[Normandie] sur l’herbu du Mont Saint Michel

Alors que les vacances d’été touchaient à leur fin, notre dernière randonnée s’est déroulée au coeur de la baie du Mont Saint Michel : sur l’herbu, au milieu des moutons !

Comme souvent à cet endroit, nous ne restons pas sur le sentier de randonnée balisé et nous partons sur l’herbu en passant l’une des barrières qu’il suffit de refermer sur son passage (ou en escaladant l’un des passages aménagés pour les piétons). Nous suivons alors les sentes tracées dans l’herbe rase par les moutons, un peu au hasard : nous n’allons nulle part de précis ! Aussi peu nous importe de dévier d’un côté ou de l’autre et de ne pas marcher en ligne droite. Une rangée d’arbre marque le parking et nous servira de point de repère pour revenir jusqu’à la voiture.

Très vite, nous nous éloignons du bord de la digue, et des promeneurs qui suivent le sentier balisé. Nous retrouvons les moutons, massés au fond des mares asséchées afin de trouver un peu de fraîcheur. Nous ne les avions pas vu au départ !

En approchant doucement, sans faire trop de bruit, nous passons entre eux, sans les déranger. Et nous continuons à marcher en profitant du calme des lieux et de la vue imprenable sur le Mont Saint Michel.

Nous rebrousserons chemin une fois arrivés là où les agriculteurs ont fait des foins, dans les herbes plus hautes et moins souvent recouvertes par la marée. Comme chaque fois, il nous sera impossible de dire quelle distance nous avons parcouru (mais vu le temps passé, cela doit être de l’ordre de 7 km).

Baie du Mont Saint Michel – Huisnes – Manche – août 2020

(*) Il y a un parking le long de la route menant d’Avranches au Mont Saint Michel, au lieu-dit Le Rivage à Huisnes où il est facile de stationner pour soit partir sur la digue et le GR soit aller faire un tour sur l’herbu.

[Manche] sur le GR223 au Grouin du Sud

Situé à l’embouchure de la Sée-Sélune, la pointe du Grouin du Sud est une avancée rocheuse dans la baie du Mont Saint Michel. L’endroit, assez facile d’accès, est longé par le GR223.

Ce jour-là, la pluie menaçait et nous ne souhaitions donc pas trop nous éloigner de la voiture tout en prenant un bol d’air avec une jolie vue. Le Grouin du Sud est vite apparu comme une évidence : la situation en pointe permet de décrire un genre de cercle autour de la voiture tout en faisant une belle balade mais en restant à distance toujours convenable du point de repli (bien nous en a d’ailleurs pris, car… la pluie nous a rattrapé en cours de route et nous avons du écourter la sortie pour ne pas finir trempés !).

Depuis le parking, nous avons pris la direction de la pointe mais avons bifurqué un peu avant celle-ci pour prendre le GR en direction d’Avranches, le long du lit de la rivière. Le Mont Saint Michel joue alors à cache-cache avec l’extrémité du Grouin du Sud, au gré des courbes du chemin. C’était la première fois que nous partions dans cette direction (les autres fois, nous allions plutôt vers Saint Léonard, en passant par la jolie grève qui se trouve de ce côté). Assez vite, nous avons rejoint des pâtures de vaches (la ferme des cara-meuh est toute proche, mais nous n’avons pas pu nous y arrêter acheter quelques douceurs : il y avait foule sur le parking en raison des visites de la ferme et impossible de se stationner même « mal »). Le paysage est totalement différent de ce côté de la baie par rapport à l’herbu situé juste de l’autre côté des fleuves.

Nous n’avons pas fait une sortie très longue car le ciel se faisait de plus en plus menaçant et il a semblé sage de faire demi-tour au bout de 30 minutes environ. Les gouttes sont arrivées alors que nous finissions d’escalader les rochers pour accéder au bout de la pointe : nous ne voulions pas partir sans y passer !

Pointe du Grouin du Sud – Vains – Manche – août 2020

(*) L’accès à la pointe du Grouin du Sud se fait depuis la route d’Avranches à Carolles / Jullouville. Un grand parking est disponible sur le site, ainsi qu’un espace où pique-niquer. Le GR223 longe la côte, il suffit donc de s’approcher de la pointe pour trouver les balisages.

(**) A noter : la pointe du Grouin du Sud offre un superbe panorama pour admirer un coucher du soleil au dessus du Mont Saint Michel.

[Bretagne] randonner dans la forêt de Villecartier

Au bord du petit étang

La forêt de Villecartier, c’est la forêt de mon enfance, celle où nous allions ramasser les champignons en automne, chercher du houx à Noël, faire un tour au bord de l’étang ou dans les allées forestières…. C’est la forêt où j’ai appris les arbres, où j’ai découvert les principes de la gestion forestière, où je suis allée en sortie vélo avec l’école, et où nous avions situé la pièce de théâtre que nous avions écrite en classe pour le spectacle de Noël…. Et pourtant, chaque fois que j’y retourne, j’ai l’impression d’en découvrir de nouveaux secrets !

Il faut dire qu’il s’agit d’une des plus vastes forêts de Bretagne (presque 980 hectares), et qu’elle est parcourue par de nombreux sentiers.

Ce matin-là, nous sommes parties depuis la digue de l’étang principal (celui que tout le monde appelle l’étang de Villecartier, comme s’il n’y en avait qu’un). En effet, les garçons avaient décidé de faire de l’accrobranche et c’est par là que se situe l’entrée du parc.

Nous nous sommes dirigées vers le petit étang, situé en contrebas, que nous avons longé avant de nous enfoncer plus avant dans la forêt. Cette hêtraie-chênaie offre un sous-bois aéré, au sol recouvert de feuilles mortes, et dont les clairières sont bordées de fougères élégantes. Quand le soleil perce comme c’était alors le cas, l’ensemble se nimbe d’une lumière presque magique (et à l’automne, quand les feuilles sont dorées, c’est encore plus beau…).

Des petits ponts de bois ont été installés sur les ruisseaux et il n’y a plus besoin de marcher dans la boue au moment de les traverser (sans compter que cela protège aussi l’écoulement du ruisseau ainsi que sa faune et sa flore). Quelques chaos granitiques sont visibles, ainsi que des affleurements à d’autres endroits. Nous sommes bien sur les contreforts de l’ancien massif armoricain.

Après une bonne marche, nous revenons au niveau de la digue de l’étang principal. Et après avoir pris un rafraichissement au moulin (qui est devenu un bar-restaurant depuis bien longtemps), nous descendons dans le petit canyon qui a été creusé par le ruisseau aval de l’étang principal. J’y ai des souvenirs d’enfance : cela a été le tout premier canyon que j’ai exploré ! L’eau y cascade toujours, et on y trouve des libellules et des grenouilles….

A l’heure de repartir, nous regrettons un peu de ne pas avoir prévu de pique-niquer. Ce sera pour une prochaine fois !

Chaos granitique
Prendre le temps….
Un ancien camp viking a été retrouvé en forêt. Un circuit-jeu sur ce thème est disponible…
Magie du sous-bois
La forêt de Villecartier est avant tout une forêt exploitée par l’ONF
Calme matinal sur l’étang principal
Petit canyon au milieu des fougères….

Forêt de Villecartier – Ille-et-Vilaine – août 2020

(*) De nombreuses activités sont proposées autour de l’étang. Outre les nombreux sentiers balisés, on y trouve un parc d’accrobranche (le Parc des Grands Chênes) qui permet de monter à plus de 30 mètres de haut, la possibilité de louer des petits bateaux électriques pour naviguer sur l’étang depuis le Port Miniature et en été, une ludothèque est installée sous les arbres. De nombreuses tables de pique-nique sont disponibles ainsi qu’une grande halle couverte pour les jours un peu plus pluvieux.
Il existe un petit fascicule disponible à l’office de tourisme (et au point accueil de l’étang en été) reprenant l’ensemble des circuits balisés de la forêt. Un plan est affiché à l’entrée du site.

[Normandie] à la découverte des plus grandes cascades de l’ouest

Les cascades de Mortain ont la réputation d’être les plus grandes de l’ouest de la France. Situées en Normandie, à l’extrémité de l’ancien massif armoricain,elles ont été taillées par 2 rivières : la Cance et son affluent, le Cançon.

Nous laissons la voiture dans le centre de Mortain, à quelques pas de la collégiale Saint Evroult, fondée par Robert de Mortain, demi-frère de Guillaume le Conquérant. Et nous descendons vers le rocher de l’Aiguille et la petite cascade.

Après avoir longé un site d’escalade, nous arrivons à un ancien moulin et commençons à remonter le cours du Cançon à travers un petit canyon. Rapidement, nous apercevons les cascadelles qui composent la petite cascade. A cette saison de l’année, il n’y a pas beaucoup d’eau mais le site est ravissant et le chemin monte le long de la cascade, jusqu’au petit lavoir situé juste au dessus. Il y a beaucoup de monde (tant sur le chemin qu’installés au bord de la rivière) et nous ne nous attardons pas.

Nous traversons la rivière pour nous enfoncer dans la forêt et rejoindre la charmante petite chapelle Saint Vital, accrochée au massif. Nous continuons ensuite jusqu’au point de vue du Rocher Brûlé qui après un escalier taillé à même le rocher nous permet de voir la ville et ses environs.

Après être redescendus, nous empruntons la voie verte jusqu’au Neufbourg où nous contournons la jolie petite église de style anglo-normand avant de nous diriger vers la grande cascade. C’est a priori la plus impressionnante des deux mais il y a réellement foule : nous avions eu une impression de monde à la petite cascade mais ce n’était rien à côté de ce que nous constatons ici. L’endroit, rafraichissant et proche de la ville, est très couru. Beaucoup de familles sont installées au bord de la cascade et s’y baignent. Nous ne ferons donc que passer sans vraiment profiter de la beauté des lieux…

Nous retournons ensuite à la voiture en longeant la route principale. Bien fatigués après cette randonnée en forêt (et une chute dans la petite cascade… les pierres y sont très glissantes), nous n’avons pas fait le crochet par l’abbaye blanche, ni ne sommes allés à la côté 314. Cela nous donnera l’occasion de revenir dans le Mortainais !

Au pied de l’ancien moulin
Traverser de jolis petits ponts de bois
A l’approche de la petite cascade….
Au pied de la petite cascade….
La chapelle Saint Vital, entre rocher et forêt
Escalier taillé dans la roche pour rejoindre le point de vue du Rocher Brûlé

Mortain – Manche – août 2020

(*) Les cascades sont facilement accessibles à pied depuis le centre de Mortain. Il est recommandé de porter de bonnes chaussures car le terrain est assez caillouteux et escarpé.
En été, les cascades semblent vraiment être un point de rassemblements de familles et de petits groupes et elles sont littéralement prises d’assaut. Il faut, si on en a la possibilité, privilégier une visite en automne ou en hiver.
Le circuit que nous avons suivi est fléché : nous n’avions pas regardé les possibilités à l’avance mais vous pouvez trouver le livret correspondant à l’office de tourisme. Cela correspond également partiellement à ce topo.

[Bretagne] flâneries dans le parc botanique de Haute Bretagne

Dans les environs de Fougères, on trouve l’un des plus beaux parcs botaniques que je connaisse : celui de Haute-Bretagne, au château de la Foltière sur la commune du Châtellier.

Conçu comme une succession de jardins, il se déploie sur 25 hectares et offre une balade de plusieurs heures à travers diverses ambiances.

Si en plein été, certaines variétés comme les camélias ne sont plus en fleurs et que d’autres, comme les roses, sont en fin de floraison, on peut toutefois admirer les jolies fleurs de la collection d’hydrangeas. Toutes les nuances de bleus se succèdent sur les arbustes et m’émerveillent (j’ai un grand faible pour les hydrangeas ! ).

Au cours de notre promenade, nous profitons des différents jardins avec plaisir, d’autant plus qu’ils sont régulièrement rythmés par des pièces d’eau.

Après avoir admiré les lotus en fleurs, nous restons un moment dans l’ombre bienfaisante de la bambouseraie. Puis, nous nous dirigeons vers les méandres du jardin japonais et ses multiples ponts. Et nous faisons le grand tour de l’étang principal en restant sous le couvert des arbres. L’endroit est calme et reposant.

Nous prenons le temps d’une délicieuse pause goûter au salon de thé du château, installés sur la terrasse, face aux jardins. La pavlova est parée elle aussi de fleurs délicates (et comestibles).

Puis nous terminons par les bosquets situés à l’arrière du château, dans une demie-ombre appréciable en cette chaude journée estivale.

Entre le parking et l’entrée du parc, la féerie florale commence dans une allée bordée d’hydrangeas blancs
Des ruches sont installées sur le site
Lotus en fleur
A l’ombre de la bambouseraie
Au cœur du jardin japonais
Passion hortensias !
Miroir d’eau
Le bleu profond des hydrangeas
Les hydrangeas prennent une douce teinte verte en fânant
Nuances de bleu

Parc botanique de Haute Bretagne – château de la Foltière
Le Châtellier – Ille-et-Vilaine – août 2020

(*) Le parc botanique de Haute Bretagne se visite du printemps à l’automne. L’étalement des floraisons le rend chaque fois différent. Les informations pratiques (jours et horaires d’ouverture en particulier) sont à retrouver sur leur site internet.

[petits moments] le concours de chiens de berger

En allant faire une course, mon oeil a été attiré par un panneau au bord de la route annonçant un concours nationale de chiens de berger… Cela a piqué ma curiosité alors j’ai fait le petit détour pour aller voir ce qu’il en était, et j’ai été impressionnée par le travail des chiens, et de leurs bergers, autour des troupeaux.

J’ai également apprécié les commentaires, très didactiques qui expliquaient les règles, les obstacles mais surtout ce à quoi ils peuvent correspondre dans la vraie vie, et pourquoi il est important pour les chiens et bergers de savoir guider les brebis sur ces obstacles.

La vue sur le village de Vaunaveys, depuis le bord du terrain

concours national de chiens de berger – épreuve des chiens de niveau 2
(chiens encore « en formation » pour la conduite de troupeaux)
Vaunaveys la Rochette – Drôme – samedi 5 septembre 2020

[Normandie] un tour à Granville

vue sur le port

En été, nos balades granvillaises commencent souvent à la pointe du Roc. En effet, on y trouve assez facilement du stationnement… et la vue sur le port et la mer est splendide.

Le chemin qui longe la pointe du Roc a été rouvert (il avait été interdit d’accès suite à des éboulements), et c’est un véritable plaisir que de le parcourir à nouveau. Là, au cœur de la ville ou presque, entre les vestiges des blockhaus du mur de l’Atlantique, on se retrouve sur un sentier côtier sauvage avec les îles Chausey en point de mire à l’horizon….

Le soleil nous incite à faire une petite pause, pour profiter du paysage, tellement apaisant.

Puis, nous continuons le long de l’ancienne caserne avant de pénétrer dans la Haute Ville. Là, il est possible de longer les anciens remparts et de descendre ensuite jusqu’au casino.

Mais, cette fois, nous faisons le choix des petites ruelles intérieures avant de passer l’ancienne porte à pont-levis et de descendre la rue des Juifs bordée de jolies boutiques.

Nos pas nous font ensuite traverser les rues fréquentées pour rejoindre la rue Saint Sauveur et le charmant salon de thé Picorette (où je ferai une très large provision de thés… ).

Après un goûter bien mérité et un thé glacé divin, nous regagnons la pointe du Roc en longeant le port et la criée.

depuis le sentier littoral
au milieu des herbes sauvages
dépasser une petite crique
vue sur les remparts et le Plat Gousset
dans les ruelles de la Haute Ville

Granville – Manche – août 2020

(*) Afin de trouver du stationnement à la pointe du Roc, il faut suivre la direction de l’aquarium : de vastes parkings sont accessibles à proximité de celui-ci. Le sentier littoral passe en contrebas du parking et on peut le suivre afin de gagner le bout de la pointe, sous le sémaphore. Les anciens blockhaus sont situés tout le long de la pointe (le sémaphore a été construit sur l’un d’entre eux) et de nombreux vestiges sont accessibles sur l’esplanade auprès du phare.

[Drôme] Romans en lumières

Depuis le 15 août, chaque soir à la tombée de la nuit, les façades du Musée de la Chaussure de Romans s’animent dans le cadre de la Région des Lumières.

Cette opération met en valeur les monuments des villes de la région à travers des projections monumentales. J’avais ainsi déjà découvert celles sur la façade de la cathédrale de Valence l’hiver dernier et celles du Puy en Velay l’été dernier. De son côté, la ville de Romans avait déjà monté des spectacles de projections sur la tour Jacquemart pour Noël. Cette fois, ce sont les majestueuses façades du Musée de la Chaussure, ancien couvent des Visitandines qui sont mises en lumières.

Le spectacle se déroule sur les trois façades et nous propose de plonger dans le patrimoine architectural, gourmand et historique de Romans. Ainsi, l’évocation commence par celle du travail du cuir : tanneries, maroquineries, chausseurs ont longtemps été les industries principales de la ville. De façon assez logique, le travail du cuir débouche sur la chaussure et quelques paires emblématiques des collections du musée viennent prendre vie.

Puis, le spectacle évoque les fastueuses décorations de la collégiale Saint Barnard qui se retrouvent reconstituées en lumières. L’effet est saisissant. Viennent ensuite la Tour Jacquemart (qui est actuellement en train de se refaire un beauté et qui devrait être ensuite en mesure de sonner les heures à nouveau), et le joli kiosque à musique. Ensuite, pognes et ravioles viennent titiller nos souvenirs gourmands.

Le sport, la danse, les cultures contemporaines et le carnaval sont ensuite évoqués à travers des tableaux rythmés. Les façades dansent. C’est presque hypnotique.

Quand le MERCI final s’affiche, on n’a finalement qu’une seule envie : s’organiser pour revenir !

Les vendredis et samedis soir à partir de 19.00, il y a des food-trucks, un bar éphémère et un DJ Set pour patienter jusqu’à la tombée de la nuit.
le travail du cuir
Chaussures à foison
la collégiale Saint Barnard
Jacquemart…
le kiosque à musique
Pluie de pognes !
effet hypnotique sur les façades….

Romans – Drôme – août 2020

(*) Le spectacle Romans en lumières est gratuit. Les projections débutent à la tombée de la nuit jusqu’au 20 septembre 2020.

[Isère x Savoie] paysages envoûtants au cirque de Saint Même

A cheval entre Savoie et Isère, au cœur du massif de la Chartreuse, le cirque de Saint Même faisait partie de ces endroits que j’avais très envie de découvrir en vrai après les avoir vu souvent en photos. D’ailleurs, je craignais d’être déçue par la réalité tant les images que j’avais croisées sur les réseaux sociaux étaient magiques… Je vous rassure tout de suite : il n’en a rien été et les lieux m’ont complètement envoûtée !

La météo avait été pluvieuse en fin de nuit et bien que la matinée soit déjà très avancée, les nuages s’accrochaient encore largement aux montagnes quand nous sommes arrivés à l’entrée du site. Nous avons laissé la voiture sur le parking et sommes partis à pied le long de la rivière.

Dès l’entrée dans le cirque, le paysage enrobé de nuages se dévoile à la fois grandiose et magique. Nous continuons à remonter la rivière jusqu’à trouver un gros rocher où nous installer pour le pique-nique.

Après la pause, nous décidons de remonter la rivière en suivant le sentier du tour du cirque pour accéder à la Pisse du Guiers, la cascade la plus basse. Après une première partie très facile, nous arrivons à un charmant petit pont en bois. Ensuite, le sentier s’engage dans les rochers, mais la progression reste globalement facile. Nous avons bientôt la cascade en point de mire. Pour arriver jusqu’au pied, il faut escalader un peu dans les rochers. Le jeu en vaut la chandelle car une fois au pied de la cascade, le spectacle est vraiment fascinant. Nous restons un long moment à admirer la chute d’eau… et ne décidons de partir que parce qu’un autre sentier nous attend.

Un petit retour sur nos pas et nous revenons à la bifurcation pour partir sur le sentier des cascades afin d’accéder aux cascades situées plus haut dans le cirque.

Le chemin s’engage dans la forêt dans une montée rapide. Entre les arbres, la vue sur la vallée et les montagnes environnantes prend de l’ampleur. Nous apercevons également une cascade qui semble surgir au cœur de la forêt. Le sentier continue à monter…. avant d’amorcer une descente entre racines et cailloux.

Nous arrivons à la Grande Cascade. Entre la météo hésitante et la crise sanitaire, il y a peu de monde dans cet endroit habituellement plein de touristes. Nous pouvons profiter de la vue sans être gênés. De là où nous sommes, nous apercevons la cascade la plus haute, celle qui chute de la grotte où la rivière prend sa source. Nous descendons dans le lit de la rivière pour une vue grandiose sur la Grande Cascade. Puis nous empruntons la passerelle des resquilleurs qui apporte une touche de photogénie supplémentaire aux lieux et amorçons la descente.

Dans la forêt, de nombreux rochers attirent les enfants qui n’hésitent guère à les escalader (les rochers ont une attirance un peu magnétique sur eux ! ). Nous retrouvons la rivière dans la prairie où nous la traversons sur des petits ponts en bois….

Nous terminons là notre promenade dans le cirque de Saint Même, totalement sous le charme.

Un air de Canada en Chartreuse
Le petit pont de bois sur le Guiers Vif avant d’arriver à la Pisse du Guiers
Cascade de la Pisse du Guiers
C’est reparti pour le sentier des cascades !
Et dans la forêt apercevoir une cascade
La Grande Cascade et au dessus la cascade de la source
la Grande Cascade
La Grande Cascade et le pont des resquilleurs
On se retourne une dernière fois ….

Cirque de Saint Même – Chartreuse – entre Isère et Savoie – juillet 2020

(*) Le cirque de Saint Même est entièrement piéton. Des parkings sont prévus à l’entrée du site, auxquels l’accès est normalement payant en haute saison (mais cette année, l’accès était gratuit). Un péage est installé sur la route avant le village de Saint Même le Haut.
Le sentier du tour du cirque est facile en dehors de la toute fin, mais vaut la peine même sans aller jusqu’au bout.
Le sentier des cascades est un peu plus sportif en raison de la forte montée dans la forêt, mais il peut être fait par des enfants qui marchent bien. Il convient d’être bien chaussé en raison des nombreux cailloux et racines sur le chemin.
Avec l’humidité des cascades, certains passages peuvent être glissants.
Même en cas de météo grise, il est mieux de partir avec de l’eau en quantité suffisante (surtout avec la montée un peu sportive ! ).

Sentier des cascades : environ 5 km pour 150 mètres de dénivelé positif, il est indiqué pour 1h30 (c’est grosso modo ce que nous avons mis, pauses photos comprises)
Sentier du tour du cirque : presque pas de dénivelé, indiqué pour 30 minutes (nous avons mis à peu près ce temps là mais nous avons passé pas mal de temps à nous amuser dans les rochers et à prendre des photos)

[Isère] la cascade de la Pisserotte

Juste avant de redescendre du massif de la Chartreuse, nous avons fait un petit crochet pour aller découvrir la cascade de la Pisserotte. Située à Saint Joseph de Rivière, cette cascade haute de 64 mètres tombe de la Grande Sure.

Du parking de la cascade, il y a environ 1 km pour arriver au pied de la cascade. La direction est bien indiquée sur le poteau et il suffit ensuite de suivre le seul chemin possible, à savoir le lit secondaire de la rivière… Celui-ci forme un large chemin très caillouteux en montée.

La balade est agréable, rafraichissante entre le couvert des arbres et le ruisseau voisin.

On finit par arriver au pied d’un rocher de poudingue au cœur duquel le ruisseau a creusé une cluse ( c’est la photo en tête de ce billet). Pour le passer, il n’y a pas beaucoup de choix possibles : il faut l’escalader ! Heureusement la poudingue permet des prises assez aisées tant pour les pieds que pour les mains. (J’ai également repéré quelques pitons qui permettent l’attache d’une corde)

Le parcours impose ensuite de remonter dans le lit du ruisseau qui prend toute la largeur… Il est donc préférable d’avoir des chaussures qui ne craignent pas l’eau !

Mais une fois les derniers arbres dépassés, le spectacle qui s’offre à nous valait les quelques efforts fournis : la cascade tombe au cœur d’un cirque de poudingue et se déverse dans une jolie mare.

Nous restons un bon moment à contempler les lieux… et à prendre des photos ! Puis, après avoir ramassé quelques cailloux, nous rebroussons chemin pour revenir à notre point de départ.

La fin du parcours se fait directement dans le lit du ruisseau

Vue sur le haut de la cascade
En pluie fine au niveau de la mare
Aller se mettre sous la cascade !
64 mètres de chute d’eau dans un cirque de poudingue….

Cascade de la Pisserotte – Saint Joseph de Rivière – Chartreuse – Isère – juillet 2020

(*) Pour accéder au parking de la cascade, il faut entrer dans le hameau des Grollets entre Saint Joseph de Rivière et le col de la Placette, puis continuer tout droit sur la route jusqu’à l’entrée de la forêt où se situe le parking. On aperçoit la cascade depuis la route quand on vient du col de la Placette.
Le temps de parcours du parking à la cascade est donné pour 20 minutes sur le poteau indicateur. Nous avons mis un peu moins de 15 minutes malgré un arrêt photos en cours de route.
Le chemin étant très caillouteux, il est impératif d’être correctement chaussé (mais c’est faisable en basket). La randonnée est classée comme facile sur le topo, mais l’approche finale de la cascade (escalade de la petite cluse et marche dans le ruisseau aux galets glissants) est un peu plus délicate et peut être difficile à gérer avec de jeunes enfants.