[Drôme] Mirmande, en fin d’été

Si j’étais déjà allée à Mirmande au printemps ou en plein été, je n’y étais jamais allée en arrière-saison. C’était sans doute une erreur car cela permet de se promener dans le village avec le beau temps mais sans la forte affluence du début ou de la pleine saison.

Arrivés en début d’après-midi, c’est sans aucune difficulté que nous avons trouvé un stationnement. Nous avons alors commencé à arpenter les ruelles, profitant des nombreux points de vue sur les alentours. Nous avons jeté un œil aux boutiques de charme et aux productions artisanales. Nous avons croisé quelques chats, maîtres des lieux. Nous avons pris un rafraichissement à l’ombre d’une terrasse tout en admirant le paysage. Mirmande nous a offert une jolie promenade, calme et agréable.

Toutefois, le choix d’aller à Mirmande avait été motivé par la rétrospective sur l’œuvre de Cathelin qui se tenait à l’église Sainte Foix. Arrivés en haut du village, après avoir pris le temps de regarder les toits du village et le paysage, nous sommes entrés dans l’ancienne église, devenue centre d’exposition. Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre et n’avions aucune idée des œuvres exposées. Et nous sommes de nouveau tombés sous le charme des tableaux, qu’il s’agisse des paysages drômois, des lavandes, des scènes de vie au Mexique ou au Japon, ou bien encore des natures mortes avec leurs couleurs éclatantes et leurs traits minimalistes. Quelques dessins ainsi que des tapisseries dont les cartons avaient été dessinés par Cathelin complétaient l’ensemble de cette exposition très riche.

Après cela, il était temps de reprendre le chemin du retour, non sans avoir noté de revenir à Mirmande… et de guetter les prochaines expositions autour de l’œuvre de Cathelin !

Il doit s’agir de l’une des portes les plus photographiées du village !
Vue sur les alentours
Fleur de fin d’été
L’église Sainte Foix, où se tenait l’exposition (dont il n’était pas possible de faire des photos)
Charmantes ruelles…

Mirmande – Drôme – septembre 2021

(*) Bernard Cathelin est un artiste contemporain drômois (1919 – 2004). Je l’ai découvert en arrivant dans la Drôme il y a 10 ans et je suis tombée sous le charme de son style, remarquable. Je regrette d’avoir manqué l’ouverture au public de son atelier il y a 2 ans et j’espère avoir l’occasion de m’y rendre une prochaine fois. En 2014, le Musée de Valence lui avait consacré une monographie que j’avais alors visitée. A la sortie de l’exposition à Mirmande, j’ai acheté quelques reproductions… en attendant de trouver raisonnable de craquer pour une lithographie !

[petits moments] entre été et automne au Jardin des Sables

Au printemps dernier, alors que confinement, restrictions de distance et couvre-feu étaient de mise, je suis plusieurs fois allée au Jardin des Sables. Ce petit havre de paix et de verdure, à peu de kilomètres de chez moi, était une respiration bienvenue après les longues journées de télétravail. Il y a une quinzaine de jours, j’ai eu envie d’y retourner, pour découvrir ce jardin à un autre moment de l’année, quand la saison bascule de l’été à l’automne.

Doucement, les feuillages des arbres commencent à virer de couleur. Quelques fleurs sont encore présentes mais les hydrangeas sont pris leurs teintes automnales. Les écorces des bouleaux changent, donnant un intéressant jeu de texture sur les troncs. Et au bord des chemins, des colonies de champignons nous rappellent que l’automne s’installe.

Fin de floraison pour les rosiers
Le charme des fleurs fanées des hydrangeas
Quand le bouleau change de peau…
Glisser vers l’automne
Teintes passées des hortensias
Colonie de champignons…

Jardin des Sables – Montvendre – Drôme – octobre 2021

(*) Le Jardin des Sables est situé chemin des Sables, à Montvendre. Il s’agit d’un jardin privé dont les propriétaires ont la gentillesse de laisser l’accès libre. Il convient donc de s’y comporter correctement afin de respecter leur travail…

[projet 52-2021] semaine 41 – là où commence l’aventure

Les semaines se suivent… et se ressemblent ! Elles sont extrêmement chargées en ce moment, et je manque un peu de temps pour le blog. Aussi, pour le thème de cette semaine du projet 52, pour savoir là où commence l’aventure, j’ai fait dans la simplicité.

J’ai pour habitude de dire que l’aventure commence au bout de la rue. En effet, en sortant de chez soi et en prêtant (vraiment) attention à son environnement, on fait souvent plein de (petites) découvertes, comme autant de surprises. Et c’est déjà le début d’une aventure, d’une histoire, d’un récit…

Je vais quand même être honnête, la photo n’est pas le bout de ma rue, mais ça aurait pu. Je n’ai juste pas eu le temps d’aller la photographier. Alors, j’ai sorti de mes archives récentes ce bout de la rue pris en photo en août dernier à Valence, le jour où j’ai prêté attention à ces façades devant lesquelles je suis pourtant souvent passée et me suis rendue compte que les volets étaient dans un camaïeu de verts.

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Pour découvrir où commence l’aventure pour les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : vous l’avez peut-être remarqué mais je ne cours pas après le temps seulement en semaine et les week-ends sont bien remplis également. Je viens de plus en plus tardivement jeter un oeil à vos participations. Quoi qu’il en soit, si vos commentaires partaient en modération, j’essaie de passer plusieurs fois rapidement dans la journée du samedi pour les valider.

[Drôme] rendez-vous au sommet… de la Tour de Crest

Trois semaines après être allée en famille visiter la Tour de Crest, j’ai été invitée à m’y rendre de nouveau par Terres de Drôme, un collectif sur Instagram qui met en avant les jolis lieux de notre beau département. Sur place, j’ai retrouvé une quinzaine d’autres instagrameurs et blogueurs pour une visite en fin de journée. (Et cette fois, je n’avais pas oublié mon appareil photo !)

Guidés par Pierre-Paul-Alexandre de Montrond, Major de la Tour de Crest au XVIIIe siècle, nous sommes partis à la découverte des histoires qui se cachent dans les cellules du donjon. En effet, si au départ la Tour est bel et bien le vestige d’une ancienne place forte médiévale, elle est devenue Prison d’Etat au XVIe siècle. Les prisonniers par lettre de cachet y seront nombreux et cela vaudra à la tour le surnom de Bastille du Sud. Au fil des siècles, la tour accueillera des populations carcérales diverses. Huguenots, canuts ou encore opposants à Napoléon III seront parmi les plus nombreux et leurs conditions de détention varieront selon les époques et les motifs de leur emprisonnement.

Quelques tentatives d’évasion auront également lieu. La plus accrobatique sera celle de Philippe Rivoire dont je vous ai déjà parlé. Mais certains tenteront aussi de soudoyer les gardiens et de passer par l’unique point d’accès à la Tour : la grosse porte d’entrée (par laquelle on passe toujours aujourd’hui).

Petit à petit, nous arrivons vers le sommet de la Tour. Sur la terrasse couverte, la lumière dorée du soir nous accueille. Nous nous émerveillons de la vue. Puis nous continuons notre ascension jusqu’à la plus haute terrasse. Nous avons monté 257 marches, nous sommes à 300 mètres d’altitude au sommet d’un donjon de 52 mètres de haut… et le spectacle du soleil couchant se déploie sous nos regards.

C’est l’appel du chocolat qui nous fera redescendre. En effet, la chocolaterie Frigoulette de Beaufort sur Gervanne s’est associée à la cave Jaillance de Die pour nous proposer une dégustation. Nous en apprenons un peu plus sur la philosophie de la chocolaterie Frigoulette et ses engagements : bio, vegan, utilisation d’un maximum de matières premières localement sourcées, et du chocolat équitable issu de plantations de Sao Tomé sélectionnées. Le chocolat est vraiment excellent (et je note donc d’aller faire un tour à la chocolaterie début décembre…) et l’on sent toute la passion des chocolatiers quand ils parlent de leurs produits. Une coupe de clairette Cuvée Impériale nous permet de trinquer au bon moment que nous avons passé (je note d’ailleurs également qu’il faudrait que je fasse un saut à Die en prévision des fêtes de fin d’année).

La nuit est tombée. Il est temps de redescendre dans la tour déserte et silencieuse pour gagner la sortie…

Le Major Pierre-Paul-Alexandre de Montrond nous guide dans la Tour de Crest
Au fil de l’ascension, le paysage se dévoile
Profiter de la vue…
Le soleil se couche sur la vallée de la Drôme
Heure dorée sur le synclinal de Saoû
La lumière dorée du couchant passe à travers les fenêtres.
Du haut de la Tour, on aperçoit les Trois Croix de Crest
Coucher de soleil
Sur la terrasse couverte (qui était à l’origine un toit-terrasse permettant la récupération des eaux pluviales, mais manquait d’étanchéité. Une toiture en tuiles lui a été ajouté, tout en gardant un principe de récupération de l’eau de pluie)
Dégustation de chocolats et de clairette

Tour de Crest – Drôme – septembre 2021

(*) La clairette est toujours à consommer avec modération !

[Drôme] randonnée en forêt de Saoû

J’avais fait au printemps un rapide passage en forêt de Saoû, notant d’y retourner. En fin d’été, nous avions envie d’une petite randonnée en forêt. C’est donc vers Saoû que nous nous sommes dirigés.

Cette fois, je suis allée directement au parking du silo (où j’ai en plus eu la chance de trouver une place à l’ombre !). Nous avons ensuite longé l’allée bordée de sapins en direction de l’auberge des Dauphins. Les travaux ont avancé et le salon doré est maintenant accessible. Nous décidons de nous y arrêter au retour.

Nous continuons donc sur le chemin de la Grande Combe, et rapidement, nous arrivons au bout de l’allée carrossable. Nous commençons alors à avancer sur un chemin plus caillouteux. Une rivière (à sec à cette saison) le borde. Par endroits, les mousses dessinent des paysages fantasmagoriques. De l’autre côté, quelques prairies sont dominées par les crêtes du synclinal.

Le chemin progresse en grimpant, toujours dans la forêt. Peu à peu, la température se rafraichit : nous sommes bientôt entourés de falaises, au coeur de la combe. Les lumières filtrent doucement entre les arbres. L’ambiance se teinte d’une pointe de magie.

Nous croisons d’anciennes maisons à moitié blotties sous un creux de la falaise. Nous traversons la rivière sur un gué, pavé au XIXe siècle quand la forêt de Saoû était une destination de villégiature pour quelques privilégiés. La pente du chemin s’accentue, toujours sous le couvert des arbres.

Nous faisons finalement demi-tour. En effet, nous sommes arrivés tard et n’avons pas prévu de bivouaquer. Nous n’avons donc pas le temps de gagner le sommet et de rentrer avant que la luminosité ne soit trop faible dans la combe.

En redescendant, nous prenons le temps d’aller admirer la hauteur des pins Douglas (panneau à suivre depuis le poteau Douglas sur le chemin de la Grande Combe). Puis, nous faisons une brève halte à l’auberge des Dauphins, le temps d’admirer la rénovation du salon doré, et de prendre un rafraichissement.

Hors de la forêt, le vent s’est levé. Nous nous en rendons compte en quittant l’abri formé par les murailles du synclinal. Nous ne l’avions pas perçu durant notre balade.

Les prairies sont fleuries au pied des montagnes
Explorer les ruines sur le bord du chemin
Au cœur de la forêt
Longer le lit de la rivière
Ambiance mystérieuse….
Sous les pins Douglas
On retrouve régulièrement des aménagements mis en place au XIXe siècle pour les débuts du tourisme en forêt de Saoû.
Retour dans les prés
Le salon doré de l’Auberge des Dauphins
Le salon doré de l’Auberge des Dauphins
L’Auberge des Dauphins, maison de site en devenir

Forêt de Saoû – Drôme – août 2021

[petits moments] jeudi soir, dans le ciel

Jeudi soir, mon train a eu un peu de retard (seulement une vingtaine de minutes, soit le plus petit retard de la semaine écoulée… ). Jeudi soir également, le spectacle dans le ciel était absolument fabuleux.

L’avantage du retard de mon train, c’est que j’ai pu profiter pleinement de la splendeur de ce coucher de soleil…

Montélier – Drôme – 7 octobre 2021

[projet 52-2021] semaine 40 – un regard vers le passé

La photo qui va illustrer ce thème « un regard vers le passé » m’est apparue comme une évidence il y a quelques semaines alors que je remontais dans de lointaines archives photographiques pour une recherche précise.

Cette photo date d’il y a une vingtaine d’années, alors que j’habitais en région parisienne. Une de nos balades du dimanche matin consistait à aller faire un tour du côté de l’étang de Saint Cucufa dans la forêt de la Malmaison, non loin de chez nous.

En bordure de l’étang, une souche d’arbre avait été transformée en dinosaure imaginaire : le cucufasaurus ! Mr 1er aimait beaucoup aller l’observer et il était inimaginable de ne pas s’y arrêter….

Avec le temps, le cucufasaurus a été mangé par la nature… et il a fini par disparaître.

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Pour découvrir ce que les autres participants regardent dans le passé, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : vous l’avez peut-être remarqué mais je manque un peu de temps les week-ends mais aussi le reste de la semaine et je viens de plus en plus tardivement jeter un oeil à vos participations. Avec le retour des jours moins beaux et plus courts, je devrais avoir un peu plus de temps à la maison… Quoi qu’il en soit, si vos commentaires partaient en modération, je passe plusieurs fois rapidement dans le week-end pour les valider.

[Drôme] monter à la Tour de Crest

Cela faisait un moment que nous avions noté de retourner visiter la Tour de Crest. Nous avons profité d’un rendez-vous tôt le matin dans la ville pour y aller ensuite. Mais, même si j’avais bien prévu la visite, j’ai par contre complètement oublié d’emporter mon appareil photo, focalisée que j’étais sur le rendez-vous. Aussi, je n’avais que mon téléphone pour prendre des photos, et le rendu reste moins bon… Tant pis, je vous emmène quand même avec nous jusqu’au sommet de la tour ! (Et je vous y amènerai de nouveau très bientôt, avec mon appareil photo, cette fois !)

La Tour de Crest est le reste de l’ancien donjon (ou plutôt des anciens donjons puisqu’il y a en effet trois tours imbriquées) du château médiéval de Crest. La forteresse a été démantelée au XVIIe siècle en même temps que nombre de châteaux forts ne servant plus à la défense du royaume de France. Le but de Richelieu dans cette action est de limiter le pouvoir des nobles mais aussi de supprimer de possibles bases arrières à des rebellions. Toutefois, le donjon de Crest est épargné et transformé dès lors en prison. Il est aujourd’hui le plus haut donjon médiéval de France.

Prison d’état, la tour de Crest devient un symbole du pouvoir absolu du roi. On peut y être enfermé par simple lettre de cachet signée du roi. Elle sera ainsi parfois nommée « la Bastille du Sud ». A la révocation de l’édit de Nantes, de nombreux protestants (hommes, femmes et enfants) sont également enfermés dans la tour de Crest. Elle restera prison après la Révolution et on retrouvera parmi les prisonniers des Canuts révoltés de Lyon ou encore des opposants au coup d’état de Napoléon III au XIXe siècle.

C’est sur la période où la tour était prison que se focalise la visite. Avec un audio-guide, on parcourt les salles et les cellules reconstituées selon les époques. De nombreux détails et anecdotes sont donnés (un peu trop peut-être… dans certaines cellules, l’audio-guide est très long et un peu lassant). La muséographie est moderne et nettement plus intéressante que l’ancienne présentation statique.

Enfin, on arrive sur l’ancien toit-récupérateur d’eau, ingénieux système du Moyen-Âge pour subvenir aux besoins en eau de la forteresse (bien que des sources existent également au pied du donjon). Toutefois, sujet à des infiltrations, il sera assez vite recouvert d’un toit de tuiles (permettant lui aussi la récupération de l’eau pour remplir la citerne située sous l’édifice). De là, la vue depuis les fenêtres est déjà splendide.

Des escaliers abrupts permettent ensuite de rejoindre le toit-terrasse d’une seconde tour pour une vue à 360° sur les environs. Par beau temps, ce sont ainsi les contours du Diois, le synclinal de Saoû, les contreforts du Vercors ou encore l’échancrure de la vallée de l’Eyrieux et plus loin les sucs de l’Ardèche qui se dévoilent pour finir en beauté la visite.

Au XIXe siècle
La tentative d’évasion de Philippe Rivoire
Le système de récupération des eaux du toit d’origine
Admirer la vue
Au pied de la tour, le village de Crest

Tour de Crest – Drôme – août 2021

(*) Les horaires et conditions de visite de la Tour de Crest sont à retrouver sur le site internet dédié.

[Bretagne] marcher le long de la côte à la Pointe du Grouin

Cela faisait longtemps que je n’étais pas allée à la Pointe du Grouin et j’ai eu envie d’y retourner. Cette fois, nous y étions en début d’après-midi, et nous avons eu de la chance pour le stationnement car il n’y avait qu’une seule place disponible sur le parking. Cela aurait du me mettre la puce à l’oreille !

En effet, sitôt engagés en direction du sentier des douaniers, nous ne pouvons que constater qu’il y a foule dans le secteur. Nous croisons et dépassons plusieurs groupes de promeneurs en peu de temps. Nous apercevons des personnes qui sont passées par dessus les clôtures délimitant les zones protégées afin de s’approcher du bord de la falaise. Je trouve déjà qu’il y a un peu trop de monde à mon goût pour bien profiter des lieux. Je n’ai pourtant encore rien vu !

En remontant vers la pointe, il y a de plus en plus foule. La pointe elle-même est noire de monde. Un coup d’oeil rapide nous donne à apercevoir de nombreuses perches à selfies et des gens s’approchant au plus près de l’à-pic pour obtenir la meilleure photo, preuve de leur passage ici. Nous décidons donc de changer nos plans et de ne pas aller jusqu’à la pointe.

Nous bifurquons dès que possible vers le GR34 en direction de Saint Malo. Bien que fréquenté, il n’est pas surchargé et nous pouvons randonner tranquillement en profitant des agréables paysages. Nous ferons demi-tour une petite heure plus tard pour venir rejoindre la voiture et repartir… en croisant de nombreux véhicules attendant un stationnement.

L’île des Landes est une réserve ornithologique. Il est interdit d’y accoster.
La lande avait réussi à reprendre ses droits sur la pointe du Grouin
Vue sur la balise du Herpin
Côté Ouest
Au pied des falaises, le mouvement de la mer
S’éloigner du tumulte…
sur le GR34
Le sémaphore domine la point du Grouin…

Pointe du Grouin – Cancale – Ille-et-Vilaine – juillet 2021

(*) Visiblement, la fréquentation de la Pointe du Grouin n’a fait qu’aller en croissant ces dernières années (elle est actuellement estimée à 600 000 visiteurs par an), sans doute sous l’effet combiné des partages sur les réseaux sociaux (où j’ai peut-être une infime part de responsabilité d’ailleurs) et des campagnes de publicité des offices de tourisme locaux. Le souci (en dehors du fait que personnellement, je cherche à éviter le plus possible la foule) est que la pointe du Grouin est un espace naturel sensible et protégé. Or une hausse de la fréquentation augmente aussi le nombre des comportements incorrects. Certaines zones pourtant situées au-delà des petites clôtures délimitant les endroits où on ne peut pas aller commencent déjà à en souffrir et à peler... J’ai vu la nature reprendre ses droits sur ce site. Il a fallu plusieurs décennies pour que la végétation se reconstruise. A ce rythme, il ne faudrait que quelques années pour qu’elle disparaisse à nouveau.
De grands travaux sont actuellement en cours pour à terme inciter les visiteurs à rester plus longtemps sur le site. J’espère qu’ils prendront en compte la dimension nécessaire de conservation du patrimoine naturel.

[petits moments] dans les ruelles de Beaufort sur Gervanne

Alors que j’étais en vadrouille dans le Vercors, c’est la nécessité d’acheter du pain qui m’a fait m’arrêter à Beaufort-sur-Gervanne. J’en ai profité pour refaire un petit tour dans le vieux village… et quelques photos !

Le village a été construit sur un éperon rocheux qui domine la vallée de la Gervanne. La construction des remparts, dont une partie est toujours visible, remonte au XIVe siècle. Majoritairement protestant, le village sera ruiné par les guerres de religion qui conduiront au démantèlement du château, puis retrouvera la prospérité au cours des XVIIIe et XIXe siècle. Lors de la 2e guerre mondiale, de nombreux habitants ayant rallié le maquis, le village sera pillé et bombardé.

Le tour du village est rapide mais il est vraiment difficile de ne pas tomber sous le charme de ses ruelles, et des maisons fleuries et décorées qui les bordent. Et, pour couronner le tout, deux belles fontaines coulent dans le village : l’une sur le mur de l’église et l’autre sur la place centrale.

Ce chat, c’est Blacky… et il était très affectueux. J’ai cru qu’il ne me laisserait pas repartir tant il était câlin ! Il a été trouvé avec sa sœur dans un arbre alors qu’il était tout jeune chaton et a été recueilli par une famille du village.
L’endroit parfait pour prendre le café !
Le long du mur de l’église
Sur la place du village
Vue sur la vallée de la Gervanne et l’entrée des gorges d’Omblèze

Beaufort sur Gervanne – Drôme – septembre 2021