[Isère] le Couvent des Carmes, entre nature et culture aux portes du Vercors

J’étais déjà allée sur le site médiéval du Couvent des Carmes à Beauvoir en Royans il y a quelques années. Je n’avais alors pas pu visiter le musée qui n’était pas ouvert. Depuis, j’avais complètement « oublié » d’y retourner. A l’occasion d’un jour férié de mai, alors que je cherchais une promenade en complément d’une visite au Jardin des Fontaines Pétrifiantes (je vous en reparle bientôt !), et que je regardais une carte, le nom de Beauvoir en Royans m’a sauté aux yeux. Notre sortie allierait donc culture et nature…

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Le Couvent des Carmes

Le site du Couvent des Carmes est situé au pied du Vercors, dans la vallée de l’Isère qu’il surplombe. Avant le couvent, le lieu était celui du château des Dauphins, seigneurs du Dauphiné avant l’achat de celui-ci par le Royaume de France. Du château médiéval, il reste un pan de mur d’enceinte, une porte d’accès au fossé extérieur, un donjon à flanc de colline, et l’arche gothique qui portait le vitrail majestueux de la chapelle. C’est Humbert II qui, au XIVe siècle, créé le couvent au pied de son château de Beauvoir où il a pris résidence habituelle.

Le bâtiment du couvent est reconstruit au XVIIe siècle. Il abritait les salles communes et la chapelle au rez-de-chaussée et les cellules des moines au premier étage. L’escalier à 2 volées dessert via un palier la tribune de la chapelle. Il se distingue par sa superbe rambarde en fer forgé.

Aujourd’hui, le couvent héberge un musée d’histoire locale ainsi qu’une exposition semi-permanente (les oeuvres tournent au fil des années afin de garantir leur bonne conservation dans le temps) consacrée au peintre contemporain Bob ten Hoope. Cet artiste hollandais a en effet vécu une cinquantaine d’années au pied du Vercors et a légué une partie de ses œuvres au département de l’Isère. Parmi celles-ci, on retrouve des paysages du Vercors ou encore des portraits croqués sur le vif dans les cafés et restaurants des environs.

Durant la saison 2022, le musée accueille également une exposition temporaire Forest Art Project autour du thème de la forêt où art et science se mêlent pour montrer la beauté des grandes forêts de la planète et sensibiliser aux menaces qui pèsent sur leur avenir. J’ai particulièrement aimé l’œuvre de Claude Como installée sur le grand mur de la chapelle.

Après cela, nous continuons notre découverte en faisant le tour du bâtiment pour admirer l’ancienne cour du couvent et profiter du jardin médiéval dont les carrés sont plantés d’herbes médicinales et de plantes potagères.

Escalier en fer forgé et tomettes sur le sol – le charme d’un bâtiment du XVIIe siècle
L’oeuvre de Claude Como installée dans la chapelle pour l’exposition Forest Art Project
Traverser la forêt stylisée du Forest Art Project pour rejoindre l’exposition Bob ten Hoope
Paysage du Vercors par Bob ten Hoope
Barbières par Bob ten Hoope
Exposition Bob ten Hoope
Exposition Forest Art Project – peindre le vivant
Exposition Forest Art Project – contraste entre la délicatesse du dessin et la toile de jute brute
Iris dans le jardin médiéval
La chapelle du Couvent des Carmes vue de la cour
Un verger conservatoire a également été aménagé sur le site, au pied du Vercors

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Les orchidées de la pelouse

Le site médiéval de l’ancien château est maintenant un espace de verdure public où il est possible de venir pique-niquer ou passer un moment en famille ou entre amis. Après avoir nous-même profité de l’endroit pour déjeuner, nous sommes allées voir les ruines de plus près. Mais finalement, ce qui m’a le plus attiré, ce sont des petites fleurs plus ou moins discrètes disséminées sur les vastes pelouse. L’endroit s’est avéré être plein d’orchidées sauvages !

C’est ainsi que je me suis retrouvée rapidement agenouillée dans l’herbe à photographier les orchis boucs, les ophrys abeille et les anacamptis pyramidaux qui peuplaient les lieux !

Ophrys abeille
Ophrys abeille
Ophrys abeille
Anacamptis pyramidalis
Orchis bouc
Anacamptis pyramidalis
Ophrys abeille
Ophrys abeille

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Le charme d’un vieux village

Enfin, nous avons terminé notre découverte de Beauvoir en Royans par un petit tour dans le vieux village. Nous y avons trouvé une église de poche et une place du village pleine de charme bordée de façades parées de vignes entourant un lavoir-fontaine rafraichissant (ce qui était bienvenu dans cette journée quasi-estivale).

Beauvoir en Royans – Isère – mai 2022

(*) Les extérieurs du couvent des Carmes sont librement accessibles sans restrictions horaires. L’entrée du musée est gratuite. Les horaires d’ouvertures sont à retrouver sur le site internet de la communauté de communes Saint Marcellin Vercors Isère, propriétaire des lieux.

Rappel : les orchidées sauvages sont fragiles, et nombre d’entre elles, protégées. Il ne faut en aucun cas les cueillir. Il convient également de faire attention à ne pas piétiner les jeunes pousses et donc d’être très prudent de là où on pose les pieds quand on se trouve dans un lieu où les orchidées poussent.

[coin lecture] le petit drôle

Le petit drôle– Sylvie JUCOBIN

Le jeune Henri vit dans un quartier populaire de Bordeaux à la fin des années 1920. Sa vie quotidienne se partage entre l’école, les copains, le patronage et sa famille. Deuxième d’une fratrie de trois, il admire son grand frère et trouve sa petite sœur insupportable. Du haut de ses neuf ans, il nous raconte sa vie à travers des dizaines d’anecdotes et ses questionnements sur la vie des grands. Il s’interroge également sur son futur de grand explorateur.

Pour écrire Le petit drôle, Sylvie Jucobin est partie sur les traces de son grand-père. Au début du confinement, Sylvie a récupéré via sa maman des souvenirs de son grand-père et a trouvé là une opportunité de recréer des liens avec sa famille après plus de 20 ans d’expatriation. Cela a été le point de départ de ce roman. Après des recherches sur le Bordeaux de l’entre-deux-guerres et les évènements locaux de cette période, elle s’est très librement inspirée de ces souvenirs pour donner vie au jeune Henri, sa famille et ses copains. Cela rend ce personnage extrêmement attachant, car on sent que le lien qui existe entre lui et sa créatrice est très fort.

Ce court roman (un peu moins de 150 pages), narré à la première personne par Henri, se lit sans difficulté. J’ai souvent souri durant ma lecture. Henri est vraiment un personnage très attendrissant, et il est impossible de ne pas se retrouver dans certains aspects de ses relations avec famille et amis… ou de ses questionnements.

Je ne connais pas vraiment Bordeaux et j’ai pourtant eu l’impression de me balader dans des lieux connus : Henri (ou est-ce Sylvie ?) a cette capacité à nous faire sentir chez nous autour de la place Gavinies. Je l’ai savouré un dimanche après-midi ensoleillé comme j’aurais dégusté un bonbon à la fois doux et piquant, au goût d’enfance.

[exposition] le triomphe de la couleur

L’exposition Le Triomphe de la Couleur présentée actuellement au Centre d’Art de Crest est sous-titrée « une histoire de la photographie en couleurs dans les collections nationales des Monuments Historiques ». Et c’est en effet toute une histoire de la photographie en couleurs qui est proposée au visiteur, depuis les balbutiements au XIXe siècles jusqu’à la prédominance actuelle.

La Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine est l’héritière du Service des Archives Photographiques, initié au milieu du XIXe siècle. Ses collections ont grandi par dons et achats mais également par l’organisation de campagnes de prises de vue. Le Service des Archives Photographiques initie en particulier une campagne de prises de vue durant la Première Guerre Mondiale dans une logique documentaire en photographiant les monuments dans les zones sujettes aux bombardements. Aujourd’hui, la MAP est l’une des plus importantes collections photographiques de France, couvrant l’ensemble de l’histoire de la photographie, de ses balbutiements jusqu’aux donations d’artistes photographes actuels.

Les premiers procédés couleurs se développent à partir de la fin du XIXe siècle, et restent très minoritaires jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale. Toutefois, dès les débuts de la photographie, le souhait de retranscrire les couleurs se fait ressentir, et la MAP possède de nombreux exemples de colorisation. On retrouve en particulier ces photos colorisées dans les objets promotionnels du cinéma muet ou sur des cartes postales.

Jusque dans les années 1930, les procédés photographiques en couleur sont encore assez expérimentaux et complexes. Ils sont donc essentiellement utilisés par des amateurs qui défrichent de nouveaux terrains d’expression picturale. Ce sont d’abord des prises de vue trichromes où trois plaques sont successivement exposées portant chacune l’une des trois couleurs. Puis, la commercialisation des plaques autochromes des frères Lumière rend la photographie couleur plus accessible. Les plaques de verre permettent de capturer l’image puis de la restituer par projection ou via un appareil de visionnage dédié. Ainsi, Jacques-Henri Lartigue utilise l’autochrome pour mettre sa famille et ses proches en scène dans leurs loisirs et occupations. Cependant, l’autochrome est assez peu utilisé à des fins professionnelles car il ne permet pas le tirage sur papier.

La commercialisation par Kodak puis par Agfa de pellicules couleurs souples à la fin des années 1930 marque un tournant dans l’utilisation de la couleur en photographie. La couleur arrive au cinéma et dans la presse dans les même moments. Considérée comme « moderne », la photographie en couleur est fortement utilisée dans la presse et la publicité. Les photographes s’adaptent mais l’usage de la couleur est essentiellement commercial, tandis que les travaux personnels restent en noir et blanc. Il faut dire que la qualité des tirages en couleurs laisse encore à désirer avec un rendu médiocre et une moindre conservation dans le temps, limitant la possibilité de les faire rejoindre des musées ou des collections privées.

Au fil du temps, les problèmes de qualité s’amoindrissent, et la photo en couleur bascule progressivement au statut de pratique artistique à part entière. Les photographes peuvent ainsi explorer de nouveaux champs, plus personnels et dans une certaine mesure, s’affranchir des contraintes de la presse et des commandes. De nouvelles techniques font également leur apparition, parmi lesquelles le Polaroïd. Certains photographes expérimentent diverses techniques de tirage. Puis, depuis une vingtaine d’années, le numérique est venu bousculer encore une fois les pratiques…

L’exposition Le Triomphe de la Couleur nous propose donc un panorama complet de l’utilisation de la couleur en photographie, depuis les balbutiements jusqu’aux tirages numériques en grand format, pour une plongée en immersion dans l’histoire de la photographie.

Photographie sur plaque colorisée – Touring Club de France – XIXe siècle
Album photo constitué par un marin au fil de ses voyages, comportant de nombreuses photographies japonaises colorisée – vers 1880
Autochrome par Jacques-Henri Lartigue – vers 1910
Oiseau de Paradis – Autochrome par Fernand Baldet – 1916
Maison du chapitre et vitraux de la cathédrale de Bourges – autochromes de Lucien Roy – 1927
Noir & Blanc vs Couleurs / exposition personnelle vs publication dans Géo – François le Diascorn
Perspectives connues…- Le N&B artistique – Ouvrage Le Mont Saint Michel de Jean Mounicq publié en 2004
Papiers froissés – John Batho – tirages numériques – 1987/1990
Travail sur le tirage photographique – Denis Brihat
Autoportrait dans l’exposition – dans le Bouquet de Fleurs Sèches de Jean-François Bauret (vers 1990) avec le reflet des Papiers Froissés de John Batho

Exposition « Le Triomphe de la Couleur » – Centre d’Art de Crest – avril 2022

(*) L’exposition « Le Triomphe de la Couleur » est présentée au Centre d’Art de Crest jusqu’au 12 juin 2022. Un livret explicatif, sous forme de catalogue d’exposition, est disponible sur place pour prolonger les explications durant la visite.. et après !

[exposition] Hervé Di Rosa. Ses sources, ses démons.

Le Musée de Valence propose une nouvelle exposition All-over. Après Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger en 2019, puis Philippe Favier en 2020/2021 (j’étais d’ailleurs allée voir deux fois cette exposition), c’est l’artiste contemporain Hervé Di Rosa qui a pris possession des salles du musée et y a disséminé ses œuvres.

Je ne connaissais pas du tout Hervé Di Rosa avant l’annonce de l’exposition. J’ai découvert un artiste à l’univers vif et coloré, dont l’art a émergé dans les années 1980. Artisan du mouvement de la « figuration libre », ses codes se réfèrent à la fois à la bande dessinée, et en particulier aux comics américains, et au graffiti (qui ne s’appelle pas encore street art…). Il en résulte des couleurs vibrantes et des traits francs.

Nous avons commencé notre visite par la partie exposition temporaire pour profiter du calme du début de l’après-midi dans les deux salles d’exposition. Le rez-de-chaussée nous plonge dans l’univers décalé d’Hervé Di Rosa à travers les oeuvres autour du Di Rosa Magazine. Ce fanzine d’artiste, dont les premiers numéros sont édités dans les années 1980, utilise clairement les codes des comics tandis que les tableaux présentés reprennent ceux du marketing et de la publicité. Il ne manque que Bruce Sprigsteen en fond sonore pour que l’immersion dans les 80’s soit complète !

A l’étage, c’est Time Spiral qui nous attend. Hervé Di Rosa réinterprète les grands batailles de l’histoire en mettant en scène ses personnages signatures : les Renés. On découvre ainsi Trafalgar ou les guerres babyloniennes sous son pinceau aux traits ludiques. Parmi toutes les batailles présentées, celle qui m’a le plus marquée est la représentation du débarquement de juin 1944 en Normandie. C’est le seul tableau de bataille où un seul camp est représenté. L’effroi dans l’attitude des Renés alliés est palpable, tout comme leur détermination. C’est aussi le seul tableau de bataille où le trait n’est pas net. Les éclaboussures de la mer et du sable teinté de rouge, représentées par des projections de peinture, apportent une dimension terrible au sujet !

Après cela, nous sommes retournés parcourir l’ensemble des salles du musée. Un peu partout, les œuvres d’Hervé Di Rosa répondent à celles du musée dans un dialogue entre l’ancien et le nouveau. On croise ainsi des céramiques contemporaines au pied des dolia romaines, ou un petit personnage massif faisant penser à un chapiteau de colonne dans la salle lapidaire.

Artiste voyageur, Hervé Di Rosa a ramené techniques et inspirations de chacun de ses voyages. On repère donc différentes influences selon les œuvres. L’artiste réinterprète des thèmes occidentaux avec les couleurs et les techniques d’autres continents. On croise ainsi une piéta peinte sur une peau tendue entre des bois flottés.

Hervé Di Rosa propose aussi une série de tableaux sur les villes, et leurs banlieues. Points jaunes en relief pour les lumières de la ville s’opposent aux couleurs crues des palissades de chantier dans des tableaux débordant du plan et utilisant l’ensemble des côtés du support.

Le voyage dans les collections du musée fait résonner des représentations sous-marines peuplées de poissons aux larges sourires avec le Rhône sculpté par Gaston Dintat ou dormir la Nymphe sous le regard protecteur d’un Renédor (à moins qu’il ne s’agisse d’un « René dort » ?).

Notre périple dans le musée s’achève dans le cabinet des fusains d’Hubert Robert. Hervé Di Rosa a mélangé ses propres fusains, dessinés spécialement pour cette exposition, à ceux de Robert des Ruines. Des ruines de temples peuplés de Renés, aux contours tout en rondeur, se mêlent à celles des ruines antiques aux traits plus rigides. Et tandis que je regarde en détails les dessins d’Hervé Di Rosa, mon oeil est attiré par les motifs ronds qui décorent les colonnes… et qui me font penser à ceux des barres d’éveil à la vigilance de l’escalier monumental du musée !

Nous aurons mis un peu plus de deux heures pour parcourir l’ensemble du musée et découvrir le travail d’Hervé Di Rosa. Les œuvres, colorées, semblent avoir trouvé une place naturelle au sein des collections. Et contrairement à l’exposition Philippe Favier que j’avais trouvée trop dense, celle-ci est très agréable… Au point que je n’exclus pas d’y retourner avant qu’elle ne soit décrochée !

Un papier peint avec des Renés a été édité pour habiller certains murs du musée !
Bande dessinée…
Time Spiral – Batailles de Trafalgar et Syracuse
Time Spiral – débarquement de Normandie
Ancien vs Nouveau
Ancien vs Nouveau (bis)
Yellow dots
Villes & banlieues
Dessiner sur les fenêtres…
Manifeste de l’artiste-voyageur
Les Renés en Grèce Antique
Monde sous-marin et le Rhône de Gaston Dintat
Renédor et la Nymphe Endormie
Les décorations des colonnes des temples imaginaires sur les fusains d’Hervé Di Rosa….
…. m’ont rappelé les clous d’éveil à la vigilance sur les marches du grand escalier

Musée de Valence – Drôme – avril 2022

(*) L’exposition « Hervé Di Rosa. Ses sources, ses démons » est présentée au Musée de Valence jusqu’au 28 août 2022. Les jour et horaires d’ouverture et conditions de visite sont à retrouver sur le site internet du Musée.

[petits moments] avril 2022 en vrac

Après une fin du mois de mars aux allures de début d’été, l’hiver a décidé de revenir un peu sur le devant de la scène au tout début du mois d’avril. Une drôle de surprise qui fait que plus jamais je ne croirais ceux qui me disent « il a neigé » en guise de poisson d’avril (cela a longtemps été la blague préférée de ma mère lorsqu’elle venait me réveiller enfant le matin du 1er avril…).

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Il y a encore eu des concours d’équitation depuis l’article des petits moments de mars 2022. Il y a d’abord eu un CSO au pied du synclinal de Saoû, sous le soleil.

Melle 3e montait exceptionnellement la jument d’une amie
Depuis le bord de la carrière du Poney Club du Val de Drôme – Aouste-sur-Sye – Drôme

Il y a ensuite eu un concours de dressage (une première pour Melle 3e qui montait son poney favori). Là aussi, le soleil était de la partie pour cette journée dans la campagne d’Allex.

J’ai pris cette photo très rapidement pour capturer un petit moment de préparation de la cavalière… sur l’instant, je n’avais pas fait attention à mon ombre et je le regrette un peu !
A l’entrée de la carrière de dressage

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Pour me remercier de les avoir autorisés à publier une de mes photos dans leur magazine municipal au printemps dernier, la mairie de Bourg-lès-Valence m’a invitée au spectacle. Parmi la liste des propositions, j’ai choisi That’s life, le one-man-show d’Arnaud Ducret. C’était un spectacle très drôle, et un peu émouvant aussi. La performance d’acteur d’Arnaud Ducret est vraiment impressionnante !

Arnaud Ducret – Théâtre Le Rhône de Bourg-lès-Valence – Drôme
5 avril 2022

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A Valence, les traditions de Pâques débutent le Dimanche des Rameaux avec le partage du Suisse, un biscuit sablé et moelleux, parfumé à la fleur d’oranger.

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Les champs de colza ont fleuri et parsèment les paysages de jaune vif. Que ce soit depuis le train lorsque je vais à Lyon, ou sur le bord des routes de campagne, ils apportent une touche de bonne humeur.

Montvendre – Drôme

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Dans les vignes également, le printemps a fait son apparition.

Beaumont-Monteux – Drôme

[projet 52-2022] semaine 11 – c’est flou !

Je n’ai pas beaucoup hésité sur la photo à vous proposer pour ce thème C’est flou du projet 52… Je l’ai même prise exprès en pensant à ce thème (dont je pensais qu’il arrivait plus tôt dans le calendrier ! Il faut dire que lorsque je prépare la liste courant décembre, je déplace souvent des thèmes d’une semaine à l’autre…).

Lors de ma visite de l’exposition monographique des œuvres de Vanber à Crest le mois dernier, j’ai repéré de nombreux reflets très colorés sur les vitrines dans lesquelles étaient présentés dessins et études. Mon sujet était alors tout trouvé !

Il ne restait plus qu’à jouer un peu avec la mise au point de l’appareil photo…

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Pour voir flou chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[exposition] Albert Voisin, dit Vanber – la collection de la ville de Crest

Vanber au Centre d’Art de Crest, voilà encore une exposition que je suis allée voir dans les derniers jours de sa présentation…. Je l’avais pourtant repérée dès son accrochage, mais faute de trouver le bon moment, j’ai reculé ma visite jusqu’à la semaine dernière. Cela aurait pourtant été dommage de ne pas aller voir cette exposition qui présente des œuvres variées d’Albert Voisin, dit Vanber. Peintures, collages, tapisseries issus de la collection de la ville de Crest sont ainsi exposés.

Créateur prolifique, Vanber a produit plus de 5000 œuvres tout au long de sa carrière artistique. La plupart sont signées mais ni datées ni nommées. Il refusera de vendre ses œuvres de son vivant, faisant par contre des dons, comme au musée de Valence qui se verra offrir une dizaine d’œuvres en 1994. La ville de Crest sera la bénéficiaire d’une donation des héritiers de Vanber en 1995 de 120 œuvres suite au décès de l’artiste quelques mois auparavant. C’est cette collection qui est présentée dans l’exposition au centre d’art de Crest.

Vanber découvre la Drôme et l’Ardèche à la fin des années 1940, dans le sillage de ses amis artistes comme Albert Gleizes, initiateur de la communauté de Moly-Sabata en Isère, et André Lhote, installé à Mirmande. Il finira pas s’installer définitivement à Crest en 1956, dans une maison située juste au pied de la Tour. La ville et ses environs deviendront alors un sujet récurrent de sa production artistique influencée par le cubisme et l’abstraction.

Les œuvres présentées dans l’exposition font donc la part belle aux vues de Crest et ses environs, et il est plaisant de s’amuser à situer les sujets des tableaux. Les couleurs pour représenter la Drôme sont toujours très lumineuses (les quelques vues de Normandie présentes dans la collection de la ville de Crest sont peintes dans des teintes plus sombres..), dans la lignée de celles d’André Lhote.

Je ne connaissais pas le travail de Vanber avant d’aller voir cette exposition, même si j’avais déjà eu l’occasion de croiser quelques-unes de ses œuvres. J’ai eu un réel coup de cœur pour plusieurs des tableaux présentés, à la composition complexe et aux traits simples, hypnotiques….

Face à la Tour de Crest et à la chapelle des Cordeliers…
Peintures & collages
Jouer avec les reflets
Jouer avec les reflets (bis)
Collage comme une peinture / Peinture comme un collage

Exposition Albert Voisin, dit Vanber / La collection de la ville de Crest
Centre d’Art de Crest
Drôme – février 2022

(*) L’exposition Vanber se tient au Centre d’Art de Crest (place du Champ de Mars) jusqu’au 27 février 2022… Il vous reste donc encore quelques jours pour en profiter !

[exposition] Orages, photographies de Guillaume Herbaut

Je ne connaissais pas Guillaume Herbaut avant de voir les affiches annonçant l’exposition Orages au Centre du Patrimoine Arménien. En cherchant un peu, j’ai appris qu’il était photojournaliste et avait présenté son travail à Arles entre autres. Mais je n’ai pas cherché à en savoir plus avant de voir l’exposition (sur laquelle j’avais déjà eu des retours très positifs alors même qu’elle venait quasiment d’ouvrir quand j’y suis allée).

L’exposition présentée au CPA s’articule autour de différents photo-reportages de Guillaume Herbaut, chacun présenté dans une pièce différente.

Nous commençons la visite par deux séries réalisées à Tchernobyl et ses environs. L’une montre les portes d’appartements abandonnées de Pypriat, tandis que l’autre fait poser les rescapés, leurs enfants mais aussi les absents avec le niveau de radiation au moment de la prise de vue. L’ensemble dresse un tableau d’un secteur à l’abandon, tant d’un point de vue matériel qu’humain…

Ensuite, l’exposition emmène le visiteur au Japon. Là encore, deux extraits de séries photographiques sont présentées. Là encore, on fait face au nucléaire et ses dégâts. D’une part, avec les rescapés de Nagasaki et leurs blessures, et d’autre part, avec les suites de la catastrophe de Fukushima. J’ai trouvé qu’il y avait un décalage de puissance entre les images fortes autour des rescapés de Nagasaki et celles autour de Fukushima, où l’aspect humain est moins présent.

L’étage nous plonge dans le travail de photo-journalisme de Guillaume Herbaut en Ukraine, lors de la révolution de Maïdan (en 2013/2014) et de la guerre du Donbass qui a suivi. Je dois dire que c’est la partie de l’exposition que j’ai trouvé la plus intéressante. Il y a bien sûr l’intérêt historique, le témoignage sur ces évènements encore récents. Mais surtout, c’est la puissance qui se dégage du travail photographique qui m’a frappée. Chaque image, chaque cadrage, chaque composition est un coup de poing. Les images sont fortes, percutantes.

Après cela, j’ai eu du mal à trouver une cohérence à la dernière série présentée dans l’exposition. La Ve est une série sur la France d’aujourd’hui, mais, après la série sur la révolution ukrainienne, ces images ne m’ont pas interpellée, questionnée comme elles auraient dû le faire.

Avant de repartir, nous avons pris le temps de feuilleter les livres publiés par Guillaume Herbaut, retrouvant les photos présentées au CPA parmi une sélection d’autres, et les images prises en Ukraine restent vraiment celles qui ont été le plus éloquentes pour moi.

Tchernobyl
Nagasaki / Fukushima
Ukraine – la révolution de Maïdan
Ukraine – la révolution de Maïdan / la guerre du Donbass
Ukraine / France

Centre du Patrimoine Arménien – Valence – Drôme – novembre 2021

(*) L’exposition Orages, photographies de Guillaume Herbaut se tient jusqu’au 13 mars 2022 au Centre du Patrimoine Arménien à Valence.

[Ardèche] street art au Pont des Lônes

Cela faisait très longtemps que je n’étais pas allée faire un tour du côté du Pont des Lônes. Ayant vu passer quelques photos sur les réseaux sociaux de nouvelles œuvres de street art, j’ai profité d’un dimanche ensoleillé pour y faire un saut.

Afin de profiter du beau temps, j’ai choisi de ne pas aller jusqu’aux arches peintes du pont en voiture mais de marcher un peu pour y arriver. La sortie a donc commencé comme une balade bucolique, le long d’une petite route. L’automne déploie ses couleurs et sa lumière sur les lônes, ces petits bras du Rhône en marge du lit principal du fleuve.

Assez vite, j’arrive au niveau du pont des Lônes et surtout de sa demi-douzaine d’arches recouvertes de fresques. Le pont des Lônes est en effet un pont routier construit au début des années 2000 au sud de Valence pour traverser le Rhône. Sur la rive côté Ardèche, les dessous de la culée d’accès au pont offrent un magnifique spot pour les collectifs d’artistes graffeurs de la région. On y retrouve ainsi des artistes dont on peut croiser les œuvres également aux Locaux Rock.

Il faut ainsi revenir de temps à autre car les fresques changent régulièrement, recouvertes par d’autres œuvres, toujours aussi monumentales. Les nombreux hommages au graffeur Ivory, décédé accidentellement en juin 2019, laissent peu à peu la place à d’autres œuvres. Sweety graffitis, la dernière fresque du collectif valentinois Sorry Graffiti, tout en rose bonbon et autres couleurs acidulées, a ainsi le goût de l’enfance douce et heureuse : Bisounours, My Little Poney, Gummi Bears, Hello Kitty et autres petits animaux kawai s’étalent ainsi que les murs….

Après avoir fait le tour des lieux, il est temps de repartir à travers la campagne, le long des lônes…

Ambiance bucolique sur les lônes
J’aime beaucoup ce petit personnage peint par Alone
Ce marchand de sable est un reste d’une ancienne fresque partiellement recouverte
Hommage à Ivory
Hommage à Ivory
Bisounours….
My Little Pony par Lemak
Où l’on retrouve le petit personnage d’Alone
Trop kawai !
Douceur de l’automne sur les lônes

Pont des Lônes – Soyons – Ardèche – novembre 2021

(*) L’accès aux fresques du pont des Lônes se fait depuis la rive ardéchoise du Rhône. A Soyons, au niveau de l’entrée du pont, il faut suivre la direction de la Via Rhôna et de la Voie Bleue (2 voies douces passant sous le pont). Des parkings pour accéder à ces voies douces sont disponibles et permettent de se stationner à proximité du pont. Il est aussi possible de continuer jusques sous le pont par la route. Des espaces permettent de se stationner juste à côté.

[Drôme] explorer le musée de la chaussure

Comment expliquer que nous n’étions jamais allés en famille au Musée de la Chaussure de Romans ? Sans doute un concours de circonstances : une thématique qui n’attirait pas les enfants quand ils étaient plus jeunes, une fermeture longue suite à l’épisode de grêle du printemps 2019, des confinements, le manque de temps…. Bref, si pour ma part j’avais déjà eu l’occasion de visiter le Musée de la Chaussure, ce n’était pas le cas des enfants. Aussi, nous avons décidé de remédier à cela à la fin de l’été, en profitant d’un dimanche de gratuité.

Traverser les jardins pour se rendre jusqu’à l’entrée du Musée est toujours un plaisir. On en profite pour jeter un œil aux jets d’eau et admirer l’architecture et l’ordonnancement du bâtiment.

Puis, on débute la visite. Au niveau du salon d’essayage (actuellement fermé pour des raisons sanitaires), j’avise quelques paires de sandales colorées que je me verrai bien porter. Mais ce sont les machines et explications sur les étapes de la fabrication des chaussures qui attirent toute notre attention.

Fort de ces explications, nous pouvons entamer le parcours historique et géographique dans les anciennes cellules des Visitandines dans l’ancien couvent desquelles a été installé le musée. Comme lors de mes précédentes visites, je suis impressionnée par la diversité et la qualité des collections.

Après ce voyage temporel, nous prenons le temps de nous attarder sur la période contemporaine dans les dernières salles. Certaines vitrines sont agencées telles des boutiques de luxe. Mais ce sont les chaussures les plus récentes qui attirent notre attention, et parmi elles, l’une des dernières acquisitions du musée : une paire de chaussures à crampon de Kilian M’Bappé. J’avoue qu’avant d’avoir visionné le film explicatif, je n’avais aucune idée de ce qui pouvait bien faire la particularité de ces chaussures en dehors de leur prestigieux propriétaire… et j’ai découvert à quel point une paire de chaussure de sport de haut niveau est en réalité une petite merveille de technologie !

Après un passage par le ludique photomaton, il est temps de quitter l’univers fascinant de la chaussure…

Dans les jardins du Musée de la Chaussure
Côté jardins
Passion escaliers…
Sandales colorées dans le salon d’essayage
Comme dans une boutique de luxe
Les chaussures de Kilian M’Bappé
Je crois avoir pris en photo toutes les paires de salomés que j’ai croisées… sans doute un signe que c’est ce genre de chaussures dont j’avais envie pour l’automne ?
Trouvez nos pieds !

Musée de la Chaussure – Romans sur Isère – Drôme – septembre 2021

(*) Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet du Musée de la Chaussure.