[Isère] une journée à Grenoble

Ceci est une sortie d’avant confinement…

200229_Grenoble_1

Un samedi au milieu des congés scolaires des différentes zones… L’obligation d’aller à Grenoble pour ramener Mr 1er et aucune envie de me retrouver dans les bouchons ! La solution : arriver assez tôt le matin et repartir en milieu d’après-midi…. C’est donc comme cela que j’ai eu une journée à passer dans la capitale des Alpes.

Arrivée vers 9.00 au péage, je passe déposer Mr 1er à son appartement d’étudiant, puis nous prenons le tramway pour aller dans le centre. Nous commençons par un petit tour au marché et aux halles Sainte Claire afin qu’il s’achète de quoi manger pour les quelques jours à venir. Puis, nous faisons une pause café au Neko Café, histoire d’attendre tranquillement qu’il soit l’heure d’aller déjeuner. Nous mangeons rapidement et prenons notre dessert à la Fabrique Givrée (oui, nous avons nos incontournables lorsque nous passons à Grenoble ! ).

Après cela, lui rentre chez lui travailler ses cours, tandis que je profite d’être à Grenoble pour visiter l’exposition de photographies de Vivian Maier au Musée de l’Ancien Évêché. Même si je prends mon temps, il est encore trop tôt pour repartir…

Je décide donc de traverser l’Isère pour rejoindre le quartier Saint Laurent que je connais peu en dehors du quai. Je découvre une rue aux façades colorées qui me mène jusqu’au bord des fortifications de la Bastille.

Sous la porte Saint Laurent, des abats-jours sont suspendus, donnant une dimension un peu surréaliste. De ce que j’ai pu trouver, ils sont liés à des installations lumineuses réalisées avec les habitants du quartier. La porte en elle-même est un vestige de l’époque où la ville était entièrement ceinte de murs et a ensuite été intégrée dans le dispositif casematé installé par le général Haxo sur la Bastille. Ses lourdes portes nous rappellent qu’autrefois la ville était fermée une fois la nuit venue et jusqu’au petit matin. La pluie menaçant, je me hâte vers le musée archéologique situé dans l’ancienne église Saint Laurent.

Lorsque j’en sors, il est temps pour moi de retraverser l’Isère pour reprendre le tramway jusqu’au domaine universitaire où j’ai laissé ma voiture… et de rentrer chez moi…

200229_Grenoble_5
Vue sur la Bastille depuis le jardin de l’Ancien Évêché
200229_Grenoble_2
Façades colorées de la rue Saint Laurent
200229_Grenoble_3
Porte Saint Laurent
200229_Grenoble_4
Vue sur la chaîne de Belledonne depuis le domaine universitaire

Grenoble – Isère – février 2020

[Isère] le musée archéologique Saint Laurent

Ceci est une sortie d’avant confinement…

200229_Grenoble_musee_st_Laurent_1

Le musée archéologique Saint Laurent est situé dans le quartier éponyme de Grenoble. Je n’avais initialement pas prévu d’y aller mais j’avais encore du temps avec de repartir en sortant de l’exposition des photographies de Vivian Maier. Je n’avais jamais prêté attention à l’existence de ce musée jusqu’à ce que j’en entende parler quelques jours avant mon passage à Grenoble. L’occasion de m’y rendre était donc toute trouvée.

Le musée est situé dans l’ancienne église Saint Laurent. L’église telle que nous la voyons aujourd’hui a été construite au XIIe siècle par des moines bénédictins qui y avaient installé leur abbaye, au bord des anciennes fortifications de la ville. Elle se situe toutefois sur un site beaucoup plus anciens : une église carolingienne, elle-même construite sur une église funéraire paléo-chrétienne et sa crypte.

Au XIXe siècle, la construction par le général Haxo des fortifications de la Bastille modifient l’aspect du site. Initialement, l’église n’était pas adossée à la colline mais le devient suite aux remblais nécessaires aux installations militaires.

C’est Jacques-Joseph Champollion (le grand frère de l’égyptologue) qui le premier fera part de l’intérêt historique de l’église Saint Laurent et surtout de la chapelle mérovingienne Saint Oyand sur laquelle elle est construite. Nous sommes alors au tout début du XIXe siècle. Les premières tombes ont commencé à être détruites lors des travaux de la Bastille quelques années plus tard. Alerté par une société savante locale, l’Académie Delphinale, Proper Mérimée se rend plusieurs fois à Grenoble et fait classer les lieux au titre des Monuments Historiques en 1850. Un premier musée lapidaire ouvre sur le site quelques années après.

Dans les années 1960, lors de sondages visant à s’assurer de la stabilité du bâti, des maçonneries anciennes sont découvertes. Une campagne de fouilles est engagée dans le courant des années 1970 et l’importance des vestiges trouvés conduit à la désacralisation de l’église et sa transformation en musée archéologique.

Aujourd’hui, lors de la visite du musée, nous découvrons ainsi les vestiges des différentes églises empilées sur le site. Une mise en lumière colorée permet de bien discerner les éléments de chaque époque. L’ancien cloître, avec les vestiges de ses différents murs montrant son agrandissement au fil du temps, permet également de s’intéresser à l’évolution de la relation des hommes avec la mort.

En effet, le site de Saint Laurent, à l’abri des crues de l’Isère, est le tout premier site d’inhumation chrétien de Grenoble. Plus de 1500 sépultures datant du IVe au XVIIIe siècle sont ainsi présentes sur le site : sarcophages alignés sous la nef, sépultures en pleine terre dans des coffres de bois, sous des empilements de tuiles ou des tombes en maçonneries… La diversité des modes d’enterrement ainsi que les objets déposés avec les défunts permettent d’obtenir un panorama très large des rites funéraires chrétiens au fil des siècles.

C’est un musée surprenant que ce musée archéologique, qui va bien au delà des dépôts lapidaires et collections d’objets que l’on voit habituellement. La présence des tombes, l’omniprésence des squelettes, le passage par la chapelle mérovingienne Saint Oyand maintenant souterraine donnent à la visite une connotation étrange… comme un voyage spirituel à la rencontre des rites du passé.

200229_Grenoble_musee_st_Laurent_2
Sarcophages sous la nef de l’église
200229_Grenoble_musee_st_Laurent_3
Chapelle mérovingienne Saint Oyand
200229_Grenoble_musee_st_Laurent_5
Vue sur le choeur et les vestiges souterrains de la nef
200229_Grenoble_musee_st_Laurent_4
Remonter vers la surface…

Musée archéologique Saint Laurent – Grenoble – février 2020

(*) L’entrée au musée archéologique Saint Laurent, tout comme celles des autres musées départementaux de l’Isère, est gratuite.

[en cuisine] le Suisse de Valence

Le Suisse de Valence est un gâteau sablé (appelé Pantin quand on s’éloigne un peu de la plaine de Valence), parfumé aux agrumes. Il est traditionnellement dégusté le dimanche des Rameaux.

Habituellement, j’achète un Suisse dans une bonne boulangerie à l’occasion des Rameaux. Mais cette année, avec le confinement, je sors le moins possible et je ne vais pas en ville. C’était donc l’année adéquate pour me lancer dans la réalisation de mon tout premier Suisse maison !

Hier, j’ai donc suivi la recette postée sur les réseaux sociaux par Valence Romans Tourisme, en l’adaptant très légèrement car je n’avais pas d’oranges confites et la fleur d’oranger n’est pas très appréciée de tous à la maison. J’ai donc remplacé une partie de l’eau de fleur d’oranger par de l’extrait de citron et du rhum.

Avec les quantités de la recette, on obtient un grand Suisse (comme vous pouvez voir ci-dessous, il fait la taille de ma plaque à pâtisserie… et il me reste un peu de pâte à cuire).

En fait, la pâte à Suisse est facile à réaliser. Pour le façonnage, j’ai fait cela « au feeling », taillant grossièrement la forme du bonhomme dans la pâte étalée, puis j’ai ajouté les bras et les motifs de décoration. Je suis plutôt satisfaite du résultat que j’ai obtenu, tant visuellement que gustativement !

Le Suisse prêt à être cuit !

Ingrédients :

  • 500 g de farine
  • 150 g de beurre pommade
  • 200 g de sucre
  • 2 oeufs + 1 pour la dorure
  • 1/2 sachet de levure (ou 5 g de bicarbonate de soude alimentaire)
  • 50 g de morceaux d’oranges confites (je n’en ai pas mis)
  • 60 g d’eau de fleur d’oranger (j’ai adapté à nos goûts et en ai mis moins)

Et après ?

Mélanger le beurre pommade avec le sucre, la levure et l’orange confite.
Ajouter les 2 oeufs.
Quand le mélange est crémeux, ajouter l’eau de fleur d’oranger, puis incorporer la farine.
Pétrir jusqu’à obtenir une pâte homogène.
Laisser reposer 1h sous un torchon (à température ambiante).
Façonner le Suisse (ne pas oublier le chapeau, les moustaches, les boutons… ).
Dorer avec l’oeuf battu (éventuellement additionné d’un sucrant type miel ou sirop d’agave).
Cuire environ 30 minutes dans le four à 180°C. Le sortir dès qu’il est bien coloré.

[Drôme] début de journée à la Combe d’Oyans

Ce samedi matin, c’était un peu « le jour d’avant »… celui d’avant le confinement. Les derniers éléments de l’actualité laissaient penser que ce confinement ne tarderait pas à arriver, alors j’ai eu envie de faire une grande balade, loin des gens, loin du monde.

Je suis retournée à la Combe d’Oyans. Mais cette fois, au lieu d’aller au fond des gorges, j’ai décidé de les contourner. J’ai laissé la voiture sur le parking du site d’escalade. A cette heure matinale, il n’y avait personne d’autre.

J’ai suivi le chemin balisé jaune en direction du château d’eau puis du col Saint Genis. La vue sur la plaine et l’agglomération de Romans est superbe.
Au bord du chemin, le printemps est en route : coucous, violettes, primevères et aubépines font les belles.

Après le col, j’ai eu un temps d’hésitation entre continuer à monter vers le château ou m’approcher de l’entrée amont des gorges. Finalement, la montée au château sera pour une autre fois. Les gorges que le soleil effleure sont trop attirantes.

Je suis la route jusqu’au niveau du ruisseau, puis je m’engage sur le chemin qui permet d’accéder aux voies d’escalade situées de ce côté du site. Par dessus les crêtes du Vercors, le soleil lance ses rayons et dissipe la rosée du matin dans les prés.

Seuls les oiseaux viennent briser le silence. L’herbe humide est souple. Je traverse les champs en direction du ruisseau. En m’approchant, je commence à l’entendre cascader doucement. L’entrée amont des gorges de la combe d’Oyans est devant moi. De ce côté aussi, elles sont impressionnantes et me font me sentir minuscule.

Je reste un long moment au bord du ruisseau. Son murmure est apaisant, bien loin du tumulte et des questionnements de l’actualité. Je profite de cette parenthèse. Je pressens déjà que ce ne sera bientôt temporairement plus possible, alors je fais le plein de sensations.

Enfin, je rebrousse chemin. Le parking s’est rempli depuis mon départ. J’aperçois un trailer qui s’élance vers les gorges. Mais ce qui happe mon regard, c’est le vol circulaire d’un milan royal, hypnotique…

Fleurs de coucou
Vue sur le fond de la combe depuis le col de Saint Genis
Fleurs d’aubépine
Se sentir minuscule
Primevères au bord du ruisseau
Soleil matinal
Entrée amont des gorges de la Combe d’Oyans
Au pied des falaises
Col de Saint Genis

Combe d’Oyans – Rochefort-Samson – Drôme – mars 2020

[Drôme] dans les vergers en fleurs

Les vergers ont commencé à fleurir très tôt cette année dans la Drôme. Courant février les arbres commençaient déjà à se couvrir de fleurs dans les champs les plus précoces et début mars, tous les vergers d’abricotiers et de pêchers portaient des fleurs.

Comme chaque année, je suis allée faire un tour dans les champs : les floraisons des arbres fruitiers sont toujours pour moi un émerveillement. Et c’est aussi l’occasion de voir les abeilles en plein travail de butinage… et de pollinisation !

Je dois avouer que je commence à avoir mes petites habitudes et que j’ai repéré quelques champs auprès desquels il n’est pas trop compliqué de trouver un stationnement qui ne soit ni gênant ni dangereux. Aussi quand après quelques jours bien gris et bien pluvieux, le soleil s’est décidé à se montrer, j’ai saisi l’occasion pour aller voir les fruitiers de plus près….

Une fois sur place, je constate qu’abricotiers et pêchers sont en fleurs. Selon le moment où j’y étais allée, j’avais généralement eu l’un ou l’autre… Je suis ravie d’avoir cette double dose d’arbres en fleurs !

Je profite de la vue depuis le verger sur le Vercors. J’observe les abeilles. Je regarde les petites fleurs roses et blanches. Je constate que les feuilles commencent à sortir sur les pêchers. Je prends mon temps… et beaucoup de photos (mais Melle 3e qui m’accompagne n’est pas en reste) !

Difficile de dire combien de temps nous sommes restées à déambuler dans les champs, passant et repassant dans les allées fleuries aux allures de contes de fées : c’est le genre d’endroit où la course du temps se fait complètement oublier.

Après cette parenthèse enchantée, il a toutefois bien fallu revenir à la réalité.. mais en conservant de jolies images à regarder les jours de pluie qui ont suivi !

Fleurs de pêcher et ciel bleu
Boutons de fleurs de pêchers
Fleurs et feuilles
Fleurs d’abricotiers
Fleurs blanches et ciel bleu
Abeille au travail
Transparence des pétales
Verger avec vue

Chateauneuf-sur-Isère – Drôme – mars 2020

[les états d'esprit du vendredi] 20 mars 2020

Les états d’esprit du vendredi sont un exercice de style lancé par Zenopia et The Postman (qui ne bloguent plus maintenant). La règle est simple : on complète les différentes rubriques le vendredi.

[Vendredi 20 mars 2020] – [début xx.xx] [rédigé jeudi 19 mars tard… et programmé]

Fatigue : comme tout n’est jamais négatif dans une situation donnée : je peux me lever plus tard le matin (tout en commençant plus tôt à travailler), et sans les heures de trajets, j’économise beaucoup de fatigue !

Humeur : on va la garder bonne !

Estomac : a envie de petits plats réconfortants et de gâteaux gourmands !

Condition physique : je crois qu’on va oublier la marche pour quelques temps !

Esprit : vagabond

Boulot : après plusieurs jours d’incertitudes et de flottements pendant lesquels le télétravail était soumis à beaucoup de conditions restrictives (liées essentiellement à la garde d’enfants de moins de 16 ans), un nouvelle note de direction est arrivée dimanche à 17.00 (oui, j’ai vérifié mes mails pro tout le week-end…) : la présence sur le lieu de travail n’était plus obligatoire à compter de lundi et le télétravail devait être favorisé. Je suis donc en télétravail pour une durée indéterminée.
Par contre, niveau intensité de l’activité, on n’a pas chômé cette semaine avec la mise en place du plan de continuité d’activité et l’accompagnement qui en a découlé ! Les journées ont été fort longues et le week-end sera bienvenu.

Culture : replays, DVDs, livres…. on a du temps pour cela !

Penser à : se laver les mains au savon… souvent, très souvent !

Avis perso : les réseaux sociaux n’auront jamais aussi bien porté leur nom qu’en cette période de confinement….

Message perso : Prenez soin de vous !

Loulous : sont tous à la maison… Ils sont cependant plutôt bien occupés avec les leçons et devoirs fournis par leurs enseignants.

Amitiés : vivent les apéros-Teams ! (et les déjeuners-Teams sont en projet…)

Sorties :  clairement, ce n’est pas dans l’air du temps !

Divers : la voiture a eu la bonne idée de réussir son contrôle technique (après quelques péripéties… mais ça a fini par fonctionner ! )

Courses : minimales ( dois-je rappeler que le sur-stockage est inutile et contre-productif ou ça ira ?) et en magasin de proximité (avec l’attestation dûment remplie..)

Envie de :  prendre l’air (et c’est là que je suis bien contente d’avoir au moins une petite cour)

Pic : je ne me lasse pas des vues sur les toits parisiens…. mais il risque de se passer un moment avant que je puisse de nouveau en profiter !

Vue depuis la chambre de l’hôtel il y a 8 jours….

[fin xx.xx ]

[Drôme] balade printanière sur les bords du Rhône

200304_BLV_1

Ma première sortie orchidée de l’année a eu lieu à Bourg-lès-Valence, sur les bords du Rhône. Cela a aussi été l’occasion d’une jolie promenade le long du fleuve.

Au départ du barrage, j’ai longé la rive en direction de la Roche de Glun. Si, sur les pelouses de très nombreuses orchidées poussaient, on remarquait aussi l’arrivée du printemps dans les arbustes. Quelques-uns étaient en fleurs tandis que les chatons des autres commençaient à s’épanouir.

J’ai également aperçu quelques pieds de jonquilles dont la couleur jaune se détachait bien… Quant aux petits muscaris, ils pointaient leurs clochettes bleues par petits groupes épars.

Sur le fleuve, quelques péniches attendaient le passage de l’écluse… Et de l’autre côté, le massif de Crussol imposait sa silhouette dans le paysage.

Cette petite promenade tranquille m’a permis de profiter d’une belle matinée de fin d’hiver / début de printemps. Une jolie petite parenthèse dans la course du quotidien….

200304_BLV_14
Futurs chatons

200304_BLV_12

200304_BLV_13
Groupe de muscaris

200304_BLV_2

200304_BLV_8
La silhouette de Crussol

Bourg-lès-Valence – Drôme – mars 2020

[fourre-tout de la semaine] 15 mars 2020

Suite aux annonces faites hier soir par le Premier Ministre, je me suis demandée s’il était pertinent d’évoquer un café, une exposition, une balade en ville….
Puis, je me suis dit qu’il reviendrait un jour où nous pourrons de nouveau sortir dans les restaurants, les musées et les cinémas… Et que ce jour-là, finalement, les idées que j’aurai pu déposer par ici seront toujours valables !
J’ai toutefois repris un peu l’ordre des publications (qui suivait un ordre plus ou moins chronologique initialement) : j’ai plus envie de vous parler de balades en pleine nature et d’activités à faire à la maison (lecture, cuisine..) dans les prochains jours. Mais tous les billets déjà écrits sortiront dans les semaines qui viennent….

*****************

Pendant les vacances, je suis allée prendre un goûter au Tamper & Yummy, un nouveau salon de café qui a ouvert à Valence.

200304_tamper_yummy
Golden latte, cookie et lunettes à la framboise

(*) Tamper & Yummy, 16 rue Dauphine, 26000 Valence

********************

Le printemps commence à pointer le bout de son nez….

[les états d’esprit du vendredi] 13 mars 2020

Les états d’esprit du vendredi sont un exercice de style lancé par Zenopia et The Postman (qui ne bloguent plus maintenant). La règle est simple : on complète les différentes rubriques le vendredi.

[Vendredi 13 mars 2020] – [début xx.xx] [rédigé jeudi 12 mars tard… et programmé]

Fatigue : le rythme de la semaine a encore été bousculé, mais ça va !

Humeur : pour l’instant, ça va….

Estomac : J’ai fait une descente à la pâtisserie Intense du champion du monde pâtisserie, Bastien Girard….

Condition physique : normale

Esprit : vagabond

Boulot : Finalement, j’ai passé une partie de la semaine à Paris… (cela s’est décidé lundi) … et les jours/semaines à venir s’annoncent « compliqués »…

Culture : le replay de The Voice, ça compte ?

Penser à : mettre le réveil à sonner pour dimanche matin (je dois beaucoup penser au réveil ces temps-ci… ) (si le CSO est maintenu….)

Avis perso : Le savon, ça fait le job !

Message perso : on a toujours plus de ressources en soi que ce que l’on imagine au départ !

Loulous : Samedi dernier, c’était atelier pâtisserie pour Melle 3e et une camarade dans ma cuisine. Pour le cours d’anglais euro, elles devaient préparer un shortbread millionnaire (et je partage bientôt la recette avec vous)….

Amitiés : c’était sympa de prendre un verre après le boulot de façon complètement improvisée !

Sorties :  concours d’équitation dimanche (si c’est maintenu), sortie en campagne/montagne sinon….

Divers : Vador n’aime toujours pas quand je sors ma valise mais il semble s’être habitué et est beaucoup moins perturbé….

Courses : locales… et minimales

Envie de :  promenade dans la nature…

Pic : J’ai fait un saut à Romans pour une course. L’occasion de jeter un oeil à certaines des chaussures géantes disposées à travers la ville.

200305_chaussure_Romans
La chaussure-poisson d’André Perrugia (modèle créé en 1955) sur le quai de l’Isère

[fin xx.xx ]

[Paris] flânerie montmartroise

200225_Paris_1

De passage à Paris, j’ai eu besoin de me dégourdir les jambes après une grosse journée de travail…  Je suis donc partie à l’assaut de Montmartre et de ses marches….

Arrivée par le métro, je suis descendue à la station Anvers. De là, le Sacré Coeur en ligne de mire, impossible de se tromper de chemin : c’est tout droit ! Au pied de la butte, j’avise le funiculaire et les escaliers. Comme je suis venue là parce que j’ai besoin de marcher, je me lance à l’assaut des escaliers. 222 marches plus tard, je suis au pied de la basilique et Paris semble s’étaler à mes pieds.

Mais les lieux sont fort fréquentés, un peu trop touristiques et donnent finalement peu envie de s’y attarder. Mon regard se porte toutefois sur un immeuble haussmannien paré de rouge qui émerge au coin d’une pelouse en pente. Je reconnais l’une des vues stars parisiennes sur Instagram : si l’on rectifie l’horizon le long de la pente herbeuse, l’immeuble semble en train de s’enfoncer dans le sol. Je fais rapidement une photo car j’ai envie de voir si je réussis moi aussi à reproduire l’effet (trêve de suspense : la réponse est oui, j’y suis parvenue !).

Je contourne le Sacré Coeur par la gauche, m’éloignant du Montmartre touristique. Je croise plusieurs volées d’escaliers. Le printemps commence à pendre ses marques dans les arbustes des jardinets qui les longent.

J’arrive à l’arrière de la grande église. Je ne croise plus que des habitants du quartier venant récupérer leurs enfants à la crèche ou à la garderie.

Le soleil décline, et dore les immeubles. Les rues pentues bordées d’immeubles Art Déco succèdent aux villas. Les vignes n’ont pas encore retrouvé leurs feuilles. Et la bicoque qui héberge le Lapin Agile semble sortie d’un autre temps, vestige d’une époque où les immeubles voisins n’existaient pas et où Montmartre était un quartier de bohème.

Je descends la rue des Saules et je quitte la Butte Montmartre. La journée s’achève… Il est temps pour moi d’aller me reposer…

200225_Paris_2
Le fameux « immeuble qui tombe »….

200225_Paris_3
Escaliers montmartrois

200225_Paris_4
Basilique du Sacré Coeur

200225_Paris_5
Rue du Mont Cenis

200225_Paris_6
Rue des Saules

200225_Paris_7
Le cabaret « Au lapin agile »

 

200225_Paris_8
Porte d’immeuble dans les escaliers de la rue des Saules

Butte Montmartre – Paris – février 2020