n’ai pas de statistiques à ce sujet, mais c’est bien un de ces panneaux qui nous a conduites à Chantore. En effet, en allant à Granville, juste après Avranches, j’avais vu un immense panneau indiquant les jardins de Chantore. Ce jour-là, notre programme était déjà décidé mais j’ai noté mentalement de regarder sur internet de quoi il s’agissait et les conditions de visite. C’est comme cela que quelques jours plus, avec Melle 3e, nous sommes allées passer un après-midi à Chantore.

Bienvenue au château de Chantore

Un château plein de charme

Nous avons pu visiter l’intérieur du château, à l’occasion d’une visite guidée par l’un des propriétaires. Le château de Chantore a été construit à la veille de la Révolution Française dans un style classique par le seigneur de Chantore. Pour cela, il a réutilisé une partie des pierres de son ancien château-fort qui était situé à quelques kilomètres. S’il a déplacé l’emplacement du château, c’est pour pouvoir bénéficier d’une vue sur le Mont Saint Michel !

Le château de Chantore est remanié au XIXe siècle. Le projet d’alors prévoit l’ajout de deux ailes en retour de chaque côté du pavillon d’origine. Une seule sera finalement construite. La discrétion de l’architecture classique ne convenant pas aux nouveaux propriétaires, l’ensemble des extérieurs est retravaillé dans le style Louis XIII. C’est à la même époque que le parc est aménagé à l’anglaise.

Aujourd’hui, le château, restauré il y a une dizaine d’années, abrite des chambres d’hôtes.

La visite des intérieurs permet de découvrir l’ensemble des pièces du rez-de-chaussée côté jardins. Le propriétaire est vraiment passionné par le château et son histoire, mais aussi par les objets d’art qu’il contient. Nous découvrons ainsi nombre de sculptures, moulages ou reproductions en taille réduite de pièces se trouvant dans les plus grands musées et lieux historiques d’Europe. De nombreux tableaux nous rappellent également les grands personnages du XVIIIe siècle. La salle à manger présente quant à elle une impressionnante collection de faïences de Delft anciennes.

Dans le salon bleu
Dans la salle à manger
Depuis le grand salon, vue sur le parc

Un parc à l’anglaise

Les 19 hectares du parc de Chantore ont été aménagés lors de la rénovation du château au XIXe siècle. Le parc est donc, comme cela était alors la mode, un parc à l’anglaise. De vastes pelouses permettent d’ouvrir le point de vue depuis le perron arrière du château, et par une trouée entre les arbres, on peut apercevoir le Mont Saint Michel.

Nous avons commencé notre tour du parc par la découverte de la petite ferme du château ainsi que celle de la jolie serre. De là, nous avons gagné un vallon verdoyant, traversé par un ruisseau dont la source se trouve un peu plus haut sur les terres du château. Là, les hortensias sont encore bien vivaces, profitant de l’ombre d’un bois et de l’humidité du cours d’eau.

Le ruisseau alimente plusieurs bassins et cascades, en un parcours romantique. Un petit pont d’inspiration japonaise permet de gagner une île ombragée. Le cheminement de ce côté du parc se fait d’ailleurs largement en sous-bois, ce qui compte-tenu de la forte chaleur de ce jour d’août est un avantage non négligeable. Nous prenons ainsi le temps d’observer un couple de cygnes et leurs jeunes.

Un peu plus loin, un enclos sert de pâture à un petit groupe de chevaux frisons. Nous ne les verrons que de loin car ils sont restés à l’ombre des arbres à l’autre bout du pré.

Nous coupons à travers les pelouses jaunies par la sécheresse et faisons, avant de repartir, un petit crochet pour jeter un œil à la tour du parc, fabrique construite au XIXe siècle pour agrémenter la promenade.

Le château se mire dans les eaux de l’étang
Entre deux rives…
Vue sur la façade arrière du château depuis les pelouses
Fin de promenade et retour au château

Château de Chantore – Manche – août 2022

(*) Si vous souhaitez visiter Chantore (ou y séjourner), vous trouverez toutes les informations sur le site internet du château.

[Bretagne x Normandie] Cancale & Granville, extrémités de la Baie du Mont Saint Michel

Cancale et Granville sont situées chacune à une extrémité de la Baie du Mont Saint Michel et ce sont leurs pointes rocheuses qui marquent les limites de celle-ci : la pointe du Grouin côté Bretagne et la pointe du Roc côté Normandie. Les deux villes font partie de nos destinations de balades lors de nos vacances bretonnes, et nous avons un peu nos habitudes des deux côtés de la Baie !


Cancale, la bretonne

Une de nos sorties favorites à Cancale consiste à descendre nous promener sur la grève lorsque la marée le permet (sinon, nous empruntons le sentier des douaniers). Le jour où nous y sommes allées avec Melle 3e, la grève était largement accessible. Aussi, après avoir stationné la voiture, nous sommes parties directement vers un petit chemin nous permettant de descendre jusqu’à la mer. De là, nous avons pris le temps de flâner, d’escalader les rochers, d’admirer les points de vue, d’observer les oiseaux marins… Je crois que c’est finalement tout l’intérêt de cette promenade que nous avons fait tant de fois depuis « toujours » : prendre son temps, ne pas être dans une recherche de découverte… Et s’apercevoir que c’est cependant chaque fois différent, chaque fois superbe !

Après cela, notre routine nous emmène en général faire quelques achats sur le port de la Houle. Cette fois, nous reviendrons avec un ciré pour moi (le mien commençait à dater un peu trop et à être abîmé) et des conserves de poissons (nous faisons ainsi le plein une à deux fois par an). Bien entendu, avant de repartir, nous n’avons pas manqué d’aller prendre une crêpe pour le goûter !

Je suis toujours émerveillée par la couleur de l’eau…
Bleu sur bleu
En descendant vers la grève, jeter un œil à la piscine de mer
Crapahuter dans les rochers…
Comment se lasser d’un tel paysage…

Cancale – Ille-et-Vilaine – août 2022


Granville, la normande

A Granville, nos sorties débutent en général par la pointe du Roc, d’où nous rejoignons la Haute Ville. Nous descendons ensuite en direction du Plat Gousset et du centre-ville.

Si cette fois, nous avons bien commencé notre promenade dans la Haute Ville, passant devant une jolie fresque au pied de l’église Notre Dame du Cap Lihou, nous n’avons pas filé vers le bord de la plage. En effet, en arrivant devant le Musée d’Art Moderne Richard Anacréon, nous avons été intrigués par l’affiche annonçant Bestiaires, l’exposition en cours des sculptures du couple François-Xavier et Claude Lalanne. Nous avions déjà vu il y a quelques années une exposition dans ce petit musée et l’avions appréciée. Aussi, nous nous sommes laissés tenter.

Je n’ai pas regretté le choix de re-visiter ce musée. En effet, malgré sa petite surface, il présente un riche choix d’œuvres, essentiellement du début du XXe siècle. Richard Anacréon, né à Granville, était un libraire et collectionneur important de la première moitié du XXe siècle. Il avait fait don à sa ville natale de 280 œuvres issues de ses collections, ainsi que de 550 livres en édition originale et une partie de sa correspondance avec les principaux auteurs de cette période, dont Colette avec qui il avait noué une amitié très forte. Cette collection est complétée par des prêts de grands musées nationaux.

Quant à l’exposition sur les œuvres du couple Lalanne, je m’aperçois que certaines me sont déjà familières, comme L’Homme à la tête de chou, utilisée par Serge Gainsbourg en illustration de son album éponyme, ou encore les bancs feuilles de la boutique parisienne de Christian Dior (un granvillais lui aussi). Je découvre tout un travail autour des représentations animalières, dont un amusant bestiaire illustré. J’apprécie en particulier les sculptures aux courbes douces, qui font un peu penser également au travail du sculpteur Pompon.

Après cette visite, nous poursuivons notre après-midi par quelques achats en ville : vaisselle anglaise, thé, livres… avant de prendre la route du retour chez mes parents.

Bleu sur bleu (bis)
Notre Dame du Cap Lihou
Tableau d’André Lhôte, le peintre surréaliste qui avait eu un coup de cœur pour Mirmande
Courbes douces… (sculpture de F.X. et C. Lalanne)
Jouer avec les ombres (sculpture de F.X. et C. Lalanne)
Le perroquet sur sa branche – F.X. et C. Lalanne
Singe pensif (sculpture de F.X. et C. Lalanne)
Par un bel après-midi d’été…

Granville – Manche – août 2022

[Normandie] une journée autour du Mont Saint Michel

Le Mont Saint Michel n’est pas très loin de chez mes parents, et il a vraiment fait partie de mon paysage d’enfance. Lorsque nous allons en Bretagne (oui, le Mont est en Normandie, mais la maison de mes parents est en Bretagne..), nous ne manquons pas d’aller le voir. La dernière fois, c’est quasiment une journée complète que nous avons passée au Mont Saint Michel et autour…


L’après-midi sur l’herbu

Parmi nos promenades classiques, il y a celle sur l’herbu du Mont Saint Michel où nous partons soit à la rencontre des moutons, soit sur le rivage jusqu’aux lits des fleuves (et parfois, nous cumulons même les deux !). Notre départ se fait soit rive gauche du Couesnon, soit rive droite selon notre envie du moment. Des deux côtés, la vue sur le Mont Saint Michel est magique et chaque côté apporte un point de vue différent, plus sauvage côté Bretagne, plus monumental côté Normandie. Quant à la position exacte de départ, elle dépend ensuite uniquement de là où nous trouvons une place pour laisser la voiture… En plein été, les aires de stationnement les plus faciles d’accès sont souvent prises d’assaut alors nous nous éloignons pour des secteurs plus discrets, et donc plus calmes.

Cette année, c’est depuis un de ces endroits moins fréquentés situé non loin de la pointe de la Roche Torin que nous sommes partis. Le chemin d’accès à l’herbu est presque invisible sous la végétation, et il faut traverser un tapis d’orties, mais le chemin existe bien et conduit à une entrée pour randonneurs sur l’herbu. Il ne reste alors plus qu’à escalader la barrière à l’aide des aides qui sont en place. C’est finalement la partie la plus technique de la balade !

Une fois sur l’herbu, nous ne suivons pas particulièrement une direction (la pointe rocheuse nous offrira un point de repère suffisant pour nous retrouver au bon endroit pour retrouver la voiture). Comme chaque fois, nous nous laissons guider par les sentiers tracés par les moutons jusqu’à arriver au bord des crevasses taillées par la mer dans la tangue. Selon de quand date la dernière marée (et/ou la dernière forte pluie), on peut les traverser ou pas. Certaines peuvent abriter des poches de sables mouvants : il faut donc être prudent !

Cette année, l’herbu était tellement sec que nous avons pu passer partout sans souci, jusqu’à arriver à l’approche du lit des fleuves. Les salicornes poussent dans le sable qui s’est déposé au fil des marées. Leur couleur verte tranche avec le blond du sol !

L’eau n’est plus qu’à quelques mètres mais nous n’iront pas plus loin. A partir de là, le terrain devient plus instable et ce ne serait pas prudent de s’y aventurer sans un guide certifié (et pourtant je connais très bien ce secteur de la baie où j’ai passé énormément de temps en toutes saisons, ou peut-être justement parce que je connais très bien ce secteur….).

De toutes façons, il est temps de rentrer car une autre aventure nous attend plus tard dans la journée !

Depuis le chemin d’approche, on voit déjà le Mont Saint Michel
Tout autour, les champs ont été moissonnés
Je n’ai pas souvenir d’avoir déjà vu l’herbu aussi jaune
Sur le rivage…
A l’approche du lit des fleuves
Salicornes sur sable

Herbu du Mont Saint Michel – Courtils – Manche – août 2022


Le soir, Si le Mont m’était conté….

Chaque été (ou presque), je profite d’une soirée au Mont Saint Michel pour parcourir l’abbaye dans le cadre des nocturnes. La formule a pas mal évolué depuis la toute première édition (au milieu des années 1990, et l’abbaye abritait alors des musiciens en live que l’on écoutait au fil d’une déambulation dans les salles). Ces dernières années, nous avions eu les Chroniques du Mont, dont les différents chapitres avaient été étalés sur plusieurs saisons. Cet été inaugurait un nouveau cycle : Si le Mont m’était conté…

Nous sommes arrivés vers 20.00 au Mont Saint Michel et sommes montés à l’abbaye par la grande rue. A cette heure, la plupart des touristes ont quitté les lieux et boutiques et restaurants étaient presque tous fermés.

Dans l’abbaye, équipés d’un audioguide dernière génération (les audios se déclenchent automatiquement lorsque nous pénétrons dans une pièce via un système de boucle bluetooth), nous commençons notre découverte par la salle des Gros Piliers. Nous irons ensuite de pièce en pièce, passant par des escaliers plus ou moins dérobés, jusqu’à terminer sur la plateforme devant l’abbatiale à l’heure du coucher du soleil.

Dans nos oreilles, la voix qui nous raconte le Mont au Moyen-Âge nous est familière. En effet, c’est Stéphane Bern qui a été choisi pour être le narrateur de l’histoire du Mont. Un acteur, dans le rôle d’un moine de l’abbaye, vient ajouter une touche de vie aux explications plutôt académiques. L’ensemble est plaisant et sans doute plus instructif que les précédentes éditions nettement plus portées sur l’aspect esthétique. Toutefois, les éclairages sont intéressants et permettent de se fondre dans l’ambiance un peu mystérieuse du Mont la nuit.

Nous avons été un peu déçus que la visite ne permette pas de vraiment (re)découvrir l’abbatiale où l’on ne fait que passer (des travaux de restauration sont en cours sur l’abbaye et certains lieux ne peuvent pas être rendus accessibles). Mais nous attendons avec impatience le chapitre suivant sur la Renaissance, prévu pour l’été 2023.

En arrivant sur la terrasse qui s’ouvre devant l’église, nous avons eu la belle surprise de constater que la marée était presque haute. La mer venait chatouiller doucement les pieds du Mont Saint Michel, tandis que le soleil déclinait. Nous avons pris le temps d’attendre que le soleil se couche sur l’horizon depuis ce belvédère somptueux sur l’ensemble de la Baie.

Puis, nous sommes redescendus en empruntant le chemin des jardins et la montée des Fanils, nous amusant à observer les goélands sur les toits. Au pied du Mont, nous avons encore un peu pris le temps de regarder la nuit tomber complètement, avant de repartir à pied vers le parking, non sans un regard en arrière vers le Mont de temps à autre !

En descendant de la navette Le Passeur à l’arrêt Mont Saint Michel
Dans la salle des hôtes
Dans le cloître
La mer commence à entourer le Mont Saint Michel tandis que le jour décline
Coucher du soleil sur la mer
Goélands sur les toits (attendant que les touristes les laissent un peu tranquilles pour la nuit ?)
Au pied de l’abbaye
Fin de journée dans la Baie
Quand le Mont s’apprête à dormir…

Le Mont Saint Michel – Manche – août 2022

(*) Nous avons fait le choix de revenir au parking à pied car il y avait beaucoup de monde à attendre la navette lorsque nous sommes arrivés à l’arrêt : selon notre estimation, nous n’aurions pu prendre que la 2e voire la 3e navette à se présenter. Or, à cette heure-là, la fréquence des navettes est moindre et nous savons par expérience qu’il n’est alors pas plus long de rentrer à pied. Cela s’est encore vérifié car les personnes qui sont descendues de la navette quand nous sommes arrivés au parking faisaient la queue lorsque nous étions passés…
Il y a environ 2,5 km du rocher au parking. Si la nuit est claire, il n’y a pas besoin d’avoir un éclairage, mais il vaut mieux prévoir d’avoir une lampe (notez qu’aujourd’hui, nombre de téléphones portables offrent cette possibilité). Le temps moyen de parcours annoncé se situe autour de 45 min selon le trajet emprunté (nous mettons généralement une bonne demie-heure car nous marchons plutôt vite).
Revenir à pied au parking offre en outre l’avantage de points de vue assez sympathique sur le Mont pour peu qu’on prenne le temps de se retourner !

[Normandie] le long de la Baie du Mont Saint Michel en hiver

Cela faisait deux ans que nous n’étions pas venus dans la région en hiver. Entre deux courses pour les festivités de Noël et deux averses, nous avons profité d’une éclaircie pour aller en direction de la pointe du Grouin du Sud dans la baie du Mont Saint Michel.

Cependant, afin de changer un peu de point de vue, nous avons laissé la voiture dans le village de Saint Léonard sur la commune de Vains. De là, il est aisé de gagner l’herbu et de rejoindre le GR223. Nous avons donc longé la baie du Mont Saint Michel pendant quasiment 1.5 km jusqu’au niveau de la pointe avant de faire demi-tour.

Marcher au bord de l’herbu, avec la silhouette du Mont Saint Michel sur la ligne d’horizon est toujours très ressourçant. Nous avons également profité de la balade pour escalader un peu les rochers, observer les oiseaux et les végétaux, et prendre beaucoup de photos (parce qu’en réalité dans ce genre de sortie, je ne suis pas la seule à m’arrêter régulièrement pour attraper quelques images : les ados de la maison sont aussi très fort à ce petit jeu ! ).

Sur le trajet de retour à la voiture, nous sommes passés par l’écomusée de la baie, fermé à cette saison. Toutefois, la lumière mettait bien en valeur la jolie couleur de la pierre de cette ancienne longère.

Malgré le froid mordant de cette journée d’hiver, c’était vraiment la balade idéale pour initier ce court séjour de fin d’année !

Balade familiale
Après les grandes marées et les tempêtes, l’herbu est bien humide !
Passer sous les arbres et apercevoir le Mont Saint Michel
L’accès au GR223 sur l’herbu – très humide ce jour-là ! – se fait par des portails à la forme typique des portails de Basse-Normandie
Silhouette presque fantomatique du Mont au loin…
Le soleil fait miroiter la tangue gorgée d’eau
La longère de l’écomusée de la baie

Saint Léonard – Vains – Manche – décembre 2021

(*) Quelques stationnements sont disponibles dans le hameau de Saint Léonard. L’accès au chemin de randonnée GR223 se fait par un portail (à refermer après passage) donnant sur les prés salés au niveau de « La Chaussée »

[Normandie] à la pointe du Grouin du Sud, après la pluie

Si nous avons pu aller nous promener dehors quasiment chaque jour durant nos vacances entre Bretagne et Normandie, il y a eu des jours où la pluie s’est invitée. Et les jours un peu gris, une des sorties que nous apprécions, c’est aller profiter de la lumière de la Baie du Mont Saint Michel et de la vue sur celui-ci depuis la pointe du Grouin du Sud !

Nous sommes arrivés en début d’après-midi alors qu’il avait plu une partie de la matinée et que le ciel était toujours couvert. Le vent était assez présent, aussi après avoir fait un tour sur la petite plage adjacente à la pointe, nous sommes partis marcher de l’autre côté.

En longeant le chenal de la Séé-Sélune, nous étions en effet abrités du vent par la pointe rocheuse. Là, nous avons emprunté un bout du GR223 qui nous a emmené au bord d’un pré occupé par des taureaux (La ferme des Cara-meuh est toute proche, peut-être en étaient-ils pensionnaires…). Nous avons continué à avancer sur le sentier tracé dans les herbes hautes un moment avant de faire demi-tour.

L’occasion était trop belle pour ne pas tenter quelques ricochets dans la tangue gorgée d’eau. Nous avons encore profité un moment de la vue sur la baie et sur le Mont Saint Michel. Puis nous avons rejoint la voiture, direction la ferme des Cara-meuh pour quelques achats caramélisés !

A la pointe du Grouin du Sud..
Arriver au « bout du monde »
Passage sur la plage…
Sur le GR223, longer le chenal de la Séé-Sélune
Au repos…
En pleine nature…
Vue sur le Mont Saint Michel
La mer grignote les prés…
Un dernier regard à la pointe du Grouin du Sud et au Mont Saint Michel..

Pointe du Grouin du Sud – Vains – Manche – juillet 2021

(*) L’accès à la pointe du Grouin du Sud se fait depuis la route d’Avranches à Carolles / Jullouville. Un grand parking est disponible sur le site, ainsi qu’un espace où pique-niquer.

[Normandie] dominer la baie du Mont Saint Michel depuis les falaises de Carolles

Cela faisait très longtemps que je n’étais pas allée sur les falaises de Carolles. Le point de vue sur la Baie du Mont Saint Michel y est pourtant fabuleux.

S’il est possible de partir depuis la grande plage de Carolles, nous avons fait un autre choix. En effet, la journée était belle, et la marée idéale pour la pêche à pied, aussi le parking de la plage risquait d’être complet. Nous sommes donc allés nous stationner sur le parking de la cabane Vauban, sur le haut des falaises.

De là, un sentier se faufile dans le bocage pour rejoindre le GR223 qui longe les côtes de la Manche (le département…. car si le sentier se prolonge sur les côtes de la Manche, la mer, il change de numérotation à son arrivée en Bretagne). Les foins ont été coupés peu de temps avant et les ballots apportent du relief dans les champs bordant la mer.

Assez vite, nous arrivons au niveau de la cabane Vauban. Ce petit corps de garde tout en pierre a été construit au XVIIe siècle et faisait partie d’un réseau de surveillance maritime conçu par Vauban. (D’autres cabanes Vauban sont d’ailleurs visibles à Champeaux et Saint Jean le Thomas également). Il faut dire que d’ici la vue est dégagée et permet de surveiller la côte de Cancale à Granville, en passant par le Mont Saint Michel.

Autour de nous, c’est un paysage de lande qui se déploie sur les falaises avec de nombreuses bruyères en fleurs. En contrebas, la mer basse prend des teintes magiques sous le soleil, et donne au lieu un air de paradis.

Nous passons un long moment contemplatif assis sur les rochers au pied de la cabane Vauban. Puis, après avoir hésité à partir sur le chemin qui longe la côte, nous choisissons finalement de reprendre la voiture pour nous rendre à Saint Jean le Thomas où nous ferons une pause sur la cale pour prendre un goûter avec vue sur le Mont Saint Michel !

Dans le bocage
Allée de contes de fées
Depuis la cabane Vauban vers Champeaux par le GR223
Point de vue de la cabane Vauban
Un abri conçu pour résister aux aléas météorologiques !
Tâches violettes de bruyères sur la falaise
Des airs de mers du Sud…
Le Mont Saint Michel depuis Saint Jean le Thomas et sa grève
L’endroit parfait pour le pêche à pied !

Carolles & Saint Jean le Thomas – Manche – juillet 2021

(*) L’accès au parking de la cabane Vauban est fléché depuis la route d’Avranches à Carolles. L’accès à la cabane ne peut se faire qu’à pied et est bien indiqué depuis le parking.

[Normandie] on dirait la plage… randonnée en baie du Mont Saint Michel

Comme à chaque fois que nous retournons entre Bretagne et Normandie, nous sommes allés marcher dans la Baie du Mont Saint Michel. Une nouvelle fois, nous avons choisi de randonner dans les environs de la Roche Torin.

Après avoir laissé la voiture dans un renfoncement en bordure de route, nous avons longé les champs pour accéder à l’herbu. Là, nous avons très vite aperçu les moutons qui peinaient à trouver un peu d’ombre sur le tertre rocheux.

Continuant en direction du bord du fleuve, nous sommes rapidement arrivés sur la tangue, ce sable si particulier de la baie. Par endroits, avec le soleil, le sol a séché et s’est transformé littéralement en bancs de sable qui nous font penser à une plage lointaine.

Nous avons continué à progresser en faisant attention aux signes qui pourraient nous indiquer un sable mouvant. Nous sommes restés un moment à observer les oiseaux et regardé le courant dans le lit du fleuve. Puis, nous sommes repartis en direction de la pointe de la Roche Torin, regagnant ainsi l’herbu.

Chercher un peu d’ombre !
Fleurs de l’herbu
Comme une plage lointaine…
Pas à pas….
A l’approche du fleuve…

Baie du Mont Saint Michel – Courtils – Manche – juillet 2021

(*) La Baie du Mont Saint Michel recèle de nombreux dangers. Y allant depuis l’enfance, j’ai appris à reconnaître les signes de ceux-ci et je sais où et quand je peux m’y aventurer sans risque. La Baie ne peut pas être cartographiée car les marées font bouger les lits des fleuves et se déplacer les points de repère. Quand on ne connait pas la Baie, il faut absolument prendre un guide pour aller l’explorer.

[Normandie] balade au dessus du port de Granville

Parmi les endroits où nous aimons aller nous promener, il y a Granville. Nous nous stationnons généralement sur le parking de l’aquarium du Roc d’où la vue sur le port est splendide.

Souvent, nous partons alors faire le tour de la pointe du Roc. Mais cette fois, nous avons choisi de longer la falaise au dessus du port pour nous rendre d’abord dans la Haute Ville puis descendre vers les rues commerçantes où nous avions quelques achats à faire….

Nous n’avons finalement pas l’habitude de voir la ville sous cet angle. Au delà des installations portuaires, le quartier Saint Paul est dominé par son église. Les vues sur la Baie du Mont Saint Michel, que la pointe du Roc ferme, sont superbes. Avec le soleil, la mer se pare d’une couleur féérique.

Nous entrons dans la Haute Ville par une petite porte ouverte dans les remparts au XIXe siècle en contrebas de la maison du guêt. Puis nous longeons les remparts, profitant encore des vues sur le port, avant de rejoindre l’agitation des rues du centre ville….

Les installations portuaires, le bâtiment de la criée et en arrière plan, les tours de Saint Paul
Granville était, comme Saint Malo, une ville de corsaires !
Le Goéland qui se croyait sur un tapis rouge….
Entrer dans la Haute Ville, abritée par ses remparts
Un dernier coup d’œil à l’avant-port….

Granville – Manche – juillet 2021

[exposition] Thalassa, les peuples de la mer – photographies de Nikos Aliagas

J’avais repéré que la ville de Saint Lô proposait une exposition en plein air de photographies de Nikos Aliagas, et j’ai profité d’une sortie vers le secteur de Utah Beach pour m’y arrêter.

On connait surtout Nikos en tant que journaliste et encore plus en tant qu’animateur d’émissions télévisées (Star Academy, The Voice, … ). Mais il a aussi un talent de photographe, raison pour laquelle je le suis depuis pas mal de temps sur Instagram. J’aime en particulier sa façon de photographier les gens, de jouer avec la lumière et les détails, de travailler ses compositions.

Thalassa, les peuples de la mer est une exposition qui avait été présentée à Cannes, en extérieur déjà, l’an dernier. Les clichés ont été pris en bord de mer : Normandie, Côte d’Azur, Portugal et Grèce essentiellement. Tous racontent un lien à la mer, qu’il soit pour les loisirs ou pour le travail. Marins-pêcheurs y côtoient ainsi des élégantes promenant leurs chiens ou des enfants s’amusant. Ils racontent une histoire commune en dépit des différences de lieux et de cultures. La mer crée un lien entre ceux qui y vivent, qui en vivent.

J’ai apprécié cette exposition, qui propose une cinquantaine de photos en noir et blanc, au pied des remparts de l’ancienne cité fortifiée, où chaque image raconte une histoire, et devient vecteur d’une émotion.

(*) L’exposition se tient jusqu’au 13 septembre 2021 au pied des remparts de la ville de Saint Lô, rue Torteron. Elle est librement accessible.

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Lors de cet arrêt à Saint Lô, j’ai pris peu de photos : la ville a subi d’important dégâts au moment du débarquement de juin 1944 et de la bataille de Normandie qui a suivi. Elle a donc été reconstruite quasi intégralement ensuite. Il y a dans ces bâtiments un témoignage architectural important, mais ce n’était pas le but de notre passage, et nous ne nous sommes pas attardés. Je note toutefois ces deux photos, où l’ancien et le nouveau se conjuguent…

Parapet de la promenade des remparts et alignement des cheminées de la Reconstruction
Vestiges de l’église Notre-Dame et architecture de la Reconstruction

Saint Lô – Manche – juillet 2021

[Normandie] Les chroniques du Mont – La Merveille

Chaque année, nous essayons d’aller faire un tour dans l’abbaye du Mont Saint Michel à la faveur d’une visite semi-nocturne. Cet été, c’est le quatrième volet des Chroniques du Mont qui est présenté. Celui-ci est sous-titré Merveille.

Le sens de parcours et les pièces traversées varient d’une année à l’autre. Cette fois, nous débutons la visite par le parvis de l’abbatiale. Le soleil commence à baisser sur l’horizon, les ombres s’allongent et la baie se dévoile à marée encore basse. Nous nous laissons hypnotiser un temps par le ballet des goélands.

Puis, nous entrons dans l’église qui résonne d’une musique d’orgue. Le soleil joue dans les vitraux. L’endroit invite au calme. Nous gagnons ensuite un passage secret qui s’enfonce vers les entrailles du Mont. J’ai l’impression de jouer avec la carte du maraudeur dans Harry Potter !

Les salles se succèdent. Les murs servent d’écran pour des projections monumentales. Des bougies créent des ambiances mystérieuses. Des projecteurs colorés donnent des ambiances étranges.

Dans la salle des gros piliers, la lumière s’anime le long des arcades. Cette salle reste décidément une des mes préférées dans l’abbaye. Sa simplicité met en valeur sa raison d’être : porter le chœur de l’abbaye !

Cette année encore, nous avons le cloître quasiment pour nous seuls, et c’est une nouvelle fois, un véritable privilège de pouvoir contempler les fines et élégantes colonnettes bordant le jardin et celles sculptées dans les murs en face pour apporter de la symétrie.

Un passage par le réfectoire désert puis par le scriptorium qui abrite une jolie projection, et il est temps de quitter les lieux par un escalier dérobé.

Nous serons restés un peu plus d’une heure à déambuler à notre rythme dans les salles sonorisées et illuminées. Il est temps de quitter ce monde onirique pour revenir dans notre siècle !

La traversée du village
L’arrivée au pied de l’abbatiale par le grand degré
La simplicité de la façade classique de l’abbatiale
Lumières de fin de journée sur la baie
Quelques rayons de soleil percent encore les vitraux
Calme et sérénité dans l’abbatiale
Passage secret
Dans la salle des gros piliers
Couloir mystérieux
Élégantes colonnettes du cloître
Colonnettes décoratives pour accentuer la symétrie
Dans le réfectoire
Quitter le scriptorium sur la pointe des pieds

Mont Saint Michel – Manche – juillet 2021

(*) Le volet Merveille des Chroniques du Mont est présenté à l’abbaye du Mont Saint Michel jusqu’au 28 août 2021. Vous trouverez les informations pratiques (horaires, conditions de visite, tarifs) sur le site internet des Chroniques.