[projet 52-2022] semaine 17 – raconter

Je dois avouer un certain manque d’inspiration pour le thème Raconter de cette 17e semaine du projet 52… Je ne sais pas si c’est l’effet des vacances, du beau temps qui donne envie de passer les journées dehors ou des multiples choses « de la vraie vie » auxquelles il me faut penser, mais j’ai eu du mal à trouver une idée (à peu près) correcte.

Mon choix s’est finalement porté sur une photo prise cette semaine au Musée du Film d’Animation d’Annecy. C’est un petit musée, qui retrace l’histoire de l’image animée et des différentes techniques. Ce n’est pas vraiment un musée pour les enfants car on n’y voit pas de dessin animé mais pour qui s’intéresse un peu à l’image animée et à l’illustration, c’est une petite pépite. D’ailleurs, nous y avons passé 1 heure alors qu’il se compose d’une unique salle !

Une exposition temporaire sur le thème des animaux dans l’animation clôturait la visite. C’est là que j’ai pris cette photo d’un décor et des personnages du film Même les souris vont au paradis, en partie tourné en stop motion. Sorti en 2021, ce film a eu le César du meilleur film d’animation cette année. Il raconte l’histoire d’une petite souris et d’un renardeau qui se font écraser et se retrouvent au paradis des animaux. C’est le début pour eux deux d’une grande aventure et d’une belle amitié.

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Pour découvrir ce que les autres participants ont à raconter, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : pour des raisons familiales, j’aurai très peu de disponibilité et d’accès à internet durant ce week-end. Aussi, si vos commentaires n’apparaissent pas, je les validerai dès que possible… mais je ne peux pas vous garantir à quel moment !

[exposition] Hervé Di Rosa. Ses sources, ses démons.

Le Musée de Valence propose une nouvelle exposition All-over. Après Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger en 2019, puis Philippe Favier en 2020/2021 (j’étais d’ailleurs allée voir deux fois cette exposition), c’est l’artiste contemporain Hervé Di Rosa qui a pris possession des salles du musée et y a disséminé ses œuvres.

Je ne connaissais pas du tout Hervé Di Rosa avant l’annonce de l’exposition. J’ai découvert un artiste à l’univers vif et coloré, dont l’art a émergé dans les années 1980. Artisan du mouvement de la « figuration libre », ses codes se réfèrent à la fois à la bande dessinée, et en particulier aux comics américains, et au graffiti (qui ne s’appelle pas encore street art…). Il en résulte des couleurs vibrantes et des traits francs.

Nous avons commencé notre visite par la partie exposition temporaire pour profiter du calme du début de l’après-midi dans les deux salles d’exposition. Le rez-de-chaussée nous plonge dans l’univers décalé d’Hervé Di Rosa à travers les oeuvres autour du Di Rosa Magazine. Ce fanzine d’artiste, dont les premiers numéros sont édités dans les années 1980, utilise clairement les codes des comics tandis que les tableaux présentés reprennent ceux du marketing et de la publicité. Il ne manque que Bruce Sprigsteen en fond sonore pour que l’immersion dans les 80’s soit complète !

A l’étage, c’est Time Spiral qui nous attend. Hervé Di Rosa réinterprète les grands batailles de l’histoire en mettant en scène ses personnages signatures : les Renés. On découvre ainsi Trafalgar ou les guerres babyloniennes sous son pinceau aux traits ludiques. Parmi toutes les batailles présentées, celle qui m’a le plus marquée est la représentation du débarquement de juin 1944 en Normandie. C’est le seul tableau de bataille où un seul camp est représenté. L’effroi dans l’attitude des Renés alliés est palpable, tout comme leur détermination. C’est aussi le seul tableau de bataille où le trait n’est pas net. Les éclaboussures de la mer et du sable teinté de rouge, représentées par des projections de peinture, apportent une dimension terrible au sujet !

Après cela, nous sommes retournés parcourir l’ensemble des salles du musée. Un peu partout, les œuvres d’Hervé Di Rosa répondent à celles du musée dans un dialogue entre l’ancien et le nouveau. On croise ainsi des céramiques contemporaines au pied des dolia romaines, ou un petit personnage massif faisant penser à un chapiteau de colonne dans la salle lapidaire.

Artiste voyageur, Hervé Di Rosa a ramené techniques et inspirations de chacun de ses voyages. On repère donc différentes influences selon les œuvres. L’artiste réinterprète des thèmes occidentaux avec les couleurs et les techniques d’autres continents. On croise ainsi une piéta peinte sur une peau tendue entre des bois flottés.

Hervé Di Rosa propose aussi une série de tableaux sur les villes, et leurs banlieues. Points jaunes en relief pour les lumières de la ville s’opposent aux couleurs crues des palissades de chantier dans des tableaux débordant du plan et utilisant l’ensemble des côtés du support.

Le voyage dans les collections du musée fait résonner des représentations sous-marines peuplées de poissons aux larges sourires avec le Rhône sculpté par Gaston Dintat ou dormir la Nymphe sous le regard protecteur d’un Renédor (à moins qu’il ne s’agisse d’un « René dort » ?).

Notre périple dans le musée s’achève dans le cabinet des fusains d’Hubert Robert. Hervé Di Rosa a mélangé ses propres fusains, dessinés spécialement pour cette exposition, à ceux de Robert des Ruines. Des ruines de temples peuplés de Renés, aux contours tout en rondeur, se mêlent à celles des ruines antiques aux traits plus rigides. Et tandis que je regarde en détails les dessins d’Hervé Di Rosa, mon oeil est attiré par les motifs ronds qui décorent les colonnes… et qui me font penser à ceux des barres d’éveil à la vigilance de l’escalier monumental du musée !

Nous aurons mis un peu plus de deux heures pour parcourir l’ensemble du musée et découvrir le travail d’Hervé Di Rosa. Les œuvres, colorées, semblent avoir trouvé une place naturelle au sein des collections. Et contrairement à l’exposition Philippe Favier que j’avais trouvée trop dense, celle-ci est très agréable… Au point que je n’exclus pas d’y retourner avant qu’elle ne soit décrochée !

Un papier peint avec des Renés a été édité pour habiller certains murs du musée !
Bande dessinée…
Time Spiral – Batailles de Trafalgar et Syracuse
Time Spiral – débarquement de Normandie
Ancien vs Nouveau
Ancien vs Nouveau (bis)
Yellow dots
Villes & banlieues
Dessiner sur les fenêtres…
Manifeste de l’artiste-voyageur
Les Renés en Grèce Antique
Monde sous-marin et le Rhône de Gaston Dintat
Renédor et la Nymphe Endormie
Les décorations des colonnes des temples imaginaires sur les fusains d’Hervé Di Rosa….
…. m’ont rappelé les clous d’éveil à la vigilance sur les marches du grand escalier

Musée de Valence – Drôme – avril 2022

(*) L’exposition « Hervé Di Rosa. Ses sources, ses démons » est présentée au Musée de Valence jusqu’au 28 août 2022. Les jour et horaires d’ouverture et conditions de visite sont à retrouver sur le site internet du Musée.

[petits moments] avril 2022 en vrac

Après une fin du mois de mars aux allures de début d’été, l’hiver a décidé de revenir un peu sur le devant de la scène au tout début du mois d’avril. Une drôle de surprise qui fait que plus jamais je ne croirais ceux qui me disent « il a neigé » en guise de poisson d’avril (cela a longtemps été la blague préférée de ma mère lorsqu’elle venait me réveiller enfant le matin du 1er avril…).

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Il y a encore eu des concours d’équitation depuis l’article des petits moments de mars 2022. Il y a d’abord eu un CSO au pied du synclinal de Saoû, sous le soleil.

Melle 3e montait exceptionnellement la jument d’une amie
Depuis le bord de la carrière du Poney Club du Val de Drôme – Aouste-sur-Sye – Drôme

Il y a ensuite eu un concours de dressage (une première pour Melle 3e qui montait son poney favori). Là aussi, le soleil était de la partie pour cette journée dans la campagne d’Allex.

J’ai pris cette photo très rapidement pour capturer un petit moment de préparation de la cavalière… sur l’instant, je n’avais pas fait attention à mon ombre et je le regrette un peu !
A l’entrée de la carrière de dressage

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Pour me remercier de les avoir autorisés à publier une de mes photos dans leur magazine municipal au printemps dernier, la mairie de Bourg-lès-Valence m’a invitée au spectacle. Parmi la liste des propositions, j’ai choisi That’s life, le one-man-show d’Arnaud Ducret. C’était un spectacle très drôle, et un peu émouvant aussi. La performance d’acteur d’Arnaud Ducret est vraiment impressionnante !

Arnaud Ducret – Théâtre Le Rhône de Bourg-lès-Valence – Drôme
5 avril 2022

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A Valence, les traditions de Pâques débutent le Dimanche des Rameaux avec le partage du Suisse, un biscuit sablé et moelleux, parfumé à la fleur d’oranger.

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Les champs de colza ont fleuri et parsèment les paysages de jaune vif. Que ce soit depuis le train lorsque je vais à Lyon, ou sur le bord des routes de campagne, ils apportent une touche de bonne humeur.

Montvendre – Drôme

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Dans les vignes également, le printemps a fait son apparition.

Beaumont-Monteux – Drôme

[projet 52-2022] semaine 16 – pas besoin d’aller loin

Ce thème « Pas besoin d’aller loin » de la semaine 16 du projet 52 fait référence à ce que je dis dans mon à propos : Je pense que le voyage commence au coin de la rue et qu’il n’y a pas besoin d’aller loin pour être émerveillé.

Il suffit bien souvent d’être attentif pour trouver autour de soi d’agréables balades, de jolis lieux, des endroits dépaysants, … qu’il s’agisse de parcs, de restaurants ou de coins de nature plus sauvage. Si vous vous souvenez, je vous racontais il y a peu être tombée par hasard sur des ruines médiévales au sommet d’une colline dans un village voisin du mien. Voilà le genre d’émerveillement que l’on peut réussir à trouver sans aller loin.

Dans le même ordre d’idée, je suis éclaireuse pour Partir Ici, une initiative de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour promouvoir le tourisme de proximité et permettre de découvrir des pépites qui se nichent au cœur même de notre région.

Pour illustrer le thème de cette semaine, j’ai choisi une des photos que j’ai prises il y a deux semaines lorsque je suis retournée me promener au Jardin Zen d’Erik Borja, à une vingtaine de kilomètres de la maison. Cette promenade pourtant proche en distance m’a immédiatement propulsée au Japon !

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Pour voir ce que les autres participants ont découvert sans avoir besoin d’aller loin, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Drôme] printemps zen

Ce samedi-là, la météo n’avait pas été spécialement agréable le matin et je sortais d’une semaine de travail assez éreintante. Il n’était donc pas question de partir randonner en montagne. Alors qu’en début d’après-midi, je me dirigeais vers Romans où j’avais une course à faire, l’idée d’une promenade de printemps au jardin zen d’Erik Borja est venue m’effleurer l’esprit. Le soleil semblait décidé à se montrer alors je suis partie pour un voyage express au Japon.

J’étais déjà allée au jardin zen à différentes saisons, en particulier en automne et à la fin du printemps. C’est chaque fois un paysage différent qui se dessine.

Dès l’entrée dans le jardin, le bruit de l’eau qui s’écoule invite à l’apaisement. Les couleurs douces des bruyères en fleurs augmentent encore cette sensation de calme. Je fais une première pause au belvédère qui surplombe l’ensemble du jardin. Le paysage s’ouvre grandiose jusqu’au pied du Vercors.

Puis, je descends doucement vers le cœur du jardin. Je prends le temps d’observer un oiseau qui vient s’abreuver dans la flaque créée par le débordement d’une fontaine (après quelques jours de pluie, les sources qui alimentent le jardin coulent à flots). J’admire quelques iris aux couleurs douces avant de rejoindre le bord de la pièce d’eau du jardin de promenade.

Les cerisiers en fleurs attirent mon regard. Ils sont en pleine floraison. Doucement, je fais le tour de l’étang et rejoins le jardin sec. Les vagues de sable dessinent une géographie minérale hypnotisante dans laquelle mon regard se perd. Après en avoir fait le tour, je gagne la bambouseraie.

La forêt de bambous me transporte dans un autre univers, et me guide jusqu’au bord de l’Herbasse, la rivière qui coule au pied du jardin. Gonflée elle aussi par les pluies des jours précédents, elle dévoile néanmoins une plage sur laquelle il doit être agréable de s’installer les chaudes journées d’été, les pieds dans l’eau fraîche. Je me perds un long moment dans la contemplation des flots vifs.

Tranquillement, je remonte alors vers le jardin du dragon où je suis accueillie par le chant des grenouilles. Je les cherche du regard mais elles sont timides et se jettent à l’eau dès que je m’approche d’un peu trop près, ne me laissant deviner leur emplacement qu’au « plouf » et aux ronds ridant la surface !

En arrière-plan, la bambouseraie continue sur les rives de l’Herbasse et son éclaircissement récent par les jardiniers permet de jolies perspectives sur l’eau vive, contraste avec les eaux calmes de l’étang.

Les pâquerettes ont envahi les zones enherbées. Le printemps s’étale dans sa simplicité sous mes pieds, et me guide jusqu’au torii situé tout au bout du jardin. Le doute ne semble plus possible : j’ai changé de continent !

Je retourne au bord de l’étang du dragon. Je sais que j’ai bientôt fait le tour des lieux mais je n’ai pas envie de les quitter trop vite. Alors je prends mon temps, je retourne dans le jardin de promenade. Je cherche les carpes koi du regard. Je vais refaire le tour du jardin minéral. Je m’assied sur un banc, puis sur un autre, profitant de l’instant présent et savourant la vue apaisante.

De retour vers l’accueil, je fais un tour dans la boutique qui propose des objets japonais. Les Maneki Neko en particulier m’attirent avec leurs formes douces et leur côté sympathique. Je ne peux me résoudre à quitter déjà le jardin zen. Alors je décide de prendre un thé sur la terrasse qui fait face à la boutique et à l’accueil. Le soleil brille, et après plusieurs jours gris, c’est un vrai bonheur de profiter des doux rayons. Mon regard se perd dans la contemplation des cerfs volants Koinobori qui ondulent dans le vent.

Je laisse le temps s’écouler tranquillement…

Dès l’entrée dans le jardin, être transportée dans un pays lointain…
Les couleurs des bruyères en fleurs
Japanese way of life
Vue d’ensemble sur le jardin de promenade
Hanami
Rivière minérale
La bambouseraie se déploie le long de l’Herbasse
Vert printemps
Reflets dans l’étang du jardin du dragon
Torii
Le jardin zen invite au calme et à la méditation
Au bord de l’étang du jardin de promenade
Sous les cerisiers du Japon en fleurs
Délicats iris
Doucement, terminer la visite…

Jardin Zen d’Erik Borja – Beaumont-Monteux – Drôme – avril 2022

(*) Le jardin zen d’Erik Borja est situé à Beaumont-Monteux. Il peut se découvrir en toutes saisons. Les jours et horaires d’ouverture varient selon les saisons et sont à vérifier sur leur site internet.

[projet 52-2022] semaine 15 – perché

Lorsque j’ai mis le thème Perché sur la liste du projet 52, j’avais une idée assez précise de ce que je voulais prendre en photo !

En effet, depuis toujours, mes enfants ont la manie de monter sur tout ce qui peut être escaladé, de se percher sur le moindre promontoire. J’ai ainsi dans mes disques durs des dizaines de photos d’eux sur des plots en ville, sur des murets, dans des arbres, sur des rochers… Ils avaient même appris au chien de ma mère à monter sur les murets pour marcher dessus avec eux ! Le challenge était en fait de réussir à avoir une photo où ils seraient perchés mais pas trop reconnaissables.

Lors de notre dernier séjour en Bretagne, une randonnée nous a conduits sur une petite plage. J’avais à peine eu le temps de prendre quelques photos des vagues s’échouant sur le sable qu’ils étaient déjà tous les trois rendus sur les rochers bordant la plage. Je les ai rejoints et très vite, nous avons commencé à prendre des photos les uns des autres, en jouant avec les reflets et les mises en abime. C’est ainsi que j’ai pris cette photo de Melle 3e, perchée sur un rocher au bord d’une flaque…

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Pour découvrir où les autres participants sont allés se percher, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Drôme] écouter le printemps au Parc Jouvet

A la fin du mois de mars, juste avant que début avril ne voit le retour d’une vague de froid hivernal, j’ai profité d’une fin de journée de télétravail pour aller voir les magnolias en fleurs au Parc Jouvet. Mais, alors que je pensais aller admirer la beauté du printemps, ce sont finalement les sons de celui-ci qui m’ont le plus marquée lors de cette promenade.

Arrivée sur place en toute fin d’après-midi, presque en début de soirée, après avoir laissé ma voiture de l’autre côté de la gare de Valence Ville et fait une course rapide dans une boutique du centre-ville, j’ai traversé le Champ de Mars qui bruissait des rires des lycéens profitant d’un moment de détente entre la fin des cours et le retour à la maison. Alors que je descendais les escaliers vers le parc, les bruits de l’agitation urbaine s’estompaient progressivement. Puis, le son des jets d’eau présents dans le haut du parc ont couvert les murmures de la ville.

J’ai emprunté le chemin qui partait sur ma gauche afin de rejoindre assez rapidement la maison du gardien et surtout les jolis magnolias qui se situent à côté. Mais je me suis laissée happer par les jonquilles le long du canal. Couchée dans l’herbe pour essayer d’attraper délicatesse dans la lumière déclinante, j’entendais des bribes de conversations provenant des bancs alentour, joyeuses retrouvailles en prévision du week-end débutant.

Au pied des magnolias, tables et bancs étaient tous occupés. Une dame qui profitait du soleil de la fin de journée pour lire et m’a vu prendre les arbres en photo a trouvé là l’occasion d’engager la conversation autour de la douceur ambiante, du printemps éclatant et de la lumière déclinante.

Un peu plus loin, de la volière des perruches s’échappent des pépiements joyeux auxquels répondent des rires d’enfants charmés. Le long de la mare aux canards, entre battements d’ailes et coups de pattes palmées, les exclamations des plus jeunes cherchent à attirer l’attention des volatiles. Plus bas, l’ambiance est plus calme, conversations discrètes de personnes plus âgées, que ce soit sur les bancs ou sur les pelouses.

Alors que je remonte le canal, mon oreille est titillée par un tonitruant concert de coassements. La saison des amours bat son plein chez les grenouilles et elles le font savoir tout autour de la mare dont les abords ont été dégagés de leurs encombrants végétaux. C’est véritablement un spectacle audio-diffusé, et nous sommes nombreux à l’écouter de longues minutes ! Même les cris et les rires des enfants sur l’aire de jeux voisine ne parviennent pas à supplanter les bruits des batraciens…

Finalement, je rejoins une zone plus calme, au son de l’eau qui s’écoule dans un canal bordé de magnolias. C’est là un point de rendez-vous à l’entrée du parc et plusieurs personnes attendent silencieusement, perdus dans la contemplation des lieux.

Il est temps pour moi de revenir à la ville dont les sons se rapprochent à travers ceux des jets d’eau, des rires et des conversations enjouées.

Descendre vers le cœur du Parc Jouvet
Passer sous les arbres en fleurs
Jonquilles au bord du canal
La maison du gardien bordée par les magnolias en fleurs
S’émerveiller devant les fleurs épanouies
Dans la lumière du soir naissant…
Les jolies couleurs des feuilles des érables du Japon
Feuilles & fleurs
Tulipes éclatantes
J’aime beaucoup le charme romantique de cet endroit
Attendre sous les magnolias

Parc Jouvet – Valence – Drôme
mars 2022

(*) Conçu au tout début du XXe siècle, le parc Jouvet s’étale sur environ 7 hectares au pied du centre-ville. L’accès est libre chaque jour de l’année, les horaires d’ouverture et fermeture variant légèrement selon les saisons.

[projet 52-2022] semaine 14 – printemps

Afin de clarifier les choses, je n’ai pas eu de souci avec mon calendrier en prévoyant le thème Printemps du projet 52 cette semaine. Je souhaitais en effet que ce thème n’arrive pas trop tôt afin que les effets visuels du printemps aient eu le temps de s’installer dans toutes les régions !

Chez moi, les premières fleurs arrivent tôt, dès la fin février dans certains vergers… Je vous ai d’ailleurs déjà montré les premières floraisons de ce printemps.

Pour illustrer ce thème, j’ai choisi d’autres fleurs, de celles que l’on prend moins souvent en photo car elles n’ont pas les couleurs, douces ou éclatantes, des autres fleurs. Les chatons poussent sur certains arbres et émettent beaucoup de pollens. En effet, la fertilisation est uniquement le fait du vent et leur pollen est donc très volatile (ils sont ainsi responsables de pas mal d’allergies saisonnières).

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Pour voir le printemps chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Drôme] le retour de la neige

En fin de semaine dernière, une vague de froid a succédé aux journées quasi-estivales que l’on avait connues la semaine précédente, et la neige a fait son grand retour. Vendredi matin, elle tombait légèrement lorsque je suis partie travailler mais ne semblait pas vraiment tenir autour de chez moi. Cependant, en rentrant de Lyon, vendredi soir, j’ai vu que le Vercors était bien blanc jusqu’à des altitudes basses. Dans la nuit de vendredi à samedi, la neige est de nouveau tombée, et en rentrant tardivement d’une séance au cinéma, j’avais pu constater qu’elle tenait même dans mon village de la plaine de Valence. Samedi matin, les toits étaient effectivement blanchis mais le mistral avait tendance à balayer rapidement les flocons. Toutefois, par la fenêtre, je pouvais apercevoir que le Vercors avait gardé sa couche de neige.

Aussi, en emmenant Mr 1er et Melle 3e au centre équestre, j’ai pris mon sac à dos et mes chaussures de randonnée. Je savais par expérience que la neige y tient souvent bien… et je n’ai pas été déçue ! Environ 1 kilomètre avant d’arriver, la neige était bien présente dans les champs, et en se rapprochant, il devenait manifeste qu’il avait fallu dégager la route avec une lame chasse-neige. Plus haut, le paysage était tout blanc.

Partant du parking du centre équestre, j’ai vite été surprise par les rafales de vent très fortes. Mais l’appel de la neige était trop fort. Alors, j’ai enfilé mes gants, fermé mon blouson et remonté la capuche de ma veste polaire (j’avais assez stupidement oublié mon bonnet !). Puis, j’ai pris la direction du pied de la montagne.

Pour le début de cette sortie, j’ai suivi le même itinéraire que lors d’une promenade faite au printemps dernier. Dans les prés, les chevaux et poneys ne semblent pas perturbés par la couche blanche qui a recouvert leur environnement. Ils me regardent avec curiosité lorsque je passe avant de bien vite trouver leur foin plus intéressant. La piste monte en se faufilant dans le paysage complètement blanc. La couche de neige fait entre 15 et 20 cm si j’en crois mes estimations, mais j’arrive à avancer là où elle a déjà été tassée ou n’a pas tenu. Le mistral balaie régulièrement le paysage, soulevant les derniers flocons tombés et secouant les branches des arbres. Les rafales de vent font tomber des petits paquets de neige (je suis encore plus contente d’avoir ma capuche…), et je m’efforce chaque fois que c’est possible de me mettre dos au vent.

Arrivée au moment où la piste suivie l’an dernier bifurque plein nord, je choisis d’emprunter une sente à peine marquée partant à l’est. Le but est de m’éviter de devoir marcher face au vent. Et, très vite, je m’aperçois que je suis en plus abritée du mistral par la colline. Après un petit passage en sous-bois, je me retrouve à flanc de coteau, sur le chemin qui monte toujours. La neige a laissé le sentier partiellement dégagée et, fort heureusement, je repère des traces de pas là où elle a tenu. Il ne s’agirait pas de poser le pied n’importe où et risquer de faire une mauvaise chute : l’endroit n’est pas vraiment passant et je ne suis pas certaine que le téléphone capte correctement !

Le paysage est magique. Les arbres et arbustes sont couverts de neige, donnant une dimension si spéciale au lieu. Quelques fleurs contrastent avec la neige, comme si l’hiver voulait livrer un dernier combat avant de s’incliner face au printemps.

Sur le versant me faisant face, je vois les arbres osciller sous l’effet du vent. Je l’entends également. Alors qu’habituellement, la neige tend à rendre les paysages silencieux, cette offensive hivernale est particulièrement bruyante. Les piémonts du Vercors semblent s’être transformés en une lointaine contrée inhospitalière. J’ai l’impression d’être bien loin de chez moi, tant le dépaysement est total.

Mais, la météo semble vouloir se dégrader et le ciel commence à s’obscurcir. Il est temps de rebrousser chemin et de redescendre vers les écuries. Je fais alors demi-tour, tout en prenant le temps d’admirer encore le paysage qui m’entoure et de jeter un œil à la plaine de Valence que l’on devine dans le lointain avec ses couleurs printanières.

De retour sur la piste qui longe les prés à chevaux, je retrouve les bourrasques de vent et je regrette un peu le sentier abrité. Alors, je presse le pas pour regagner plus vite l’abri des écuries. Là, je retrouve Mr 1er qui m’attend pour rentrer à la maison. Nous avons bien mérité le bon chocolat chaud que je m’apprête à préparer en arrivant !

Depuis le parking du domaine équestre des Pialoux
La neige donne une dimension différente aux paysages connus
Vieilles pierres et sapins enneigés
Les prés des chevaux sont recouverts de neige
Le Roi des Forêts ?
Sur la piste, en direction de la montagne
Régulièrement, le vent soulève la neige…
Printemps vs hiver
Magie des paysages enneigés
La neige redessine les silhouettes des arbres encore nus
Au cœur de la montagne enneigée
Printemps vs hiver (bis)
Dans le lointain, les couleurs printanières de la plaine
Redescendre de la montagne
Le long des prés des chevaux…

Montvendre / La Baume Cornillane – Drôme – 2 avril 2022

(*) une partie des pistes et chemins empruntés sont privés et appartiennent au domaine équestre des Pialoux. Il n’est pas autorisé d’y circuler autrement qu’à pied. Il convient également de ne pas aller perturber les chevaux qui sont au pré.