[Drôme] de l’automne à l’hiver, balades dans les paysages de saison

Cette année, la transition de l’automne à l’hiver me semble se faire plus doucement que d’autres années. Nous sommes fin novembre et les températures restent douces dans la plaine alors qu’habituellement, nous avons déjà eu des gelées matinales et bien souvent quelques flocons de neige, parfois même un peu trop comme en novembre 2019 ! Par conséquent, nous sommes allés chercher les paysages blancs un peu plus haut dans le Vercors. Mais avant de vous emmener dans la montagne, je vous propose d’aller faire un tour dans les vignes aux couleurs de l’automne.

Vignes aux couleurs automnales

L’automne dans les vignes

Les arbres tardent à perdre leurs feuillages mordorés cet automne, et les paysages restent encore très colorés. Fin octobre, j’ai voulu profiter d’une très belle journée pour aller randonner autour du belvédère de Pierre Aiguille, au dessus de Tain l’Hermitage. Malheureusement, une chasse était en cours sur le coteau, et il aurait dangereux de s’y risquer. Puisque j’étais déjà quasiment arrivée au parking lorsque je l’ai vu, j’ai décidé de plutôt partir à pied dans l’autre sens, sur la colline de l’Hermitage.

Depuis la colline de l’Hermitage, avoir un coup d’œil pour Pierre Aiguille

L’endroit a l’avantage d’être facile d’accès, ce qui fait que j’y vais finalement assez souvent, juste pour prendre un peu l’air. Cette fois, les couleurs d’automne des vignes resplendissaient dans le soleil. Je n’ai finalement pas beaucoup marché, préférant m’attarder au pied de la chapelle pour photographier les vignes et le paysage.

Perspectives dans le vignoble

Le temps s’écoule en douceur. Une personne joue de la guitare un peu plus loin. L’été semble vouloir se prolonger en dépit du changement des couleurs. Je m’assoie au soleil. Je contemple le Rhône qui déroule son ruban entre les vignes de l’Hermitage et celles de Saint Joseph face à moi. Je le suis des yeux partant vers la montagne de Crussol. Je me demande s’il est possible de se lasser d’un tel paysage.. et je finis par conclure que ce n’est pas près de m’arriver quoi qu’il en soit !

Regarder le Rhône se faufiler dans le paysage, avec la montagne de Crussol au fond
Entre Hermitage et Saint Joseph…
Vignoble avec vue !
La passerelle Seguin relier Tain et Tournon par dessus le Rhône
Au pied de la chapelle de l’Hermitage

C’est bien parce que j’ai une contrainte horaire à respecter en fin d’après-midi et que je souhaite profiter de mon passage pour quelques achats à la Cave de Tain que je quitte mon belvédère… jusqu’à une prochaine fois !

Un dernier regard avant de quitter les vignes de l’Hermitage..

Colline de l’Hermitage – Tain l’Hermitage – Drôme – octobre 2022

L’hiver au dessus du Grand Echaillon

L’avant-dernier week-end de novembre, Mr 2e (dont l’anniversaire était proche) était un peu frustré de constater que cette année, nul flocon n’était attendu autour de la maison dans les jours suivants, contrairement aux autres années depuis que nous sommes arrivés dans la Drôme. Ce matin-là, j’avais vu passer sur Instagram des stories d’autres Eclaireurs Partir Ici montrant de la neige sur le sommet du Puy de Dôme. J’ai donc eu la curiosité d’aller voir la webcam de Font d’Urle… Et bingo ! La neige était aussi tombée sur le Vercors !

En début d’après-midi, nous avons donc pris la route vers Font d’Urle. Nous ne nous attendions pas à ce qu’elle soit tombée plus près dans le Vercors compte-tenu du grand soleil dans la plaine de Valence. Aussi, nous avions choisi de passer par la route du Col de la Bataille (qui ferme aux premières neiges). En montant par le col des Limouches et sur le plateau de Léoncel, le soleil brillait, les couleurs des arbres étaient lumineuses : l’automne se déployait dans toute sa splendeur (et après coup, je regrette un peu de ne pas avoir pris le temps de faire un arrêt photo mais nous devions avoir encore un peu de route à faire..).

En montant vers la station du Grand Echaillon, au détour d’un virage, la route nous a fait changer de versant de la montagne… mais surtout, nous basculions d’un coup dans l’hiver ! Le paysage s’est dénudé. Le ciel est passé de bleu à gris. Nous entrions dans une ambiance nuageuse. Toutefois, la neige n’était pas encore là. Alors, nous avons continué à avancer. C’est peu après la station que nous avons commencé à apercevoir les petites touches de blanc sur les bas-côtés, puis de plus en plus. On a également commencé à trouver de la neige sur la route.

A la première possibilité, j’ai arrêté la voiture sur une zone de stationnement. Autour de nous, la forêt était couverte de neige et de givre. J’aime beaucoup l’effet des premières neiges de la saison. Elles me ramènent en enfance (à l’époque où même en Bretagne, nous avions chaque hiver au moins un jour ou deux de neige… et ces jours-là, nous en profitions largement !).

La route commence à être enneigée

Dans un paysage enneigé, tout m’émerveille. Chaque détail me fait sourire. (et bien que je n’aime pas conduire lorsqu’il y a de la neige, je suis prête à braver les conditions météo rien que pour le plaisir de m’émerveiller !) J’ai perdu la notion du temps à force d’enthousiasme enfantin. Il semblerait qu’il se soit écoulé pas loin d’1 heure entre le moment où nous sommes arrivés et celui où nous sommes repartis. Pourtant, nous ne sommes pas partis dans la forêt car nous étions un peu trop légèrement équipés. C’était une première fois dans la neige pour cette saison. Nous avions trouvé ce que nous venions chercher : la magie de l’hiver !

Fleur de givre
Dans le sous-bois…
Fleur de givre (bis)
Fleur de givre (ter)
Touches de couleur
Entre givre et neige, l’hiver s’est installé sur la montagne

Le Grand Echaillon – Léoncel – Drôme – novembre 2022

(*) Du 1er novembre au 31 mars, les équipements neige sont obligatoires sur les routes de certaines communes. Ne les oubliez pas avant de partir à la montagne !
J’ai pour ma part toujours une paire de chaines dans le coffre car de nombreuses communes autour de chez moi sont concernées.

[Drôme] promenades automnales

Chaque année, alors que l’automne arrive, j’attends avec impatience que les arbres changent de couleurs, et que la nature se pare de ses teintes mordorées. C’est alors l’occasion de jolies promenades, pas forcément très loin de chez moi, pour faire le plein de couleurs avant que l’hiver ne vienne dépouiller les branches. A l’instar des floraisons du printemps, les changements de teinte de l’automne sont très photogéniques. Voici donc quelques idées de balades dans la Drôme pour voir les couleurs de l’automne.

Dans la réserve naturelle de Printegarde

Au tout début de la bascule des couleurs, je me suis rendue sur l’île de Printegarde. A cheval entre Drôme et Ardèche, elle constitue une réserve naturelle. Elle est située entre le lit principal du Rhône et le petit Rhône, un bras au faible débit qui peut servir de délestage en cas de crue, une grande partie de l’île étant alors inondée. Au delà du barrage de rétention située à la pointe sud de l’île, on peut longer un ancien canal dérivé du Rhône. Il nous mène jusqu’à la confluence de la Drôme et du Rhône.

Le jour où j’y étais, la pluie avait menacé une bonne partie de la matinée, avant de laisser la place à un moment ensoleillé en début d’après-midi. Les rayons du soleil parvenaient à se frayer un chemin au travers des frondaisons des arbres pour venir éclairer les eaux claires du canal que je longeais à pied. Cela m’a permis de passer de longs moments à scruter la vie subaquatique, me laisser hypnotiser par le ballet des herbes aquatiques dans le courant et observer les allers et venues des poissons peuplant le cours d’eau. Outre quelques truites, j’ai ainsi vu passer un beau brochet.

J’ai continué jusqu’à la rivière Drôme que j’ai traversée sur la passerelle de la Via Rhôna afin d’avoir un joli point de vue sur la confluence avec le relief ardéchois en arrière-plan. Là, les couleurs d’automne commençaient tout doucement à s’installer, premiers prémices du spectacle à venir.

Le long du canal
Vie subaquatique
A la confluence de la Drôme et du Rhône

Réserve naturelle de Printegarde – Livron-sur-Drôme – septembre 2022

Dans les noyeraies du Royans

La saison des noix fait aussi partie des marqueurs de l’automne. Dans le Royans, la noix de Grenoble et la noix du Dauphiné sont cultivées. J’ai profité d’une fin d’après-midi et d’une obligation dans ce secteur pour aller me promener à Saint Laurent en Royans, entre noyeraies et paysages somptueux du Vercors. Le temps était incertain et la nuit approchait, aussi la balade a été assez courte. Partie du cimetière, j’ai pris au hasard une route longeant un verger. Je ne cherchais pas à faire une randonnée, mais plutôt une promenade qui me permettrait de prendre un peu l’air après une journée à travailler. (Cela m’a par contre donné envie de retourner faire un tour au fond de la combe, sur le chemin des Chartreux)

Au pied des falaises de Combe Laval
Fin de journée sur le Royans
J’ai été impressionnée par le nombre de chats regroupés dans la cour de cette maison (et je n’ai même pas réussi à tous les avoir sur la photo ! )
Au bord de la noyeraie
Dans les vergers, les noix sont mûres

Saint Laurent en Royans – Drôme – septembre 2022

Au jardin zen d’Erik Borja à Beaumont-Monteux

Je vais assez régulièrement au jardin zen d’Erik Borja car il est plein d’attraits quelle que soit la saison. J’y étais par exemple allée au printemps dernier pour voir les cerisiers du Japon en fleurs. Cette fois, l’idée était d’admirer le changement de couleur du feuillage des érables du Japon. Il y a quelques années, je m’y étais rendue un peu trop tard… et je craignais cette fois d’y être trop tôt. La nature n’étant pas forcément ponctuelle, l’aléa est souvent important, encore plus quand on n’a pas beaucoup de possibilités pour le choix du jour de visite. Malgré tout, une sortie au jardin zen étant toujours agréable, nous y sommes allées début octobre avec Melle 3e, un des rares dimanches d’automne où nous étions disponibles. Le hasard a cependant bien fait les choses puisque les couleurs automnales étaient bien présentes dans le jardin.

C’était la première fois que Melle 3e venait avec moi au jardin zen qu’elle découvrait donc. Nous avons déambulé entre les différentes zones, prenant le temps d’observer la nature et la façon dont le paysagiste l’avait utilisée pour en faire un lieu d’agrément tout en lui laissant une certaine autonomie. Nous avons longuement regardé les carpes koi aux multiples couleurs dans le bassin aux nénuphars. Nous sommes descendues jusqu’au bord de la Savasse avant de remonter vers le vallon du Dragon. J’ai été impressionnée par la quantité de feuilles et fleurs fanées de lotus dans le bassin. Je ne les ai pas encore vus en pleine floraison mais cela doit être un magnifique spectacle naturel. Nous nous sommes assises sur un banc face à un jardin minéral avant de passer le torii (et de ne pas oublier de le repasser dans l’autre sens pour bien revenir du monde des esprits). Nous sommes alors doucement remontées vers la sortie du jardin, prenant encore le temps de contempler les lieux, et de jeter un dernier regard aux carpes.

Comme à chacun de mes passages, j’ai apprécié ce moment de calme dans le jardin. En effet, nous y étions très tôt en début d’après-midi et il y avait encore assez peu de visiteurs. (Il y en avait nettement plus lorsque nous sommes reparties. Mon conseil est donc de venir en tout début de demie-journée). Les lieux sont vraiment ressourçants, invitant à prendre son temps et à diminuer le rythme de ses pas.

Le jardin d’inspiration méditerranéenne
L’entrée dans le jardin d’inspiration japonaise
Des lanternes de pierre se cachent parfois dans la végétation
Empilements
Le bassin aux nénuphars, et aux carpes koï
Reflets automnaux dans le bassin aux nénuphars
Feuilles de lotus
Sur la gauche, le bassin du Vallon du Dragon a complètement disparu sous les feuilles de lotus
Les derniers butinages
Jardin minéral
En direction du torii
Feuilles et fleurs fanées de lotus
Les jolies couleurs automnales des érables du Japon

Jardin zen d’Erik Borja – Beaumont-Monteux – Drôme – octobre 2022

(*) Le jardin zen est un jardin privé, classé jardin remarquable et ouvert à la visite. L’accès est payant. Les conditions de visite sont disponibles sur le site internet du jardin.


D’autres idées de promenades automnales sont disponibles sur le blog, par exemple :

[Drôme] Bouvante-le-Haut, village de montagne

Il y a des hasards heureux et celui qui m’a conduit à Bouvante-le-Haut en est un. Au milieu du mois de septembre, alors que l’été commençait déjà à montrer les signes de son départ, j’ai du déposer un objet chez un ami à Saint Jean en Royans. Comme il connait mieux le secteur que moi, je lui ai demandé de me suggérer un endroit où aller me promener. Il m’a alors conseillé d’aller faire un tour du côté de Bouvante, dans le village du haut, puis d’aller me balader vers le lac. C’est lorsqu’il a évoqué le lac que je me suis souvenue être passée non loin il y quelques années en descendant du plateau d’Ambel par le col du Pionnier et celui de la Croix et que j’avais alors pensé qu’il faudrait que je revienne par là.

Sur la route vers le col du Pionnier

Le vieux village de Bouvante-le-Haut

Le village ne se devine pas immédiatement quand on s’enfonce dans la combe de Bouvante. En effet, la route serpente pas mal et ce n’est qu’au détour d’un des derniers virages que l’on aperçoit le clocher. Organisé autour d’une petite place où fontaine et lavoir sont alimentés par des sources, Bouvante-le-Haut a un charme un peu désuet. Blotti au pied de la montagne, sous le Roc de Toulau et les rochers de la Truite, il a cette allure des villages de montagne, à la fois chaleureuse et un peu brute. Le bâti en pierre a du caractère. Les tas de bois sont empilés le long des façades, sous les fenêtres, prêts à affronter la rigueur hivernale.

Sur la place du village…
Un village blotti au pied de la montagne
Plaque de cocher et fenêtre colorée… un charme un peu désuet
Au cœur du village, la fontaine…

Je fais assez rapidement le tour du village, qui n’est pas très grand. Je croise quelques poules qui traversent tranquillement une rue. Puis, je me rends sur les bord de la Lyonne, la rivière qui longe le village. Il a pas mal plu quelques jours avant, et on entend le chant de l’eau qui se faufile entre les rochers. Pourtant, après la sécheresse de cet été, le niveau de la rivière reste bas.

La Lyonne continue son chemin après la sortie du village en direction des gorges qu’elle a creusées. Depuis bientôt 100 ans, elle est cependant stoppée dans sa course par un barrage. En effet, en 1925, la construction d’un barrage a permis la création d’une retenue d’eau d’une vingtaine d’hectares alimentant une usine hydro-électrique située plusieurs kilomètres en aval via une conduite forcée. Cette retenue, connue sous le nom de lac de Bouvante, est située en milieu karstique et constitue le plus grand lac du Vercors. Toutefois, le niveau de l’eau y est très sensible aux saisons et après un été trop sec, il était au plus bas.

La Lyonne à la sortie du village de Bouvante-le-Haut
Rivière de montagne

Le lac de Bouvante

Souhaitant faire une petite randonnée, je suis partie donc en direction du lac après avoir laissé ma voiture sur une petite aire de stationnement en bordure de route au niveau du lieu-dit les Jacines. Un chemin carrossable se glisse à flanc de coteau en direction du plan d’eau (ou tout au moins de ce qui est le plan d’eau en temps normal, car là il est complètement à l’assec). Le ciel est couvert, et la température est automnale (à peine 10°C alors que c’est le plein milieu de l’après-midi). On aperçoit vaguement le barrage et la « tulipe » qui permet d’écouler le trop plein quand c’est nécessaire.

Le lac de Bouvante est normalement situé au fond du vallon, là où les herbes sont rouges..

Je suis entourée par les montagnes. Je retrouve avec un réel plaisir les paysages du Vercors que je n’ai pas parcourus depuis un moment. Toutefois, je n’irai pas jusqu’au barrage. En effet, d’une part la météo devient de plus en plus incertaine et d’autre part, une douleur à la cheville me contraint à rester raisonnable et à faire demi-tour avant de ne plus pouvoir poser le pied par terre. Je regrette un peu car j’aurais bien aimé apercevoir les installations de plus près et jeter un œil à la conduite forcée s’engageant dans les gorges de la Lyonne. Je reviendrai, c’est certain !

Le chemin se faufile au pied des montagnes
Vue sur le Roc de Toulau et les rochers de la Truite

Mais finalement, je compense en observant des vaches qui paissent dans un pré au bord du chemin. Au son de la cloche de la cheffe du troupeau, les autres membres, de tous âges, suivent à la queue leu leu pour passer d’un côté de la prairie à l’autre. On dirait qu’elles défilent rien que pour moi ! Et je dois avouer que le spectacle m’amuse un bon moment.

Pâturage dans la montagne
Un des veaux du troupeau
La vache en chef !
Le paysage dans la combe est très vallonné….

Sur le chemin du retour

Après avoir profité de ma courte randonnée, il est temps de rentrer. Je jette encore un coup d’œil aux montagnes alentour avant de reprendre la voiture. La route pour descendre sur Saint Jean en Royans offre de jolies perspectives et des points de vue sur les environs, mais il n’y a pas beaucoup d’endroits où s’arrêter pour une pause photo. Cependant au niveau d’un hameau, un lavoir-fontaine attire mon regard. Il y a une place pour se stationner un peu plus bas et j’en profite. La vallée disparait un peu dans les nuages mais la fontaine est pittoresque. Ce sera mon dernier arrêt avant de regagner la vallée de l’Isère, et je le fais durer un peu plus longtemps que nécessaire… Je ne suis pas si pressée de retourner dans le flot du quotidien !

Au bord du chemin…
Le charmant lavoir-fontaine du hameau de Maillet

Bouvante – Drôme – septembre 2022

[Drôme] à la grotte de Thaïs, plonger dans le monde souterrain

Alors qu’une n-ième vague de chaleur s’était abattue sur la région l’été dernier, nous avons, avec Melle 3e, cherché où nous pourrions bien aller nous mettre un peu au frais. Très vite, l’idée d’une grotte a émergé. Comme nous étions allées à la grotte de Choranche il n’y a pas si longtemps (et dans des circonstances similaires), nous avons opté pour aller redécouvrir la grotte de Thaïs à Saint Nazaire en Royans.

La grotte de Thaïs présente un paysage souterrain typique de karst

De la préhistoire… à nos jours

L’occupation de la grotte de Thaïs remonte à la préhistoire. En effet, de nombreuses découvertes archéologiques ont permis d’établir avec certitude qu’homo sapiens venait ici à la belle saison et s’y installait pour passer quelques mois en chassant. La première partie de la visite porte donc sur cette occupation préhistorique de la grotte et sur le mode de vie de nos ancêtres nomades, leurs outils, mais aussi leur art. En effet, si aucune paroi de Thaïs n’a servi de support artistique, on y a trouvé plusieurs os sculptés, dont le fameux os coché, visible au musée de Valence, et qui pourrait bien être le tout premier calendrier de l’histoire de l’humanité.

Fermée par les éboulements, ses entrées masquées par les maisons du village, la grotte ne verra plus d’humain pendant plusieurs siècles. Elle n’est pourtant pas complètement cachée, puisqu’une rivière sort de la grotte pour se jeter dans la Bourne, au pied de l’aqueduc. C’est finalement dans les années 1970 que la grotte sera vraiment aménagée pour la visite.

Ainsi, toute la partie émergée de la grotte est aujourd’hui accessible aux visiteurs pour une découverte à la fois préhistorique et géologique. La visite à pied s’achève là où commence le monde de la rivière souterraine. Plus d’un kilomètre de galeries noyées ont toutefois été explorées par des plongeurs spéléologues, et on ne sait pas dire combien il en reste à explorer. Ces plongées profondes sont rares car les expéditions sont couteuses et nécessitent beaucoup de préparation.

L’autre grand mystère de la grotte, c’est la provenance de cette rivière. Malgré plusieurs études, et expérimentations, la source n’a pas été trouvée. Il semblerait que la rivière arrive de sous la montagne de Musan compte-tenu de l’orientation des galeries, mais à ce jour, il n’y a aucune certitude.

Concrétions colorées

Merveilles souterraines

L’intérêt de la visite de la grotte de Thaïs (outre les 13°C constants qui nous ont permis de passer un bon moment au frais) réside dans sa géologie. Les salles de la grotte ont été creusées au fil des millénaires par la rivière souterraine. Puis, quand le niveau de l’eau a baissé, ce sont les infiltrations qui ont pris le relais, produisant des stalactites et stalagmites, mais surtout des draperies et autres concrétions aux formes originales.

Et ces concrétions se sont parées de nombreuses couleurs. Le monde de la grotte de Thaïs n’est absolument pas monochrome. On croise de l’ocre, du noir, du rouge. Ce sont les résultats de l’oxydation des minéraux présents dans le sol au dessus de la grotte (en particulier le fer), qui, transportés par l’eau, se déposent avec le calcaire.

Se promener dans la grotte de Thaïs, c’est véritablement s’aventurer dans un monde onirique, inattendu et merveilleux !

La grotte de Thaïs a de nombreuses couleurs et ce noir est du à une oxydation tout à fait naturelle
S’aventurer dans les entrailles de la terre
Concrétions « en chou-fleur »
La salle rouge doit sa couleur à l’oxydation du fer présent au dessus de la grotte
Draperies….
Draperies (bis)

Grotte de Thaïs – Saint Nazaire en Royans – Vercors – Drôme – août 2022

(*) Si vous souhaitez visiter la grotte de Thaïs, les conditions d’accès sont détaillées sur le site internet de Visites Nature en Vercors. Il y a du stationnement à proximité de la grotte.

[petits moments] septembre 2022 – gastronomie et photographie

Septembre reste le mois de la rentrée, même si j’avais déjà repris le chemin du bureau depuis mi-août. Et cette année, la rentrée a été particulièrement chargée au travail (et d’ailleurs, je ne suis pas la seule à m’en être fait la réflexion !), entre déplacement professionnel, opérations « coup de poing » pour venir à bout de tâches fastidieuses et chronophages, projets à mener… Heureusement, cela a été contrebalancé par de jolis moments de rencontres et de partage, tant dans mon environnement professionnel qu’autour du blog !


Valence en Gastronomie Festival

Le week-end du 10/11 septembre a été marqué par un événement valentinois très attendu : le Valence en Gastronomie Festival, auquel je me suis rendue autour de deux moments forts.

Les Goutatou pour découvrir un maximum de spécialités

D’abord, à l’invitation de Valence Romans Tourisme, j’ai pu aller profiter des Goutatou. Le principe est simple : on achète des tickets « Goutatou » que l’on échange ensuite sur les stands des différents partenaires pour des dégustations de produit salés ou sucrés, à boire ou à manger. C’est l’occasion de retrouver des marques, artisans et producteurs connus, mais aussi de découvrir d’autres maisons… J’y suis allée avec Melle 3e et nous avons choisi de partager nos assiettes afin de multiplier les (re)découvertes !

Nous avons particulièrement apprécié :

C’est parti avec les Goutatou en main ! // la daurade par la Maison Chabran
Gourmandises sucrées : sorbet, chocolat et Suisse..

La soirée magique

En fin de journée, conviée par Drôme, c’est ma nature (dont je suis ambassadrice), je suis retournée sur le site du festival. Après un moment d’échanges avec d’autres ambassadeurs autour de bons produits de notre département, et les discours d’usage, j’ai pu profiter de la soirée du festival sur le Champ de Mars de Valence.

Autour du kiosque Peynet, quelques food trucks avaient pris place. Mais le plus intéressant se passait sur scène où l’illusionniste drômois Dani Lary était attendu pour un grand show spécialement conçu pour l’occasion. Si certains tours étaient des grands classiques de la magie, j’ai été époustouflée par les numéros de grande illusion et en particulier par l’instant de poésie qui a clôturé le spectacle : le fameux piano volant !

Une fin de journée autour du kiosque Peynet


Les rencontres de la photo de Chabeuil

Le même week-end que le Valence en Gastronomie Festival se tenaient également les rencontres de la photo de Chabeuil, dont il s’agissait de la 21e édition. Pendant 4 jours, du jeudi au dimanche, 24 expositions étaient organisées dans différents lieux du village. Si cette édition était dans un format (durée et nombre d’expositions) plus restreint qu’il y a quelques années, elle a encore réservé aux visiteurs de jolies surprises et un contenu de qualité.

J’ai profité de la journée du dimanche pour aller en visiter une bonne partie avec Melle 3e. Nous avons fait le choix de nous concentrer sur les expositions en cœur de village afin de nous déplacer à pied.

Mes coups de coeur ont été pour les cyanotypes de Baptiste Morel et pour les photos de l’invité d’honneur, Franck Seguin. Ce dernier, photographe de sport et rédacteur en chef photo au journal L’équipe, présentait deux séries. La première série reprenait des photos iconiques d’évènements sportifs, mises en face des unes qu’elles ont illustrées. La seconde série mettait en scène l’apnéiste Guillaume Néry en plongée, donc d’impressionnantes photos avec des baleines.

Se repérer parmi les différentes propositions
cyanotypes de Baptiste Morel // photos de sport de Franck Seguin
Capturer la vue depuis l’un des lieux d’exposition // croiser des photos partout

[petits moments] les Journées du Patrimoine à Crest

Cette année, j’ai eu du mal à trouver une idée de sortie qui me conviendrait dans le cadres des Journées du Patrimoine. En effet, j’aime bien lors de cet évènement pouvoir accéder à des lieux habituellement fermés ou aux conditions d’accès très restrictives (je vous invite ainsi à aller relire mes visites des années précédentes : l’hôtel de département/préfecture de la Drôme l’an dernier, les lycées Loubet et Montplaisir de Valence il y a 2 ans..). De plus, cette année, je n’avais pas vraiment eu le temps de me pencher à l’avance sur l’organisation de ces journées (exit donc les visites à réservation préalable obligatoires) et je ne souhaitais pas aller trop loin (ou comment ajouter une contrainte supplémentaire). J’ai passé un moment hier à sonder les méandres d’internet afin de trouver quelque chose qui me plairait. J’ai finalement opté pour aller à Crest découvrir une maison bourgeoise du XIXe siècle, et faire un tour à la chapelle des Cordeliers pour voir la crypte.

A Crest, la tour n’est jamais très loin…

La Barbeyère, maison bourgeoise du XIXe siècle

La Barbeyère, élégante maison bourgeoise

Installée sur les hauteurs de Crest, au pied de la Tour et face au synclinal de Saoû, la Barbeyère est une ancienne bastide qui a été transformée en 1824 en maison bourgeoise par le pasteur Louis-François Arnaud. Elle est située à quelques dizaines de mètres seulement du temple protestant de Crest, fondé par le même en 1822. Elle a également été la demeure du pasteur Eugène Arnaud, fils du précédent et historien du protestantisme. Aujourd’hui, propriété privée, la maison ouvre les grilles de son parc et permet de jeter un œil à l’intérieur lors d’évènements exceptionnels.

Construite sur le coteau, la maison s’ouvre sur une terrasse donnant sur une pelouse et dominant la vallée de la Drôme face à Roche-Colombe. Plusieurs fontaines et bassins avaient été aménagés aux abords de la maison, directement alimentés par des sources présentes dans le parc. Parmi ces aménagements, un lavoir privé a été installé sous la pelouse. Permettant de laver le linge de la famille, ce lavoir à domicile était un signe de la richesse et de l’appartenance à la haute bourgeoisie locale. Une calade avait également été construite pour permettre de gagner plus aisément le perron de la maison depuis la ruelle.

Sur la terrasse de la maison….
Dans le jardin, l’endroit idéal pour prendre le thé avec vue sur Roche Colombe

Pour ces Journées du Patrimoine, la maison accueillait plusieurs artistes exposant leurs œuvres dans le parc et dans un jardin d’hiver attenant à la maison. Parmi eux, j’ai noté les tableaux colorés de Michel Pavin et les sculptures en bois flotté de Jean-François Fulachier. Mais ce que j’ai le plus aimé découvrir, ce sont les Piereqs d’Yves Tallon.

Tableaux de Michel Pavin et bois flottés de Jean-François Fulachier dans le jardin d’hiver
Des Piereqs dans le parc

Ces Piereqs sont de petites installations faites de cailloux en équilibre. L’artiste, Yves Tallon, était présent et l’entendre raconter ses Piereqs et son amour pour les cailloux et l’équilibre est passionnant. Difficile de rester insensible devant ces élévations de cailloux, qui ne tiennent que par la force de la gravité ! La recherche du point, sensible, de l’équilibre pour l’assemblage de ces différentes pierres aux couleurs et textures variées m’a impressionnée. Il suffit de si peu pour les faire basculer qu’un simple coup de vent peut être suffisant pour les mettre au sol !

Recherche de l’équilibre
Chemin poétique dans le parc

En redescendant, c’est un fumet très agréable qui vient titiller mes narines. En effet, l’association Embellie Paysanne a aussi investi les lieux et s’efforce de mettre en place dans le parc un jardin de cueillette où les plantes spontanées ont tout autant leur place que celles installées par l’homme. Elle prépare et fait déguster une recette végétale de boulettes aux herbes sauvages et cultivées afin de faire découvrir les richesses de la nature qui nous entoure. Après avoir goûté la préparation, j’ai un temps d’échange très intéressant avec la personne de l’association et d’autres visiteurs autour des plantes sauvages comestibles, de toutes les possibilités culinaires qu’elles offrent et des recettes paysannes à re-découvrir.

sur la terrasse de la maison, prendre le temps d’échanger
la vue sur Roche Colombe depuis le jardin est superbe
Le charme des détails aux abords de la terrasse

La ville et la chapelle des Cordeliers, passages obligés

Après la visite de La Barbeyère, je me suis rendue à pied à la chapelle des Cordeliers. Si vous vous souvenez, j’étais allée il y a relativement peu de temps à la chapelle pour découvrir le guide touristique de la Vallée de la Drôme illustré par Elodie Perrotin. Mais, puisque j’étais à Crest, je tenais à y repasser pour jeter un œil à la crypte exceptionnellement ouverte. Sur le chemin, j’ai eu l’impression de remarquer une foule de détails sur les portes et façades auxquels je n’avais jamais prêté attention. Crest était une ville importante et il y avait de nombreux hôtels particuliers dans le centre-ville.

Hôtel particulier dans le centre de Crest

L’accès à la chapelle des Cordeliers se mérite puisqu’il faut gravir les escaliers du même nom : 124 marches dont 95 taillées à même la roche ! Mais cet exercice physique est récompensé par la vue que l’on a sur la ville depuis la terrasse faisant face à la chapelle, sous les arcades de ce qui semble avoir été un cloître.

Les escaliers vus depuis la chapelle

A l’intérieur, je jette bien entendu un œil à la voute en ogives de l’édifice qui a survécu à de nombreuses modifications de la destination et de l’architecture de lieux : ouverture et fermeture de portes et fenêtres, construction et destruction de planchers… L’histoire de la chapelle et de son occupation est plutôt tourmentée. D’ailleurs, l’association des amis du Vieux Crest présente d’anciennes photos et des objets retrouvés lors de travaux de restauration.
Je descends à la crypte où des ossements ont été découverts sans qu’on puisse identifier qui ils sont. Tout juste se doute-t-on qu’il s’agissait de personnes importantes qui ont été enterrées sous la chapelle. En effet, tout autour de la chapelle une litre funéraire indique que les funérailles de hauts seigneurs y ont eu lieu.

Depuis les arcades, vue sur la campagne
Restes de vitraux trouvés lors de travaux à la chapelle
Vue sur la voûte de la chapelle

Bien entendu, je prends le temps de monter jusqu’à la salle et les terrasses panoramiques. De là, j’admire les environs mais aussi, je me laisse fasciner par le jeu des toits du centre ville. Et je crois que j’ai commencé à comprendre pourquoi ces toits de tuile me fascinent tant : avec la palette de leurs nuances, et la disparité des teintes y compris sur une même toiture, ils forment un kaléidoscope extrêmement photogénique !

le puzzle des toits en tuiles du centre ancien de Crest

Crest – Drôme – 18 septembre 2022

(*) La Barbeyère est ouverte de temps à autre dans le cadre d’évènements patrimoniaux. Yves Tallon peut y organiser des visites découvertes de ses Piereqs.
La chapelle des Cordeliers est régulièrement ouverte dans le cadre d’expositions qui s’y tiennent.

[petits moments] août 2022 – sécheresse et trottinette électrique

Après deux semaines de vacances bien occupées, entre Auvergne, Bretagne et Normandie, la suite du mois d’août s’est passée au travail… Mais, durant les week-ends et les fins de journées, j’ai multiplié les bons moments que ce soit des instants partagés en famille ou de jolies promenades.

**********************

Un petit tour à la cascade…

Après une journée de télétravail, j’ai eu envie de prendre un peu l’air pour profiter d’une accalmie dans une semaine où les orages avaient été nombreux et parfois violents. Je suis allée faire un tour vers la cascade du Rif, à La Baume Cornillane. Je pensais que les pluies des jours précédents lui auraient permis de couler un peu, mais une fois sur place, je n’ai pu que constater son assec ainsi que celui du ruisseau qu’elle alimente ! S’il est fréquent que son débit diminue fortement en été, je ne l’avais encore jamais vue complètement asséchée, et je ne pensais pas que la mare sous la cascade puisse être sèche elle aussi à ce point…

Des panneaux d’interprétation ont été installés sur le site
Assec total de la cascade et du ruisseau…
Quand le soleil joue avec le feuillage des arbres

La Baume Cornillane – Drôme – août 2022

(*) Je vais assez souvent dans ce secteur. Si vous souhaitez voir la cascade en eau, vous pouvez aller voir comment elle était en octobre puis en janvier dernier par exemple.

*********************

Une balade à la découverte des paysages et des produits locaux…

Un samedi midi, grâce à Partir Ici (dont je suis éclaireuse), j’ai eu l’occasion de vivre une expérience originale avec Trot Trot Trot en Drôme des Collines : un apéro-trott !

Le concept consiste à faire une balade en trottinette électrique tout terrain, en passant dans une chèvrerie et dans une domaine viticole afin de récupérer les produits nécessaires pour prendre l’apéritif avant de partager ce moment en pleine nature…

C’était un challenge pour moi (pas la partie apéritif, plutôt celle en trottinette…), et malgré mon sens de l’équilibre aléatoire et mes craintes à chaque fois que cela descendait/tournait/allait un peu trop vite, j’ai été fière de le faire jusqu’au bout (et sans tomber !).

En tous cas, j’ai beaucoup aimé le concept et je peux affirmer que chez Trot-Trot-Trot , ils sont hyper patients, très encourageants et drôlement sympas !

Prêts au départ // après l’effort, le réconfort
Fromages de chèvre Tommes de l’Aillon // Vin Domaine du Château Vieux

Génissieux / Triors – Drôme – août 2022

(*) Et comme j’ai repéré des bons produits et de jolis paysages, il est bien possible que je retourne dans ce secteur pour une randonnée…

*********************

[Drôme] fin de journée estivale en Drôme Provençale

En juillet, nous sommes allées passer une fin de journée en Drôme Provençale avec Melle 3e. J’avais en effet réservé de longue date des places pour les Fêtes Nocturnes à Grignan, et nous avions prévu initialement de passer une bonne partie de la journée dans le secteur de Saint Paul Trois Châteaux (nous avions trouvé les paysages superbes lorsque nous y étions descendues pour une compétition d’équitation en juin). L’intensité de la chaleur (la Drôme était en alerte canicule depuis quelques jours déjà) nous a conduit à réviser nos ambitions à la baisse, sans toutefois nous faire complètement renoncer !


La Garde Adhémar, l’un des plus beaux villages de France

Nous sommes arrivées vers 17.00 à La Garde Adhémar, premier arrêt de notre fin de journée. Situé sur un éperon calcaire, le village a conservé sa structure médiévale, dominée par l’église (que l’on aperçoit d’ailleurs depuis l’autoroute A7). Comme cinq autres villages en Drôme (Mirmande, Grignan, Chatillon-en-Diois, Le Poët-Laval, Montbrun-les-Bains), La Garde Adhémar est classée parmi les plus beaux villages de France.

Depuis la place centrale, ombragée de platanes, nous avons parcouru les ruelles aux façades de pierres blanches jusqu’aux anciens remparts. Puis, nous avons gagné l’église romane, construite au XIIe siècle, et dont la sobriété invite au recueillement.

Depuis le parvis de l’église, nous avons pris le temps d’admirer la vue sur la plaine dans laquelle on devine le ruban bleu du Rhône. Puis, nous sommes descendues dans le jardin des herbes.

Façade de calcaire blanc et figuier de Barbarie… un petit goût de la Provence
L’église romane de La Garde Adhémar domine le village et le paysage
Vue sur l’église en descendant dans le jardin des herbes

Le jardin des herbes, jardin remarquable

Alors que nous descendons les escaliers, c’est une nuée de papillons qui nous accueille dans le jardin des herbes. Installés sur les anciens potagers en terrasse du village, ce jardin a été créé en 1990. Jardin municipal, il accueille plus de 200 espèces de plantes aromatiques et médicinales, soigneusement étiquetées avec leur nom et leurs usages.

Le lieu charme par son agencement et la richesse de sa flore qui se déclinent en de jolies palettes colorées et odorantes. Une source permet d’en assurer l’approvisionnement en eau, mais aussi l’épanouissement un figuier.

Le jardin des herbes domine la plaine du Rhône
Des dizaines de papillons se régalent des nectars des différentes fleurs du jardin
Petite pause à l’ombre des arbres… avant de repartir affronter la chaleur et le soleil !

Le Val des Nymphes, havre de fraicheur

Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir le Val des Nymphes, sur la commune de La Garde Adhémar, et comme c’était sur notre route vers Grignan en repartant du village, nous n’avons pas manqué de nous y arrêter.

Au cœur de la forêt, un panneau indique l’entrée du site et j’aperçois la chapelle depuis la route. Nous laissons la voiture un peu plus loin, sur un espace de stationnement. Nous longeons la route pour revenir jusqu’au chemin conduisant au site. Des chênes centenaires nous entourent alors que nous prenons le sentier menant à la chapelle.

C’est une impression de fraîcheur qui nous frappe en premier. En effet, une source et un réseau hydraulique sont présents sur le site. La source est d’ailleurs sans doute à l’origine de cultes antiques aux Mères Nymphes : sur la colline calcaire, l’eau se fraye presque miraculeusement un chemin pour s’écouler au cœur des rochers.

Mais c’est au Moyen-Âge qu’est édifiée la chapelle romane encore présente sur le site. L’endroit est alors un prieuré dépendant de la puissante abbaye de Tournus. Des fouilles et sondages archéologiques ont également permis de retrouver la trace d’un habitat médiéval et d’autres chapelles.

Nous explorons les lieux, à l’ombre des vieux chênes. Melle 3e escalade les rochers en surplomb de la source. Nous admirons le reflet de la chapelle dans le bassin à l’eau cristalline. Le site n’est pas très étendu mais nous prolongeons notre arrêt pour en profiter au maximum.

J’avais entendu parler du Val des Nymphes à de nombreuses reprises comme d’un lieu magique… Je crois que le qualificatif est encore en-dessous de ce que nous y avons ressenti.

La source du Val des Nymphes a été canalisée et une fontaine créée directement dans le calcaire du site.
La chapelle romane se reflète dans un bassin alimenté par la source

Grignan, en attendant le spectacle

Nous arrivons à Grignan alors qu’il est presque 19.00. Le spectacle commence à 21.00. Nous faisons un petit tour dans le village, explorant quelques rues où je n’ai pas l’impression d’être déjà allée.

Puis, nous allons diner au Café de Vignerons. Nous nous y étions arrêtés l’an dernier pour prendre un verre et avions regretté d’avoir déjà réservé ailleurs pour le diner. Cette année, nous avons anticipé et réservé une table pour déguster de délicieux tapas (la cuisine est rattachée à celle de l’établissement étoilé Le Clair de la Plume). Bien entendu, je les accompagne d’un verre de vin de l’appellation Grignan-les-Adhémar. Nous nous régalons et profitons tranquillement de notre début de soirée.

Nous prenons ensuite la direction du château où se joue le spectacle. Mais avant cela, nous avons le temps de profiter du coucher de soleil et de la vue depuis les terrasses du château. La Lune semble saluer le Mont Ventoux, tandis que de l’autre côté, l’astre solaire tire sa révérence.

L’heure de rejoindre notre place approche. Cette année, ce sont Les Fâcheux de Molière qui ont été montés. Jouée pour la première fois lors d’une fête au château de Vaux-le-Vicomte devant Louis XIV en 1661, elle ne fait pas partie des plus populaires du répertoire de l’auteur. Pourtant, cette comédie-ballet, reprise dans une version la plus proche possible de celle d’origine. Ainsi, Thomas Cousseau (que l’on avait pu voir l’an dernier sur la même scène dans le rôle du Capitaine Fracasse) reprend les rôles de presque tous les Fâcheux, joués par Molière lui-même dans la mise en scène initiale. Sur scène, 5 comédiens, 2 danseurs et 3 musiciens suffisent à faire revivre l’esprit du XVIIe siècle avec un texte qui trouve des résonances atemporelles.

Presque deux heures se sont écoulées à la fin de la représentation. Nous passons au bar du Bosquet dans les jardins du château afin de prendre un rafraichissement avant de reprendre la route vers la maison !

Heure dorée sur la façade du château
Le soleil dore la façade de la cour du puits
La Lune se lève au dessus du Géant de Provence
Fin de journée sur la terrasse du château

Malgré le programme un peu restreint à cause de la chaleur, cette fin de journée en Drôme Provençale aura été pleine de jolies découvertes et de bons moments… De quoi nous donner envie de revenir !

La Garde Adhémar & Grignan – Drôme – juillet 2022

[Drôme] Mirmande & Cliousclat, villages perchés

Cela faisait un moment que j’avais envie de retourner me balader à Cliousclat, un village perché plein de charme. Aussi, un dimanche matin, je suis partie pour m’y promener… Mais le hasard est parfois un peu farceur et une erreur à une bifurcation sur la route m’a fait arriver au pied de Mirmande, un autre village perché. Qu’à cela ne tienne, j’ai d’abord fait le tour de Mirmande avant de rejoindre Cliousclat, les deux villages n’étant distants que de quelques kilomètres.


Mirmande, tôt le matin…

Mirmande est un village classé parmi l’un des plus beaux villages de France. Cette classification, amplement méritée, a pour conséquence que les visiteurs s’y pressent nombreux à la belle saison. Pour éviter une trop importante foule, j’y vais généralement en arrière saison ou tôt le matin. Comme j’étais partie tôt de chez moi le matin afin d’éviter la chaleur lors de ma balade, il était encore tôt quand je suis arrivée à Mirmande.

J’ai donc emprunté les petites ruelles pour monter vers l’église (où une exposition sur Boncompain, un artiste drômois est présentée cet été jusqu’au 30 septembre, mais j’étais trop tôt pour pouvoir la visiter… on ne peut pas avoir que des avantages à être matinal dans les lieux touristiques !). C’est chaque fois un vrai plaisir que de flâner sans plan, passant d’une calade à un escalier, d’un point de vue sur la vallée à une vue sur les toits…

Je n’ai croisé presque personne, mais j’ai pu faire connaissance avec plusieurs chats, plus ou moins curieux de ma présence. Et j’ai terminé cette balade par un café en terrasse… Comme un goût de vacances avant que celles-ci n’aient commencé !

A l’heure où les commerces commencent à peine à ouvrir…
French touch
Sous la treille
Croiser quelques chats…
Le café en terrasse, un goût de vacances !

Mirmande – Drôme – juillet 2022


Cliousclat, village de potiers

Je n’étais venue qu’une seule fois à Cliousclat, il y a déjà plusieurs années. Plus petit que Mirmande, le village n’en est pas moins charmant.

Je me suis promenée dans les petites rues du village, allant d’une place ombragée à une autre. J’ai fait un arrêt rafraichissant au bord du lavoir-fontaine où de petites plantes avaient été déposées dans des pots de terre brisés. J’ai laissé mon regard s’attarder sur les rebords de fenêtre garnis de pots de fleurs.

Il faut dire que Cliousclat est un village renommé de potiers. Plusieurs ateliers y sont installés, faisant perdurer une tradition séculière. En effet, le travail de la terre vernissée se fait depuis le XIXe siècle dans le village qui dispose d’une carrière d’argile. Au début du XXe siècle, la fabrique de poterie de Cliousclat est construite, permettant de réunir en un même lieu l’ensemble des étapes du travail du potier. La fabrication s’industrialise, et la production se diversifie, passant des récipients nécessaires au travail de la ferme à ceux de la table familiale. Les familles Anjelaras puis Sourdive assurent la direction de l’établissement qui emploie de nombreux ouvriers.

En 2012, la production industrielle s’arrête sur le site. Une SCIC est alors créée sous l’égide de la mairie afin de racheter la poterie et relancer une fabrication dans le lieu classé Monument Historique depuis 1997. Aujourd’hui, la Poterie de Cliousclat produit des jarres et pots pour le jardin ainsi que de la poterie culinaire. Un petit musée a également été installé dans le bâtiment… et il est très difficile de repartir les mains vides de la boutique (je n’ai pas réussi en tous cas !).

Charmantes ruelles du village
Sous la fontaine du lavoir…
Reflet dans le lavoir
Pause fraicheur au bord du lavoir
Bord de fenêtre fleuri
impossible de ne pas faire un tour à la Poterie !
plat vernissé ancien avec un décor « au clou »
Poterie culinaire à la boutique…

Cliousclat – Drôme – juillet 2022

[projet 52-2022] semaine 32 – été

Cette semaine, le projet 52 nous invite à illustrer l’été… Alors que nous sommes au milieu du mois d’août, on peut dire que c’est de saison !

Cette année, l’été est particulièrement chaud et, tout comme l’hiver et le printemps qui l’ont précédé, extrêmement sec… J’avais pensé descendre un peu le lit de la rivière qui traverse mon village afin de trouver l’assec, même pas 2 kilomètres plus bas. Je n’avais encore jamais vu le niveau de celle-ci aussi bas et il est possible de la traverser à pied sec au cœur même du village. Mais je n’en ai pas eu le temps avant de partir en Bretagne (dont je reviens normalement ce samedi ! – cet article est programmé).

L’été, ce sont aussi les glaces, les terrasses, les soirées qui se prolongent… et les balades dans les vieux villages tôt le matin afin de profiter de la relative fraicheur et du peu de monde déjà sur place !

Voici donc le paysage tel qu’on peut le découvrir depuis les hauteurs de Mirmande, un village perché à une trentaine de kilomètres de chez moi mais où le dépaysement est déjà présent, où tout chante encore plus le Sud que chez moi, où la Provence se profile réellement…

*******************

Pour voir ce que l’été a inspiré aux autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires..

NB : vous l’avez sans doute compris : je suis sur la route du retour de Bretagne. Je ne sais donc pas à quelle heure je vais arriver (puisqu’à l’heure où j’écris, je ne sais pas à quelle heure je serai partie…). Et à mon arrivée, j’aurai encore pas mal de choses à faire à la maison .Toutefois, pas d’inquiétude, je passerai valider les commentaires qui seraient en modération dès que possible !