[petits moments] en passant par Montluçon

Dimanche dernier, sur la route de retour de Bretagne vers la Drôme, j’ai fait un arrêt à Montluçon. Je reviendrai en détail sur ma balade dans la ville dans un billet plus complet, mais voici déjà des petits moments… en passant !

Il y a d’abord eu ce chat installé sur son rebord de fenêtre, pas vraiment dedans, pas vraiment dehors.

Faire tenir une église dans un verre… jeu de reflet clin d’oeil à Oth !

Alors que le soleil se couchait, il jouait joliment dans les jets d’eau de l’avenue Marx Dormoy.

Et en allant chercher un café avant de reprendre ma voiture, je suis passée au pied d’un immeuble Art Déco qui présentait une jolie mosaïque, sur l’avenue Marx Dormoy .

[Auvergne] les couturiers de la danse au Centre National du Costume de Scène

Si j’avais choisi de faire un arrêt à Moulins, c’est pour pouvoir aller voir le Centre National du Costume de Scène. Cela faisait en effet un moment que j’avais envie de découvrir ce musée mais sans avoir eu l’occasion de passer à proximité. J’ai donc décidé de provoquer l’occasion !

Situé dans une ancienne caserne majestueuse, le musée héberge une collection permanente dédiée à Rudolf Noureev et accueille une exposition temporaire dédiée aux couturiers de la danse lors de mon passage. Le centre est également un conservatoire des costumes de scène des grands opéras et théâtres nationaux.

La collection Noureev permet de découvrir comment le danseur a fait évoluer le vestiaire masculin de danse classique pour mettre en valeur le travail des jambes en particulier. Elle permet également d’approcher le goût qu’il avait pour les riches tissus exotiques, et sa passion pour le costume ancien.

L’exposition Les couturiers de la danse s’intéresse à la façon dont les grands couturiers du XXe siècle ont travaillé en symbiose avec les chorégraphes pour de grandes créations scéniques. Au fil des salles, les noms prestigieux se succèdent : Chanel, Versace, Dior, Balmain, Christian Lacroix, Jean-Paul Gaultier, Hedi Slimane, Yves Saint-Laurent, Karl Lagerfeld, Viktor & Rolf…. Tous ont crée des costumes pour des ballets chorégraphiés et dansés par les compagnies les plus connues (on retrouve ainsi les noms de Béjart, Forsythe, Millepied, Sylvie Guillem, Roland Petit…. ).

Dans chaque costume, on retrouve le style du couturier qui l’a dessiné et on devine les multiples contraintes dont il a fallu tenir compte. Un costume de ballet doit avant tout laisser le danseur libre de ses mouvements, ne pas l’entraver dans ses gestes mais permettre de mettre ceux ci en valeur.

Même si, coronavirus oblige, un certain nombre d’outils de médiation ne sont dorénavant plus accessibles et que la visite ne peut s’effectuer qu’en sens unique, elle reste néanmoins très intéressante et m’a donné envie de retourner voir un ballet !

Hervé L. Leroux pour « Rythme de Valse » chorégraphié par Roland Petit à l’Opéra de Paris
Olivier Rousteing – Maison Balmain pour « Renaissance » chorégraphié par Sébastien Bertaud à l’Opéra de Paris
Olivier Rousteing – Maison Balmain pour « Renaissance » chorégraphié par Sébastien Bertaud à l’Opéra de Paris
Jean-Paul Gaultier et ses iconiques marinières / Yves Saint-Laurent pour sa part reprend les motifs de sa collection Mondrian dans ses costumes pour « Notre Dame de Paris »
Karl Lagerfeld pour une chorégraphie de George Balanchine à l’Opéra de Paris en 2016
Christian Lacroix pour « Les Anges ternis » en 1987
Gianni Versace pour différentes chorégraphies de Maurice Béjart

Centre National du Costume de Scène – Moulins – Allier – juin 2020

(*) L’exposition Les Couturiers de la Danse est prolongée jusqu’au 1er novembre 2020. L’ensemble des informations pratiques est à retrouver sur le site internet du CNCS.

[Auvergne] une étape à Moulins

Je suis rentrée en voiture de mon dernier passage en Bretagne. La route est trop longue pour être faite d’une seule traite et dans ce cas, je m’arrête en Auvergne. Cette fois, c’est à Moulins que j’ai décidé de faire étape.

Après 5 heures de route, je n’avais qu’une seule envie : me dégourdir les jambes ! J’ai donc posé ma valise à l’hôtel, jeté un oeil par la fenêtre à l’église du Sacré Coeur… et je suis partie à pied me balader dans les rues moulinoises.

Assez logiquement, j’ai commencé par l’église du Sacré Coeur puisqu’elle était toute proche. De là, je suis partie sur la place d’Allier, coeur de la ville avec ses cafés, ses restaurants et ses boutiques. J’ai jeté un oeil au Grand Café, classé monument historique, mais il y avait foule et je n’y suis pas entrée. J’ai remarqué aussi la façade des anciennes Nouvelles Galeries et quelques autres enseignes en mosaïque 1900.

Puis, j’ai déambulé dans le quartier historique. J’ai aimé me perdre dans les ruelles, entre les maisons à pans de bois. J’ai regardé la Tour Jacquemart (et je l’ai mentalement comparée avec celle de Romans). J’ai traversé l’Hôtel de Ville et sa cour où coule une fontaine. Et doucement, je me suis approchée de la cathédrale, faisant des tours et des détours dans les petites rues charmantes.

Je n’ai pas pu voir le fameux tryptique car il n’est accessible qu’à certains horaires, mais j’ai admiré les vitraux et l’architecture de la cathédrale. Celle-ci, ancienne église collégiale du XVIe siècle, fut agrandi au XIXe siècle lorsque Moulins fut érigée en évêché, ce qui lui donne un style assez particulier.

De la cathédrale, je suis redescendue vers la place d’Allier, puis vers la rivière. Le pont Régemortes est l’unique pont routier et piéton de la ville à ce jour. Construit au XVIIIe siècle, il a depuis résisté à de multiples et violentes crues de l’Allier. Il est en effet placé sur un radier, et offre un large passage aux eaux, ce qui lui assure une forte stabilité dans un terrain fortement sabloneux. En aval du pont, sur les îles qui se forment dans le lit de la rivière au fil des saisons, se trouve une importante zone de nidification. M’arrêtant quelques instants au pied du pont, j’ai pu apercevoir des hérons cendrés, des aigrettes garzettes, des gravelots…. de quoi terminer joliment une balade fort agréable en ville !

Façade 1900 des Nouvelles Galeries
Fronton 1900 au dessus de l’entrée d’une boutique
Tour Jacquemart
Cour de l’hôtel de ville
Se perdre dans le dédale des ruelles….
Au fil des matériaux et des époques…
Pont Régemortes, côté amont
Pont Régemortes, côté aval
Vue sur les flèches de la cathédrale et le château des ducs de Bourbon depuis la chambre d’hôtel
Lever de soleil sur les flèches de la cathédrale et le château des ducs de Bourbon

Moulins – Allier – juin 2020

[petits moments] du 20 au 26 juin 2020

SAMEDI 20 JUIN. Arrêt à Moulins sur le retour de Bretagne. C’est l’occasion de découvrir la ville et ses jolis bâtiments. Au détour d’une rue, sur une boîte aux lettres, j’ai repéré un pochoir de Christian Guémy / C215.

place d’Allier – Moulins – Allier

La météo était parfaitement adaptée pour prendre la première glace de l’année à emporter…

Citron jaune / cassis noir

Le hasard a mis sur mon chemin une boutique des Bougies de Charroux… Impossible de ne pas craquer !

Myrtille, Cèdre du Liban, Herbe coupée

Et pour finir la journée, profiter des derniers rayons du soleil en terrasse, sur la place d’Allier…

Place d’Allier – Moulins – Allier

DIMANCHE 21 JUIN. Prendre le petit déjeuner au lit, voilà qui ne m’était pas arrivé depuis des années !

Toujours à Moulins, à côté du pont Régemortes, sur la rive gauche, il y avait une exposition de vaches décorées…. avec la vue sur les flèches de l’église du Sacré Coeur et de la cathédrale, au delà de la rivière Allier.

Moulins – Allier