[projet 52-2022] semaine 35 – l’heure du repos

En cette semaine de rentrée scolaire, j’ai choisi comme « l’heure du repos » comme thème pour le projet 52, sans doute dans une volonté d’ironie ! Pour ma part, j’ai repris depuis 3 semaines le chemin du bureau… et je suis bien loin de m’y reposer…

J’avoue avoir eu du mal à trouver pour illustrer ce thème. Ma chambre n’est pas photogénique. Vador par contre l’est… mais vous l’avez déjà vu de très nombreuses en pleine action de sieste. J’avais donc envie d’un peu d’originalité.

J’ai retourné le thème dans un peu tous les sens : « le repos du guerrier », « ce n’est pas de tout repos », « aire de repos », « être au repos »… jusqu’au « repos éternel ».

Et justement, c’est cette dernière locution qui m’a inspirée. En effet, il se trouve que lors de mon passage à Loches cet été, j’ai eu l’occasion d’admirer le gisant d’Agnès Sorel…. (un choix qui ne devrait pas déplaire à Pomdepin !)

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Pour voir ce qu’il se passe chez les autres participants à l’heure du repos, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Centre-Val-de-Loire] dans les pas de George Sand et Agnès Sorel…

J’ai repris la route un vendredi après-midi après avoir assisté le matin à une cérémonie familiale à Montluçon pour me rendre en Bretagne où j’allais passer quelques jours de vacances chez ma mère. Étant fatiguée par les dernières semaines au travail, j’avais décidé de faire étape à Loches, la cité d’Agnès Sorel, pour repartir assez tôt le samedi matin afin d’éviter les bouchons du vendredi soir. Sur la route pour Loches, je suis passée par Nohant-Vic, où j’ai fait une petite pause chez George Sand.

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La maison de Nohant, domaine de George Sand

Nohant est arrivée sur ma route au bon moment : celui où j’avais besoin de faire une pause ! Je n’avais pas spécialement prévu la visite de la maison de George Sand mais elle s’est imposée à moi comme une évidence quand je suis arrivée à l’entrée du village…

J’ai lu plusieurs des romans dits champêtres de George Sand quand j’étais au collège : La petite Fadette, La mare au diable, François le champi…. J’avais une vague idée de la personnalité de l’autrice, mais je ne connaissais pas vraiment son histoire et son engagement. Pour cela, la visite de sa maison a été très intéressante. J’ai découvert une femme progressiste, aux valeurs sociales fortes, cherchant à instruire le plus de gens possibles, aux idées bien marquées, en particulier sur l’éducation et la nécessaire émancipation des femmes dans la société. Ses parcours intellectuel et amoureux (les deux sont fortement liés…) sont fascinants.

De pièce en pièce, la visite permet d’entrer dans l’intimité de George Sand et de comprendre la vie à Nohant où de nombreux intellectuels viennent se mettre au vert. Chopin composera ainsi une grande partie de son œuvre dans sa chambre de Nohant. Maurice Sand, le fils de George, s’y découvrira une passion pour le théâtre de marionnettes, encouragé par sa mère qui fera construire un théâtre à l’intérieur de la maison.

Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour visiter le jardin, je le regrette un peu mais je devais reprendre la route pour ne pas arriver trop tard à Loches et l’après-midi était déjà bien avancée quand j’ai quitté Nohant. Je suis en tous cas repartie avec l’envie de relire les écrits de George Sand en m’attachant un peu plus à leur sens profond qu’à la lecture plus superficielle que j’ai pu en avoir à l’adolescence.

Dans le charmant village de Nohant, à deux pas de chez George Sand
La maison de George Sand
La table est dressée pour recevoir les amis illustres de George Sand. Les verres seraient un cadeau de Frédéric Chopin.
Au salon, lecture, musique et jeux…
Vue sur le jardin par la fenêtre entrouverte

Maison de George Sand – Nohant-Vic – Indre – juillet 2022

(*) La maison de George Sand est maintenant propriété de l’état, gérée par le Centre des Monuments Nationaux. Les conditions de visite sont à retrouver sur le site internet du domaine.

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La cité royale de Loches, dans le sillon d’Agnès Sorel

En arrivant à Loches, je n’ai pas manqué de remarquer le donjon de la Cité Royale dominant la ville. Cela a piqué ma curiosité et j’ai donc décidé de le visiter le lendemain matin avant de repartir.

Ayant laissé ma voiture au pied de la ville historique, je suis montée jusqu’au donjon à travers les petites rues piétonnes, bordées de maisons anciennes. Je suis alors arrivée au pied d’une des portes d’entrée dans la Cité Royale, imposante, sous laquelle je suis passée pour gagner le donjon.

La visite du donjon est couplée avec celle du logis royal, situé à l’autre extrémité du promontoire sur lequel est bâtie la Cité Royale. Les deux visites sont assez rapides à faire. En effet, du donjon, il reste essentiellement les murs extérieurs et le logis, de taille modeste, n’est pas meublé.

Quand j’y suis allée, une exposition au logis était consacrée à Agnès Sorel. La jeune femme, issue d’une famille d’ancienne noblesse, est placée à la cour du Roi René en tant que demoiselle de compagnie d’Isabelle de Lorraine, épouse de celui-ci. Le Roi René étant le beau-frère du roi Charles VII, Agnès finit par rencontrer ce dernier. Assez rapidement, elle devient la maîtresse du roi, puis sa favorite officielle. La reine finit par passer au second plan et Agnès est partout présente aux côté de Charles VII. Il lui offrira le domaine de Loches, qu’elle fera aménager. Son tombeau est situé dans l’église Saint Ours, à deux pas du logis de la Cité Royale.

Si la Cité Royale de Loches n’est pas dénuée d’intérêt, elle n’est pas forcément à inclure dans une première découverte des châteaux de la Loire. Elle est en effet un peu éloignée d’autres châteaux plus intéressants et mieux conservés.

Hôtel particulier dans les rues de Loches
La porte royale, à l’entrée de la Cité Royale
Le charme des maisons en tuffeau
Au pied du donjon
Depuis le donjon, vue sur la ville et les tours de l’église Saint Ours
Jardin médiéval dans la cour du château
le tombeau d’Agnès Sorel dans l’église Saint Ours
Le logis royal et la tour Saint Antoine
A l’entrée du logis royal
L’oratoire d’Anne de Bretagne, dont la reproduction à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine m’avait impressionnée.

Loches – Indre et Loire – juillet 2022

(*) Les conditions de visite sont à retrouver sur le site internet de la Cité Royale de Loches

[Touraine] le château royal d’Amboise, petite pause sur la route

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Après Bourges nous avons repris la route vers la Bretagne… Amboise s’est avéré parfait pour une pause déjeuner culturelle… Direction donc le château royal !

Situé sur le coteau de la rive sud de la Loire, le château bénéficie d’une position stratégique pour surveiller le fleuve. Initialement forteresse, le château change d’allure à la Renaissance sous l’impulsion de Charles VII. De cette époque nous sont parvenus le logis, la petite chapelle Saint Hubert (où se trouvent les restes présumés de Léonard de Vinci), les terrasses et deux immenses tours cavalières qui permettaient d’accéder à cheval à la cour haute du château.

Pour la visite, nous empruntons un histopad qui nous permet outre des explications de visualiser certaines salles telles qu’elles étaient au temps de la Renaissance par un système de réalité augmentée. A l’étage, les différents salons ont été réaménagés au temps de Louis-Philippe qui fut propriétaire du château avant de le céder à son fils le duc d’Aumale.

Dans les jardins, on profite des terrasses pour admirer la vue sur la Loire. Nous ne nous y attardons toutefois pas plus que de raison : le soleil de midi tape fort en cette belle journée estivale ! Il est temps pour nous de descendre par l’une des tours cavalières jusqu’au niveau de la ville….

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Château royal d’Amboise – Indre-et-Loire – juillet 2019

(*) Le prêt de l’histopad est inclus dans le prix de la visite. Les conditions et horaires d’ouverture sont à retrouver sur le site internet du Château Royal d’Amboise.

(**) Comme nous étions sur la route et que nous ne souhaitions pas trop prolonger l’arrêt, nous ne sommes pas allés voir le Clos Lucé, la demeure de Léonard de Vinci située à quelques centaines de mètres seulement du château… mais si vous passez à Amboise, c’est également une visite très intéressante (je l’avais faite il y a quelques années maintenant lors d’un précédent passage à Amboise).