[Haute-Savoie] des Gorges du Fier au château de Montrottier

Après une journée passée au bord du lac et une très longue promenade dans le centre-ville d’Annecy, nous avons pris la direction de la montagne pour partir découvrir d’autres curiosités naturelles et historiques.

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Une curiosité naturelle

Notre premier arrêt a été pour aller découvrir les Gorges du Fier. J’y étais déjà venue il y a quelques 25 ans en arrière, lorsque j’étais étudiante et que je faisais un stage à Lyon (comme je ne connaissais pas du tout la région, j’avais alors largement profité de mes week-ends pour la parcourir). J’en gardais un souvenir impressionnant, et j’avoue que j’avais un peu peur d’être déçue. Cela n’a pas été le cas !

Le Fier est une petite rivière qui prend sa source au pied du Mont Charvin avant de finir sa course dans le Rhône. Sur son parcours, il a creusé d’impressionnantes gorges. Le site a été aménagé pour la découverte touristique à la fin du XIXe siècle par l’installation de passerelles, accrochées à la paroi plus de 20 mètres au dessus du cours d’eau, sur plus de 250 mètres de long.

Les passerelles existent toujours (rassurez-vous, elles ont été plus fois rénovées au fil des décennies et ne présentent aucun souci de sécurité). Ce sont elles qui font la particularité du site : elles permettent à tout un chacun d’accéder au cœur des gorges sans nécessiter de compétences techniques !

Après avoir laissé la voiture sur le parking aménagé en amont des gorges, nous avons traversé le Fier par le pont des Liasses, dans un paysage bucolique, dominé par le château de Montrottier (que nous avions croisé sur la route et que nous irons voir ensuite). Un petit chemin se faufilant dans le sous-bois nous conduit au pavillon d’accueil. Nous voilà parties pour une balade en aller/retour d’un peu plus d’un kilomètre à la découverte des gorges et de leur environnement.

Sitôt le pavillon d’accueil dépassé, nous entrons sur les passerelles qui nous conduisent à la porte d’entrée des gorges. Nous pénétrons alors dans un autre monde, mi aérien mi souterrain, un entre-deux impressionnant. Les passerelles courent le long de la paroi, épousant les formes de celle-ci. Une vingtaine de mètres sous nos pieds, la rivière s’écoule. Au dessus de nous, le soleil perce à travers la roche et la végétation, et fait miroiter l’eau par moments (j’ai volontairement choisi l’heure de notre visite alors que le soleil est au zénith en espérant cet effet…). Nous sommes dans un monde féérique, et je ne serais guère surprise de croiser quelques elfes…

Toutefois, un panneau marquant les hauteurs de crues nous ramène à la réalité. Celles-ci peuvent en effet complètement envahir les gorges, faisant monter le niveau de l’eau de plusieurs dizaines de mètres ! Cela me rappelle une fois de plus à quel point nous devons rester humbles face à la nature.

A la sortie des gorges, la promenade continue. Quelques panneaux explicatifs détaillent les différentes formations géologiques que l’on peut croiser sur le site : marmites de géants, lapiaz… Un peu plus loin, d’autres panneaux reprennent les légendes liées au site.

La rivière continue sa route après sa sortie des gorges. Se glissant dans la Mer de Rochers, vaste lapiaz, elle cascade et se faufile, avant de s’étaler alors que l’espace s’élargit.

Il est temps pour nous de faire demi-tour pour regagner l’entrée du site en parcourant à nouveau les impressionnantes passerelles. Avant de quitter les lieux, nous profitons de la terrasse pour prendre un rafraichissement sous la sentinelle vigilante du château de Montrottier : il est temps pour nous d’aller lui rendre visite !

En passant le pont des Liasses, on aperçoit les tours du château de Montrottier
Juste avant de se précipiter dans les gorges, le Fier cascade
S’aventurer au cœur des gorges
Les passerelles sont accrochées à une vingtaine de mètres au-dessus du niveau normal de la rivière
La voie ferrée passe au dessus des gorges depuis la fin du XIXe siècle et la mise en service de la ligne Annecy/Aix les Bains
Se faufiler dans un monde minéral
Au dessus des gorges, une voûte de végétation donne l’impression d’un monde féérique
Dans la Mer de Rochers
Après les gorges, le Fier reprend son cours tranquillement
Nous repartons en sens inverse sur les passerelles
Par effet de paréidolie, on voit des visage dans les rochers

Gorges du Fier – Haute-Savoie – avril 2022

(*) Le site des gorges du Fier est ouvert de mi-mars à mi-octobre. Vous pouvez retrouver l’ensemble des informations pratiques sur leur site internet.

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Une petit tour en sous-bois

Nous décidons de rejoindre le château de Montrottier à pied depuis les gorges. C’est une petite marche, bien indiquée, essentiellement en sous-bois, mais avec un joli dénivelé. Nous profitons de la fraicheur de quelques sources d’où partent des ruisseaux que nous traversons à gué (et dans lesquels, forcément, je plonge les pieds… Je suis en sandales, autant en profiter !). Sous les arbres, l’ail des ours est en pleine floraison, créant des tapis de fleurs blanches et dégageant une odeur bien reconnaissable.

Le sous-bois est tapissé des fleurs blanches de l’ail des ours
Délicatesse des fleurs d’ail des ours

Lovagny – Haute-Savoie – avril 2022

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Un château surprenant

Nous avions repéré de loin les hautes tours du château de Montrottier. En nous approchant, je lui trouve un air de château de conte de fées, seul au sommet de sa butte, sans aucun bâtiment à proximité. Dans les prés qu’il surplombe, des vaches paissent tranquillement, complétant un tableau très bucolique.

Nous commençons notre visite par le pré et les jardins, profitant de la vue sur les montagnes et la campagne. Puis, nous gagnons la cour du château où nous devons retrouver le guide pour découvrir certaines salles non librement accessibles. C’est en entrant dans la cour que le décor me frappe : j’ai déjà visité ce château, avec son gros donjon central et sa belle galerie Renaissance.

Si le château en lui-même est superbe, ce qui fait sa vraie particularité, ce sont ses collections. Au début du XXe siècle, Léon Marès reçoit le château en héritage, s’y installe mais surtout y installe ses collections. Durant 10 ans, il va imaginer et mettre en place un véritable musée privé, cabinet de curiosité s’étalant dans de nombreuses pièces du château. Les deux salles de la tour des religieuses abritent ainsi ses collections exotiques, témoins de l’attrait de l’époque pour les objets en provenance des colonies et issues des achats de Léon Marès (qui n’a jamais voyagé), et ses collections militaires, qui font sans doute suite au passé d’officier de Léon Marès. Il organise déjà des visites de celles-ci de son vivant.

A sa mort, en 1916, Léon Marès, sans héritiers, lègue le domaine de Montrottier et son contenu à l’Académie Florimontane, une société savante basée à Annecy, en précisant qu’il doit être enterré sur le domaine (sa tombe se situe dans le pré à l’arrière du château, on en aperçoit la croix sur la photo en tête de cet article), que ses collections ne doivent pas bouger et qu’elles doivent être ouvertes au public. Depuis 1919, le château et ses collections sont donc accessibles à tous, présentant un témoignage assez unique de demeure de collectionneur du début du XXe siècle.

La diversité et la variété des sujets collectionnés, ainsi que leur richesse, frappe le visiteur. Il y a tant de détails à admirer qu’une seule visite n’y suffit pas, surtout que la découverte des deux salles de la tour se font avec un guide, en groupe et que le temps et l’espace sont comptés (D’ailleurs, j’ai n’ai quasiment pas pris de photos des collections). J’avoue que j’aurais aimé pouvoir y passer plus de temps, et seule ou presque, afin de bien prendre la mesure de l’ampleur de ce que je contemplais !

Les autres salles du château (en visite libre) présentent également de très nombreux objets : faïences, vaisselles, objets décoratifs ou utilitaires, tapisseries… Il est parfois difficile de savoir où nos yeux doivent se poser !

Nous terminons notre visite par un tour dans la galerie et sur le rempart qui a été abaissé jusqu’au niveau du premier étage afin de donner de la lumière dans le château et de pouvoir profiter de la vue.

Le château de Montrottier côté pré
Dans les jardins
La cour du château avec son donjon et sa galerie
Le fascinant escalier de la tour des religieuses, à vis sans pivot central, forme une spirale hypnotique.
De la galerie, vue sur les montagnes au delà du mur d’entrée
Profiter du doux parfum de la glycine sur le rempart
Le château de Montrottier se dresse au sommet d’une butte tel un château de contes de fées
Carte postale

Château de Montrottier – Haute-Savoie – avril 2022

(*) Les conditions de visite, jours et horaires, sont disponibles sur le site internet du château de Montrottier.

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Après ces découvertes, nous avions encore envie de profiter du grand soleil de ce jour-là avant de reprendre la route vers la maison…

(à suivre…)

[petits moments] mai 2022 en vrac

Ce mois de mai a été chiche en jours fériés permettant de rallonger des week-ends ! Mais cela n’a pas empêché de profiter de bons moments…

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Il y a de nouveau eu de l’équitation depuis l’article des petits moments d’avril. Melle 3e a participé à un CSO en Drôme Provençale. Même si le soleil n’était pas complètement de la partie et que les fortes pluies de la veille avaient transformé les lieux en pataugeoire boueuse, nous avons réussi à éviter les gouttes durant toute la journée… (et à ne pas nous embourber dans le champ servant de parking !)

Vue sur la vallée du Rhône… et les nuages accrochés sur l’Ardèche

Savasse – Drôme Provençale

Elle a également participé à un autre CSO, dans le même centre équestre où elle avait fait un concours de dressage en avril. Le soleil était bien présent… tout comme la chaleur !

Allex – Drôme

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Lorsque je suis allée visiter le jardin de pivoines Rivière, j’ai rencontré un charmant jeune chat noir, très affectueux…

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Mai est la pleine saison des pivoines. J’en ai profité pour m’acheter des bouquets de fleurs produites localement.

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Je ne vais pas systématiquement au marché de Valence le samedi. Mais lorsque je m’y rends, c’est un plaisir que de déambuler entre les étals, véritables invitations à la gourmandise locale et de saison. Ce mois-ci, les fraises sont au maximum de leur période, tandis que les cerises ont commencé à arriver !

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Les beaux jours ont fait leur retour, et c’est agréable de profiter à nouveau des terrasses des cafés et restaurants. Alors que je faisais une pause caféinée chez Tamper & Yummy, j’ai bien aimé la façon dont le soleil projetait l’ombre des fils des fauteuils sur le trottoir…

(*)Tamper & Yummy, rue Dauphine, 26000 Valence

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Les coquelicots ont fait leur retour au bord des routes et dans les champs….

Montvendre – Drôme

[projet 52-2022] semaine 21 – animal

J’aurais sans problème pu vous montrer une photo de Vador pour ce thème Animal du projet 52. (Pour ceux qui ne connaissent pas encore Vador, il s’agit de mon félin domestique… qui est régulièrement l’objet d’une séance photo, surtout lorsqu’il fait la sieste, par exemple ici ou encore là)

Mais, actuellement, mes dimanches sont souvent consacrés aux concours d’équitation où j’accompagne ma fille. C’était encore le cas dimanche dernier. Et entre deux épreuves, alors que nous cherchions (vainement..) un peu d’ombre à côté du camion, son poney et celui d’une amie se sont faits un câlin !

Ma photo était donc toute trouvée pour le thème de cette semaine !

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Pour découvrir les animaux chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : ce week-end est un « long week-end » pour moi, mais également pour Mr 2e qui sera de passage à la maison pour 48 heures après 4 semaines d’absence. Je compte donc bien en profiter… Aussi, je n’aurais pas beaucoup de temps disponible pour passer valider les commentaires qui se trouveraient en modération, mais je le ferai le plus vite possible !

[Drôme] à la recherche des orchidées sauvages

Chaque année depuis que je vis dans la Drôme, je pars à la recherche des orchidées sauvages sur les talus, sur les bas-côtés et dans les prairies. J’ai découvert leur existence un peu par hasard : une petite anacamptis pyramidale avait poussé au milieu de ma pelouse lors de mon premier printemps ici ! En voulant l’identifier, j’ai appris que les orchidées sauvages étaient nombreuses autour de chez moi et très variées. Cela a été le début d’une passion saisonnière !

J’ai depuis identifié plusieurs endroits où elles ont leurs habitudes et que je vais visiter au fil du printemps. En effet, toutes les orchidées ne fleurissent pas au même moment. Grosso modo, la floraison s’étale de fin février/début mars à courant juin selon les variétés et l’emplacement. De même, toutes les orchidées sauvages que l’on peut trouver dans les environs ne poussent pas partout. Enfin, chaque année, c’est un peu la surprise car la floraison est aussi fortement impactée par les conditions météo, mais aussi par ce qu’il s’est passé sur le terrain où elles sont depuis l’année précédente.

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Les premières à fleurir sont les orchis géants. Avec leur grande taille, elles sont assez faciles à repérer. Et, comme on peut en trouver sur pas mal de talus et champs en friche, elles me permettent de facilement savoir que la saison est lancée. Il me suffit d’ouvrir l’œil lorsque je roule sur des routes de campagne, en allant au centre équestre par exemple.

Cette année, c’est au cours d’une balade dans le sud de l’Ardèche que j’ai vu la première, mi-février. Dans les semaines suivantes, j’en ai repéré au bord des routes. Il était temps d’aller faire un tour là où les deux dernières années j’avais trouvé des orchis géants mais aussi des ophrys début mars : sur les bords du Rhône à Bourg-lès-Valence.

C’est avec Melle 3e que nous sommes parties en exploration un dimanche matin. Bien sûr, nous avons d’abord repéré les orchis géants. Mais, maintenant que nous savons où les trouver, nous n’avons pas mis trop longtemps à apercevoir les ophrys de mars. Pourtant, ils étaient encore en tout début de floraison, et avec leur toute petite taille (les plus grands individus font à peine 10 centimètres de haut) et leurs couleurs, ils ont tendance à se faire discret dans l’herbe. A partir de ce moment-là, il était inutile de me chercher ailleurs qu’au ras du sol, multipliant les photos….

Orchis géant

Oprhys de mars
Bourg-lès-Valence – Drôme – 6 mars 2022

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La neige qui est tombée tout début avril a conduit à un télescopage entre printemps et hiver. En me promenant sur les hauteurs de Montvendre, je n’ai pu que remarquer quelques orchis géants pris dans la neige….

Orchis géant
Montvendre – Drôme – 2 avril 2022

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Mi-avril, le printemps a fait son retour. En passant sur une route de campagne, mon oeil a été attiré par des « tâches » roses sur le bas côté (les orchidées aux couleurs vives sont plus faciles à repérer que les ophrys qui sont champions du camouflage !). Comme il y a souvent des orchidées dans ce secteur, je me suis arrêtée afin d’aller vérifier. Et effectivement, il y avait de nombreux orchis singes en début de floraison. J’aime bien la façon dont les fleurs se tortillent. Elles me font penser au jeu SOS Ouistiti auquel les enfants jouaient quand ils étaient petits !

Orchis singes
Montvendre – Drôme – avril 2022

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Courant mai, je suis retournée à des endroits où j’avais l’habitude de trouver des orchidées les années précédentes. Mais j’étais un peu trop tôt, et les orchidées n’y étaient pas encore en fleurs… J’essaierai donc d’y repasser dans les jours qui viennent.

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Rappel : les orchidées sauvages sont fragiles, et pour la plupart d’entre elles, protégées. Il ne faut en aucun cas les cueillir. Il convient également de faire attention à ne pas piétiner les jeunes pousses et donc d’être très prudent de là où on pose les pieds quand on se trouve dans un lieu où les orchidées poussent.

[petits moments] aux Iris du Grand Barbu

Aller se promener au Jardin des Iris du Grand Barbu est un plaisir chaque année renouvelé ! Nous nous y rendons même souvent plusieurs fois chaque printemps, car chaque fois, le spectacle des iris en fleurs est différent : lumière du midi ou du soir, évolution de la floraison au fil du temps… Cela se joue sur des détails mais ce sont eux qui rendent chaque promenade unique.

Cette année, nous n’avons pas dérogé à notre désormais tradition printanière. J’y suis ainsi allée deux fois : seule un samedi après-midi et accompagnée de Melle 3e un soir de semaine après une journée de travail (et de lycée pour elle). Les deux sorties ont été de doux moments, véritables parenthèses de douceur au cœur de semaines au rythme effréné.

Le samedi, il y avait foule pour venir (re)découvrir ce jardin merveilleux. Comme chaque année, j’ai été accueillie par Daniel, le jardinier qui cultive et créé ces fabuleuses fleurs, et n’est pas avare lorsqu’il s’agit de partager sa passion. J’avais été un peu peinée lorsque j’avais vu dans son mail annuel d’annonce de la floraison que 2022 serait la dernière saison du jardin… Mais entre temps, un nouvel évènement est survenu et Daniel a trouvé un autre passionné pour reprendre le flambeau : il y aura bien de nouvelles saisons aux Iris du Grand Barbu.

Cette information importante en poche, je suis partie appareil photo en bandoulière au fil des chemins tracés autour des iris, en suivant les flèches pour ne louper aucune variété. Et comme chaque fois, cela a été un émerveillement d’où je suis revenue avec plus de 150 photos (vous devez donc comprendre par là qu’il va y avoir beaucoup de photos dans cet article !).

Comme Melle 3e n’avait pas pu m’accompagner le samedi, nous y sommes allées ensemble un soir de la semaine suivante. Le soleil commençait à baisser sur l’horizon, et baignait le jardin d’une lumière dorée. La chaleur de la journée avait diffusé les parfums des iris et c’était un ravissement pour l’odorat. J’avais de nouveau sorti mon appareil photo, essentiellement pour essayer de capter la si jolie lumière de la fin de journée (vous devez donc comprendre par là qu’il va y avoir vraiment beaucoup de photos dans cet article !).

Je ne sais pas si j’en aurai le temps, mais je ne peux pas exclure de retourner une fois de plus profiter des iris du Grand Barbu avant la fin de la saison !

Iris du Grand Barbu – Chabeuil – Drôme – mai 2022

(*) Le jardin des iris du Grand Barbu est un jardin privé, ouvert au public durant le mois de mai. Il est possible d’acheter des iris : il suffit de les commander lors de la visite et ils seront à récupérer durant l’été. Bien entendu, il est indispensable de respecter le travail des jardiniers en faisant attention à ne pas abîmer les iris lors de la visite.

(*) Si vous voulez voir les floraisons des années précédentes:

[projet 52-2022] semaine 20 – en toute transparence

La toute première idée qui m’est venue à l’esprit pour le thème En toute transparence de cette vingtième semaine du projet 52, c’est la rivière qui traverse mon village.

Pour aller faire mes courses, je dois passer au-dessus de cette rivière. Et chaque fois, je ne peux pas m’empêcher de marquer un temps d’arrêt au milieu du pont ou de la passerelle pour jeter un œil à l’eau si claire et m’amuser à chercher du regard les poissons qui nagent dans le cours d’eau ! J’avais donc envie de vous montrer ces petits poissons. Mais, mes essais photographiques ont pour le moment été plutôt infructueux. En effet, les poissons sont à peu près de la même couleur que le fond de la rivière, et on ne les voit pas sur les photos (en réalité, je crois que ce qui aide à les repérer, ce sont leurs mouvements tandis qu’ils nagent pour se maintenir à une position ou remonter le courant, ou lorsqu’ils se laissent dériver dans le flot…). Je vais donc continuer mes essais et vous ferai part de leur avancée si j’arrive à un résultat concluant.

Je me suis rabattue sur une photo prise il y a quelques semaines, lors de ma balade dans la vieille ville d’Annecy. Je reste dans la thématique « rivière » puisqu’il s’agit du Thiou, ce petit cours d’eau qui débute à la sortie du lac d’Annecy pour aller se jeter un peu plus loin dans le Fier. Les eaux du Thiou sont tellement transparentes que l’on voit le fond de la rivière même là où le courant un peu fort créé de légers remous.

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Pour découvrir ce que les autres participants au projet 52 vont partager en toute transparence cette semaine, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : la combinaison beau temps et activités à partager en famille prévue pour ce week-end me laissera peu de temps libre. J’essaierai de passer valider les commentaires qui iraient en modération à plusieurs reprises mais je ne peux pas garantir de délai pour cela…

[coin lecture] le petit drôle

Le petit drôle– Sylvie JUCOBIN

Le jeune Henri vit dans un quartier populaire de Bordeaux à la fin des années 1920. Sa vie quotidienne se partage entre l’école, les copains, le patronage et sa famille. Deuxième d’une fratrie de trois, il admire son grand frère et trouve sa petite sœur insupportable. Du haut de ses neuf ans, il nous raconte sa vie à travers des dizaines d’anecdotes et ses questionnements sur la vie des grands. Il s’interroge également sur son futur de grand explorateur.

Pour écrire Le petit drôle, Sylvie Jucobin est partie sur les traces de son grand-père. Au début du confinement, Sylvie a récupéré via sa maman des souvenirs de son grand-père et a trouvé là une opportunité de recréer des liens avec sa famille après plus de 20 ans d’expatriation. Cela a été le point de départ de ce roman. Après des recherches sur le Bordeaux de l’entre-deux-guerres et les évènements locaux de cette période, elle s’est très librement inspirée de ces souvenirs pour donner vie au jeune Henri, sa famille et ses copains. Cela rend ce personnage extrêmement attachant, car on sent que le lien qui existe entre lui et sa créatrice est très fort.

Ce court roman (un peu moins de 150 pages), narré à la première personne par Henri, se lit sans difficulté. J’ai souvent souri durant ma lecture. Henri est vraiment un personnage très attendrissant, et il est impossible de ne pas se retrouver dans certains aspects de ses relations avec famille et amis… ou de ses questionnements.

Je ne connais pas vraiment Bordeaux et j’ai pourtant eu l’impression de me balader dans des lieux connus : Henri (ou est-ce Sylvie ?) a cette capacité à nous faire sentir chez nous autour de la place Gavinies. Je l’ai savouré un dimanche après-midi ensoleillé comme j’aurais dégusté un bonbon à la fois doux et piquant, au goût d’enfance.

[Haute-Savoie] à la découverte de la vieille ville d’Annecy

Après nos balades à Bout-du-Lac et à Duingt, nous avons pris largement le temps de découvrir Annecy, et en particulier la vieille ville. Nous avons laissé la voiture sur un parking à côté de la préfecture pour partir à pied dans les rues du centre.

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Flânerie dans le centre ancien.

Nous avons commencé notre découverte par le bord du lac en traversant le Pâquier pour rejoindre le Pont des Amours. En longeant le canal du Vassé qui permet aux eaux du lac de se déverser dans les canaux de la ville, la vue sur le pont est charmante, et fait partie des nombreuses « vues de carte postale » de la ville d’Annecy.

Après avoir traversé le pont, nous avons longé l’autre rive du canal, puis rejoint le bord du Thiou, rivière issue du lac. Nous entrons alors dans la vieille ville, en longeant le cours d’eau. Face à nous, le Palais de l’Île se dresse, autre « vue de carte postale » de la ville. Construit au XIIe siècle, il a été un palais pour le châtelain local puis d’une utilisation à l’autre, a terminé comme prison avant de devenir un musée local. (Nous nous sommes promenées en ville un mardi après-midi, et il était donc fermé, aussi nous n’avons pas pu nous rendre dans la cour.)

A partir de là, nous avons flâné de rues en ruelles, de ponts en parcs, sans suivre d’itinéraire précis. Nous sommes bien sûr passées dans la si touristique rue Sainte Claire, bordée d’arcades (dont nous découvrirons finalement le vrai charme le lendemain matin de bonne heure, avant l’affluence…). Nous sommes montées au pied du château (également fermé le mardi, jour où nous étions à Annecy). Et nous en sommes redescendues par de toutes petites ruelles aux maisons fleuries. Nous avons quitté les axes touristiques pour traverser des parcs ou marcher le long de canaux ombragés. Nous avons aperçu des petits ponts entre des bâtiments qui nous ont fait penser aux images de Venise. Nous avons découvert des rues commerçantes bordées d’immeubles anciens aux façades splendides. Nous avons tourné, viré, sommes parfois revenues sur nos pas, puis reparties dans une autre direction.

Le canal du Vassé et le Pont des Amours
Le Palais de l’Île sur le Thiou
Balade au bord du Thiou
En s’éloignant des rues les plus touristiques…
… on découvre des endroits pleins de charme
Façades anciennes dans les rues commerçantes
Tomber par hasard sur de charmantes ruelles, au calme et pourtant à quelques pas de l’agitation touristique
Au cœur de la ville ancienne
Prêter attention aux façades dans les rues moins touristiques
Annecy mérite son surnom de « Venise des Alpes »

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Douceur d’une fin de journée.

Au bout de quelques heures à ce rythme, nos pieds ont demandé à faire une pause. Alors, nous sommes allées (toujours à pied) poser nos valises à l’hôtel. Puis, en fin d’après-midi, nous sommes reparties pour une promenade le long du lac, sur le Pâquier et dans les jardins de l’Europe, baignés d’une douce lumière. Le ciel s’était complètement dégagé et la vue sur les montagnes de l’autre côté du lac était magique. Nous avons profité de cette ambiance très printanière pour refaire un tour le long du Thiou. Le flot des touristes avait quitté la ville qui semblait avoir été reprise en mains par ses habitants. Nous avons pris le temps de savourer la douceur du soir…

Au bord du lac, vue sur l’île des Cygnes
Le canal du Vassé vu depuis le Pont des Amours
Promenade au bord du lac
Façades sur rivière
Hôtel particulier et maisons colorées
Annecy, côté carte postale
douceur d’une fin de journée au bord du Thiou
Après la départ du flot des touristes

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Le Musée du Film d’Animation, un musée original.

Il était annoncé de la pluie pour notre séjour à Annecy. Aussi, je m’étais renseignée sur les différents musées de la ville. Outre le Palais de l’Île et le château, j’avais repéré le Musée du Film d’Animation. Si finalement la pluie ne s’est pas (trop) invitée, nous sommes allées voir le Musée du Film d’Animation dont la thématique originale nous plaisait. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le musée n’est pas une cinémathèque dédiée au dessin animé. Il s’agit d’une structure qui raconte l’histoire de l’image animée, depuis les lanternes magiques jusqu’à l’animation numérique. On découvre ainsi les débuts de l’histoire des studios de dessins animés, tant en Europe qu’aux Etats-Unis, ainsi que les différentes techniques d’animation : dessin image par image, stop motion avec des marionnettes ou de la pâte à modeler, papiers découpés, écrans d’aiguilles… Si le musée n’est pas très vaste, il est cependant très intéressant et didactique et permet d’en apprendre plus sur la production d’une œuvre en images animées.

Dessins préparatoires pour la série animée « Les Shadocks »

(*) Le Musée du Film d’Animation est situé dans les locaux du Conservatoire Départemental d’Art et d’Histoire, au 18 rue de Trésum. Il est facilement accessible à pied depuis le centre ancien de la ville. Il est, comme le Palais de l’Île et le Château-Musée fermé le mardi. Aussi, nous y sommes allées le mercredi matin avant de repartir d’Annecy.

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Annecy – Haute-Savoie – avril 2022

(*) Pour préparer notre balade à Annecy, et afin de m’assurer de ne pas passer à côté d’un must-see, j’avais consulté le site de l’office de tourisme du lac d’Annecy.

[petits moments] collection de pivoines

Je n’étais pas retournée voir les collections de pivoines en fleurs à Crest depuis le printemps 2019. Il faut dire que les deux derniers printemps ont été plutôt limitants en terme de sorties…

J’ai profité d’une fin de journée de la dernière semaine d’avril pour y aller. Les pivoines arbustives étaient en pleine floraison, et c’était un bonheur pour les yeux (mais aussi pour l’odorat..). Par contre, la floraison des pivoines herbacées débutait tout juste.

Retour en (nombreuses) images sur cette visite…

Pivoines Rivière – Crest – avril 2022

(*) Pivoines Rivière est un horticulteur spécialisé dans les pivoines. Durant la période de floraison (grosso modo de mi-avril à début juin), le jardin de collection est ouvert librement au public durant les horaires d’ouverture de la pépinière. Il est possible d’acheter des pivoines à replanter chez soi.

[projet 52-2022] semaine 19 – fleuri

Fleuri… Voilà un thème du projet 52 parfaitement de saison ! Il n’y a que l’embarras du choix en ce moment, que ce soit dans les parcs, sur les bas côtés des routes ou dans les champs.

J’aurais bien aimé prendre en photo les genêts dont le jaune éclatant a accompagné ma traversée du Forez (par l’autoroute) il y a 2 semaines, mais je manquais de temps pour m’arrêter (ou plutôt je manquais d’envie de prendre du temps alors que j’avais 4 heures de route à parcourir… à l’aller et au retour). Et je n’ai pas encore trouvé de champ de coquelicots à ma convenance cette année.

Mais je suis allée me promener dans mon iriseraie préférée, et cette année encore j’ai été subjuguée par les formes et les couleurs (et je vous en reparle bientôt !).

Je crois que c’est la première fois que je me rendais compte que plusieurs fleurs peuvent pousser sur la même tige d’iris !

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Pour découvrir les photos fleuries des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…